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![]() Grand Theft Auto 4publié le 5 mai 2008
Préambule
Fidèle à ses principes, Rockstar aura savamment gardé le secret autour du quatrième volet de la série Grand Theft Auto depuis son évocation en mai 2005 jusqu’à sa sortie en avril 2008. Trois ans d’une attente parfois perçue comme insoutenable par les fans, mais après une semaine passée sur le jeu le verdict est sans appel : on tient là une nouvelle perle vidéoludique.
Avant de nous intéresser de plus près au contenu de ce nouveau Grand Theft Auto, il convient de faire un point sur la polémique créée autour de sa sortie par quelques médias mal renseignés ou peut-être amateurs de sensationnel. Notre test n’ayant pu être publié plus tôt pour cause de réception tardive du jeu (difficile d’apprécier un GTA à sa juste valeur et de vous en rendre compte en ne l’ayant entre les mains que le jour de sa sortie !), nous avons eu tout le loisir d’apprécier cette nouvelle croisade anti-vidéoludique. Il faut dire que depuis la sortie de GTA III sur PS2 en octobre 2001, chaque nouvel épisode de la série est l’occasion pour certains bien pensants de sacrifier le jeu vidéo sur l’autel de la morale… Entre les enfants de gamers des années 80, élevés au jus de pixels, et les nouveaux joueurs occasionnels séduits par la Wii ou la DS de Nintendo, ce loisir autrefois méprisé ne cesse désormais de progresser et de toucher un public de plus en plus large. Il était donc normal que les médias généralistes s’intéressent de plus près à la chose, mais on aurait aimé que nos confrères fournissent un travail un peu plus sérieux avant de déclarer les jeux vidéo responsables de tous les problèmes comportementaux de la jeunesse actuelle. PlayFrance n’ayant ni la vocation, ni la prétention de se transformer en tribune pour défendre les loisirs vidéoludiques, nous nous contenterons donc de quelques commentaires. ![]() Oui, GTA IV contient plusieurs scènes violentes. Oui, GTA IV permet de conduire saoul et d’écraser les piétons innocents. Oui, GTA IV offre la possibilité de se munir d’un lance-roquettes et de tirer sur une voiture de police, un camion de pompiers ou une ambulance. Mais ne voir en GTA IV que ces aspects provocateurs, certes mis en avant de manière plus ou moins subtile par Rockstar, serait extrêmement réducteur en regard de la richesse globale du titre. En outre, de nombreux films visibles au cinéma offrent eux aussi leur lot de violence et de scènes discutables sans qu’ils soient à chaque fois attaqués de toute part. Le véritable problème vient ici de l’idée reçue encore trop répandue que les jeux vidéo sont destinés aux enfants. Soyons clairs : en aucun cas GTA IV ne devrait se retrouver dans les mains des jeunes joueurs, et c’est sans aucun doute pour cela que le PEGI a apposé le label « 18+ » sur la jaquette du jeu, déconseillant son acquisition par les mineurs. La restriction peut paraître excessive et sera sans doute modulée par des parents attentifs aux loisirs vidéoludiques de leurs enfants mais il est dans tous les cas malvenus de prétendre que l’industrie du jeu vidéo a pour unique effet de rendre nos chers bambins plus violents : les joueurs des années 80 ont grandi et recherchent maintenant une plus grande variété dans leurs jeux qu’ils souhaitent aussi parfois plus sombres. Les développeurs n’ont fait que suivre la demande et c’est ainsi que leurs productions ont évolué. Il serait temps que les détracteurs du jeu vidéo en fassent autant. Scénario, Structure
Un déroulement classiqueMais revenons-en à ce qui nous intéresse vraiment dans GTA IV, à savoir l’aventure qu’il nous propose. Cette dernière débute sur un navire de la marine marchande, alors que notre personnage Niko Bellic arrive aux Etats-Unis pour rejoindre son cousin Roman à qui, si l’on en croit les lettres envoyées à la famille restée en Biélorussie, tout réussit au pays de l’Oncle Sam. Evidemment, Niko doit rapidement déchanter lorsqu’il découvre que le manoir de son cousin n’est qu’une petite chambre crasseuse et que son business se limite à un dépôt de taxis plus ou moins louche. Très vite, Roman demande à Niko quelques menus services qui conduiront bien entendu le duo à croiser la route de personnes peu recommandables et particulièrement violentes. Sans vous dévoiler l’intrigue qui vous attend, sachez que celle-ci est dans la droite lignée des précédents GTA : vous rencontrerez plusieurs personnes prêtes à vous confier des boulots plus ou moins importants, et découvrirez ainsi peu à peu l’ensemble de Liberty City, une réplique de New York composée de quatre îles à déverrouiller au fur et à mesure de votre progression.
