
Namco Museum Battle Collection
publié le 24 novembre 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Namco
- Distributeur :Namco
- Genre :Inclassable
- 11/2005
- inconnue
- 02/2005
Alors que le rétro-gaming semble être à la mode ces derniers temps, Namco se devait de ressortir quelques-uns de ses meilleurs titres ayant participé à l’histoire du jeu vidéo. Ainsi, Namco Museum Battle Collection vous permet de redécouvrir sur PSP 16 grands classiques accompagnés de 4 remakes mis au goût du jour.
Puisque tous nos lecteurs n’ont pas forcément connu les titres présents dans le jeu lors de leur sortie, nous les présenterons rapidement un par un, dans leur version originale ou revisitée, puis nous ferons un point sur leurs qualités et défauts avant de conclure.Les classiques Pac-Man : dans ce grand classique du jeu d’arcade, vous incarnez Pac-Man, un glouton jaune enfermé dans un labyrinthe rempli de pastille que le héros doit avaler afin de passer au niveau suivant. Tout serait simple si quatre fantômes ne le poursuivaient pas continuellement mais heureusement pour lui, quatre pastilles spéciales réparties aux quatre coins de l’aire de jeu lui permettent momentanément de manger les fantômes.
Galaxian : similaire à un autre classique nommé Space Invaders, Galaxian vous met aux commandes d’un vaisseau spatial à bord duquel vous devez détruire des hordes d’ennemis. La différence est qu’ici les aliens se détachent parfois de leur flotte pour se diriger vers vous tout en tirant : il faut donc anticiper leurs déplacements et leurs tirs !
King & Balloon : un jeu finalement similaire à Galaxian dans son principe. Vous devez en effet détruire des ballons qui cherchent à enlever le roi, celui-ci étant placé entre vous et les ennemis. Si un ballon parvient à s’emparer du souverain, vous devez absolument le détruire avant qu’il ne quitte l’écran sous peine de perdre une vie.
Galaga : pratiquement identique à Galaxian, Galaga se distingue par l’apparition des ennemis. Alors que dans le premier titre les aliens sont dès le départ en formation en haut de l’écran, ceux de Galaga apparaissent progressivement par vague. En outre, des stages bonus font leur apparition entre certains niveaux.
Rally-X : c’est ici Pac-Man qui sert d’inspiration. Vous êtes à bord d’une voiture et devez ramasser des drapeaux disséminés à bord d’un labyrinthe tout en étant poursuivi par d’autres bolides. Il est possible de semer vos poursuivants en leur balançant un nuage de fumée s’ils s’approchent trop de vous. De plus, le labyrinthe s’étale sur plusieurs écrans et le jeu bénéficie donc d’un scrolling horizontal et vertical.
New Rally-X : presque en tout point identique à son prédécesseur, New Rally-X n’apporte rien de vraiment neuf. Il est par contre plus abordable grâce à une difficulté bien mieux dosée.
Bosconian : à nouveau à bord d’un vaisseau spatial, vous devez détruire des bases ennemies situées autour de vous. Il faudra éviter les astéroïdes, les mines et les vaisseaux de garde qui vous poursuivent. Votre engin est heureusement équipé de 2 canons, l’un tirant devant et l’autre derrière. Encore un jeu à scrolling horizontal et vertical.
Dig Dug : ce grand classique vous plonge dans des galeries souterraines infestées de bestioles antipathiques. Vous devez les exterminer en les attrapant grâce à un tuyau par lequel vous pouvez ensuite souffler de l’air afin de les faire exploser. Plus radical, laissez-vous suivre par vos ennemis puis profitez de la gravité pour leur faire tomber des rochers dessus !
Dig Dug II : le principe est similaire au premier volet mais le jeu est présenté en vue de dessus et les rochers ne sont donc plus d’actualité. Sur la longueur, on préfèrera l’original, plus varié.
Xevious : un jeu de tir à scrolling vertical. A bord d’un vaisseau, vous devez survoler des zones en évitant les tirs ennemis et en détruisant les vaisseaux qui vous attaquent ainsi que les bases au sol. Vous avez pour cela à votre disposition un canon laser et des bombes.
Mappy : un jeu assez original dans lequel vous incarnez une souris poursuivie par des chats. Le rongeur doit dérober des objets dans une maison divisée en plusieurs étages et plusieurs colonnes. Pour passer d’un étage à un autre, il faut utiliser des trampolines et certains étages ne peuvent être parcourus que dans une direction tant que la porte qui s’y trouve n’est pas ouverte en passant dans le bon sens. L’un des premiers casse-tête vidéoludique ?
The Tower of Druaga : vous êtes un chevalier enfermé dans un labyrinthe. Vous devez à chaque niveau trouver une clé puis rejoindre la porte correspondante qui vous permet de passer au suivant. Bien sûr, des ennemis tentent de vous barrer la route et vous devez trouver la sortie en un temps limité. Le Q.I. négatif des ennemis rend toutefois la procédure assez simple…
Dragon Buster : rappelant furieusement des titres comme Zelda, en beaucoup plus simple, ce jeu vous place dans la peau d’un chevalier qui doit parcourir différents donjons infestés d’ennemis afin de progresser sur la carte du monde. Equipé d’une épée et sachant envoyer des boules de feu, il devra éliminer un boss à la fin de chaque niveau. Sans aucun doute un jeu illustrant le début des RPG.
Grobda : aux commandes d’un tank, vous êtes propulsé dans une arène face à d’autres tanks et machines de guerre. Vous devez les éliminer toutes pour passer au niveau suivant, en utilisant au mieux votre canon et votre bouclier.
Motos : vous dirigez une boule sur un damier et votre but est de faire tomber du plateau d’autres boules de couleur différente. Simple au début, le jeu se corse rapidement avec l’apparition d’obstacles et autres bumpers !
Rolling Thunder : un jeu de tir à scrolling horizontal se déroulant sur deux niveaux. Vous devez progresser en tirant sur les ennemis qui apparaissent au sol ou à l’étage, et pouvez passer de l’un à l’autre sur simple appui d’un bouton. Certaines portes vous permettent de récupérer des munitions ou de nouvelles armes. Un jeu que l’on retrouve avec émotion mais diablement difficile !En bonus Prévus à l’origine pour fonctionner sur des bornes d’arcade, tous les jeux classiques de Namco Museum Battle Collection ont un format d’écran différent de celui de la PSP. Ainsi, ils occupent dans leur taille originale une toute petite partie de l’écran de la console. Pour remédier à ce problème, Namco a inclus la possibilité de zoomer au maximum l’image pour qu’elle soit aussi grande que possible toute en conservant son ratio d’origine. Si la qualité en pâtit évidemment, l’expérience est tout de même plus agréable. Il est aussi possible d’étirer l’image pour que celle-ci occupe l’écran dans son intégralité mais les jeux sont alors vilainement aplatis et le résultat est loin d’être probant.
Dans le même ordre d’idée, certains jeux peuvent être utilisés en faisant pivoter la console de 90 degrés, la croix directionnelle se trouvant alors en bas. Pour les jeux nécessitant un bouton de tir, celui-ci peut dans cette configuration être remplacé par l’utilisation du stick : il suffit alors de le bouger dans n’importe quelle direction pour tirer. Intéressante en théorie, cette rotation ne fonctionne vraiment que lorsque le tir n’est pas nécessaire, la manipulation au stick étant trop peu naturelle.
Dernière possibilité offerte par les jeux classiques de la compilation : la possibilité de les partager avec un joueur PSP ne possédant pas l’UMD, grâce à la fonction Partage de jeu qui utilise les capacités WiFi de la console. A noter que même les personnes ne disposant que d’une seule PSP pourront s’essayer au multi-joueurs puisque les titres proposés, à deux exceptions près, permettent tous de jouer à deux, à tour de rôle toutefois.Les revisités Pac-Man : la version améliorée de Pac-Man offre tout d’abord une présentation différente du jeu. Le labyrinthe, le glouton et les fantômes sont maintenant présentés en 3D, en vue de trois quarts. En outre, le jeu se voit doté d’une structure représentée par une carte du jeu sur laquelle le héros progresse. Chaque étape est l’occasion de finir plusieurs labyrinthes puis d’affronter un boss. Enfin Pac-Man peut par ailleurs bénéficier dans cette version de certains power-ups inédits.
Galaga : la refonte graphique de ce titre est moins radicale que celle de Pac-Man. En effet, si les différents vaisseaux sont plus joliment dessinés que dans l’original, seul l’arrière-plan bénéficie d’objets en 3D, d’ailleurs plutôt réussis. Encore une fois le jeu est découpé en plusieurs mondes, chacun étant composé de 4 vagues d’ennemis puis d’un boss à détruire.
New Rally-X : la présentation de ce remake est assez proche de l’originale quoique bénéficiant d’un traitement 3D du plus bel effet. Le labyrinthe est toujours en vue de dessus mais les buildings utilisent la perspective à la manière des GTA de la PSOne. Le jeu en lui-même n’a pas été profondément modifié.
Dig Dug : plus proche de Dig Dug premier du nom que du second volet, cette version améliorée propose de plus jolis graphismes mais aussi l’apparition de stages bonus amusants vous opposant à des boss du même acabit que ceux du remake de Pac-Man.C’était vraiment mieux avant ?Que vous optiez pour l’un des jeux classiques ou l’un des remakes proposés par Namco Museum Battle Collection, une constatation s’impose : tous les titres sont très rapidement lassants. Certes, l’enveloppe graphique des originaux n’incite peut-être pas les gamers fans de polygones survitaminés que nous sommes à persévérer. De plus, leurs effets sonores tout aussi basiques énervent rapidement. Ceci étant, et même en faisant abstraction de la présentation, il faut admettre que le gameplay de jeux qui fascinaient il y a vingt ans paraît bel et bien dépassé aujourd’hui.
Alors on s’amuse une petite heure à découvrir ou redécouvrir des titres mythiques de l’histoire du jeu vidéo, mais on en vient rapidement à regretter la variété des situations proposées par les productions actuelles, et on finit par ranger l’UMD dans sa boîte, sans aucune véritable perspective de le ressortir plus tard.
Verdict
Il est difficile de donner une note globale à une compilation regroupant des jeux aussi différents, tant dans l’intérêt qu’ils suscitent que dans les souvenirs qu’ils évoquent ou dans leurs qualités techniques.
Dans tous les cas, la réalisation des titres classiques est évidemment bien en deçà de ce que l’on attend d’une PSP. En outre, il faut bien avouer qu’après avoir rejoué dix minutes à chacun d’entre eux, on ne ressent pas vraiment l’envie d’y revenir régulièrement.
Les quatre jeux revisités sont eux un peu plus intéressants car plus variés et bénéficiant d’une réalisation acceptable. En revanche, les quelques nouveautés proposées ne suffisent pas à maintenir l’intérêt sur le long terme et Namco Museum Battle Collection est finalement une compilation qui risque de prendre rapidement la poussière sur votre étagère.
Les notes données dans ce test ne concernent que les jeux revisités, les classiques étant fidèles à leur modèle.

A partir de 14.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie