Test de jeu / PSP / Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo
Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo

Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo

publié le 4 mai 2006
  • 19/04/2006
  • 2005

Sortie en même temps que SOCOM 3 sur PlayStation 2, la version PSP de SOCOM estampillée Fireteam Bravo n’est pour une fois pas un vulgaire portage de la version de salon mais une toute nouvelle aventure spécialement pensée pour la portable de Sony. Faîtes vos paquetages, on embarque maintenant !

Premier jeu vidéo utilisant la reconnaissance vocale, Socom premier du nom a rapidement connu un succès planétaire en raison de sa forte immersion et de ses modes multijoueurs nombreux et bien pensés, véritables ambassadeurs du jeu en réseau sur PlayStation 2. Le succès aidant, deux suites - dont la toute dernière vient de sortir en France – et un épisode nomade furent programmés par Zipper Interactive, en attendant d’autres opus d’ores et déjà annoncés. C’est donc l’épisode portable de la série baptisé Fireteam Bravo qui va être autopsié dans ce test complet. En avant, marche !Un mode solo au topOrientée multijoueur, la série des Socom a toujours comporté une grosse aventure solo destinée aux joueurs solitaires. Cet épisode PSP ne déroge pas à la règle et propose pas moins de 14 missions réparties sur quatre zones géographiques différentes : le Chili, l’Afrique du Nord, l’Asie du sud et la Pologne. Autant de destinations que de situations et d’objectifs différents, de l’élimination brutale à la libération d’otages en passant par la destruction de cibles ou la photographie d’objectifs clés. Cette longue campagne en solitaire terminée, il vous sera toujours possible de refaire chaque mission ou bien de jouer au mode action instantanée reprenant les cartes du mode campagne mais en changeant les objectifs : extraction d’otages, extraction furtive, balayer et nettoyer, sabotage et sabotage furtif. De nombreuses alternatives s’offrent au joueur une fois une mission de la campagne solo terminée. La durée de vie n’en est que meilleure.

L’entrée dans le mode campagne commence par une magnifique scène cinématique levant le voile sur la zone géographique, le type de conflit qui s’y trouve et le chef local qu’il faudra réduire au silence. Sobre et épuré, le menu du mode campagne est aussi complet que celui existant sur PlayStation 2 avec le briefing, les objectifs, les infos missions (cartes…) et l’armurerie (arme primaire, secondaire et accessoires à sélectionner pour vous et votre collègue). Une fois déployés sur le terrain pour la première mission, une aide de jeu s’affiche à l’écran pour vous guider dans la pris en main. Déjà disponible dans le menu principal, une sorte de didacticiel vous épaule dans les premières secondes pour les fonctions les plus complexes : donner un ordre, lancer une grenade, s’allonger, faire des pas de côté… En un rien de temps on contrôle parfaitement son équipe de soldats d’élites : le stick sert aux déplacements, la croix sert à zoomer (bouton haut et bas), à naviguer dans l’inventaire (bouton gauche), à passer en vue libre (bouton droite), le bouton R sert à verrouiller un cible, le bouton L à faire des pas de côté, Rond à donner des ordres, Croix à tirer et Triangle à se baisser et se relever. Les trois choses essentielles à retenir sont les pas de côté, le système de verrouillage et la vue libre, presser la direction droite vous permettant de regarder autour de vous ou de viser avec précision la tête d’une sentinelle. Des commandes simples et plus efficaces qu’un Splinter Cell : Essentials par exemple.

Certainement pour faciliter la prise en main, cette version portable dispose d’un système de verrouillage des ennemis très efficace qui permet de faire mouche pratiquement à 100%. Contrairement à la version PlayStation 2, il en devient plus facile de se lancer dans une action solitaire plutôt que de déléguer ses actions à son coéquipier. Le joueur n’est pas sanctionné par son côté bourrin, bien au contraire, il est parfois plus efficace et rapide (surtout) d’être en première ligne que de dire à Lonestar (votre unique homme) de vous ouvrir un chemin. Le fameux système d’ordre de Socom est toujours présent même si le Headset n’est cette fois pas compatible pour cette fonction, mais uniquement pour converser pendant les parties à plusieurs. Pour donner un des 16 ordres possibles, une simple pression du bouton Rond suffit à ouvrir le menu de sélection. Même si le collègue répond bien aux ordres, on est quand même tenté de tout faire tout seul pour gagner du temps et pour jouer plus, et ce n’est pas l’absence de checkpoints ou de trousses de vies qui freineront notre envie, le jeu étant globalement plus facile que sur PlayStation 2.

Ces concessions et ces adaptations faites, Socom US Navy Seal Fireteam Bravo propose une aventure solo prenante et complète avec de nombreux objectifs primaires et secondaires (des bonus, des cachés, et d’autres à débloquer avec Socom 3) variés et intelligents. Les cartes sont grandes, les environnements différents et les animations crédibles renforcent l’impression d’avoir un jeu aussi bon que sur PlayStation 2 dans les mains.Des modes multijoueurs completsQue serait la série des Socom sans ses modes multijoueurs ? Pour éviter de répondre à cette question, les développeurs de Zipper Interactive ont bien profité des capacités de la PSP pour implanter des modes multijoueurs jouables jusqu’à 16 aussi bien en infrastructure qu’en Ad Hoc. Ces derniers sont compatibles avec le Headset PSP vendu avec le jeu pour communiquer avec ses partenaires lors des joutes en équipes ou pour les narguer en match à mort. Pour ceux qui n’en seraient pas équipés, il est toujours possible de balancer quelques provocations à l’aide du bouton Rond. Jouissives si bien utilisées.

Fortement inspirée des modes de Socom version PlayStation 2, cette version PSP propose autant de modes différents : le mode Suppression assimilable à un vulgaire deathmatch entre les joueurs, le mode Captive dont le principe est d’éliminer son adversaire sans faire de morts, le mode Démolition qui consiste à poser une bombe dans la base ennemie tout en protégeant la sienne, le mode FFA qui s’apparente à un mode survival chronométré où il faut faire le plus de frags le plus vite et le mode Extraction un peu plus subtil puisqu’il consiste à libérer des otages. Ajoutons que les modes Suppression et FFA existent en déclinaison Stock pour les joutes en équipes. Autant de modes de jeux qui relancent l’intérêt de cet UMD et qui décuplent les sensations que peut nous procurer ce jeu.

Grandes et toujours fluides, les sept cartes du mode multijoueur proposent autant d’environnements différents (ville, glace, dock, rivière…) mais ne contiennent pas de véhicules à utiliser comme sur PS2. A noter d’ailleurs qu’un transfert de données entre SOCOM 3 et SOCOM PSP permettra de débloquer de nouveaux avatars pour cet opus portable mais aussi de nouvelles armes pour la campagne solo. Sans défaut majeur, le mode multi de ce Socom Fireteam Bravo souffre toutefois du système de lock automatique – présent dans le mode campagne – qui facilite trop les éliminations de joueurs. Impossible de gagner en précision au fur et à mesure des parties ou de prendre son temps à ajuster la tête d’un ennemi quand il suffit de courir vers lui l’arme à la main pour le tuer. La précision et l’expérience sont ici remplacés par la rapidité d’exécution et la fourberie, prendre l’ennemi de dos ne lui laissant aucune chance. Pour le reste, cette expérience multi est une des meilleurs que l’on puise trouver sur PlayStation Portable alors il serait dommage de la bouder.Derniers détails avant d’embarquerSi la maniabilité et la durée de vie de Socom Fireteam Bravo sont proches du sans faute, on ne peut pas en dire autant de la partie graphique. Les niveaux sont dans l’ensemble inégaux et certaines missions dans une jungle touffue tranchent radicalement avec la froideur d’une casbah d’Afrique du Nord vide et aux textures monochromes. Dans l’ensemble la réalisation de Socom aurait mérité un meilleur traitement pour être à la hauteur du jeu PlayStation 2. Certes les graphismes ne sont pas hideux et les personnages sont bien modélisés mais le clipping est omniprésent sur les niveaux en extérieurs et les intérieurs sont vides de meubles ou de détails graphiques. Pour sa défense, nous retiendrons tout de même des cartes vastes et bien construites et des animations réalistes mais nous attendrons plus de la suite. La bande sonore rattrape un peu cette légèreté avec des voix françaises inspirées et des bruitages parfaits.

Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 29 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 4 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 6 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 10 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 1 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 28 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 40 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 46 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 45 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 44 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 38 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 35 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 36 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 24 Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo - 19



test écrit par Eric


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

  • 0 / 10

    Fun

8 / 10

Verdict

Cette version PSP de la série des Socom n’a rien à envier à sa grande sœur sur PlayStation 2. Le mode solo est long et prenant et les modes multijoueurs suffisamment variés pour prolonger la plaisir des heures durant. Si quelques détails techniques et un système de visée pour l’heure un peu trop assisté avaient été modifiés, l’expérience aurait été encore meilleure. En attendant, Fireteam Bravo reste un excellent jeu d’action sur PlayStation Portable. Une référence.

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo

Socom US Navy Seals : Fireteam Bravo

8 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur gamesofficer

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes