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Syberia II

Syberia II

publié le 26 janvier 2005
  • 20/01/2005
  • inconnue

Il existe des jeux qui ont la capacité de faire vivre au joueur une odyssée extraordinaire teintée de poésie et de le transporter pendant quelques heures loin du monde réel. Syberia fait parti de ces jeux. Originaire du monde PC, le deuxième opus de cette série tout droit sorti de l’imagination de Benoît Sokal, débarque sur PlayStation 2. Développé par Microïds Canada et édité par MC2, le titre vous fera vivre une aventure épique hors du commun.

Un univers d’une rare richesse

Une petite présentation de Benoît Sokal s’impose : dessinateur de renom, auteur de Canardo entre autre, il s’est tourné vers le domaine vidéoludique ces dernières années avec une première participation dans l’élaboration de graphismes pour le jeu L'Amerzone sur PC.
Un peu plus tard sur Syberia, il intervient à tous les niveaux de la création du titre : réalisation, graphismes, dialogues… Ce même Syberia sacré meilleur jeu d’aventure de l’année 2002 aux Etats-Unis. La suite est disponible depuis avril 2004 sur PC et arrive aujourd’hui sur nos consoles de salon.

Retrouvez Kate Walker, accompagné de Hans Voralberg, à la recherche d’une terre oubliée abritant les derniers mammouths de la planète et posez le pied sur le sol de la mythique Syberia. Visitant de nombreux endroits de plus en plus isolés de la civilisation, vous ferez revivre les rêves d’un vieil homme à travers les yeux de la jeune avocate.

Appelé « Point and click » ce type de jeu n’est pas très répandu sur console, à part des séries comme Myst ou Les chevaliers de Baphomet … Evoluant dans des décors précalculés, les personnages tout en 3D interagissent avec les objets lorsqu’un pointeur indique la présence d’une action.

Les décors sont tout simplement magnifiques, comme la plupart des jeux du genre, ce sont des décors fixes avec quelques animations qui les rendent plus vivants. On sent qu’il y a eu un travail énorme de ce côté pour offrir au joueur un univers riche et envoûtant. C’est simple on accroche ou pas. Outre le côté sibérien, c'est-à-dire des espaces relativement sobre, hostile, industriel et dominé par le froid, vous serez en présence d’architectures très travaillées et assez surprenantes dans l’ensemble.

De même la personnalité et la psychologie des personnages sont extrêmement travaillées, et pas seulement pour l’héroïne, tous les protagonistes possèdent un caractère particulier. Dans leurs paroles ou leurs gestuels, chaque individu a son passé et ça se ressent dans leurs comportements. Une mention particulière aux automates et autres inventions qui peuvent paraître anachroniques dans un premier temps mais qui sont au final partie intégrante de l’atmosphère de Syberia.La technique au service de la poésie Graphiquement le titre est vraiment superbe, le passage du PC à la PS2 s’est fait avec brio. Chaque écran fourmille de détails et d’effets qui flattent la rétine. Les personnages possèdent un design simple mais au combien adapté au monde de Syberia.
Les musiques sont tout bonnement sublimes, très symphoniques, et le jeu d’acteur au niveau des voix est de très bonne qualité. Chaque personnage possède une intonation et un jeu différent, un pur bonheur pour nos oreilles et l’immersion s’en trouve renforcée. Le titre est intégralement traduit en français, et une option vous permet d’activer ou de désactiver les sous-titres.

L’interface est on ne peut plus simple, vous avez un inventaire de vos documents et de vos objets et vous pouvez interagir avec le décor afin de progresser dans l’aventure. Les dialogues sont assez nombreux : Dès que vous entrez en contact avec une personne, une liste de thème à aborder apparaît. Que se soit juste pour se présenter ou pour parler d’un sujet en rapport avec la mission, tout y est. La discussion sur un sujet pouvant faire apparaître un autre sujet primordial, il est important d’aborder tous les thèmes. D’ailleurs à bien y regarder vous devez aborder tous les sujets jusqu‘à ce que votre interlocuteur n’est plus rien à dire, et là vous êtes sûr d’avoir toutes les données en main pour continuer votre périple.

Les temps de chargement sont sûrement le plus gros point noir du titre. A chaque changement d’écran, et ils sont nombreux, il faut attendre deux/trois secondes qui paraissent interminables qu’on on veut résoudre au plus vite une énigme ou se rendre à un point précis. C’est assez irritant quand on pense avoir la solution et qu’on visualise la démarche à suivre mais qu’on est freiné par ces chargements. Pourtant l’envie d’avancer est présente et ce problème devient vite un détail que l’on doit apprendre à supporter si l’on veut prolonger cette aventure extraordinaire. De même certaines animations ont du mal à suivre, l’exemple le plus flagrant est quand une animation tourne en continu : une rivière qui s’écoulent aura tendance à saccader.

Si au bout de dix minutes vous ne savez pas le nom de l’héroïne, allez consulter un ORL. En effet une fois présentée, le Kate Walker est mis à toutes les sauces : Bonjour Kate Walker. Comment allez vous Kate Walker ? Au plaisir Kate Walker. Au début ça parait naturel lors des conversations avec Oscar, l’automate qui conduit le train inventé par Hans, mais on se rend compte que tout le monde réagit de la même façon à l’annonce de votre nom.
Quant à la maniabilité elle semble un peu rigide au début, on a l’impression que le personnage ne réagit pas tout de suite aux actions qu’on lui demande mais on s’y fait très vite.

Evaluer la durée de vie de ce genre de jeu est toujours délicat, selon les personnes certaines situation seront très simples à résoudre et pour d’autres demanderont plus de temps, ce qui est sur c’est qu’il y a pas mal d’informations à retenir, de nombreux dialogues et des allers-retours incessants mais le jeu reste relativement simple et une fois plongé dans l’ambiance, vous ne compterez plus les heures.

Sachez que vous avez aussi la possibilité de voir un résumé du premier épisode, très utile pour se replonger dans l’ambiance. Saluons la très bonne initiative de l’éditeur MC2 qui proposera le jeu à un prix attractif de 29,99 € et est également un coffret regroupant le premier et le deuxième épisode pour 39,99 €. Si vous aimez l’aventure vous n’aurez donc plus d’excuse.

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test écrit par Sébastien


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

7 / 10

Verdict

Au final, on se retrouve avec un titre doté d’une ambiance hors du commun, très travaillé et très soigné, magnifiquement écrit et emprunt de poésie. C’est un voyage fabuleux que nous propose Benoît Sokal, illustré par de magnifiques décors et servi par une musique divine, il est dommage que cet ensemble soit gâché par des temps de chargement agaçants : c’est le prix à payer pour monter dans le train et partir à l’aventure.

- / 10

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7 / 10
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