
Astérix et Obelix XXL
publié le 2 décembre 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Etranges Libellules
- Distributeur :Atari
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1
- 21/11/2003
- inconnue
- inconnue
Parmi les éditeurs passés maître dans l’art d’adapter n’importe quelle licence, l’éditeur français Atari fait figure de grand spécialiste. Preuve en est avec cet Astérix XXL, mettant en scène les plus célèbres des gaulois. Cependant, une fois de plus, l’adaptation d’une licence en jeu vidéo n’a pas donné naissance à un chef d’œuvre… Par Toutatis ! Nous sommes en 50 avant JC. Toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Pourtant, malgré la potion magique, l’impensable se produit lorsque Jules César profite d’une attaque surprise pour ravager le village et emprisonner ses occupants. Comble de malchance pour notre empereur Romain, Astérix et Obélix (et Idéfix), partis à la chasse aux sangliers, échappent à cet emprisonnement et décident après avoir constaté les dégâts de partir à la recherche de leurs amis. Pour les aider, nos deux compères peuvent compter sur l’un des meilleurs espions de César que ce dernier vient de congédier et qui a assisté à toute la scène. Notre duo se lance donc à la poursuite des Romains dans l’espoir de retrouver leurs camarades avant leur éparpillement, mais il est trop tard. Seul le druide Panoramix était encore dans les environs et expliquent à nos amis ce qu’il en est de la situation. Les villageois ont été éparpillés aux quatre coins de l’empire afin de compliquer leur recherche. Pour les aider, un seul indice, un morceau de carte brisée par César après son méfait, les conduit en Normandie. Les autres destinations ne seront connues qu’après avoir libéré les gaulois prisonnier en ce lieu et consulté le morceau de carte en leur possession…Ils sont fous ces Romains ! L’une des principales actions de nos Gaulois sera bien évidemment de baffer les dizaines de Romains, suicidaires, prêts à tout pour ralentir leur progression. La prise en main est aisée et vous débutez avec trois coups différents au début de votre quête. Le carré permet de donner un coup de poing classique, pratique pour assommer votre adversaire, le triangle permet d’attraper un Romain, préalablement assommé, et de s’en servir pour combattre les autres opposants, enfin le rond consiste en une course éclair idéale pour isoler l’un de vos (multiples) ennemis. Il est cependant possible d’augmenter cette panoplie de coups en achetant auprès du marchand de nouveaux combos. Pour se faire, il vous faut récolter plusieurs dizaines de milliers de casques Romains. Ces derniers vous sont octroyés, soit après avoir défait un romain (attention au centurion, plus robuste mais qui ramène beaucoup plus), soit en brisant les nombreuses caisses réparties dans les différents environnements, soit tout simplement en ramassant ceux traînant sur le sol. A noter qu’il est également possible de récupérer des multiplicateurs, histoire de faire grimper plus rapidement le total de casques détenus. Une fois le bon total en votre possession, vous pourrez l’échanger auprès du marchand contre un nouveau coup dévastateur comme le tremblement de terre, le marteau-pilon ou encore le twister fusion, voire Idéfix qui en mordant un Romain peut le déstabiliser. Attention toutefois, pour exécuter l’un de ces coups, il faut remplir auparavant la barre de combos. A noter qu’il est également possible d’acheter chez le commerçant de l’énergie et aussi des boucliers pour augmenter les points de vie disponibles (jusqu’à six, contre trois au début). Enfin soulignons un autre moyen d’acquérir des points de santé : frapper un sanglier. Tout simplement.
Les développeurs avaient annoncé près de 70 romains affichés simultanément à l’écran. Si ce chiffre n’est pas atteint, le nombre affiché reste néanmoins assez élevé. Vous serez assailli de toute part et vous assisterez alors à des joutes d’une rare violence. La bande dessinée semble ici parfaitement retranscrite et les combats représentent à la perfection l’idée que l’on se faisait d’eux en lisant la BD. Ca crie et vole dans tous les sens ! Malgré un aspect bourrin assez prononcé et le sentiment de faire toujours la même chose, les combats restent tout de même assez jouissifs. Signalons la possibilité de bénéficier de la potion magique, ce qui aura en conséquence d’accroître force et vitesse de déplacement (sauf pour Obélix qui est tombé dans la marmite étant petit…).Ico 2 ? Non Asterix et Obelix XXL… Si les combats représentent une grande partie du gameplay, ce dernier comprend également de nombreuses phases de coopération où il faut utiliser du mieux possible les différentes aptitudes de nos deux compères. Astérix, de par sa taille, sera idéal pour utiliser certains mécanismes voire passer à travers d’étroits passages. Obélix, lui, sera nécessaire pour casser certains objets comme les caisses en acier, pour déplacer de gros objets ou encore tout simplement pour déplacer son ami Astérix. De ces possibilités, les développeurs ont mis au point de nombreuses petites énigmes alternant successivement entre nos deux gaulois pour mener à bien leur quête. Rien de transcendant au final, mais ces phases apportent un énorme plus au gameplay principalement axé sur la remise de baffes.
Enfin, signalons d’autres phases de gameplay, contribuant à la variété du titre. Ainsi, par moment, vous devrez combattre d’énormes machines (qu’on pourrait appeler Boss) en utilisant au mieux la complémentarité du petit moustachu et du gros à rayures. Ces combats seront généralement précédés d’une poursuite digne de Crash Bandicoot, où, poursuivi par une machine folle, vous devrez éviter les obstacles parsemés sur le parcours. Enfin, plus fun, certaines phases de glisse durant lesquelles Astérix chevauche son camarade et doit éviter de vicieux pièges et récolter un nombre défini de casques dans l’espoir d’obtenir une précieuse récompense.Une réalisation loin d’être convaincante… Techniquement, cette production 100% française a bien du mal à convaincre. Sur le plan graphique, les différents décors brillent par leur inconstance. Certains paysages sont assez jolis comme certains passages en Normandie ou en Grèce, d’autres sont indignes d’une PS2 tant on croirait voir tourner un jeu PsOne (c’est le cas pour les environs du village). Les textures pixelisent et sont loin d’être très détaillées. La modélisation des différents personnages est elle aussi loin d’être irréprochable. Si l’on reconnaît du premier coup d’œil nos gaulois préférés, force est de constater qu’il restent bien loin de leur modèle sur papier. L’animation, quant à elle, reste globalement fluide malgré la présence de dizaines de Romains simultanément à l’écran. En revanche, le jeu souffre d’un clipping assez prononcé.
Sur le plan sonore, le résultat est lui aussi loin d’être réjouissant. Si les bruitages sont corrects, les voix et plus particulièrement les musiques ont bien du mal à coller au jeu. Il faut dire que l’on était loin d’imaginer de la techno pour combattre des Romains…
Enfin la durée de vie reste assez limitée : les niveaux, bien qu’assez grands, ne sont pas assez nombreux et il ne vous faudra qu’une dizaine d’heures pour en venir à bout. Pour relancer la durée de vie, les développeurs ont caché dans les différents niveaux des couronnes de lauriers. De quoi augmenter la longévité du titre de quelques heures…
Verdict
Vous l’aurez compris, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’une licence aura donné naissance à un grand jeu. Certes Astérix & Obelix XXL n’est pas aussi catastrophique que certains titres ont pu l’être, mais certains défauts agaçants l’empêchent d’obtenir une meilleure note. La réalisation technique est loin d’exploiter au mieux les capacités du support, le scénario ne fait guère honneur aux différents albums, la jouabilité, simple d’accès, souffre d’angles de caméra parfois capricieux et les combats se révèlent à la longue assez lassants. Néanmoins, les fans de la BD seront ravis de retrouver pour la première fois en 3D les gaulois les plus déjantés de l'Empire. Dommage que l’aventure ne soit pas plus réussie, de tels monuments le méritaient bien…

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie