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Evénement PSP

UbiDays 2007

publié le 25 mai 2007

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Déjà aperçu durant l’E3 2006, Brothers in Arms Hell’s Highway fait aux UbiDays 07 un retour en force avec une démonstration permettant à la fois de se faire une idée plus précise du gameplay proposé et de constater les progrès réalisés dans le rendu global du jeu.

Menée par le Colonel John Antal, retiré des forces armées américaines, et Randy Pitchford, producteur exécutif du jeu, la présentation débute par une intervention du colonel insistant sur la volonté de proposer une histoire dramatique apte à plonger le joueur au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis le scénario relatant une véritable opération baptisée Market Garden jusqu’à l’équipement des soldats en passant par la modélisation fidèle de plusieurs lieux existants, Hell’s Highway affiche un grand souci du détail. Pour une immersion toujours améliorée, le Sergent Baker que vous incarnez réfléchit souvent à haute voix et partage avec vous les difficultés du commandement et de la guerre.

La démonstration à laquelle nous avons assisté place le joueur aux commandes de deux unités : l’unité d’assaut et l’unité de bazooka. Elles sont dirigées le plus simplement du monde en pointant le viseur et en appuyant sur la gâchette gauche : si vous désignez une zone de votre environnement, vos équipiers s’y rendront, mais s’il s’agit d’une cible, ils ouvriront le feu. Bien entendu, les soldats ennemis ne se contentent pas de jouer les pigeons d’argile et ripostent à vos tirs. Il faut alors vous mettre à couvert, une opération d’autant plus simple qu’elle est automatisée dès que vous approchez d’un objet adéquat ! En combat, une vue spécifique peut d’ailleurs être activée et vous signale les zones protégées qui gardent leur couleur d’origine et les zones dangereuses qui virent au rouge.

   

Evidemment, vos adversaires savent aussi utiliser les différents recoins du décor pour se mettre à l’abri et vous devez alors élaborer des tactiques permettant de les déloger. Vous pouvez pour cela ordonner à vos hommes d’effectuer des tirs de couverture pendant que vous prenez l’ennemi par le flanc, ou adopter une attitude plus brutale en abusant du bazooka. Attention toutefois à ne pas gaspiller les munitions !

Durant la démonstration, certains aspects plus subtils ont été mis en évidence comme la gestion de la durabilité des couvertures : un soldat allemand a en effet tenté une approche derrière une palissade de bois, essai infructueux puisque Randy a fait volet en éclat les planches et la tête ennemie d’une rafale de mitraillette.

Quelques secondes plus tard, nos unités se retrouvent sous le feu d’une mitrailleuse lourde placée au sommet d’une tour, et trois options s’offrent alors à nous : tenter d’abattre le tireur de loin, pénétrer dans la tour puis atteindre la mitrailleuse, ou donner du bazooka. Cette dernière option étant a priori la plus efficace, c’est celle que choisit Randy avant de jouer de la grenade pour déloger quelques ennemis placés un peu plus près du bâtiment. A quelques mètres de là, une porte permet au Sergent Baker de s’infiltrer, seul cette fois, pour des affrontements en espace clos.

Hormis le système de commandes permettant une approche différente de la plupart des FPS, le jeu bénéficie aussi d’une réalisation de qualité servie par un moteur basé sur l’Unreal Engine 3. Signalons toutefois que ce dernier a été profondément modifié pour l’occasion si bien que les développeurs parlent, avec le sourire, de la version 3.5 du moteur d’Epic.

   

Les changements apportés par Gearbox semblent en tout cas efficaces : le niveau global du rendu est excellent, qu’il s’agisse de la modélisation ou des textures, et de nombreux objets de l’environnement sont destructibles. On a par exemple assisté au démantèlement d’une statue à la MG42 dont les balles s’échappaient en laissant une traînée de fumée du plus bel effet, et l’on a pu noter l’ombre de Baker sur le sol s’animant de manière réaliste lorsque celui-ci donnait des ordres à ses équipiers. Ces derniers ne sont d’ailleurs plus figés comme sur les consoles de la génération précédente et adoptent désormais une posture naturelle en attendant les directives. Autant de petits détails qui, s’ils servent une aventure bien conçue, devraient contribuer à rendre Hell’s Highway indispensable à tous les fans du genre.

Pour conclure, mentionnons la possibilité de jouer en ligne à 12 contre 12, les détails n’ayant pas encore été dévoilés, et avouons que ces quelques minutes de jeu ont suffi pour nous donner envie de plonger, une énième fois, au cœur de la Seconde Guerre Mondiale : si les situations rencontrées sont suffisamment variées pour rendre le système de commande réellement utile, on pourrait bien tenir là un FPS stratégique de grande qualité.
 

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