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ChocS’il y a bien un point qui a fait la renommée de Burnout, c’est la gestion des collisions, tout à fait remarquable. Ici, se prendre un mur ou un véhicule de plein fouet provoque le froissement de la tôle et la mort subite du véhicule. Si le choc est moins brutal, on pourra repartir aussi sec, mais un passage au garage s’impose. Dans les précédents volets, il y avait un mode Crash qui permettait de profiter de la gestion des collisions en nous envoyant à toute vitesse dans un carrefour bondé de véhicules. Ici, oublions ce mode pourtant amusant. Si auparavant, on envoyait son véhicule en le faisant cogner à l’endroit qui nous paraissait le plus propice au carambolage, avant de le faire exploser judicieusement et admirer le spectacle, désormais c’est dans la ville, à l’endroit de notre choix, que l’on peut déclencher ce mode, appelé Showtime. Dans le fond, c’est bien plus intéressant ainsi, mais le problème vient de la mise en application. On peut donc, au cours d’une balade, décider d’appuyer sur le champignon, foncer dans un carrefour et enclencher le mode, avant ou après le choc. Mais là, au lieu d’admirer le travail, on pourra par impulsions faire rebondir notre voiture autant de fois que l’on a de réserve de boost, sachant que celle-ci se remplit un peu à chaque choc. On peut donc rester un long moment, à bondir et bondir encore, vers d’autres véhicules jusqu’à l’autre bout de la ville. C’est plutôt bizarre, et le contrôle de la voiture pendant ces bonds l’est tout autant. Pas convaincu.




Si la liberté proposée semble avoir eu un effet étrange sur le mode Crash, il en est tout autre du jeu en ligne. Imaginez-vous dans votre véhicule, en train de vous balader tranquillement dans Paradise City. Et la par simple pression de la flèche directionnelle droite, sans chargement, sans que rien ne viennent perturber votre promenade, vous voila en ligne, avec jusqu’à 8 autres joueurs. On peut alors lancer une course qui se traduira en défi, ou encore proposer un challenge parmi la multitude de choix proposés, comme réaliser le plus long dérapage, le saut le plus long, le plus grand nombre de vrilles, etc. On peut rester là à jouer comme si on était en solo, mais avec d’autres gaillards. Si l’on veut reprendre son jeu en solitaire pour progresser, et acquérir d’autres véhicules avant d’y retourner, une simple pression à droite, et hop, toujours sans transition, les autres joueurs disparaissent de la carte. Terrible !Techniquement cleanOn aurait pu, avec le passage sur la Playstation 3, s’attendre à des graphismes fous, surtout en ayant en mémoire la beauté des volets Playstation 2. Si le jeu est vraiment joli, avec une ville d’une taille convenable, des décors bien réalisés, des collisions gérées d’une main de maître sur des véhicules magnifiquement modélisés, le jeu n’est finalement pas si impressionnant que ça. Ce n’est rien de plus que ce à quoi Burnout nous avait habitué, et la transition se fait plutôt dans la douceur. Le jeu fait presque trop propre, avec toutefois un atout de choc: une fluidité optimale. Dans un autre registre, on aurait aimé voir une ville plus vivante. Je ne parle pas là de piétons, mais d’éléments du décor plus interactifs, des automobilistes à la conduite plus variée, avec son lot de dangers publics, sans parler des immeubles, qui ne sont là quasiment que pour faire beau dans le décor.




Ce qui ne change pas par contre, c’est la qualité sonore du titre. Que cela soit au niveau musical, avec une bande son toujours aussi complète, ou lors des collisions, des dérapages et autres folies, on sera accompagné par des sons de qualité. Rien à dire de ce coté.
Pour conclure, on peut parler de Burnout Paradise comme d’une suite qui s’en sort dignement. Le fun est là, avec la nouveauté apportée par Paradise City et toute la liberté qui en découle. Ajoutez à cela une proposition graphique de qualité sans toutefois nous éblouir, et des épreuves à foison, sans parler du jeu en ligne qui vient sublimer le tout. On notera quelques égarements notamment avec le Showtime qui plaira toutefois à certains d’entre nous, et un challenge loin d’être mirobolant. C’est surtout l’absence de multijoueur en local qui parait le plus absurde, même si l’on peut aisément imaginer la difficulté d’afficher à l’écran deux fois la ville. Cela demanderait soit de retravailler Paradise City pour que cela soit jouable dans de bonnes conditions, soit de mettre à disposition des courses au parcours limité, ce qui ne colle pas avec le chemin pris par le jeu. Mais pour peu que l’on aime la vitesse, et se prendre pour un Jedi de la route en évitant au maximum le trafic, ce nouveau volet pose de nouvelles bases qui semblent le rapprocher de ce qui fit sa renommée.
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• Liberté
• Jeu en ligne
• Fluidité
• Trop lisse graphiquement
• La liberté peut être déroutante pour certains
• Manque de challenge
Verdict
De la casse, de la vitesse, seul ou en ligne, le tout avec un sentiment de liberté et de fluidité maximum : tels sont les mots d'ordre de ce nouveau volet de Burnout. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce qui est certainement sur Playstation 3, le must de la conduite arcade.

A partir de 29.95 €
Graphismes
8 / 10Une fluidité à toute épreuve, une ville immense et des bolides sublimes. Pas de claque, mais juste ce qu'il faut pour nous plaire.
Jouabilité
8 / 10Une fois le pad en main, ce n'est que du bonheur. Cela manque toutefois d'un peu de challenge.
Son
8 / 10Impeccable sur ce point de vue, Burnout Paradise en met plein les oreilles.
Durée de vie
8 / 10Outre la multitude d'épreuves disponibles, le jeu en ligne prolonge considérablement l'expérience.
Fun
8 / 10De la vitesse, de la casse, et de quoi s'amuser en ligne correctement. Le plaisir est là.