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Cold Winter

Cold Winter

publié le 18 juin 2005
  • 03/06/2005
  • 10/05/2005

Développé exclusivement pour le monolithe noir de Sony Computer, Cold Winter est injustement resté dans l’ombre jusqu’à sa sortie. Pourtant avec toutes les qualités dont il dispose, il serait dommage de passer à côté d’un des meilleurs FPS de l’année à cause d’une simple absence d’information à son sujet. Alors lisez donc ce qui suit…

Avec l’abondance de FPS sur notre bonne vieille PlayStation 2, on pensait avoir tout vu, tout joué. Du FPS militaire à la Medal of Honor au plus tactique (Rainbow Six) en passant par le plus défoulant (Serious Sam) et les plus conviviaux (TimeSplitters 3) ; mais non, il faudra désormais compter sur l’action gore avec une pointe de gadget dedans, le tout servi par un excellent moteur physique !Ca commence comme un James Bond…L’histoire de Cold Winter commence comme celle du film « Meurs un autre jour » : agent secret pour le compte du MI6, Andrew Sterling est fait prisonnier en Chine après avoir été démasqué. Mais au lieu d’être libéré par son employeur, les services secrets de sa Majesté se contentent de supprimer son identité de leurs fichiers, le laissant moisir dans sa geôle. C’était sans compter sur Kim, une vieille amie d’Andrew qui connaît le vrai sens du mot « amitié ». Une fois de retour parmi les vivants, Andrew décide de se mettre à son compte et de ne plus avoir de pitié pour ceux qui se mettraient en travers de son chemin. Voilà dans les grosses lignes le scénario de ce FPS hors norme.…mais ça se termine comme un Tarantino.Développé par la jeune mais talentueuse équipe de Swordfish Studios, ce jeu en vue à la première personne dispose d’arguments de taille pour se démarquer de la concurrence. Les voici présentés par ordre croissant.

Premier atout : sa violence assumée. Loin d’un jeu grand public, Cold Winter est interdit au moins de 18 ans et on comprend rapidement pourquoi : les têtes explosent, les membres volent et la moindre mitrailleuse déchiquette l’ennemi en fins morceaux. Sans aller jusqu’aux fameux 26 points d’impact d’un Soldier of Fortune, le jeu ne lésine pas sur les moyens pour impressionner le joueur avertis. Un véritable choc visuel pour les puristes.

Le second atout de Cold Winter est le côté Mac Gyver du personnage principal. En fouillant les décors et les cadavres que trouve Andrew, ce dernier peut combiner des objets rudimentaires pour se fabriquer des gadgets : des passes partout, des grenades, des bombes incendiaires, des bombes collantes, des cocktails molotovs…C’est amusant de fabriquer ses petits engins de mort et à ma connaissance assez rare dans un FPS.

La troisième grande qualité du titre est certainement l’intelligence artificielle des ennemis. Loin des traditionnels appeaux à balles, les mercenaires que vous affrontez n’hésitent pas à vous lancer des grenades fumigènes (dont l’effet volumétrique est prodigieux), à se planquer derrière des recoins mais surtout à vous contourner, même s’ils doivent traverser une pièce pour le faire. Mieux encore, planqué dans une tourelle de garde avec mon sniper, il m’est arrivé de voir un ennemi monter à l’échelle pour me rejoindre et me tirer dessus au lieu de rester bêtement en contre bas comme dans certains jeux. C’est vraiment sympa même s’ils ont parfois des réactions bizarres, ils ne font pas forcement attention aux grenades que vous leur lancez par exemple mais dans l’ensemble c’est du bon boulot.

Le quatrième point fort de ce FPS est l’abondance de ses modes multijoueurs. Que se soit en écran splitté jusqu’à quatre ou à huit avec l’adaptateur réseau, Cold Winter propose des parties endiablées, fluides et prenantes. Le moteur physique prend toute son ampleur puisque le moindre objet peut servir de barricade ou de protection pare balles.

La cinquième point fort de Cold Winter est justement son moteur physique réaliste, utilisé et utilisable pendant vos échauffourées. D’une simple pression sur le bouton croix, vous pouvez retourner une table et vous plaquer derrière pour vous protéger, vous pouvez également transporter la plupart des objets et les lancer sur l’ennemi. Vous pouvez par exemple déplacer une bombonne de gaz derrière des gardes qui discutent tranquillement et la faire sauter une fois que vous êtes éloigné.

Ajoutez à cela d’autres trouvailles comme une réticule d’objectif apparaissant à l’écran pour vous indiquer dans quelle direction vous déplacer et un minuteur de grenade vous indiquant dans combien de temps tout va sauter et vous aurez un bonne idée de la qualité du jeu. Et je ne vous parle pas des armes et des ennemis nombreux, du scénario prenant ou du réalisme de transporter seulement deux armes à la fois.Quelques regrets toutefois…Mais le jeu n’est pas parfait et certains petits détails, mêmes anecdotiques, manquent à l’appel. Tout d’abord, dans le rôle d’un ancien agent secret, on s’étonne de ne pas avoir de réelles missions d’infiltration mais uniquement des missions de nettoyage à sec bien bourrines sur les bords. Conséquence de quoi, il est impossible de porter les corps ou de prendre en otage des gardes. Dommage.

De même, si la destination est à la mode, il est dommage de passer la plus grosse partie de son temps au Moyen Orient et donc dans un environnement similaire. Un peu plus de diversité n’aurait pas été du luxe…Les autres décors sont plus rares.

On pourra aussi noter la relative lenteur d’Andrew Sterling ou le fait qu’il dispose de trousses de soin en quantités illimitées. Comment voulez-vous que le joueur ne se la joue pas bourrin si celui-ci dispose d’un vie quasi-infinie ? Il faut donc une autodiscipline pour ne pas avoir recours systématiquement au « je fonce dans le tas et je me soigne ensuite » et élaborer de réelles stratégies.

Enfin, dernier regret, nous pouvons noter la gourmandise des sauvegardes estimées à 2600 ko la partie.Les derniers détails techniques. Concernant la réalisation du jeu, celui-ci bénéficie du moteur 3D Renderware développé par les petits gars de Critérion. Résultat l’aliasing est très léger, les effets de lumière sont saisissants mais les textures sont souvent pauvres, peu détaillées et les environnements parfois un peu vides. La bande sonore rattrape les graphismes avec des sons réalistes, crédibles et une musique discrète mais efficace par moment. La maniabilité utilisant les deux sticks et les boutons de la tranche de la manette a déjà largement fait ses preuves dans les classiques du genre et fonctionne toujours aussi efficacement ici. Enfin la durée de vie est carrément confortable : les missions sont nombreuses, ont plusieurs objectifs (dont des secondaires) et les modes multijoueurs viennent compléter le tout. Bref, de quoi faire.

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test écrit par Vincent


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

8 / 10

Verdict

Cold Winter est incontestablement un FPS de grande qualité bénéficiant de puissants atouts pour lutter contre un concurrence féroce. A vrai dire, si vous devez choisir un FPS cet été, je vous conseille vivement d’opter pour celui-ci. Un de mes coups de cœur de l’année !

- / 10

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8 / 10
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