Les missions qui vous seront proposées feront dans l’ensemble preuve d’un grand classicisme : conduire une personne d’un point A à un point B, aller intimider une personne qui vous doit de l’argent, éliminer des dealers qui traînent dans la rue… Rien de vraiment étonnant et il faut avouer que les premiers pas dans le jeu sont un peu décevants si l’on excepte l’impressionnante réalisation sur laquelle nous reviendrons plus tard.Une ribambelle d’activitésHeureusement, plusieurs éléments nouveaux découverts au fil de l’aventure rendent rapidement l’expérience plus intéressante. Tout d’abord, sachez que vos missions n’apparaissent pas ici sur la carte de la ville comme par magie : le monde de GTA IV est calqué sur le notre, et Niko comme une bonne partie de la population actuelle de New York est ainsi équipé d’un téléphone portable autour duquel se tissent toutes les relations sociales de notre héros. Ainsi, vos contacts vous appelleront pour vous donner des rendez-vous lorsqu’ils auront besoin de vos services. Il vous suffira ensuite de vous rendre à l’endroit convenu pour démarrer la mission. Plus fort, vous avez la possibilité d’appeler vos amis vous-mêmes pour anticiper sur leurs désirs ou leur demander un service. GTA IV inclut en effet une gestion des relations avec vos amis assez amusante qui vous obligera à proposer des sorties dans différents lieux de la ville. Avec les femmes que vous voudrez séduire, vous démarrerez probablement de la manière la plus simple en les invitant au restaurant ou en disputant une partie de bowling : lorsque vous penserez avoir été suffisamment convaincante avec l’une d’entre elles, vous aurez la possibilité de tenter votre chance après l’avoir raccompagnée chez elle. Soyez sûr de votre coup et n’hésitez pas à revoir votre garde-robe chez le marchand du coin pour augmenter vos chances ! Avec les hommes, il s’agira plus vraisemblablement du club de strip-tease, du jeu de fléchettes, ou de se prendre une cuite au bar le plus proche. Dans ce dernier cas attention : les effets de l’alcool sont aussi dangereux pour la conduite dans le jeu que dans la réalité ! Lorsque votre relation avec un personnage donné est au beau fixe, il se peut que ce dernier puisse vous venir en aide dans le cadre de vos missions. Roman par exemple pourra vous dépêcher l’un de ses taxis si vous vous retrouvez dans une ruelle déserte en plein milieu de la nuit. Un autre se révèlera bien utile avec sa voiture au coffre rempli d’armes, ce qui vous évitera de courir après une armurerie pour refaire le plein avant une mission dangereuse. En bon téléphone portable doté de toutes les options, le votre vous permettra aussi de gérer vos rendez-vous et vous pourrez changer sa sonnerie ou son fond d’écran à loisir. Il peut aussi vous économiser pas mal de temps si vous échouez lors d’une mission puisque vous recevrez alors un SMS auquel vous pourrez répondre pour recommencer juste après sa cut-scene d’introduction. Il vous sera aussi possible de composer n’importe quel numéro vu sur les panneaux publicitaires de la ville, certains recelant quelques surprises. Evidemment, le numéro d’urgence 911 fonctionne aussi et vous permet de faire venir la police, les pompiers ou une ambulance là où vous vous trouvez. Une fonctionnalité bien pratique si vous souhaitez vous emparer d’un véhicule spécial ! A ce sujet, précisons que les classiques missions « pompiers » ou « ambulance » habituellement proposées par la série semblent avoir disparu de GTA IV. En revanche, vous aurez encore la possibilité de jouer les taxis ou de poursuivre les criminels à bord d’un véhicule de police, mais ces possibilités ne sont pas disponibles au début de l’aventure. Toujours dans le domaine de la haute technologie, Niko pourra se rendre dans des cyber-cafés pour surfer sur la toile. De nombreux sites s’offriront à lui, et notamment un site de rencontres bien utile pour lier connaissance avec quelques charmantes dames ou retrouver un criminel gay en quête du grand amour. Le web sera aussi l’occasion d’envoyer et de recevoir des e-mails pouvant eux aussi amener à se lancer dans différentes missions comme le vol de voitures. Comme dans les précédents GTA, il existe donc une trame scénaristique bien définie et de nombreuses missions annexes que vous serez libres d’entreprendre ou non. On note aussi l’existence d’un système apparenté aux fameux paquets cachés qui sont ici remplacés par 200 rats volants (des pigeons !) disséminés dans toute la ville et qu’il vous faudra éliminer. Beaucoup d’autres surprises vous attendent, mais il serait à la fois long et idiot de vous en faire la liste puisque le plaisir de la découverte en serait ainsi gâché ! Conduite, Combats, Police
Les amateurs de la série le savent bien, les missions d’un GTA sont en général axées sur deux phases de jeu distinctes : la conduite, et le tir. Ce nouveau volet ne déroge pas à la règle et nous offre une fois de plus de nombreux véhicules et des armes variées pour nous permettre de mener à bien les tâches qui nous sont proposées. Reste à savoir si les écueils des précédents volets ont cette fois été évités.Des véhicules capricieuxOn le savait depuis un moment déjà mais il est bon de le rappeler : GTA IV ne vous permettra pas de piloter un avion. Ce parti pris des développeurs semble logique puisque l’action ne se déroule qu’à l’intérieur de Liberty City et que, hormis son aéroport, la ville n’offre pas vraiment de piste d’atterrissage intéressante. On se souvient toutefois qu’il était possible de faire décoller le dodo aux ailes coupées de GTA III, une expérience aussi curieuse qu’amusante ! Bref, les amateurs de ballades dans les airs devront ici se contenter des hélicoptères, un engin déjà bien sympathique pour admirer la ville d’en haut. Au sol, les voitures sont toujours aussi nombreuses et variées, et les motos sont elles aussi de la partie. Moins présents mais néanmoins utilisés au cours de quelques missions, les bateaux sont assez nettement les véhicules les moins intéressants du jeu, mais les amateurs de navigation seront peut-être heureux de flâner autour des cotes de la ville !
