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Test de jeu / PS2 / Alias
Alias

Alias

publié le 9 avril 2004
  • 02/04/2004
  • 09/2003

Moins de deux ans après sa première apparition sur nos petits écrans, la série Alias est d’ores et déjà devenu culte pour des milliers de personnes. Fort d’un scénario riche en suspense et rebondissements, d’une distribution de haute volée (Jenifer Garner en tête) et d’une ambiance digne des meilleurs Bond, Alias réunit tous les éléments pour en faire un bon jeu vidéo. Acclaim est-il parvenu à remplir sa mission ? Scénario fidèle Ceux qui la suivent avec intérêt depuis ses débuts savent qu’Alias n’est pas une série que l’on peut suivre en pointillés sous peine d’être littéralement paumé. Le scénario, fantastique, reste d’une richesse incroyable et on pouvait se demander comment les développeurs feraient pour adapter ce synopsis à un jeu vidéo. Dieu merci, le scénario parvient à synthétiser l’ambiance de la série dans une histoire inédite faisant bien évidemment intervenir tous les protagonistes phares. L’agent Jacobs, parti en mission enquêter sur une mystérieuse « machine », a disparu. La CIA ne reste pas les bras croisés et envoie son meilleur agent sur le terrain : Sydney Bristow qui sera bien évidemment épaulé par son acolyte de toujours Dixon, par son père Jack, son « collègue » Vaughn et le génie Marshall. Vos adversaires ne seront pas des inconnus puisqu’en plus de l’ignoble Sloane, vous croiserez Anna ou encore Sark… Les adeptes de la série retrouveront tout ce petit monde s’affairant autour des créations de Rambaldi, cet Italien du XVe siècle fort en avance sur son temps…Comme la série, Alias le jeu mêlera donc phase d’infiltration et séquences d’action plus musclées…Quand Syd se la joue Metal Gear... Néanmoins, le gameplay du jeu est beaucoup plus varié que ne le laisse présager la fin du paragraphe précédent. Les phases d’infiltration occupent une place prépondérante du gameplay puisque ne pas être vu s’avère le plus souvent la meilleure des tactiques, notre héroïne ayant la plupart du temps aucune arme pour se défendre. Au début de chaque nouvelle mission, Sydney se déguise afin de passer incognito. Malheureusement pour elle, sa couverture n’est pas éternelle et on changera volontiers de tenue afin de donner plus de personnalité à notre héroïne (bien que parfois ce soit le niveau qui nous impose ce changement, comme par exemple dans le premier niveau où Sydney, habillée en serveuse, ne peut supporter une chambre froide aussi peu vêtue). Parmi les mouvements de base, Sydney peut s’accroupir derrière certains éléments du décor, se coller aux murs, marcher discrètement derrière un garde pour le paralyser sans bruit, s’aggriper à certains éléments du décor pour ne pas être repérée ou tout simplement pour sauter sur un garde en contrebas. Vous pouvez également, par exemple, prendre une canette de soda qui traîne et la jeter pour attirer l’attention des gardes dans une direction voulue. Les possibilités sont donc nombreuses en terme d’infiltration mais l’intelligence artificielle des gardes laisse parfois à désirer. Par exemple, il se peut que vous soyez dans leur champ de vision, mais la distance étant un peu éloignée, ces derniers ne vous calculent tout simplement pas ! Pire, parfois ce sont leur déplacement qui bugguent. Les gardes vous ont entendu mais comme vous vous planquez derrière un mur en angle, vos ennemis restent bloqués par ce mur au lieu de le contourner. En revanche, ces derniers peuvent vous repérer lors que vous n’êtes pas au même niveau qu’eux. Si vous croyez être en sécurité un étage au dessus d’une pléthore de gardes, détrompez vous, puisqu’ils n’hésiteront pas à ouvrir le feu, s’ils sont armés bien entendu. Infiltration oblige, c’est parfois face à des caméras de sécurité ou des rayons laser que vous vous retrouverez. Pour les contourner sans crainte, l’utilisation des gadgets de Marshall est vivement recommandée.Des combats crispants En dépit de toutes les précautions que vous pouvez prendre, par choix ou tout simplement parce que c’est imposé par le jeu, l’infiltration cède parfois la place à des phases de jeu beaucoup plus musclées. Les fans de la série le savent, Sydney est une incroyable athlète qui maîtrise à la perfection les arts martiaux et ce don sera largement mis à contribution tout au long du jeu. Pour se protéger, la touche R1 sera idéale pour contrer les attaques ennemies mais aussi pour cibler ces derniers. En effet, et on peut le regretter, il n’existe pas de système de ciblage des adversaires outre la parade, d’où une grande partie des coups qui partent dans le vent, ce qui n’est pas drôle quand cinq-six gardes vous entourent et profitent de ces bourdes pour vous frapper en traître dans le dos. Dès le début du jeu, vous aurez à votre disposition deux types d’attaques différentes qui selon la combinaison choisie ou les éléments de décor à proximité se déclineront en de multiples attaques différentes : coups de pieds, de poings, prises, « claquage » de gardes sur les murs ou n’importe quel autre élément de décor… Les combats sont au final parfaitement chorégraphiés et variés même si l’on peut regretter l’absence de ciblage qui fait que l’on tape le plus souvent à côté. Rageant ! Enfin, pour donner un peu de piquant à ces joutes, les développeurs ont éparpillés de nombreuses « armes » tout au long des niveaux. Si après avoir tué un garde vous pouvez en récupérer l’arme : fusil, matraque, bâton etc, vous pouvez également vous servir d’ustensiles dont la tâche première est loin de servir d’arme. Ainsi, un simple balais, une bouteille de verre, une canette d’aluminium, voire même une poêle ( !!!) s’avéreront des armes d’une redoutable efficacité. Pour vous venir en aide, les développeurs ont intégré deux types de vue en plus de la vue normale : la vue nocturne, pratique pour déceler une présence ennemie quand il fait noir et une autre vue spéciale qui grise l’écran et vous indique la position des ennemis environnants.Marshall au rapportEnfin, une dernière partie du gameplay fait la part belle aux situations variées et plus originales. Ces dernières seront souvent liées à l’utilisation d’un des gadgets de Marshall. Par exemple, si une porte est fermée, l’utilisation du Pass pourrait vous la débloquer à condition que vous remplissiez un mini jeu enfantin (activer certains mécanismes dans un ordre précis). Dans le même ordre d’idée, vous piraterez également de nombreux ordinateurs afin de récolter de précieuses informations ou plus simplement afin de désactiver les systèmes de sécurité. Ces phases se veulent assez originales puisque vous aurez à découvrir une combinaison de trois lettres que vous ignorez. Heureusement, le choix des lettres se limite aux quatre premières de notre alphabet, il ne restera plus qu’à trouver dans quel ordre les entrer pour pirater l’ordinateur. Parfois, ce sont des courses contre-la-montre qui vous seront imposées comme prendre des photos ou atteindre un endroit précis dans un temps limité. Les gadgets sont au final vraiment dans l’esprit de la série et leur utilisation tend à diversifier quelque peu le gameplay. La jouabilité du jeu exploite à merveille les touches du dual shock avec les boutons de la tranche pour entrer en mode discret ou s’accroupir, le rond pour effectuer les actions (ouvrir une porte, fouiller un cadavre, ramasser un objet etc), la croix et le carré servent aux attaques et la croix directionnelle à accéder aux deux types de vue, au menu des gadgets ou à jeter un objet en votre possession. Les sticks analogiques seront eux utilisés pour déplacer Sydney ou tourner la caméra. La touche Start, en plus de mettre le jeu en pause, vous donnera accès à vos objectifs, à des tutoriaux sur les combats, à vos gadgets et à des cartes bien pratiques. Dommage que la jouabilité soit gâchée par de légers problèmes de caméra, par une IA parfois défaillante des gardes et par l’absence de système de ciblage des ennemis…Quand Sydney perd de sa superbe... La réalisation du soft est globalement satisfaisante. Fait rare pour être souligné, la bande son est d’une incroyable qualité. Les fans de la série retrouveront avec bonheur les doubleurs officiels qui apparemment s’en donnent à cœur joie. Les musiques restent dans l’esprit de la série avec des sonorités tantôt symphoniques, tantôt électroniques. Les bruitages, certes classiques, font dans l’efficace. Les voix sont, elles, difficilement critiquables puisque rien ne distingue les doublages du jeu à ceux d’un épisode. Chaque scène est donc parfaitement jouée et cette crédibilité joue grandement sur l’ambiance. En revanche, l’aspect graphique est lui plus mitigé. Plutôt agréable graphiquement parlant, Alias le jeu pêche par un aliasing un peu trop présent et des scintillements parfois gênants, ce qui est dommage puisque les décors sont variés, détaillés avec de beaux effets de lumière et parfois des textures de qualité. Par contre, la modélisation des protagonistes passe du bon au médiocre, ce qui est difficilement compréhensible. Ainsi, selon les scènes, les personnages nous paraîtront parfois franchement réussis et à d’autres moments complètement ratés. De même, si Sydney est dans l’ensemble plutôt réussie lors des cut scene, lors du jeu à proprement parler sa modélisation laisse parfois perplexe. Ainsi, toute de cuir vêtue, elle se veut très ressemblante alors que certains costumes (comme celui de serveuse par exemple) lui donneront des allures de camionneur… Pour ce qui est de l’animation, le constat est mitigé. D’une manière générale, le jeu est très fluide. En revanche, les mouvements sont parfois saccadés ou tout simplement ratés. Enfin la durée de vie est plutôt courte, les missions bien que longues ne sont pas assez nombreuses et l’absence de niveaux de difficulté donne au joueur aucune raison de recommencer le jeu. De même, bien que la difficulté soit parfois élevée, les points de sauvegarde sont beaucoup trop nombreux et le fait que Sydney récupère des points de vie toute seule plombe la progression. Dommage…

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test écrit par Olivier


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

6.5 / 10

Verdict

Cette adaptation d’Alias en jeu vidéo parvient à retranscrire l’ambiance de la série de par son scénario digne d’un épisode télé, sa bande sonore fantastique et son habillage parfaitement utilisé (l’introduction dans chacun des lieux du jeu se fait comme dans n’importe quel épisode). Malheureusement, l’aspect graphique du jeu laisse parfois à désirer, tout comme l’animation parfois ratée et la jouabilité peut s’avérer par endroit franchement crispante. Au final, Alias n’aura pas donné naissance à un grand jeu mais le piège de la licence facile est ici évité. On se retrouve au final avec un sympathique jeu qui séduira avant tout les fans de la série TV, plus enclins à lui pardonner ses défauts…

- / 10

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6.5 / 10
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