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Un gameplay trop classiqueEvidemment, toutes les explications et autres descriptions fournies précédemment n’ont rien d’inédit et ont déjà fait l’objet de nombreux articles sur PlayFrance et plus généralement sur tous les sites consacrés aux jeux vidéo. La question que vous vous posez est donc de savoir si ces possibilités alléchantes sur le papier ont un effet bien réel une fois le pad en main. La réponse n’est pas vraiment concluante.




Le premier problème qui risque de marquer l’habitué des FPS est l’intelligence artificielle discutable des personnages gérés par la console. Qu’il s’agisse de vos équipiers ou de vos ennemis, on remarque trop souvent des réactions inappropriées, voire carrément stupides. Si les premiers s’avèrent assez efficaces pour éliminer les menaces lorsque celles-ci sont trop nombreuses pour un seul homme, on regrette que leurs déplacements ne prennent pas vraiment en compte la position ou l’action de notre personnage: il n’est ainsi pas rare d’abattre un allié venu couper notre ligne de tir, un problème rageant si la situation est déjà mal engagée. En ce qui concerne les ennemis, on regrette de trop souvent tomber sur une sentinelle plus ou moins cachée qui ne réagit que tardivement à notre approche, nous laissant le temps de l’éliminer avant qu’elle n’ait pu tirer la moindre balle. Heureusement, le défaut peut être gommé en augmentant le niveau de difficulté mais il convient de préciser que le challenge est alors corsé par des ennemis plus nombreux et plus précis, leurs réactions restant parfois sujettes à caution.
On regrette aussi le manque d’originalité de l’armement disponible. Certes on a droit aux classiques pistolets, fusils à pompe, fusils d’assaut, fusils de snipe, mitrailleuses, lance-roquettes et autre lance-flammes, mais l’éventail reste extrêmement convenu pour qui connaît la créativité de Free Radical dans ce domaine avec sa série TimeSplitters. Le constat vaut aussi pour les quelques séquences se déroulant à bord de véhicules qui, sans être ratées, n’apportent rien de vraiment novateur au genre.
Pour en revenir aux différentes possibilités décrites plus haut et à leur impact sur le jeu, il faut bien avouer que, manette en main, on se contente la plupart du temps d’avancer, de tirer, et d’avancer encore: certes le nectar offre un boost sympathique lorsque la situation le demande, mais les autres originalités de gameplay comme les grenades au nectar ou le combat au corps à corps ne semblent jamais vraiment nécessaires, la faute sans doute aux petits soucis de l’intelligence artificielle.




En fait, on comprend après avoir atteint la moitié de l’aventure que le principal problème de Haze réside dans son étonnant classicisme qui tranche à la fois avec ce que nous attendions du jeu après les différentes présentations de Ubisoft, et avec les précédentes productions de Free Radical. Ne vous méprenez pas: l’aventure reste agréable à jouer et les dix heures nécessaires à terminer la campagne ne laissent jamais l’ennui s’installer, mais on ne peut que regretter d’avoir affaire à un titre très convenu malgré des possibilités prometteuses.Réalisation
Le constat est d’autant plus amer que la réalisation globale du titre s’avère assez inégale: si la première zone de combat située en pleine jungle fait la part belle à la végétation et aux effets de lumière à travers le feuillage, d’autres environnements se révèlent beaucoup moins attrayants malgré un level design certes linéaire mais plutôt convaincant. De manière générale, on constate que les textures employées manquent souvent de détail et que la transition entre les différents LOD (Level Of Detail) utilisés pour les personnages est un peu trop perceptible. Il convient toutefois de préciser que ces petits défauts apparaissent surtout lors des cut-scenes, les séquences d’action en laissant pas vraiment le temps de s’attarder sur ces quelques fautes techniques. Précisons au passage que ces cut-scenes sont utilisées de manière intelligente pour masquer les chargements, si bien que l’on peut vivre l’aventure du début à la fin sans jamais voir un écran noir nous demandant de patienter ! Autre point positif, l’animation reste stable à 30 images par seconde quasi constamment même si quelques rares ralentissements sont à noter lors de certains passages. On regrette en revanche que les transitions entre phases de jeu et cut-scenes n’aient pas été plus travaillées: on doit ici se contenter d’un fondu enchaîné là où Call of Duty 4 ou Rainbow Six Vegas passent de l’un à l’autre de manière presque invisible.
Dans le domaine sonore, Haze se révèle plutôt convaincant lorsqu’il s’agit de rendre l’intensité des combats, grâce notamment à des sons bien choisis pour les armes et à des explosions plus vraies que nature. Il est en revanche regrettable que nos alliés ne trouvent rien de mieux pour se donner du courage que de répéter sans cesse les mêmes phrases, un phénomène qui s’avère rapidement lassant. Les musiques entendues durant les diverses phases de jeu sans quant à elles relativement quelconques sans toutefois jamais nuire au plaisir de jeu.




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