
Clive Barker's Jericho
publié le 17 novembre 2007- Etat : Disponible
- Distributeur :Codemasters
- Thème :Horreur
- Genre :FPS / Doom Like
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 29/10/2007
- 4ème trim. 2007
- inconnue
Nouvelle incursion dans le jeu vidéo pour le romancier anglais Clive Barker avec Jericho, un jeu d’action plein de violence et de créatures étranges comme les affectionne le réalisateur du film culte Hellraiser. Si les médias sont désormais tous très liés, est-il possible de faire la passerelle entre cinéma et jeu vidéo ? Réponse tout de suite.
Clive Barker est donc un artiste anglais connu pour son goût prononcé pour le macabre, les créatures étranges et bien souvent organiques. Après un Undying sur PC il y a quelques années, l’homme revient au jeu vidéo avec Jericho, un jeu d’action/aventure en vue intérieure basé sur une histoire originale qui remonte aux origines de la vie sur Terre avec le Premier Né. En clair et sans trop gâcher le scénario, une puissance maléfique ancestrale s’est introduite dans notre monde et menace de souiller la Terre entière. Heureusement que vous êtes là, joueur, avec l’équipe Jericho pour remettre un peu d’ordre dans tout ça.L’union fait la force ?L’unité Jericho est une entité top secrète du gouvernement créée pour contrer des attaques d’origine paranormale. Les sept membres qui la compose sont tous des êtres humains aux caractéristiques extraordinaires, et qui les rapprochent plus des X-Men que des agents Mulder et Scully. Malgré leurs super pouvoirs, notre équipe dispose tout de même de moyens modernes de persuasion (des armes à feu ou blanches) pour se sortir des pires situations.






Le sergent Delgado possède une mitrailleuse rotative au bras droit, un pistolet .50 dans la main gauche et dispose de dons de pyromancie lui permettant de mettre le feu à ses ennemis par simple contact avec sa main droite.
Le capitaine Ross est le leader de l’escouade. Il possède des dons de guérisseur ainsi qu’un fusil d’assaut couplé à un fusil à pompe avec lampe torche. Il a même la voix française de Jack Bauer, ce qui lui donne quelques points de charisme en plus.
Le père Rawlings est un médecin prêtre spécialisé dans les exorcismes. Il possède deux pistolets automatiques de calibre .357 à munitions multiples (perçantes, contondantes et explosives). C’est un homme calme mais qui sait distribuer l’extrême onction quand il le faut.
Le caporal Cole a la faculté de pouvoir hacker la réalité – c'est-à-dire ralentir le temps – et peut en plus distribuer du plomb avec son arme d’assaut 9mm et ses grenades à déclenchement programmable (à l’impact, à proximité, radiocommandé et à retardement).
Vient alors le capitaine Jones qui possède des dons de médium en plus de son fusil d’assaut 5.56mm et de son shotgun 12 coups. Un personnage fantomatique.
Le sergent Church offre son propre sang pour tuer ses ennemis et ouvrir des vortex – c’est le don de sanguimancienne – et est armé d’un pistolet de défense 4.6 mm et de son épée Nodachi.
Enfin, le lieutenant Black est spécialisé dans la télékinésie – pour déplacer ennemis et objets – et est équipé d’un fusil de sniper/ lance grenade 40 mm.
Les présentations faites, sachez qu’il sera possible et même nécessaire de diriger tous les membres de votre équipe pendant la partie. Grâce à une subtile pirouette scénaristique, le capitaine Ross se fait tuer et est ensuite capable de prendre possession du corps des membres de son escouade. Il suffit de poser le réticule de visée sur un des membres de votre équipe et de presser le bouton croix pour glisser dans son corps. Chaque personnage dispose de ses propres compétences magiques et de ses armes pour faire la différence à un moment donné.Du bon et du moins bonMis à part la possibilité de glisser dans la peau des six membres de son équipe, Jericho se présente comme un FPS relativement classique avec des créatures grotesques qui arrivent de partout, des munitions qui viennent à manquer et des boss de fin de niveau copieux comme il faut. Cependant, il est dommage de ne pas pouvoir partager l’aventure à plusieurs, aussi bien en coopération sur le même écran que sur le Net. L’aventure doit se faire uniquement en solitaire avec un système d’ordres sommaire à donner à vos hommes, parfois scindés en deux équipes.




