
Astérix & Obélix Mission Ouifix
publié le 15 décembre 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Etranges Libellules
- Distributeur :Atari
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 4
- 17/11/2006
- inconnue
- inconnue
Un an après un retour convaincant, Etranges Libellules et Atari nous proposent la version portable des dernières aventures vidéoludiques du célèbre duo gaulois Astérix et Obélix. L’occasion pour les retardataires de découvrir la très ludique Las Vegum dans une aventure en tout point identique à son modèle sur console de salon…Bienvenue à Las VegumNous sommes en 52 avant J.C., toute la Gaule est occupée. Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.
Cette célèbre phrase qui ouvre chaque bande dessinée pourrait pourtant ne plus être d’actualité tant le ciel semble prêt à tomber sur la tête du fameux village gaulois. Jugez par vous-même: alors qu’il est le garant de la sécuritédu village en produisant l’indispensable potion magique, le druide Panoramix semble avoir perdu la raison et trahit ses compagnons en livrant à César ses plus fidèles amis druides, lequel n’hésitera pas à recourir à leurs pouvoirs pour défaire une bonne fois pour toute le village qui résiste encore et toujours. C’est par Sam Fishaure, un ancien espion de César qui trahit son ancien mentor, qu’Astérix et Obélix apprennent la terrible nouvelle. Bien décidés à faire la lumière sur cette sombre affaire, Astérix et Obélix (et Idéfix) embarquent donc pour une nouvelle aventure qui les conduira au plein cœur de l’empire romain, et plus particulièrement à Las Vegum, une cité entièrement consacrée aux jeux.


Des références à la pelleAvant de nous attarder sur les qualités ludiques de cette nouvelle production française, attardons-nous quelques instants sur l’aspect parodique poussé à l’extrême. Les fidèles lecteurs des aventures d’Astérix navigueront en terrain connu puisque les développeurs ont parsemé l’aventure de nombreuses références … vidéoludiques. Ainsi, c’est par Sam Fishaure, clone du célèbre agent secret d’Ubi Soft, que le duo gaulois sera aidé tout au long de l’aventure, laquelle les amènera à rencontrer d’insolites soldats romains singeant tantôt Sonic le Hérisson, tantôt Mario Sunshine, tantôt Ken de Street Fighter ou encore Rayman ! L’intrépide Lara Croft n’aura pas été épargnée par les développeurs puisque c’est sous les traits du grassouillet Larry Craft que la belle anglaise fera plusieurs apparitions remarquées. D’autres références ne manqueront pas d’interpeller les amoureux de jeux vidéo, et l’on retrouvera ainsi des murs destructibles inspirés de Tetris et des bombes tout droits sorties de la saga Bomberman. Les dialogues savoureux méritent également que l’on y prête une oreille attentive puisque les références se feront là aussi nombreuses. D’ailleurs, la première d’entre elles ne manquera de faire sourire les fans de la saga Zelda lorsque Fishaure expliquera un puzzle réclamant l’allumage de torches pour ouvrir une porte ! Bref, l’aspect parodique est vraiment réussi et de ce point de vue, le titre se veut fidèle à son modèle sur papier.


Ils sont fous ces romains !Le gameplay quant à lui tentera de mêler baston, en confrontant Astérix et Obélix à des dizaines de romains simultanément, et énigmes, en misant sur la coopération entre les deux gaulois. Niveau combats, le jeu assure en proposant trois types d’attaques différentes et de nombreux combos que l’on sort en alternant les différentes touches géométriques de la console. Il sera ainsi possible de frapper un romain, de l’étourdir en lui assénant un coup violent puis de l’attraper pour frapper les autres adversaires ou tout simplement l’envoyer valser à plusieurs dizaines de mètres. Là aussi les développeurs sont parvenus à retranscrire assez fidèlement les joutes imaginées par le duo Goscinny / Uderzo. Cependant, l’ensemble n’est pas parfait et les combats pourront se montrer répétitifs à la longue, tandis que la jouabilité, bonne dans l’ensemble, souffrira parfois d’angles de vue mal choisis. Certes il est possible de cadrer manuellement la caméra mais la solution choisie par les développeurs (la croix directionnelle ou le stick analogique, selon la configuration du joueur) ne se montre pas tellement convaincante, obligeant le joueur à stopper toute action pour recadrer la scène de jeu. Avouez que cela manque de souplesse, surtout lors des combats ! Les énigmes quant à elles inviteront le joueur à alterner entre les deux gaulois pour se sortir des situations concoctées par les développeurs. L’aventure alterne donc entre exploration/recherche et combats pur et dur. La progression est plutôt agréable, l’aventure intéressante, mais le rythme est gâché par de nombreux temps de chargement assez longuets. De même, les niveaux, qui parodient divers univers, ne sont qu’au nombre de six, handicapant considérablement la durée de vie qui peinera à dépasser les 8 heures de jeu pour boucler l’aventure à 100%. Certes, les développeurs ont profité de l’apparition du jeu sur PSP pour l’enrichir de modes multijoueurs en WiFi mais aucun mode coopération ne répond à l’appel alors que le titre s’y prêtait pourtant bien !


Une conversion fidèleEnfin, sur un plan purement graphique, le titre se montre vraiment convaincant. L’univers est coloré et offre des environnements variés, parodiant les plus grandes contrées et cités du monde: Lutèce (Paris), Venise, l’Egypte, le cirque Maxime, le César Palace… La modélisation est satisfaisante et nos trois héros, ainsi que les nombreux personnages parodiques, sont reconnaissables en un clin d’œil. Toutefois, la réalisation n’est pas irréprochable et le clipping viendra très vite montrer les limites du moteur graphique, tout comme les quelques bugs rencontrés à plusieurs reprises lors de l’aventure: casques romains qui traversent les murs et sols ou pire, les déplacements buggués d’Idéfix, planant parfois quelques centimètres au dessus du sol !
L’ambiance sonore est elle aussi réussie dans l’ensemble avec des dialogues en français vraiment savoureux interprétés avec conviction tandis que les musiques, certes plus anecdotiques, ne manqueront pas de remplir leur devoir en couvrant au mieux les différentes situations rencontrées.
• L’ambiance graphique et sonore réussie
• Les nombreuses références vidéoludiques
• La jouabilité arcade
• Peu de nouveautés depuis la version PS2 (les modes multi restent anecdotiques)
• Quelques problèmes de caméra et lacunes techniques
• La durée de vie limitée.
Verdict
Un an après la sortie du jeu sur PS2, Astérix et Obélix XXL 2 se montre toujours aussi plaisant. En plus d’être graphiquement réussi, le titre d’Etranges Libellules s’appuie sur une jouabilité accessible, que seule une caméra défaillante viendra parfois handicaper. Malheureusement, en dépit de qualités indéniables, et de modes multijoueurs inédits, cette version PSP ne vaut le coup d’œil qu’à condition de découvrir là l’aventure. Les possesseurs de la version PS2 peuvent passer leur chemin, les autres peuvent se laisser tenter par une aventure intéressante mais malheureusement beaucoup trop courte !

Graphismes
7 / 10Malgré un nombre de niveaux réduit, les développeurs sont parvenus à nous offrir des environnements variés et vraiment réussis. Dommage qu’il subsiste quelques lacunes, bugs et clipping en tête
Jouabilité
6 / 10Une prise en main instantanée qui ne pose aucun problème, qu’il s’agisse des combats ou de l’exploration. La gestion de la caméra manque cependant de souplesse…
Son
7 / 10Les musiques collent à l’action et les dialogues en français sont vraiment réussis.
Durée de vie
5 / 10L’aventure est beaucoup trop courte (moins de 10 heures) et les modes multijoueurs anecdotiques.
Fun
7 / 10Baffer des dizaines de romains dans un univers singeant les plus grands jeux vidéos de ces dernières années se montre particulièrement plaisant