
Animaniacs
publié le 18 juillet 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Warthog
- Distributeur :Nobilis France
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action / Aventure
- 04/03/2005
- inconnue
- inconnue
Disparus du petit écran depuis de nombreuses années, Ignition a eu la très bonne idée de ressusciter les terribles Yakko, Wakko et Dot Warner qui effectuent avec The Great Edgar Hunt leur grand retour sur console. Prêt pour une aventure complètement barge ?
Personnages de cartoon aussi excentriques que loufoques, les Animaniacs multiplient les farces et les bêtises à tel point que les pontes de la Warner n’hésitent plus à enfermer le trio infernal dans un château d’eau au beau milieu des studios de cinéma, histoire de s’assurer sans doute un peu de tranquillité. Cette quiétude sera malheureusement de courte durée puisque le monde du cinéma est en pleine ébullition : la grande cérémonie des Edgars approchent à grands pas et chacun y va de ses pronostics pour savoir qui repartira avec le plus grand nombre de statuettes. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec l’univers si particulier des Animaniacs, les Edgar sont de petites statuettes dorées que l’on remet lors d’une cérémonie et qui récompensent les meilleurs films de l’année écoulée, les Oscars des toons en quelque sorte… Pourtant, ce qui se présentait comme une cérémonie prestigieuse tourne très vite au cauchemar : les Edgars ont disparu, volés par un ignoble bandit sans scrupules. Puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, le gangster a libéré dans sa fuite l’infernal trio. Maintenant en liberté, Yakko, Wakko et Dot vont s’unir pour parcourir les décors des plus grands films et retrouver les statuettes afin de sauver la cérémonie. Vaste programme !
Dans la forme, les Animaniacs : The Great Edgar Hunt est un jeu de plate-forme assez classique. Le jeu débute dans la peau de Yakko au beau milieu du plateau de tournage, lequel recèle de nombreux embranchements vers ce qui constituera les différents niveaux du jeu. Au départ, un seul personnage et un seul niveau sont disponibles. Yakko mettra ses compétences à disposition des différents personnages qui peuplent le plateau pour glaner de précieux Edgars, lesquels permettront de débloquer l’accès aux autres décors. Cependant, Yakko ne peut assurer seul cette lourde tâche et tentera très vite de retrouver sa sœur Dot et son jeune frère Wakko dont les compétences spécifiques seront très utiles pour boucler l’intégralité du jeu. Classique, The Great Edgar Hunt l’est assurément. Combats et séquences de plate-formes pures parsèment la progression tandis que la récolte de bonus occupe une large place dans le gameplay. Dans chaque décor, un certain nombre d’Edgars ne demandent qu’à être glané. Pour ce faire, il faudra remplir une série de missions aussi nombreuses que variées : retrouver les os d’un fantôme, escorter une demoiselle perdue en forêt et effrayée par les araignées, tondre des moutons électriques, capturer de dangereux criminels, couper du bois pour une sorcière. Il y en a pour tous les goûts, le tout étant en plus accompagné de dialogues truculents dans lesquels l’humour particulier des Animaniacs fait irrémédiablement mouche. Enfin, n’oublions pas de signaler la présence de Minus et Cortex. Les deux souris profitent de cette aventure pour tenter de conquérir, une fois de plus, le monde et ce en accomplissant toute sorte de mini-jeux vraiment loufoques mais sympathiques pour la variété du gameplay.
Cependant, la seule recherche des Edgars ne représente qu’une partie du jeu. Les amateurs de bonus en tout genre seront ravis d’avoir à leur disposition de nombreux items à retrouver dans les immenses environnements qui composent le titre. Tout d’abord, chaque niveau cache en son sein 300 bonus qui octroient un total de deux Edgars. La nature de ces bonus change d’un niveau à un autre : pépites d’or dans le far-west, rubis dans les mines, couronnes dans le monde féerique, pellicules sur le plateau de tournage, scarabées en Egypte ou encore citrouilles dans le monde d’épouvante. En plus de ces bonus fort utiles pour progresser (il faut un certain nombre d’Edgars pour débloquer l’accès aux niveaux suivants), les développeurs ont inclus d’autres items à récolter : les lettres ACME qui permettent de gagner des points de vie supplémentaires, une page de script indispensable pour boucler le scénario et enfin une sorte de poulet à l’allure plus qu’étrange.
Pour venir à bout de ces nombreux challenges, il faudra user à bon escient de la complémentarité des trois héros. D’une manière générale, les trois frangins disposent d’une palette de mouvements assez similaire : saut, double et triple saut, parachute après un saut en hauteur, glissade et coup de marteau pour venir à bout des nombreux ennemis. Cette palette de coups assez limitée au départ s’enrichira considérablement au cours de l’aventure. Certains personnages vous remettront en échange de vos services certains gadgets forts utiles : des ventouses pour escalader certaines parois, un tuba pour nager sous l’eau, un rayon laser pour tuer les fantômes et déclencher certains mécanismes, des lunettes pour parcourir en toute sécurité les endroits sombres. A cela, vient s’ajouter une compétence spéciale attribuée à chacun de nos loustics : la possibilité de poser des bombes pour Yakko, une pelle pour creuser pour Wakko et un pagne pour Dot pour danser le limbo et ainsi passer sous certains obstacles. L’acquisition de ces compétences étant progressive, il est impossible de parcourir la totalité d’un niveau du premier coup et il faudra faire de nombreux allers-retours pour en découvrir tous les recoins. Un bon point pour la durée de vie ! Malgré de bonnes intentions, la jouabilité du titre reste cependant irritante de par ses bugs de collision (lorsque l’on grimpe un escalier par exemple ou pire lors des combats) et surtout sa caméra trop souvent défaillante et qui peine parfois à cadrer correctement la scène, nous faisant du coup avancer à l’aveuglette. Néanmoins, les personnages se manient aisément et l’on bloque rarement à cause de la jouabilité.
Enfin, la réalisation graphique laisse une impression mitigée sur de nombreux points. Tout d’abord, il faut reconnaître que les développeurs ont fourni un très gros effort pour respecter l’univers du cartoon, entre le look des personnages secondaires et les environnements traversés. Wakko, Yakko et Dot jouissent d’une modélisation très précise qui fait honneur au DA, notamment lors des cinématiques. Ce n’est malheureusement pas le cas des personnages secondaires qui sont modélisés assez grossièrement et peu détaillés. Les environnements souffrent du même défaut. C’est un fait, la variété est de mise dans les Animaniacs et entre le Far west, les mines, l’Egypte, le plateau de tournage, la maison hantée ou encore le monde féerique, le joueur voit assurément du pays. Mieux, chaque monde (les développeurs annonçaient des niveaux immenses, ils n’ont pas menti) cache plusieurs décors en son sein. Prenons l’exemple du Far West qui vous invitera à traverser une petite ville, avant de fréquenter un paisible village indien, une mine désaffectée ou encore un immense lac. Malheureusement, le rendu graphique n’est pas toujours convaincant. Les détails sont là (par exemple les feuilles qui tombent des arbres) mais les textures restent pauvres en détails. Si de loin, les graphismes sont tout à fait corrects, on se rend compte vus de près qu’ils auraient pu être de bien meilleure qualité.
La réalisation sonore est elle aussi contrastée avec ses bruitages classiques et ses musiques, dans l’ensemble correctes, mais bien vite répétitives. Bon point néanmoins pour les voix françaises, pleine de conviction et collant parfaitement aux personnages. On retrouve même les voix originales des Animaniacs !
Enfin la durée de vie est l’une des satisfactions du jeu. Les 6 niveaux sont vraiment immenses et les missions nombreuses. Fouiller les environnements dans l’espoir d’y retrouver tous les bonus peut vous occuper un très long moment, certains étant en plus très bien planqués.
Verdict
Si l’on pouvait craindre le pire quant à ces nouvelles aventures vidéoludiques des Animaniacs, le jeu de Warthog s’en tire finalement plutôt bien. Drôle, varié et suffisamment long pour tenir en haleine devant son écran, The Great Edgar Hunt reste un sympathique jeu de plateforme malheureusement loin d’être parfait. Les musiques agacent très vite, les graphismes déçoivent et la caméra fait parfois des siennes. Dommage, on y était presque !

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie