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Présentation de Metal Gear Solid 4

publié le 2 mai 2008

Introduction


C’est dans un contexte luxueux au possible qu’Hideo Kojima a choisi de dévoiler son dernier bébé : Metal Gear Solid 4. Le jeu a donc été mis à disposition de plus de 70 journalistes venus de partout dans le monde du 22 au 24 avril. L’évènement s’est étalé sur 3 jours, 3 journées de folie, il faut bien le dire, dans un cadre fantastique et très confortable.

Le lieu choisi était Paris, au Grand Hôtel Intercontinental situé non loin de la station de métro Opéra. Excité comme un fou pendant le trajet, j’ai tout de même raison gardé et évité de me jeter sur les consoles comme un mort de faim ! Il fallait bien entendu être tout à fait frais et dispo afin de noter et retenir tout ce dont je vais vous parler aujourd’hui.

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Donc je reprends le fil de l’histoire, j’arrive donc dans l’hôtel de luxe, je me dirige vers la salle Berlioz grâce aux petites affiches dispatchées un peu partout dans le bâtiment et aussi grâce à la ravissante hôtesse habillée spécialement pour l’occasion qui m’accompagne. J’arrive finalement dans un long couloir avec au bout une grande affiche Metal Gear Solid 4 avec Snake, Raiden et Meryl. Classe. Le moment tant attendu est tout proche. J’arrive enfin dans la salle, les écrans marchent, MGS4 est devant moi. J’arrive donc à ma place, avec mon nom dessus, la salle est presque vide et je réalise l’ampleur de l’évènement lorsque que je vois le nombre d’écran et de chaises encore vides. Encore sous le choc, mais les yeux déjà rivés sur l’écran j’entends le mot feu vert. Feu vert, la délivrance. Nous pouvions enfin appuyer sur le bouton start, sauf que c’est à cette seconde précise qu’un  moment de fébrilité m’envahit. Ma gorge devient sèche, le jeu que j’attends depuis plusieurs années est à portée de main. J’ai en mémoire les moments d’anthologie que les autres épisodes m’ont fait vivre. Metal Gear Solid 2 qui se passe donc quelques années avant l’épisode numéro 4 me revient en mémoire par flash. Le combat contre la bonne centaine de Metal Gear Ray dans le mode le plus difficile, le combat final contre Solidus, la présence de personnages mémorables tel que Vamp, Fortune, Ocelot/Liquid Ocelot, Olga Gurlokovic me reviennent en pleine figure. La question de l’existence des Patriots et le rôle énigmatique d’Ocelot et d’Eva dans MGS 3 me trotte dans la tête. Un jus d’orange fera l’affaire, reprends-toi Losta…. Je savourais ma chance et réalisais que des millions de gamers rêveraient d’être à ma place. 

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Inutile de vous dire que le contenu de cette preview gardera un nombre de secrets très conséquent notamment pour vous garder de tout spoiler. Konami tient en effet à garder un grand nombre d’éléments sous silence pour éviter de révéler trop de choses. Les trailers de Kojima et de son équipe sont déjà assez nombreux pour ne pas en révéler plus à moins de 2 mois de la sortie du jeu. L’exercice auquel je m’exerce ici pourra se révéler frustrant pour moi mais aussi pour vous. Je mentionne plus haut que l’événement a duré 3 journées, je vous laisse donc deviner ce que j’ai bien pu faire pendant 3 jours avec un tel jeu entre les mains. N’ayant pas l’habitude de jouer plus de 3 à 4 heures consécutives, mon état en dehors des périodes de jeu s’est quelque peu détérioré, en bref je ne ressemblais plus à rien. Dormir était également un vrai parcours du combattant en ce qui me concerne, malgré le magnifique cadre de l’événement (il va se plaindre en plus….. bientôt ça sera de notre faute !). Les explosions, les tirs restèrent ancrés dans ma tête pendant les deux nuits que j’ai pu passer à l’hôtel. Bref passons sur ces considérations personnelles et parlons du jeu, après tout c’est pour cette raison que certains d’entre vous liront courageusement ce dossier à 00h00 aujourd’hui.

La découverte


Premières minutes de jeuNous passerons bien entendu  sur tout ce qui se passe avant d’entrer de plein pied dans la peau de Solid Snake. Les premiers mouvements effectués permettent déjà de se rendre compte des progrès réalisés depuis MGS 3. En effet si vous vous souvenez bien, nous avions appris que Snake avait été animé d’une manière assez particulière. Le haut et le bas de son corps étaient animés séparément à cause des limitations techniques de la PlayStation 2. Même si la sauce prenait, la démarche de Snake n’était pas parfaite notamment pendant les phases de sprint. Ici c’est différent, l’animation est pratiquement irréprochable si ce n’est une légère rigidité dans le mouvement que nous pouvons considérer maintenant comme propre à MGS. Les phases à plat ventre gagnent aussi plus de simplicité puisque la caméra dynamique permet de changer la position de Snake rapidement. Si vous n’êtes pas dans le bon sens, bouger la caméra et appuyer sur L1 pour vous retourner directement vers la direction voulue. Solid Snake se révèle aussi bien plus lent que l’on pouvait l’imaginer, le héros commence à fatiguer et le pire c’est qu’il s’essouffle vite le pauvre. Quelques secondes passent, nous sommes bien au Moyen Orient et il est déjà l’heure de s’extasier. Le nombre de choses qui se passe à l’écran est assez bluffant et le tout est soutenu par une bande son assez dantesque. A noter : nous avions tous un casque sur les oreilles avec une qualité de son excellente, le moindre bruit attirait toute notre attention, alors autant vous le dire tout de suite : lorsque l’action est au premier plan, le jeu devient immersif comme jamais, on ne sait plus ou donner de la tête. Cinématique et phases de jeu s’entremêlent à tel point que l’on se demande parfois si nous contrôlons Snake ou pas. Si les débuts sont si classes, alors que donnera la fin du jeu ? Quel pied !

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L’action fait place à des moments plus calmes plus tard mais ce n’est pas pour cela qu’on vous laissera tranquille. Parfois, vous vous pensez seul sur une zone mais si vous ne faîtes pas attention vous tomberez rapidement nez à nez avec l’ennemi. Ceux ci sont vraiment sans pitié avec leurs adversaires sur le champ de bataille. Les deux belligérants du camp A et du camp B s’affrontent en votre présence, la mort étant au rendez-vous pour chacun d’eux. Il vous arrivera souvent d’assister en direct, au premier plan, à la mort de beaucoup du camp B le plus souvent, vous êtes libre de donner un coup de main mais votre mission n’est pas de venir à leur secours. Toujours dans le même ordre d’idée, il est également assez étonnant de voir le déroulement de cette guerre car tout semble se dérouler d’une manière autonome. L’arrivée de renfort pas exemple ne semble pas correspondre forcément à votre arrivée dans une zone. Les belligérants n’attendent pas que vous soyez là pour s’entretuer, ce qui renforce le côté immersif du gameplay, sans parler des dialogues entre soldat du même camp tout à fait dans le ton. De plus s’engager dans la bataille est très dangereux surtout si des renforts sont en embuscade. Vous avez bien sûr un tas de possibilités pour participer au combat, vous les avez d’ailleurs certainement déjà vus dans les nombreux trailers du jeu. Le petit robot, le MKII conçu de main de maître par l’ami Otacon pourra d’ailleurs venir à votre secours. Le contrôle de ce petit bijou de la technologie se révèle assez jouissif surtout qu’il n’est pas toujours facile de le voir. Attention tout de même car ses ressources ne sont pas inépuisables, et il peut s’avérer dangereux de trahir sa présence par l’intermédiaire du robot. Par la suite, celui ci se verra octroyer une fonctionnalité simple mais impressionnante montrant bien les capacités de son processeur Cell. Vous aurez bien d’autres « jouets » à votre disposition et c’est l’ami Drebin qui sera votre fournisseur.Ni ami ni ennemiDrebin sera donc là pour vous permettre de renouveler votre équipement. Comment, avec quoi ? Pour ne pas vous en révéler trop, je ne vais pas détailler cet aspect car en réalité, il y a un rapport très important avec le scénario dont je ne peux bien évidemment pas parler. Tout ce que je peux vous dire est que vous gagnez des Drebin points (DP) avec lesquels vous pouvez vous fournir en arme. Pourquoi seul Drebin peut vous aider sur ce point, qu’a-t-il de si spécial à part son look, vous le saurez le 12 juin et moi je reste avec la frustration de ne rien révéler du tout. C’est comme ça, la vie est dure, je sais. Toujours est-il que les armes de MGS 4 ne dérogent pas à la règle par rapport aux autres épisodes. Leurs modélisations restent vraiment très détaillée et le bruit qu’elles émettent est très réaliste. Du bruit des balles à celui du dégoupillage de grenade, nous restons bouche bée devant ce perfectionnisme du détail. Motosada Mori, conseiller militaire sur les MGS a, une fois encore mis son grain de sel. Il est d’autant plus difficile de garder son self control durant les phases de gameplay tellement les bruitages remplissent votre tête. Il faudra pourtant rester très calme si vous voulez rester seulement en vie ou aider un des camps. Même sans être concerné par la bataille, il vous sera parfois difficile de ne pas participer aux affrontements. C’est là que votre capacité à vous faufiler de manière complètement inaperçue entrera en jeu. Ces phases sont certainement les plus stressants de ces premiers instants de jeu car vous devez faire attention à tout et ne pas paniquer, c’est enfin absolument jouissif de mettre un terme à une situation dangereuse impliquant des dizaines de personnes autour de vous. En tout cas c’est nettement moins déprimant que d’assister à des exécutions sans possibilité d’intervenir. Et oui Metal Gear Solid 4 est un jeu extrêmement mature, au vue des premiers instants dont j’ai le droit de vous parler. Pourtant l’humour n’est pas absent, et ça fait du bien.

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Non vous ne serez pas toujours seul durant votre périple mais de la même manière que précédemment je ne vous dirai que le strict nécessaire. En gros c’est à partir de ces phases d’action que MGS 4 prend son envol. Pourquoi ? Comment ? Inutile de me supplier je ne dirai rien. En tout cas, au niveau de l’ambiance et du stress ressenti accompagné par une superbe musique, et je dois malheureusement m’arrêter là, c’est l’un des meilleurs moments que j’ai passé sur un MGS.Metal Gear Solid 4, une Beauty ou une Beast ?J’en ai lu des paragraphes sur la beauté de MGS 4 dans notre cher forum. Est-il plus beau qu’un Call of Duty 4, plus impressionnant  qu’un Uncharted ? Si l’on prend en compte le fait que les Metal Gear ont toujours été au niveau graphiquement même parfois à la pointe, il est tout à fait normal  qu’au passage sur Playstation 3, la question se pose. Je vais vous donner un élément de réponse, le jeu se place dans la lignée des plus beaux jeux de fin 2007 et d’aujourd’hui. Il ne met clairement pas de distance entre lui et les dernières vitrines de la PS3 mais nous pouvons tout à fait le mettre sur un pied d’égalité. Dans ces considérations esthétiques, il faut aussi prendre en compte la performance réalisée au niveau du nombre d’embranchements ou de passages utilisables ainsi que des possibilités de MGS 4. Il est possible d’appréhender une situation de plusieurs manières différentes grâce à votre équipement et au level design tout à fait réussi. Rassurez-vous en tout cas, Kojima Productions nous offre une production propre parfois étonnante notamment en ce qui  concerne les visages et les effets de lumière. Les ombres posent décidemment problème sur cette génération de console mais le problème est tout de même moindre par rapport à un DMC 4 par exemple. Personnellement je n’ai vu aucun ralentissement ou autre imperfection, et, ce toujours dans le domaine réservé dont j’ai le droit de vous parler. Si je devais chipoter, je dirai que certaines textures n’étaient pas forcément aussi belles que les autres et il y a des temps de chargement pour passer d’une zone à une autre (celle ci sont d’ailleurs bien plus étendues qu’avant) mais je ne cracherai pas dans la soupe plus que ça. Bon OK, juste un peu alors, j’avoue que j’attendais un chargement en streaming mais on ne peut pas tout avoir.

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Il me tarde des discuter avec vous d’éléments clé dont je ne peux rien dire aujourd’hui mais votre patience n’est pas vaine. Si je dois donner un avis sur ce dont je parle dans cette preview uniquement je dirai que ça commence très bien et rend carrément enthousiaste pour la suite. Bien sûr comme vous le savez ce dernier épisode se révèle bien plus typé action mais c’est à vous et à vous seul de choisir comment envisager votre aventure. Grâce aux progrès réalisés par le biais de la PlayStation 3 et aux choix de Kojima, il est bien plus facile d’approuver les nouvelles orientations de ce dernier épisode de la saga. Le 12 juin, c’est dans 41 jours ! Courage !

Hideo Kojima


Rencontre avec Hideo KojimaLe matin du troisième jour, Hideo Kojima, peut être bien présent avant nous dans l’enceinte de l’hôtel (le monsieur mangeait carrément dans la même pièce que nous !) est venu nous parler de son bébé. Il était accompagné d’Aki Saito qui nous traduisait ses paroles en anglais et de Ken Imaizumi, producer.
 
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Une représentante de Dolby était également présente pour nous faire part de la participation de Dolby Digital. MGS 4 supporte en effet le Dolby Surround 5.1. Sous la direction de Konami Productions, l’expérience audio de MGS a été crée spécialement pour recevoir ce traitement sonore, permettant d’introduire une bande son mêlant musique, effets audio et d’ambiance très complexes. Je confirme que le son dévoilé dans MGS4 est très proche de la perfection, on s’y croirait.
 
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Quelques questions ont pu être posées après une déclaration très intéressante de Monsieur Kojima. En voici un résumé :Au sujet du développement de MGS 4Le jeu a été en développement pendant 4 ans. Les personnes qui ont travaillé dessus ont également travaillé sur le premier épisode. En voyant ce que donnerait le jeu sur PS3 et en commençant à travailler dessus, ces mêmes personnes ont versé quelque larmes. Ils repensaient à tout leur travail au moment où ils faisaient leurs débuts chez Konami.

Etant donné qu’il s’agit du dernier épisode, les réponses à tous les secrets développés dans tous les épisodes devaient être bien cohérentes et profondes. C’était la meilleure façon de mettre un point final à cette saga.

Dans un contexte de montée du « casual games », Hideo Kojima voulait montrer que l’on pouvait faire un jeu pour « core gamers » et que cela pouvait marcher. Metal Gear Solid 4 est un jeu conçu pour remercier les fans de leur soutien tout au long de ces années. C’est d’ailleurs pour eux que le 4 a été mis en chantier au moins au niveau scénaristique après MGS 2.

Enfin, il nous a demandé de faire en sorte de ne pas révéler les éléments du scénario de Metal Gear Solid 4 et de faire attention aux détails dont nous parlerons. Dans les autres MGS, le génie avoue avoir révélé beaucoup de secrets dans ses trailers promotionnels mais pour ce dernier MGS ce n’est pas le cas. Aucun élément clé ne doit donc être révélé aux joueurs qui attendent de découvrir les réponses apportées pour clore la saga.MGS 4 est un jeu pour les fans, et les autres ?Il est vrai qu’il s’agit de la suite et fin des aventures de Snake qui ont débuté avec les premiers épisodes mais l’intrigue de ce Metal Gear Solid 4 se révèle enfin de compte assez simple à suivre pour le nouveau venu. Kojima compte donc sur l’aspect « grande production hollywoodienne » pour attirer les néophytes.
 Je me refuse à écrire ce que Monsieur Kojima a dit par la suite car, même si c’est peut être sans importance, à votre place je ne voudrais pas le lire.

C’est donc ainsi que se termine cette preview de Metal Gear Solid 4, réalisée à partir des 3 jours passés au Grand Hôtel Intercontinental. Merci à Konami et en particulier à Cécile et à Bertrand pour l’accueil et l’organisation de cet événement très spécial ! Merci enfin à Hideo Kojima pour cette visite et pour ce jeu qui, vous l’avez compris, ne m’a pas laissé indifférent.
 
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Rendez-vous le 30 mai pour le test de Metal Gear Solid 4 sur PlayFrance !
dossier réalisé par Lostarott

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