StrangleHold - Test PS3
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StrangleHold

StrangleHold

publié le 9 janvier 2008
  • 16/11/2007
  • 25/09/2007

John Woo et Chow Yun-Fat mettent le paquet, mais pas pour le cinéma. Cette fois, c’est sur console que l’on se retrouve aux commandes de l’un dans une mise en scène folle conçue par l’autre. Les amateurs de films made in Hong Kong seront aux anges.

Stranglehold donne suite à Hard Boiled, en tentant de retranscrire à l’écran tout le savoir faire de John Woo. Et on peut le dire, il s’en sort avec les honneurs.Tequila showHong-Kong, bastion des gangs, est le théâtre d’un nouveau drame. Un flic s’est fait assassiné, et deux jeunes femmes kidnappées. Pourquoi ? Une histoire de puissance, de territoire, mêlant différents clans, dont la cohabitation est inimaginable. Que faire devant tant de violence ? Faire appel à Tequila, l’agent qui en plus d’avoir la classe, est la représentation virtuelle de Chow Yun-Fat. C’est ainsi que débute l’action de Stranglehold, qui vous vous en doutez, ne brillera pas par la profondeur de son scénario.

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C’est l’occasion de découvrir ce que c’est que d’être dans la peau de cet agent, qui inonde la scène de sa classe par sa seule élocution. Et bien le reste suit le même mouvement, puisqu’il sera possible de bondir quasiment dans tous les sens, de jouir d’un bullet-time presque à volonté permettant d’arroser tous les vilains correctement, et de réaliser une paire de mouvements qui nous placeraient presque au rang de dieu de la classe.Bang, bangLe principe est assez simple: il faut tirer sur tout ce qui bouge, et même ce qui ne bouge pas. En effet, les développeurs se sont lâchés, puisqu’il est possible d’interagir par le biais de ses balles, sur une grande partie du décor. D’ailleurs, celui-ci devient notre meilleur allié pour venir à bout de nos ennemis. Un homme sous un panneau nous tire dessus ? Qu’à cela ne tienne, on shoot le panneau, qui gentiment lui tombera dessus et en finira avec lui. On peut aussi viser notre vis-à-vis directement, c’est au choix. Mais le décor ne sert pas uniquement de cible de premier choix. Grâce à nos talents d’acrobate, on peut profiter de tout ce qui se présente pour se mettre dans les meilleures conditions d’attaque. Par exemple, se mettre en planque derrière un mur ou un poteau. Evidemment comme les éléments sont destructibles, on ne peut pas y rester indéfiniment. L’autre solution consiste à plonger à la Max Payne. On y rajoute un soupçon de ralenti, et nous voila prêt à tirer avec un maximum de précision, tout en évitant les balles adverses. Et comme il s’agit quand même de Chow Yun-Fat, celui-ci peut également marcher sur tout ce qui est anguleux: rampes, arbre renversé, bordures, etc.

On dispose déjà de quoi faire avec ces éléments, mais ce n’est pas tout. En enchaînant les morts, avec le maximum de style, on accumule des bombes tequila, qui en réalité permettent de remplir une jauge. Cette jauge donne l’opportunité de faire appel à des capacités spéciales. Premièrement, on peut se soigner avec un peu de cette jauge. La deuxième habilité permet de ralentir le temps, et de viser avec une précision extrême un ennemi au loin. Vient ensuite l’habilité de fusillade qui permet, pendant un court instant, d’utiliser son arme sans user de ses munitions, avec une cadence de tir beaucoup plus élevée. Imaginez les dégâts avec un fusil à pompe. Reste le dernier mouvement, l’apothéose, puisque celui-ci vous détache complètement des commandes avec un Tequila qui se met à tirer autour de lui, éliminant toutes les personnes présentes dans la pièce, avec une pose à couper le souffle, et des colombes qui l’entourent et s’envolent. God of Hong Kong, je vous dis.

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Les ennemis diffèrent mais on retrouve souvent les mêmes têtes. De toute façon, il ne faut pas se poser de question, juste tirer. D’autres évènements viendront apporter un peu de variété, sous forme de mini-missions, sans parler des différents boss. Par moment, le jeu bascule dans un mode particulier, lorsque Tequila se retrouve au milieu de plusieurs ennemis. Il se concentre alors et, avec un temps ralenti, on peut tirer tour à tour sur chacun des ennemis, tout en esquivant leurs tirs par l’intermédiaire du second stick.Plein les yeuxSi l’on pense avoir fait le tour des possibilités du jeu, il faut ajouter également le fait que notre Tequila peut glisser sur tout ce qui peut le gêner: table, chariot, et ainsi de suite. Ce sont d’autres éléments à utiliser contre nos opposants. Cela peut poser problème par moment, surtout au départ, puisque notre personnage se met à glisser un peu n’importe comment, les développeurs ayant chargé les niveaux d’une multitude d’objets. On finit par s’y faire et à exploiter cette possibilité correctement.

Si les niveaux sont chargés, c’est pour en mettre plein la vue. Tout se casse ou explose, provocant un maximum d’effets et de particules. Du détail, il y en a à foison. Les différents ennemis bénéficient de suffisamment de détails pour paraître crédibles. D’ailleurs, ils réagissent également de manière cohérente en fonction des balles prises. Les différents niveaux sont réussis dans l’ensemble malgré quelques étranges textures. L’ensemble est conçu pour impressionner, et si l’on ajoute la mise en scène, ça fonctionne plutôt bien.

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Les sons ne sont pas en reste puisque l’accompagnement musical est honorable, et tirer dans tous les sens sera la source d’une cacophonie appréciable.

Que peut-on alors vraiment reprocher à Stranglehold, puisqu’il semble proposer de l’action, du style, et un aspect graphique léché? Tout d’abord, sa durée de vie assez restreinte d’une demi-douzaine d’heures. Ensuite les quelques errances dans la jouabilité, sans grande gravité. Enfin, le jeu dispose d’un mode en ligne, ce qui est remarquable. Sauf qu’il est creux et n’amusera pas bien longtemps. Le principal reproche vient de la répétitivité qui pointe le bout de son nez, puisque tuer des milliers de vilains avec classe, c’est chouette, mais un poil plus de variété dans le gameplay aurait été grandement apprécié. Au final, le titre tient plutôt ses promesses.

test écrit par Halouf


  • Graphismes

    8 / 10

    La réalisation est à la hauteur, malgré quelques à-coups dans l'animation.

  • Jouabilité

    7 / 10

    Quelques errances mais au final que du plaisir malgré un manque de variété.

  • Son

    7 / 10

    La qualité est au rendez-vous, et colle parfaitement à l'action.

  • Durée de vie

    6 / 10

    Un peu court pour un jeu d'action, comptez une demi-douzaine d'heures.

  • Fun

    8 / 10

    De l'action, du style, et Chow Yun-Fat comme personnage principal, il en fallait pas plus pour prendre son pied.

• De l'action à foison
• Interactivité avec les objets et le décor
• Les mouvements spéciaux

• Manque de variété
• Le jeu en ligne creux
• Manque de profondeur du scénario

7.5 / 10

Verdict

Stranglehold nous met au cœur de l'action, dans un style made in Hong Kong remarquable. Une bonne expérience qui en met plein les yeux, avec des morts à foison, un style assez jouissif, mais un manque de variété notable et une durée de vie restreinte.

- / 10

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7.5 / 10
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