Du côté du pilotage, on ne note pas de grande différence avec les précédents GTA en ce qui concerne les hélicoptères et les bateaux, toujours assez faciles à manœuvrer. Le constat est tout autre pour les voitures et les motos qui bénéficient ici d’un tout nouveau moteur physique rendant leur manipulation beaucoup plus délicate qu’auparavant : quel que soit le véhicule choisi et même si certains d’entre eux collent mieux à la route que d’autres, il faudra éviter de prendre des virages à angle droit en ayant le pied au plancher. Les sportives tendront à virer trop largement, tandis que les vieilles voitures partiront en tête-à-queue et les véhicules les plus hauts se retourneront ! L’astuce consiste en fait à bien anticiper les virages et à user du frein avec parcimonie avant d’amorcer la courbe. La conduite s’avère ainsi plus réaliste mais pourra déconcerter durant les premières minutes de jeu. Evidemment ce nouveau moteur physique obligeant à anticiper ses mouvements pour ne pas finir contre un mur lors des courses poursuites, il fallait que les développeurs nous viennent en aide en ce qui concerne le fait de trouver son chemin dans la ville : la solution la plus simple a été implémentée, à savoir un GPS indiquant sur le radar affiché à l’écran la meilleure trajectoire pour vous rendre vers votre destination. Durant les missions, votre objectif est automatiquement sélectionné mais vous pouvez aussi indiquer un point quelconque sur la carte lorsque vous ne travaillez pas pour obtenir aussitôt le chemin à prendre. Attention toutefois, le GPS se limite dans la plupart des véhicules à indiquer la route à suivre sur le radar et il vous faudra dégotter une voiture de luxe pour entendre une jolie voix féminine vous demander de prendre à gauche ! Mais avant de pouvoir traverser Liberty City au volant du bolide de vos rêves, il vous faudra trouver un moyen de l’acquérir : comme par le passé, le plus simple est de localiser la voiture dans les rues, et de vous l’approprier en expulsant le conducteur. Une manœuvre qui gagne ici en réalisme puisque les habitants de la ville ont une fâcheuse tendance à verrouiller leurs portes : Niko doit donc d’abord casser une vitre pour ouvrir, puis parfois menacer l’occupant de l’une de ses armes. Si vous optez pour une voiture à l’arrêt, sachez qu’il vous faudra quelques secondes pour trafiquer les fils et mettre le contact : assurez-vous que les alentours sont tranquilles ! Une fois en route, vous aurez forcément envie de tester les capacités de votre nouvelle acquisition : pied au plancher, vous connaîtrez forcément quelques ratés et aurez probablement l’occasion de vous encastrer dans quelque obstacle traînant par là. Vous pourrez alors peut-être admirer Niko traversant le pare-brise et allant s’écraser sur le bitume quelques mètres plus loin. Saisissant. Précisons tout de même que si les allers-retours perpétuels d’un point à l’autre de la carte vous paraissent trop dangereux ou finissent par vous fatiguer, vous aurez la possibilité de prendre le métro ou de héler un taxi pour vous faire conduire sans le moindre effort.Des combats enfin améliorésDans le domaine des armes à feu, on retrouve la panoplie habituelle d’un GTA, à savoir des pistolets, des fusils mitrailleurs, des fusils d’assauts, des fusils à pompe et même un lance-roquettes à partir d’un certain moment de l’aventure. Là où les choses changent en revanche, c’est dans le déroulement des combats en eux-mêmes, bien plus convaincants que par le passé. Pour commencer, sachez que Niko a la possibilité de se cacher derrière des objets, à la manière de Drake dans Uncharted. Une fois à couvert, il peut verrouiller ses ennemis selon deux méthodes : si vous enfoncez complètement le bouton L2, vous ciblez automatiquement l’un de vos adversaires et n’avez que peu de latitude pour déplacer votre viseur (juste de quoi viser la tête !). Si vous n’enfoncez le bouton que légèrement, vous passez en mode visée libre et pouvez alors tirer sur les objets qui vous entourent. A ce sujet, n’hésitez pas à faire exploser une bombonne de gaz située près de vos ennemis pour économiser les munitions !Une police moins accrocheuseForcément, qui dit courses-poursuites dans les rues et échanges de coups de feu dit arrivée de la police. Si le système des étoiles est toujours présent, celui-ci a été largement modifié dans ce nouvel opus : lorsque vous commettez un délit, une ou plusieurs étoiles sont activées selon la gravité des faits. Les forces de police aux alentours commencent alors à sillonner la zone dans laquelle vous avez été vu, celle-ci étant plus ou moins grande selon le nombre d’étoiles. Il vous faut alors sortir de la zone de recherche sans croiser les renforts puis vous tenir calme durant quelques secondes pour que toutes les étoiles s’éteignent d’un seul coup. Si le mécanisme rend les séquences à cinq étoiles plus vivables, il donne par la même occasion une petite impression d’inefficacité des forces de l’ordre qui ne vous arrêteront probablement pas très souvent dans ce nouveau Liberty City. Un parti pris de développeurs qui vise certainement à rendre le jeu accessible au plus grand nombre mais qui pourrait aussi frustrer les vieux de la vieille pour qui les affrontements avec une police vindicative restaient l’un des points forts de la série. Au passage, signalons un petit changement au niveau de la gestion de votre admission à l’hôpital après avoir péri : dans GTA IV, vous sortirez de l’établissement non seulement frais comme un gardon, mais aussi en possession de toutes les armes que vous aviez lorsque vous avez été descendu. Evidemment, vous ne serez pas aussi chanceux si vous êtes pris vivant par les forces de police puisque celles-ci vous ponctionneront un peu d’argent et confisqueront tout votre arsenal ! Multijoueurs, Réalisation, Conclusion
MultijoueursAlors que des rumeurs faisant état de l’existence d’un GTA massivement multijoueurs dans les cartons de Rockstar ont fait surface pendant le développement de GTA IV, ce dernier se penche déjà de belle manière sur le jeu en ligne en offrant un terrain de jeu inégalé sur la planète vidéoludique. Il vous suffit en effet de sortir le téléphone portable de Niko et d’utiliser l’option Multijoueurs pour vous retrouver instantanément dans une version en ligne de Liberty City pouvant accueillir des parties rassemblant jusqu’à 16 joueurs selon le mode de jeu choisi.
Dans les parties par équipe, vous pourrez ainsi avoir de deux à huit équipes s’affrontant en match à mort ou cherchant à montrer tout leur talent dans le vol de voiture ou l’exécution de missions similaires à celles du mode solo (escorte, assassinat…). Vous aurez aussi la possibilité de jouer à la police et au voleur, chaque équipe incarnant l’un des deux camps dans différentes variantes. Les fous du volant pourrant se lancer dans des courses urbaines durant lesquelles les armes pourront être autorisées pour ajouter un peu de piment. Signalons aussi la présence de modes coopératifs dans lesquels vous vous adonnerez une fois de plus à l’escorte de VIP, à la capture d’ennemis ou à la destruction d’un bateau. Enfin, un mode libre est disponible dans lequel vous pourrez vous amuser à explorer la ville en groupe, ou bien l’utiliser comme un gigantesque champ de bataille.RéalisationVenons-en maintenant à l’un des points les plus discutés depuis la sortie du jeu : sa réalisation. Commençons par le plus important, à savoir la modélisation de Liberty City. Vous le savez certainement, cette ville était déjà le théâtre des évènements de GTA III et c’est sans surprise que sa version next-gen s’avère beaucoup plus réussie, que ce soit dans l’architecture des bâtiments, les textures utilisées, ou plus généralement les détails que l’on ne repère qu’après plusieurs heures de jeu. On est en effet bluffé par les bouches d’égouts qui fument, le brouillard qui s’installe parfois à la nuit tombante, les effets de lumière durant la journée, ceux des néons durant la nuit, la grande variété des panneaux publicitaires, les maisons très différentes d’un quartier de la ville à l’autre, et par bien d’autres choses encore. Alors certes le frame rate est loin d’être irréprochable mais étant donné la modélisation des voitures, leur nombre à l’écran, la densité de piétons et leur variété, la profondeur de champ parfois incroyable depuis certains points de la ville, on ne peut vraiment pénaliser Rockstar pour des ralentissements qui restent la plupart du temps moins prononcés que sur PS2. On peut en revanche critiquer l’animation faciale des personnages qui ne réussissent à convaincre que grâce à une bonne synchronisation labiale mais ne parviennent pas à laisser transparaître leurs sentiments. De même, leur animation parfois rigide peut décevoir mais il faut reconnaître que leur panoplie de mouvements n’a jamais été aussi étendue ! De même, on note un effort particulier dans la mise en scène des cut-scenes qui s’avèrent toutes très réussies, aussi bien dans les plans de caméra utilisés que dans les postures de personnages. Toujours du côté des griefs, il faut bien avouer qu’un aliasing assez disgracieux est présent en permanence, particulièrement sur l’arrière-plan de l’écran. Probablement conscients du problème, les développeurs ont décidé d’ajouter un effet de flou sur cet arrière-plan, donnant une impression de profondeur de champ mais dégradant encore l’impression globale. Heureusement, les objets au premier plan sont plus réussis et on finit par s’habituer à ces formes très lointaines parfois difficilement identifiables. Comme ses prédécesseurs, GTA IV souffre aussi de temps à autres d’objets apparaissant comme par magie mais le défaut reste ici relativement rare, probablement grâce à l’installation obligatoire des données sur le disque dur qui vous prendra pas moins de 3.4Go et plus de sept minutes lors de votre première utilisation. Sur le plan sonore, on a une nouvelle fois droit à de nombreuses radios aux programmes éclectiques, du talk show au rock en passant par le reggae ou la musique classique, de quoi satisfaire tous les joueurs du monde. Les dialogues des personnages, entièrement en anglais et sous-titrés en français, sont convaincants, et les bruitages d’ambiance nous plongent directement au cœur de Liberty City : une fois de plus, Rockstar nous montre à quel point l’ambiance sonore lui est chère ! test écrit par Eric Graphismes
9 On a beau endurer quelques ralentissements, un léger clipping, un aliasing parfois prononcé, et des textures manquant parfois de détails, on ne peut s'empêcher de s'extasier devant la performance graphique du titre.Jouabilité
9 Encore plus satisfaisant que ses prédécesseurs dans la liberté d'action offerte au joueur, ce quatrième volet propose tout de même quelques missions manquant d'originalité. Un détail en regard de son incroyable richesse.Son
9 Si l'ambiance sonore est une fois de plus au top grâce aux nombreuses radios et aux effets entendus lorsque l'on se ballade en ville, ce sont surtout les dialogues des cut-scenes qui ont retenu notre attention. Dommage qu'ils ne soient qu'en anglais !Durée de vie
10 Comme avec les GTA précédents, vous passerez de nombreuses heures pour boucler toutes les missions et découvrir le passé de Niko, puis resterez devant votre écran pour les tâches annexes. Et c'est sans compter sur les excellents modes en ligne !Fun
10 Les joueurs ayant déjà parcouru les précédents volets en long, en large et en travers trouveront peut-être ce nouvel opus un peu lent à démarrer. Qu'ils se rassurent, l'expérience s'enrichit sans cesse en cours de jeu et satisfait pleinement.
• Une liberté d'action incroyable
• Un aliasing très prononcé Verdict : 9.5Il faut bien l'admettre, Grand Theft Auto IV n'est pas dénué de défauts, loin de là : on lui reprochera notamment quelques errances graphiques, plusieurs missions au principe réchauffé, et de nombreux bugs en tous genres, presque une marque de fabrique de la série. Il serait cependant bien réducteur de s'attarder trop longtemps sur ces problèmes alors que chaque session de jeu se révèle être un véritable plaisir grâce notamment au nombre incroyable de détails inclus par les développeurs de Rockstar. En élargissant encore le domaine des possibilités offertes au joueur, ce nouveau volet de la série parvient en effet à sublimer ce qui a fait la renommée de cette dernière : la liberté d'action. Si l'on ajoute à cela la présence de modes de jeu en ligne utilisant de manière intelligente les différentes composantes du mode solo, il n'y a plus aucun doute sur la nature de GTA IV : il s'agit bien là du hit attendu ! |
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