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Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

publié le 30 mai 2008
  • 12/06/2008
  • 12/06/2008

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Le tant attendu Metal Gear Solid 4 arrive dans quelques jours sur PlayStation 3. Snake infiltre donc la console next generation de Sony et contrairement à ses habitudes, il va en faire du bruit quand le 12 juin il sera dans les bacs. Cependant, avant de se jeter sur le dernier jeu de Kojima-san, quelques questions vous brûlent les lèvres. Tenons-nous là le premier chef d’œuvre de la PlayStation 3 ? La fin de la saga Solid Snake surpasserait-elle tous les précédents épisodes d’une série ô combien prestigieuse ? Respirez un grand coup, les réponses sont dans ce test.

C’est avec une joie non dissimulée que je commence ce test de Metal Gear Solid 4. Il s’agit comme vous le savez de l’un des jeux PS3 qui suscite le plus de fantasmes, à l’image d’autres titres tels que Final Fantasy XIII ou, dans une moindre mesure, Killzone 2. Des jeux de cette trempe, nous n’en avons que 3 ou 4 par génération de console.

Nous n’allons pas faire de faux suspense, autant le dire tout de suite: MGS 4 est une grande réussite, le must have de la PlayStation 3, le jeu qui restera dans vos mémoires pour longtemps si ce n’est à jamais. Il pouvait difficilement en être autrement car cet épisode est le dernier de la série, celui dans lequel vous direz peut-être adieu à Solid Snake, celui qui vous rendra certainement nostalgique à l’idée de ne plus revoir des personnages mythiques dans de nouvelles aventures. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, vous ne ressortirez pas de l’expérience MGS 4 comme vous y êtes entré.

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Je ne suis pas sur le point de dire que la dernière production de notre cher Hideo Kojima est parfaite: cela serait en partie faux, mais en partie seulement ! Inutile de plisser les yeux pour anticiper un quelconque spoiler de grande importance, Konami nous a bien précisé quels aspects du jeu devaient être tenus secrets, et nous ferons nous-même attention à ne pas en dire trop étant donné les composantes quasi cinématographique de MGS.

Metal Gear Solid 4 commence donc 9 années après les évènements de Metal Gear Solid 2. Pour rappel, la fin du second épisode voyait Ocelot ou plutôt Liquid Ocelot prendre la fuite avec Metal Gear Ray. De son côté Raiden mettait un terme à la vie de Solidus Snake, un autre clone de Big Boss, désirant à tout prix se défaire de l’influence des Patriotes (une entité omniprésente semblant diriger le monde d’une main de fer et pourtant invisible) au risque de créer le chaos. A la toute fin de cet épisode, une information importante faisait son apparition au sujet des Patriotes, les noms figurant sur la liste des membres étaient tous ceux de personnes aujourd’hui décédées. Un épilogue pour le moins énigmatique qui a certainement dû torturer pas mal de cerveaux jusqu’à aujourd’hui. La suite logique voudrait que l’on découvre le plan de Liquid Ocelot, face à Solid Snake, toujours à sa recherche.Dans la (vieille) peau d’un serpentFaire ses premiers pas dans Metal Gear Solid 4 ressemble à une sorte de voyage dans le temps, d’une génération de console à une autre en quelques secondes. Les souvenirs et les habitudes de jeu délivrées dans les premiers MGS ont la peau dure, surtout si l’on s’y replonge ne serait-ce qu’une seule petite fois avant de prendre en main cet épisode PS3. C’est pour cette raison que je qualifierais les premiers pas dans l’aventure comme étant les plus brutaux de la série. Cette sensation de perte de repères est également due à d’autres éléments que je vous laisse découvrir par vous-même. Décidemment, la guerre a bien changé en neuf ans. En plus de l’upgrade graphique et de limitations techniques beaucoup moins présentes dont nous parlerons plus tard, il y a beaucoup à apprendre dans ce MGS. Comme nous avons pu le dire dans la preview du 2 mai, le gameplay a changé pour offrir plus de fluidité et d’immersion. La caméra imposée dans Metal Gear Solid 2 et 3 ( Subsistence non compris) est remplacée par une caméra dynamique sous contrôle du joueur. Le monde paraît bien plus dangereux et stressant lorsqu’on a la possibilité de regarder autour de soi. Konami Productions l’a bien compris et s’en sert à merveille. Ainsi, quel que soit l’endroit dans lequel vous êtes, vous pouvez jouer avec la caméra, les angles; vous y êtes même obligé afin d’éviter des mauvaises rencontres.

En parlant d’angle, n’omettons pas la possibilité de pouvoir viser grâce à la vue «au-dessus de l’épaule» bien pratique pour accueillir un ennemi qui ne s’attend pas à vous voir. L’apport de cette option de gameplay est complètement justifié et sert bien le joueur, même s’il accentue le stress au cours de certaines situations bien spéciales. A l’instar de Resident Evil 4, on ne peut pas nier une certaine rigidité persistante de cette vue mais le défaut est mince en regard des gains apportés, d’autant plus qu’elle n’est jamais obligatoire.