De même, si l’ambiance ne demande qu’à être pesante avec un contexte particulier, des couloirs sombres, des créatures venues des Enfers, et des apparitions maléfiques à droite à gauche, le jeu est résolument trop bourrin pour effrayer bien longtemps. Dès qu’un ennemi sort du sol par exemple – littéralement – les autres membres de l’escouade se mettent tous à vider leur chargeur dessus sans faire preuve d’une grande intelligence. Le jeu est donc vite bourrin et baigne dans la confusion la plus totale par moment: ça tire de partout, des ennemis sortent de nulle part et il est impossible de planifier une vraie stratégie en fonction des compétences de chacun. D’autant que, même si l’un d’entre eux succombe à ses blessures – il est possible de les soigner avec les dons du Père et du Capitaine – l’âme de Ross glisse dans le corps d’un autre soldat lui aussi en plein dans l’action. Il n’est donc pas rare de voir toute son équipe décimée le temps d’un assaut sans vraiment comprendre pourquoi. Si l’on attendait plus un trip à la Doom 3 avec la peur et des sursaut, il faut plus se tourner vers un bon vieux Duke Nukem pour retrouver autant de frénésie.
Il faut ajouter aussi que même si le design des créatures est inspiré (merci Clive Barker), certaines sont particulièrement pénibles à tuer et vous explosent dessus après leur mort. De quoi lessiver toute votre équipe sans avoir le temps de dire ouf. Des situations parfois inégales, souvent frustrantes pour le joueur qui court d’un cadavre à l’autre de ses coéquipiers pour tenter de les ressusciter. Terminons le listing des défauts en parlant du level design quelconque et parfois labyrinthique qui donne l’impression de tourner en rond et d’une réalisation moyenne pour une PlayStation 3: textures floues de loin, sombres et modélisation peu détaillées des héros sont malheureusement à signaler.
Malgré ces errances, Jericho offre une bonne tranche d’action musclée et gore – les têtes explosent à tout va – avec quelques moments de bravoure sous forme de quick time event (des touches apparaissent à l’écran qu’il faut presser le plus vite possible), des boss monstrueux et un scénario d’une rare originalité. Si vous êtes fans, pourquoi pas.




• Les compétences propres de vos hommes
• Les quick time events
• Design des créatures
• Trop bourrin pour faire peur
• Souvent très confus
• Pas de coopération ni de multi
Verdict
Epaulé par un scénario original et par un design inspiré de ses créatures, Jericho pèche malgré tout par une réalisation moyenne, une action trop brutale pour faire peur et par l'intelligence artificielle des membres de votre équipe bien trop souvent limitée. Utiliser les compétences de votre équipe amuse un temps mais un mode coopératif aurait apporté un plus non négligeable.

A partir de 24 €
Graphismes
6 / 10Le jeu est sombre, les textures sont peu détaillées et la modélisation de vos alliés sommaire.
Jouabilité
6 / 10La prise en main est simple mais le jeu baigne parfois dans la confusion la plus totale. On ne sait plus quoi faire ni avec qui.
Son
7 / 10Les doublages français sont de bonne qualité et les musiques collent à l'ambiance.
Durée de vie
6 / 10Une petite dizaine d'heures suffit à en faire le tour et sans coopération ou multijoueurs, vous ne reviendrez pas dessus ensuite.
Fun
6 / 10Jericho offre une bonne tranche d'action mais reste en dessous de nos espérances. Un manque de peur, de coopération, de vraies bonnes idées.