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Astérix et Obélix XXL 2 : Mission Las Vegum

Astérix et Obélix XXL 2 : Mission Las Vegum

publié le 14 octobre 2005
  • 30/09/2005
  • inconnue

Après un premier épisode loin d’attirer les légions romaines, Etranges Libellules persiste dans sa conquête du territoire vidéoludique et nous livre donc ce deuxième épisode des aventures d’Astérix et Obélix sur PlayStation 2. Un opus marqué par une réalisation au top et un univers où cohabitent gaulois, romains, humour, anachronismes, parodie et sanglier. Un test gravé sans usage de potion magique.De la B.D au jeu vidéo …. Dès les premières minutes de jeu on replonge avec ferveur dans l’univers imaginé et illustré par Goscinny et Uderzo. Il faut dire que la réalisation graphique y est pour beaucoup : colorée, vivante mais surtout fidèle à la BD. Le scénario vous emmène à Las Vegum non loin de la puissante Rome sur les traces de Panoramix le druide que l’on pense être à la solde de Jules César. Nos amis gaulois ne peuvent croire cette ignominie et décident de tirer les choses au clair. Vous contrôlez l’un des deux célèbres guerriers : le petit à moustache ou le gros à rayures (accompagné du fidèle Idefix) dans une aventure inédite.

Respecter l’œuvre original sans inclure une bonne dose d’humour et de parodie serait comme un coup de poignard dans le dos, les développeurs en sont heureusement bien conscients et s’en sont donnés à cœur joie. A un point même qu’ils en ont fait le point fort du titre. Que ce soit dans les personnages rencontrés, les décors ou les dialogues, vous ne pourrez pas passer à côté des nombreuses allusions au monde vidéoludique. Ne serait-ce que l’espion romain Sam Fichaure, les statues ressemblant étrangement au Pikmin de Myamoto, les affiches rappelant furieusement un certain Tekken, le premier romain rencontré équipé d’un jet pack à eau façon Mario Sunshine, celui avec un casque bleu à la Sonic ou encore des romains démembrés à la Rayman. Tout le gratin du monde du jeu vidéo y passe.

Beat’em all, aventure, plate-forme, on retrouve de tout dans le titre d’Etranges Libellules. L’exploration et la résolution d’énigmes seront aussi de la partie. A l’image du jeu, ces dernières sont relativement simples et la plupart du temps vous ferez appel à la complémentarité du célèbre duo. Le fait de pouvoir switcher à n’importe quel moment entre nos deux héros dynamise l’ensemble du gameplay. Utiliser la ruse et l’intelligence d’Astérix ou la corpulence et la force d’Obélix selon la situation. On passe malheureusement beaucoup de temps à résoudre une simple énigme à première vue facile. C’est incroyable tout ce qu’il faut faire pour allumer une torche.

Tout l’attrait de ce titre réside dans son univers, il est d’une part très fidèle à la BD visuellement parlant mais surtout fidèle à l’esprit. Marier une bonne partie de l’histoire des jeux vidéo avec l’univers de la BD est une très bonne idée à la base et les développeurs d’Etranges Libellules ont su l’exploiter à fond. Des références aussi grossières que l’espion romain Larry Craft au petit détail dans le décor, l’osmose opère à merveille.Vedi, vini, vinci Entre deux énigmes, nos compères ne manqueront pas de distribuer une ration de baffes aux légionnaires romains. Avec un système de combos simpliste, on trouve le moyen de s’amuser à torturer ces pauvres victimes. Imaginez toute une garnison présente à l’écran : Vous commencez par contrôler Astérix tandis que l’I.A gère Obélix, à tout moment et instantanément vous pouvez basculer sur lui. Ce qui permet aussi de gérer une bataille avec plus de recul. Un groupe d’ennemis particulier approche, vous contrôlerez alors le personnage qui sera le plus apte à les combattre de par ses capacités ou son état. Attention la barre de vie est commune aux deux gaulois.

Une fois la manette en main, on s’aperçoit que le titre se veut très accessible. Les coups et autres mouvements sortent rapidement. Sans pour autant être basique, le gameplay se veut immédiat et fun. Pourtant au bout d’un moment, la palette de coups de nos deux comparses se révèle limitée et pour palier à cela les développeurs ont inclus un système de combinaison de touches à réussir sur certains ennemis pour obtenir un « cadeau » de leur part. Bien pensé mais hélas insuffisant pour contrer l’ennemi le plus puissant du jeu : la récursivité des attaques. Le must reste quand même d’envoyer un légionnaire romain dans les airs, de l’assommer et de le faire tournoyer pour frapper ses camarades. Des ennemis variés qui attaquent en nombre et avec un système d’attaque bien pensé, en effet pour mesurer le danger, un jeu de couleur (vert, jaune et rouge) est visible sur l’arme de vos adversaires. De même selon l’état de votre perso, certaines attaques auront une variante, par exemple le fait de frapper plusieurs ennemis sans temps mort vous donnera plus de puissance et vos poings brilleront de mille feux au point d’enflammer le premier légionnaire que vous agripperez et vous pourrez ainsi jouer du lasso tel le désormais célèbre Kratos. Bien sûr on n’échappe pas à la potion magique et ses effets dévastateurs, l’occasion d’admirer les nombreux effets spéciaux présents à l’écran lors de cet état de transe. A noter que les ennemis ont une fâcheuse tendance à s’attaquer au personnage que vous contrôlez, l’autre étant à l’abri des coups.

Bien que l’action ne se déroule qu’à LasVegum, vous aurez le droit à des paysages aussi variés que possible. Les développeurs ont profité du fait que ce soit un parc d’attraction pour imposer différents thèmes et donc différents lieux. Ainsi on passe d’un colysée au célèbre village gaulois tout en passant par Venise ou par un terrain de Rugby où une équipe de romain stylé « All Blacks » vous attend. Les environnements sont généralement vastes entre les grandes places romaines et autres salles de palais et on en prend d’autant plus conscience lorsqu’un romain que l’on vient de projeter vient s’écraser sur un élément du décor à l’autre bout de l’écran. Le nombre d’éléments gérer par le moteur est impressionnant avec un nombre d’ennemis conséquent et les nombreux effets de lumière.

Toujours dans l’optique de rester très proche de l’œuvre originale, le jeu propose des voix françaises que les fans reconnaîtront aisément. Encore un détail qui apporte un plus à un ensemble déjà fort attrayant. Les autres effets sonores sont également à la hauteur et particulièrement les musiques d’ambiance qui se veulent rythmées et entraînantes. Dommage que l’aventure soit si courte, avec moins d’une dizaine d’heures au compteur, la durée de vie fait pâle figure. L’absence du mode multijoueur se fait également ressentir, le contexte s’y prêtait pourtant bien.

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test écrit par Sébastien


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

7 / 10

Verdict

Au final, Astérix et Obélix XXL 2 se démarque par une fidélité sans faille à la bande dessinée et une prise en main immédiate. Les fans des deux gaulois comme les gamers apprécieront les multiples allusions au monde vidéoludique. Je vous invite également à lire l’interview de Marc Dutriez, réalisateur d’Astérix XXL 2, qui nous en apprend plus sur le développement du jeu.

- / 10

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Astérix et Obélix XXL 2 : Mission Las Vegum

Astérix et Obélix XXL 2 : Mission Las Vegum

7 / 10
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