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Au rang des nouveautés, la vue FPS, dite «à la première personne» apparaît comme une évolution logique du gameplay. Personnellement, mis à part au cours des nombreux gunfight pendant lequel Snake reste immobile je ne l’ai pas utilisé souvent. Les fans de tir à la première personne pourront peut être trouver un intérêt à déambuler dans les niveaux de cette manière. En effet, les FPS dotés d’un tel souci du détail dans l’animation sont encore rares sur next generation. Pourquoi ne pas refaire le jeu entier en vue FPS à l’occasion?

Lors de la news du 14 mai concernant une phase de gameplay, nous avions bien sûr parlé de la nouvelle façon de ramper de Snake. Cette technique, idéale pour passer inaperçu fait partie des améliorations, et oui encore une ! Pouvoir se déplacer devant le nez de ses ennemis en toute impunité (sauf accident, le stick de la manette est très sensible à la pression exercée) est tout à fait jouissif. Il suffit d’une légère poussée pour avancer à pas de velours tel un serpent. Il est aussi possible de se retourner et de se mettre sur le dos pour tirer. Il y a eu une véritable évolution dans la prise en main, on apprécie le chemin parcouru par la Team Kojima, d’autant plus que ce n’est pas fini: vous pouvez aussi tourner sur vous-même, à terre de droite à gauche, pour éviter de vous faire écraser ou de vous prendre une grenade dans la figure. Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, nous sommes loin d’une amélioration gadget comme on peut en voir dans d’autres jeux. La liberté d’action n’est alors plus limitée que par les capacités diminuées d’un Solid Snake fatigué, anormalement vieux.
Pour s’en sortir, ce héros autrefois capable de détruire un hélicoptère Hind D au stinger a bien d’autres tours dans son sac.

L’OctoCam (contraction du nom de Decoy Octopus, membre de Fox Hound décédé à Shadow Moses et de camouflage) permet d’adopter l’apparence du terrain dans lequel vous vous trouvez, et ce, par simple contact. Si vous restez immobile pendant 3 secondes, sur une surface blanche la tenue prendra non seulement la même couleur mais aussi la même texture. A noter, votre tenue garde l’apparence que vous lui avez donnée pendant les cinématiques. Vous avez le choix de changer l’OctoCam manuellement dans le menu ou de lui laisser faire le boulot toute seule.

A l’instar de Naked Snake dans MGS 3, la meilleure position à adopter pour passer inaperçu consiste à rester allongé et à ramper mais vu que le contexte est bien plus guerrier, Konami nous offre enfin la possibilité de marcher et de se baisser en même temps. Non seulement vous évitez les balles perdues mais vous pouvez également tirer dans cette position. De tels réflexes étaient auparavant absents de nos habitudes de jeu, nous forçant à nous plier à une certaine rigidité qui aurait presque pu devenir une marque de fabrique de la série. Le changement a du bon surtout s’il s’appelle Metal Gear Solid 4.

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Le CQC (Close Quarter Combat) refait son apparition d’une manière inchangée. Snake peut désarmer son ennemi, l’étrangler ou pire. Le couteau incluant un taser servira aussi à électrocuter vos proies prises au piège. Attention, vous ne serez pas le seul à utiliser cette technique de combat, et il vaudrait mieux être bien préparé avant de vous en prendre à n’importe qui.

Je pourrai vous parler encore des heures des améliorations et autres nouveautés de gameplay mais vous n’auriez alors plus aucune surprise. Finissons donc avec le MKII qui sera votre compagnon pendant toute l’aventure. Otacon, qui doit encore se souvenir de son épisode malheureux face au ninja (Grey Fox) a préféré suivre Snake de loin grâce ce modèle réduit muni d’une caméra. Ce petit «jouet» vous servira à de nombreuses reprises pour régler des situations dangereuses mais il a des limitations qui réduisent son utilisation. Ses batteries ne sont pas infinies et il ne peut pas trop s’éloigner de Snake sous peine de s’arrêter de fonctionner. Vous imaginez le désastre si ce robot est découvert par l’ennemi ! Le MKII facilite grandement les choses peut être trop dans certains cas mais c’est à vous de décider si vous voulez profiter de son aide ou pas. Il sera certainement d’une grande utilité pour les novices mais apparaîtra comme une aide de jeu trop forte pour les joueurs confirmés. Il permet entre autres de mettre hors d’état de nuire des ennemis très facilement et sans danger. Les modes difficile et très difficile pourront peut être lui trouver une utilité plus mesurée.

Toujours est-il que la peau du serpent a bel et bien mué pour s’affranchir de ses anciennes lourdeurs. On apprécie grandement le changement même si l’entrée en matière se révèle bouleversante à plus d’un titre. Après quelques heures de jeu, les gains dans le gameplay se font ressentir à tel point qu’on se demande comment nous faisions avant. Des changements, des compromis notamment pour l’OctoCam automatique, ont été faits mais ce fut pour le meilleur.

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