
Kane & Lynch : Dead Men
publié le 7 janvier 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Io Interactive
- Distributeur :Eidos Interactive
- Thème :Au pistolet
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 23/11/2007
- 20/11/2007
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Mode solo
- Page 2 : Mode multi, Réalisation, Conclusion
Devenus célèbres grâce à la licence Hitman, les développeurs de Io Interactive nous entraînent aujourd’hui dans un nouvel univers tout aussi sombre et fréquenté par des personnages aussi peu recommandables que l’Agent 47. Kane et Lynch connaîtront-ils la réussite du plus célèbre tueur a gages du monde vidéoludique ?
Le jeu vous plonge dans la peau de Kane, un homme désabusé ayant décidé de devenir mercenaire après la mort de son fils. Au cours de ses pérégrinations à travers le monde, il est entré en contact avec un groupe mystérieux baptisé les 7. Ces derniers l’ont enrôlé pour une ultime mission au Venezuela mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu: alors qu’il pensait ses équipiers morts, Kane eut juste le temps de s’échapper et de regagner les Etats-Unis avec une fortune en diamants mais fut presque immédiatement appréhendé par les autorités. L’issue de son procès était connue d’avance: une condamnation à mort. C’est alors qu’on le conduit vers le lieu où la sentence sera exécutée que débute l’aventure.
Une ambiance réussie
Passée la cinématique d’introduction dans laquelle Kane écrit à sa fille Jenny qu’il n’a plus revu depuis qu’il est devenu mercenaire, nous retrouvons notre anti-héros dans le fourgon qui le mène vers la mort. C’est alors qu’un autre détenu voyageant à ses côtés lui conseille de baisser la tête pour éviter d’être blessé. Avant que Kane ait pu comprendre ce qui arrivait, le fourgon est frappé de plein fouet par un autre véhicule et les deux prisonniers sont rapidement libérés par un commando d’une redoutable efficacité. Quelques minutes plus tard, Kane découvre avec stupeur que quatre membres des 7 sont encore en vie, et qu’ils le considèrent comme un traître: ils ont enlevé sa femme et sa fille et ne les libèreront que lorsque Kane leur aura remis les diamants. Pour s’assurer de sa bonne coopération, les ravisseurs l’obligent à être accompagné du détenu rencontré dans le fourgon. Ce dernier se nomme Lynch et se révèle rapidement être un dangereux schizophrène capable des pires exactions au moment le moins opportun.
Evidemment, l’aventure ne sera pas des plus reposantes et les 16 chapitres que compte le jeu vous offriront de nombreux rebondissements ainsi que deux fins différentes. Bien que l’aventure démarre aux Etats-Unis où vous entreprendrez de braquer une banque, vous devrez par la suite vous rendre à Tokyo dans une discothèque surpeuplée puis dans un building renfermant le QG d’un Yakuza extrêmement puissant. Vous partirez ensuite pour La Havane, ravagée par une guerre civile, et terminerez votre périple dans une jungle infestée de gardes armés jusqu’aux dents. Si les dix premières missions ne posent aucune difficulté particulière et s’enchaînent relativement rapidement, les dernières corsent brusquement le challenge et il faudra vous y reprendre à plusieurs reprises pour négocier certains passages franchement délicats. En tout, il vous faudra ainsi sept à huit heures pour boucler l’aventure dans le niveau de difficulté normal (il existe trois niveaux en tout).
L’esprit d’équipe
Le jeu en lui-même se présente comme un Third Person Shooter (jeu de tir à la troisième personne), à la manière d’un Uncharted, d’un Ghost Recon, d’un Rainbow Six, ou pour prendre une référence un peu plus récente, d’un Stranglehold. Les similitudes entre la production de Io Interactive et celle de Midway Games ne s’arrêtent d’ailleurs pas là puisque Kane fera souvent parler la poudre, tout comme l’inspecteur Tequila chez la concurrence. Manœuvre très à la mode ces derniers temps, notre personnage peut profiter des éléments du décor pour se mettre à couvert, ne s’exposant que de courts moments lui permettant de faire bon usage de ses balles. L’arsenal à disposition est classique mais n’en demeure pas moins efficace: après vous être amusé avec un pistolet bas de gamme, vous aurez tôt fait de prendre en main des fusils mitrailleurs, des fusils à lunette et même des lance-roquettes. Des grenades à fragmentation et autres fumigènes sont aussi à votre disposition pour des approches fracassantes ou masquées.
