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Bons Baisers de Russie

Bons Baisers de Russie

publié le 25 mai 2006
  • 01/2006
  • inconnue

Après plusieurs épisodes plus ou moins réussis sur PlayStation 2, l’agent double zéro sept débarque pour la première fois sur la petite PlayStation Portable avec la conversion abrégée de Bons Baisers de Russie. Mais pourquoi ne pas avoir réalisé un jeu inédit ?

L’arrivée de James Bond sur PlayStation 2 avec James Bond: Espion pour Cible fût sympathique et laissa espérer un avenir aussi brillant que par le passé pour la licence. GoldenEye allait-il être enfin détrôné? Et bien non, toujours pas. A ce jour, les jeux estampillés 007 n’ont pas réussi à retranscrire cette ambiance si particulière des films avec gadgets high tech, James Bond Girls et surtout des phases d’infiltration et de discrétion aussi nombreuses que l’action. Ce n’est pas ce Bons Baisers de Russie qui prouvera le contraire. Reste à voir, maintenant qu’Activision a récupéré la licence, ce que fera l’Américain avec un tel univers…

A quand des titres inédits sur PSP ?

Sorti en fin d’année 2005 sur PlayStation 2, l’adaptation libre de Bons Baisers de Russie est finalement sortie sur la console portable de Sony avec quelques mois de retard. L’occasion d’avoir toujours un concentré de charme britannique au fond de sa poche me direz-vous ? Ce n’est malheureusement pas le cas, en raison d’une adaptation sans ambition.

Reprenant le cadre et l’ambiance du long métrage sorti en 1963, Bons Baisers de Russie permet au joueur nomade de contrôler Sir Sean Connery dans un jeu d’action à la troisième personne qui sent bon la poudre. Résolument bourrin, le gameplay mise surtout sur les fusillades entre les méchants communistes et le gentil agent secret britannique. Malgré l’absence d’un second stick et de deux gâchettes, la maniabilité sur PSP s’en sort honorablement: le bouton L sert à verrouiller une cible, le bouton R à tirer, un autre bouton sert à se baisser et faire des roulades et un dernier sert aux prises au corps. Simple et accessible, vous contrôlerez parfaitement votre avatar en quelques secondes et c’est tant mieux puisque dès les premières minutes vous devez vider votre chargeur sur l’ennemi. Orientable avec les boutons Carré et Rond, la caméra peut être ajustée à tout moment par le joueur mais s’avère beaucoup trop lente pour être optimale. En parlant de lenteur, l’agent 007 est beaucoup moins vif et svelte que dans sa version de salon ce qui rend parfois l’action laborieuse.

Afin de palier à cette caméra trop lente le système de verrouillage automatique facile grandement les échanges de tirs et, pour les plus subtiles, il est toujours possible de viser avec précision avec le bouton Carré. Tirer sur la corde à laquelle est raccrochée un terroriste et il tombe, tirer sur son arme le rend plus docile et tirer sur ses grenades le fait exploser. Ces excès de zèle sont d’ailleurs récompensés par des points bonus à réinvestir dans l’amélioration des armes et des outils de protection. On appelle ça un facteur de motivation, ce qui fonctionne également pour les morts furtives facultatives.

Bons (petits) bisous de Russie.

Si sur PlayStation 2 le scénario tenait le joueur en haleine sur près de seize niveaux, cette conversion PSP se voit amputée de toutes les missions se déroulant à bord d’un des véhicules suréquipés de l’agent secret. Au final, seules huit missions ont réussi leur passage sur PlayStation Portable, soit pratiquement la moitié de moins que sur sa grande sœur, et comme les niveaux motorisés servaient de liens entre deux échauffourées à pieds, l’histoire de cette version portable manque cruellement de liant entre les scènes. D’une petite cinématique de qualité moyenne (un simple encodage des vidéos PS2), James Bond change de décors et de situations pour se remettre dans le feu de l’action. Naturellement la durée de vie accuse le coup, même s’il est possible de refaire les niveaux sous différents paramètres (des défis quoi) pour remporter quelques bonus, nous aurions aimé avoir de véritables missions voire carrément des niveaux inédits et exclusifs à la PlayStation Portable. Et pourquoi pas un jeu inédit pendant qu’on y est ? J’en demande peut être trop de la part de certains éditeurs.

Au lieu de travailler sur le mode solo, Electronic Arts a tout de même planché sur les différents modes multijoueurs en Wifi local pour apporter une petite touche de convivialité bienvenue à l’UMD. Les amateurs de Lan sur PSP pourront ainsi s’en donner à cœur joie sur les différents modes deathmatchs à pieds ou directement à l’aide du jetpack. L’attitude est louable mais insuffisante pour palier l’absence de challenge et un mode solo trop court, d’autant que dans le genre un jeu comme Socom est plus complet et plus tripant.

Heureusement que la réalisation reste à la hauteur de l’opus PlayStation 2 avec des textures de qualité sur les premiers plans des niveaux, des personnages bien modélisés et nombreux et des effets spéciaux sympathiques. On reprochera tout au plus une animation un peu trop lente par moment et des arrières plans moins classieux. L’ambiance sonore est identique à la version de base, avec générique stylé au début du jeu. Dernier détail pour les possesseurs de PlayStation 2 et de PSP, la version nomade coûte 50 euros alors que celle de salon vient de passer à 30 euros et est plus complète et mieux réalisée. Le choix est vite fait pour cette catégorie de gamers, pour les autres il est conseillé de s’orienter vers un très bon Socom US Navy Seals Fireteam Bravo nettement plus dynamique et travaillé.


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test écrit par Vincent


  • Graphismes

    7 / 10

    Les textures sont correctes sur les premiers plans mais restent floues pour ce qui est du reste et les personnages sont bien modélisés.

  • Jouabilité

    6 / 10

    La caméra est trop lente, tout comme l’agent secret qu’elle cherche à entourer. Heureusement, la visée automatique facile les échanges de coups de feu.

  • Son

    8 / 10

    Les musiques d’ambiance à la James Bond répondent à l’appel, tant dans le générique de début que pendant les missions. Les bruitages sont adéquats.

  • Durée de vie

    4 / 10

    Une aventure solo torchée en trois heures que seuls les fans absolus referont dans leur version défi. Les modes multijoueurs prolongent le plaisir si vous trouvez d’autres possesseurs de l’UMD.

  • Fun

    5 / 10

    Amusant le temps de l’aventure solo, il faut être motivé pour refaire les défis.

• Incarner James Bond, quelle classe
• L’ambiance sonore est travaillée
• L’action est parfois prenante

• Une demi conversion de l’opus PlayStation 2
• L’animation et la caméra sont lentes
• Pourquoi ne faire de jeux inédits sur PSP ?

5 / 10

Verdict

Sacrifiant l’aventure solo au profit de modes multijoueurs pas vraiment palpitants, Electronic Arts livre aux joueurs sur PlayStation Portable une version de Bons Baisers de Russie raccourcie et sans ambitions. Les graphismes sont à la hauteur mais la maniabilité et la caméra sont trop lentes pour dynamiser les échauffourées. Un petite conversion tout juste moyenne.

- / 10

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