Test de jeu / PS2 / Rygar : The Legendary Adventure
Rygar : The Legendary Adventure

Rygar : The Legendary Adventure

publié le 21 mai 2003
  • 14/05/2003
  • 28/11/2002

Le monde vidéoludique tournerait-il en rond ? Les développeurs souffriraient-ils d’un manque d’inspiration ? Après Shinobi et Contra, c’est au tour de Rygar de faire son come-back sur PS2 après 17 ans d’absence. Cependant, contrairement aux deux titres cités ci-dessus, Rygar s’en tire avec les honneurs. Explications. Il était une fois … Avant de voir en profondeur les multiples qualités et défauts du jeu, attardons-nous quelques secondes sur le scénario. Rygar, gladiateur émérite du royaume d’Argus reçoit les honneurs de la princesse Harmonia lors d’une cérémonie spécialement dédiée à ce fidèle serviteur. Malheureusement, la célébration sera interrompue par les Titans qui enlèveront la délicieuse Harmonia et projetteront Rygar dans une dimension parallèle très mal fréquentée. Votre tâche sera alors triple : sortir du pétrin dans lequel vous avez été propulsés, sauver la princesse des griffes de ces terrifiants démons et enfin libérer le royaume qui court droit à sa perte. Dans son malheur, Rygar hérite du Diskarmor, une arme puissante, sorte de yoyo croisé avec un bouclier, offrant de multiples possibilités. La quête de Rygar se veut épique et fortement teintée de mythologie.Un gameplay progressif L’aventure se veut aussi et surtout évolutive. Après plusieurs heures de jeu, votre façon de jouer n’aura rien de comparable à ce qu’elle était plusieurs heures auparavant et ceci grâce à votre Diskarmor, enfin vos Diskarmors plutôt. En effet, au fur et à mesure que votre quête avance, vous allez récupérer trois Diskarmors différents, placés chacun sous le signe d’une divinité. Au départ, vous débuterez avec celui d’Adès, idéal pour les attaques à distances moyennes, puis vous obtiendrez celui de Céleste, beaucoup plus lent mais disposant d’un angle d’attaque beaucoup plus large et éloigné. Enfin le dernier sera marin, très rapide mais de courte portée. En plus de ces « trois armes », il sera également possible de les upgrader et de les rendre beaucoup plus puissantes. Pour se faire, il suffira de disposer du nombre suffisant d’orbes pour « acheter » ces upgrades. Pour récupérer les orbes, il existe deux solutions : les combats ou la destruction des nombreux éléments composant le décor. Aléatoirement, vous obtiendrez tantôt une orbe violette (d’une valeur de 10) ou rose (d’une valeur de 100). Chaque Diskarmor est upgradable trois fois.

En plus de cela, vous pourrez greffer à votre arme des pierres magiques vous offrant ainsi de nouvelles capacités. Ce système n’est pas sans nous rappeler l’ingénieux système des matérias dans FFVII. Au nombre de 25, il vous faudra de nombreuses heures de jeu pour les retrouver toutes. Aussi, toujours grâce au diskarmor (vu comment cette arme est exploitée, on ne regrette pas qu’il n’y en ait qu’une), vous pourrez invoquer trois créatures différentes. Bien sûr, comme tout le reste du jeu, ces invocations se déclinent en trois variantes de puissance variable.

Mais ce n’est pas tout, en avançant dans l’aventure, vous récupérez de nouvelles attaques dévastatrices mais aussi de nouvelles capacités. Ainsi votre diskarmor, en plus de servir d’arme, vous permettra d’atteindre des endroits inaccessibles auparavant en l’utilisant comme un grappin par exemple. Vous gagnerez aussi quelques mouvements indépendants de votre arme comme la glissade, pratique pour vous faufiler dans les passages étroits.

Enfin, un peu à la manière d’un RPG, il sera possible d’accroître votre puissance d’attaque et votre défense ainsi que votre jauge de magie et de vie.
Les possibilités sont donc énormes et l’évolution du gameplay pousse indiscutablement à poursuivre l’aventure. Durant votre périple vous pourrez également trouver des tablettes qui viendront soit enrichir le scénario, soit éclaircir certains points. De nombreux objets pourront aussi être ramassés vous permettant de refaire le plein de HP ou MP ou bien de lancer une attaque sur vos adversaires.Un monde magnifique Votre quête vous conduira à explorer sept mondes. C’est peu, très peu, mais chaque monde offre un tel spectacle et une telle diversité que l’on pardonne aisément cette faiblesse. Les mondes sont variés : un colisée, des ruines antiques, un monde « aquatique », un monde de « feu »… et superbement modélisés. Chaque tableau est un enchantement pour les yeux tant il fourmille de détails et d’effets sympathiques. Tout d’abord, ce qui frappe, c’est la superbe modélisation des personnages (que l’on peut vraiment admirer durant les cut scenes). Les effets de lumière ne sont pas en reste : arc-en-ciel près d’une chute d’eau, effet de lave, soleil, lumières traversant les fenêtres … difficile de rester de marbre devant cette réalisation magistrale. Le jeu est également ponctué de détails crédibilisant le tout : la poussière qui se soulève sous vos pas, effets de brouillard, tempête de sable, éclaboussures d’eau …Chaque niveau comprend aussi de nombreux éléments destructibles : statues, colonnes, roches … Vos adversaires ne sont pas en reste : les ennemis (nombreux) bénéficient d’un design parfois douteux mais globalement très réussis et les boss sont tout bonnement splendides. Souvent énormes, ceux-ci sont superbement animés et désignés. Oubliez les boss ridicules de Shinobi !

L’ambiance sonore est aussi une franche réussite avec des voix crédibles, de très belles partitions et d’excellents bruitages. Enfin l’animation est souvent excellente (même si Rygar avance lentement) et le jeu ne souffre d’aucuns ralentissements.Dommage … Cependant, aussi bon soit-il, Rygar souffre de défauts parfois agaçants. Tout d’abord la durée de vie est plutôt réduite. Même si l’on débloque d’autres niveaux de difficulté en bouclant l’aventure une première fois, sept mondes c’est très peu. Comptez de six à huit heures pour boucler l’aventure. Bien sûr, partir à la recherche des 25 pierres magiques rallonge le temps de jeu, mais soyons francs, il ne s’agit que d’une durée de vie artificielle. A ce principal défaut, on peut en ajouter d’autres, plus minimes. Tout d’abord, les graphismes magnifiques sont légèrement gâchés par des scintillements parfois trop présents ou des angles de caméra mal choisis (gênant lors des phases de pure plateforme). Enfin, un défaut qui pourrait ne pas en être un pour certains : le jeu est assez dirigiste. Difficile de se perdre même si parfois certains tableaux donnent l’impression qu’il existe une foultitude de chemins différents (vous vous apercevrez que généralement un seul chemin est ouvert et que les autres nécessitent soit un pouvoir que vous ne possédez pas encore, soit d’enclencher un mécanisme). Le jeu comprend aussi quelques énigmes mais finalement leur niveau est beaucoup plus proche de celles d’un DMC que de celles d’un Myst.

Rygar : The Legendary Adventure - 19 Rygar : The Legendary Adventure - 20 Rygar : The Legendary Adventure - 15 Rygar : The Legendary Adventure - 18 Rygar : The Legendary Adventure - 17 Rygar : The Legendary Adventure - 16 Rygar : The Legendary Adventure - 13 Rygar : The Legendary Adventure - 12



test écrit par Olivier


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 5 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

Alors que l’on pouvait attendre de cet énième remake une nouvelle déception, Rygar The Legendary Adventure s’en tire plutôt bien. Bénéficiant d’une ambiance digne d’un péplum, de graphismes magnifiques, de musiques épiques, d’un gameplay simple et évolutif, mais d’une faible durée de vie, Rygar est donc un bon jeu. En attendant les prometteurs Chaos Legion et Onimusha 3 et pour oublier le décevant DMC2, les amateurs du genre peuvent se laisser tenter !

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Rygar : The Legendary Adventure

Rygar : The Legendary Adventure

7.5 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur gamesofficer A partir de 5 €

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes