
187 Ride or Die
publié le 26 septembre 2005- Etat : Disponible
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- 25/08/2005
- inconnue
- inconnue
En proposant un jeu de course couplé à des phases de tir, Ubisoft tente avec 187 Ride or Die d’apporter un nouveau souffle à un genre déjà extrêmement bien représenté sur PS2. Les quelques bonnes idées du jeu suffiront-elles à le faire sortir du lot ? Pas certain…Une histoire de gangsDans 187 Ride or Die vous incarnez Buck, un jeune homme fan de courses-poursuites en ville, durant lesquelles la poudre parle autant que les cylindres du moteur. Dès le début du jeu, Buck est invité chez Dupree, un homme qui régnait encore en maître sur la ville il n’y a pas si longtemps. Seulement voilà, un certain Cortez a décidé de prendre sa place et a tenté de l’abattre de neuf balles avant de s’approprier son terrain de jeu.
Miraculeusement réchappé de cette attaque sauvage, Dupree compte bien récupérer le contrôle de la ville. Pour cela, il doit mettre à mal les hommes de Cortez avant de s’attaquer au chef lui-même. Et pour mener à bien cette mission, il lui faut quelqu’un comme Buck. Ce dernier, redevable à Dupree qui a toujours réussi à protéger les amateurs de courses en ville, n’a d’autre choix que d’accepter !
Si cette mise en bouche ressemble à un prélude pour une histoire bien construite et intéressante, il n’en est rien. Certes au cours du jeu des vidéos développent un peu plus le scénario mais il faut bien avouer que celui-ci ressemble plus à en emballage cadeau fait rapidement avec de vieux bouts de scotchs qu’à une véritable histoire construite dès le départ pour le jeu. Dommage…Des missions variéesPour aider Dupree à retrouver son territoire, Buck doit mener à bien diverses missions qu’il débloque les unes après les autres via le mode Histoire. Un mode dit Rapide lui permet ensuite de rejouer les missions disponibles. Il existe trois grandes familles d’épreuves : les courses à proprement parler, les poursuites ou escortes, et les batailles dans une arène. Dans tous les cas, la principale singularité de 187 Ride or Die est de permettre au joueur de tirer sur ses adversaires avec les diverses armes récoltées par l’intermédiaire de power-ups disséminés ça et là sur la route.
Du pistolet mitrailleur à la mitrailleuse lourde en passant par les mines ou le bazooka, il est possible de tirer devant (avec R1) ou derrière (avec R2) la voiture. Rassurez-vous, la visée est semi-automatique : il suffit de se placer correctement par rapport à la voiture ennemie pour que le lock fonctionne et que les balles tirées atteignent leur cible. Chaque voiture possède bien sûr une jauge d’état qui se vide à chaque impact mais qui peut être régénérée en passant sur les medikits jonchant la route.
Outre la possibilité de tirer, 187 Ride or Die propose aussi au joueur d’activer à tout moment sa jauge de turbo pour peu que celle-ci soit pleine. Le procédé a bien sûr de forts relents de Burnout mais le remplissage de la jauge est ici encore plus simple : il suffit de déraper pour emmagasiner la précieuse nitro.
Les courses disputées dans le jeu se déroulent sur un circuit urbain et sont composées de plusieurs tours. Elles comptent plusieurs variantes : on peut tout d’abord être opposé à cinq adversaires dans une course classique qu’il faut absolument terminer en première position pour progresser. Il est aussi possible de participer à une course dans laquelle il ne faut pas être en dernière position à la fin de chaque tour sous peine de voir sa voiture exploser. Dans cette variante, il est possible de détruire ses adversaires et de remporter la course avant d’en boucler tous les tours, alors que dans le cas des courses classiques les adversaires détruits réapparaissent automatiquement. Dernière possibilité, certaines courses se font alors que toutes les armes habituellement disponibles sont remplacées par des mines, rendant la course plus… explosive !
Un second type d’épreuves se déroule, non pas sur un circuit, mais sur une longue portion de route longeant la côte. Ces missions sont du type poursuite mais vous êtes cette fois, chose plutôt rare, la proie ! Des hommes de Cortez cherchent en effet à détruire soit votre véhicule lorsque celui-ci contient un paquet important ou bien un second véhicule que vous escortez. Une variante amusante consiste à vous obliger à maintenir une certaine vitesse sous peine de voir une bombe fixée à votre voiture se déclencher.