Mais là où Kane&Lynch diffère radicalement de Stanglehold, c’est dans le fait que votre personnage soit toujours accompagné. Bien sûr, la mission de surveillance de Lynch l’oblige à ne jamais s’éloigner de vous, mais vous devrez vite gérer une petite équipe de quatre hommes sur le terrain. Chacun d’entre eux pourra être envoyé vers une zone précise qu’il devra nettoyer, ou pourra rester près de vous dans tous vos déplacements. Une fois arrivé à La Havane, vous aurez même la surprise de voir une petite armée de 16 combattants soutenir votre groupe, mais leur efficacité est loin d’être probante et leur durée de vie excède rarement une petite minute !




On touche d’ailleurs là à l’un des principaux défauts du jeu: l’intelligence artificielle. Si vos coéquipiers se révèlent plutôt utiles, vos ennemis font en revanche montre d’une désinvolture étonnante durant les combats. Certes ils savent eux aussi se mettre à couvert mais leurs déplacements d’un abri à un autre s’anticipent trop facilement, et leurs réactions lorsque vous attaquez par surprise sont parfois déconcertantes. Durant l’une des dernières missions du jeu, nous avons pu éliminer un à un trois gardes apparemment en pleine discussion sans qu’aucun d’entre eux ne se rende compte qu’un tireur les décimait méthodiquement… De fait, la difficulté du jeu réside plus dans le nombre d’ennemis que dans leur intelligence au combat.
Plus gênant encore, de rares passages sont sensés être effectués en toute discrétion: vous cherchez par exemple à atteindre une bâtisse fort bien gardée et devez pour l’atteindre neutraliser des avant-postes fourmillant de gardes, prêts à lancer une fusée de détresse pour alerter votre cible au moindre danger. Il est malheureusement très difficile de comprendre comment vos adversaires détectent votre présence, et on s’énerve assez rapidement après une dizaine de tentatives infructueuses. Pour tout dire, nous avons fini par éliminer la première sentinelle en toute discrétion au couteau, puis nous sommes fait courser dans un cul-de-sac au travers duquel les ennemis se présentaient en rang d’oignons pour se faire trouer la peau un à un sans que personne ne pense à signaler notre présence ! Un peu décevant…
Heureusement, d’autres séquences sont bien plus réussies comme celles se déroulant à bord de véhicules: après le braquage de la banque lorsque la police vous file le train, puis dans la jungle à bord d’une jeep armée d’une mitrailleuse. Certes ces passages ne gagneront aucun prix d’originalité mais leur présence apporte un peu de fraîcheur au déroulement par ailleurs convenu du jeu. Il faut aussi avouer que les lieux sont suffisamment variés pour maintenir l’intérêt, et que le scénario ainsi que sa narration donnent vraiment envie de parvenir jusqu’au générique de fin. Le seul reproche que l’on puisse adresser dans ce domaine concerne le personnage de Lynch qui brille par ses réactions de fou furieux durant les premiers chapitres puis se fait oublier dans les deux tiers restants de l’aventure.
Pour être totalement complet sur la campagne solo du jeu, il nous faut aussi mentionner le système de gestion de votre santé, comparable à de nombreux shooters modernes: après avoir encaissé trop de dommages, votre vue vire au rouge et vous devez alors impérativement vous mettre à l’abri durant quelques secondes. Si toutefois vous êtes touché une fois de plus, vous vous écroulez parterre mais vos partenaires disposent de quelques secondes pour vous injecter une dose d’adrénaline qui vous remettra sur pied. Mais attention à ne pas succomber immédiatement après sans quoi la nouvelle piqûre pourrait provoquer une overdose mortelle ! Evidemment, vous pouvez vous aussi utiliser cette méthode pour réanimer vos équipiers tombés au combat, ce qui n’arrive heureusement pas trop souvent.




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