Les missions du troisième et dernier type se déroulent dans des arènes. Plusieurs véhicules ennemis y circulent et vous devez les détruire tout en survivant. Pour ces épreuves, il existe quelques différences par rapport aux phases de jeu précédemment décrites. Tout d’abord, vous êtes obligatoirement à bord d’un pick-up et deux jauges de vie sont présentes : une pour le véhicule et une pour le tireur. Lorsque la jauge du tireur est vide, il est KO et ne peut plus faire feu. Il faut alors impérativement trouver un médikit pour le remettre sur pied. Bien sûr lorsque la jauge de la voiture est vide, celle-ci explose ! Pour maintenir le bon état du pick-up, il faut ramasser des médikits alors que le tireur possède déjà une jauge pleine. Outre l’apparition de la seconde jauge, vous n’avez ici que deux armes à votre disposition : un fusil à pompe puissant mais à la cadence lente et une mitrailleuse lourde rapide mais qui chauffe et doit être refroidie entre deux longues salves.
Quel que soit le type de mission, votre prestation vous vaudra de remporter une médaille. Celle de bronze signifie simplement que vous avez réussi l’épreuve mais selon certains critères propres à chaque épreuve vous pourrez remporter l’argent ou l’or. Obtenir l’une de ces deux médailles facilitera la prochaine en mission en doublant par exemple votre jauge de vie ou en remplissant votre turbo dès le départ. Certaines missions réussies permettent en outre de débloquer certains véhicules alors utilisables dans les épreuves suivantes.RéalisationAlors qu’il tente de proposer un gameplay se démarquant de la concurrence et des modes de jeu divers et variés, 187 Ride or Die est malheureusement plutôt banal dans sa réalisation. Si les menus sont certes sympathiques, avec les vidéos du mode Histoire en arrière-plan, les choses se gâtent une fois la course lancée.
D’emblée on remarque quelques problèmes d’affichage avec des textures ne se rejoignant pas toujours parfaitement mais on est surtout frappé par la modélisation relativement pauvre des voitures : elles semblent assez peu fournies en polygone mais bénéficient en plus de reflets sur leur surface qui paraissent tout sauf naturels. Sans demander le niveau technique d’un Gran Turismo 4 dans ce domaine, on aurait peut-être préféré une absence total de reflets plutôt que cette étrange approximation… D’autant que les décors bénéficient eux d’une réalisation honnête même si les environnements urbains ne sont pas extrêmement inspirés. On note par contre un effort du côté des tracés qui proposent parfois quelques surprises pour le moins piégeuses !
Côté effets spéciaux, les explosions sont plutôt bien réalisées et les collisions entre voitures restent crédibles tout en étant loin du standard imposé par un certain Burnout. On aurait aussi aimé des dégâts plus spectaculaires lors de fausses manœuvres conduisant à percuter un mur ou autre obstacle solide de plein fouet. Ici, la voiture stoppera net et sa jauge en prendra un coup, rien de plus.
Les effets sonores sont, de leur côté, assez basiques : les bruits des moteurs ne sont pas criants de réalisme, et les quelques interventions de Buck ou de son équipière Queen B (elle conduit, il tire !) ne sont pas des plus intéressantes. La bande sonore est, elle, constituée principalement de morceaux de hip-hop qui pourront séduire les fans du genre.
La maniabilité du jeu est simple mais correcte et ne souffre d’aucun défaut majeur qui nuirait gravement au plaisir de jeu. Tout juste pourrait-on reprocher un petit bug survenant de temps en temps : après avoir détruit un adversaire placé derrière vous, il arrive qu’il réapparaisse devant vous !
Le seul véritable défaut de 187 Ride or Die est finalement la lassitude qui s’installe après quelques heures de jeu. Passées les vingt premières missions, on se rend rapidement compte qu’on tourne en rond et il est presque pénible de se traîner jusqu’à la fin du mode Histoire. Les amateurs de jeu à plusieurs pourront toutefois essayer de prolonger le plaisir de jeu grâce au mode 2 joueurs en écran splitté ou encore au mode online qui permet jusqu’à 8 joueurs de s’affronter dans des épreuves similaires à celles du mode solo.
Verdict
187 Ride or Die est loin d’être un mauvais jeu, surtout lorsqu’on considère son prix de vente au lancement de seulement 29.99€. Malheureusement la lassitude s’installe trop vite au fil des courses et il faut se faire violence pour réussir à terminer le jeu. En outre, la course aux médailles d’or ne suscite pas une motivation assez forte pour se remettre au volant une fois tous les circuits découverts. Une bonne initiative donc, qui aurait mérité d’être approfondie pour offrir une expérience de jeu plus captivante.

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie