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Worms 3D

Worms 3D

publié le 1er novembre 2003
  • 31/10/2003
  • inconnue

Pour célébrer ses dix ans (le premier opus remonte à 1994), la saga Worms s’offre un ravalement de façade avec, pour la première fois, un passage à la 3D. Ce changement d’orientation graphique n’en a-t-il pas pour autant nui à la jouabilité, élément crucial pour ce genre de production ? La réponse est sans équivoque, la célèbre série de Team 17 reste fidèle à ses principes, à savoir fun et délirante, mais dispose aujourd’hui de graphismes enfin au goût du jour. Didacticiel indispensable ! Plus que pour les autres opus, le passage par les tutoriaux paraît indispensable. En effet, la simple représentation en 2D laissant place à des décors en trois dimensions, le jeu gagne énormément en complexité. Les quelques missions mises à notre disposition permettent peu à peu la maîtrise de notre équipe de vers. Ainsi tout d’abord, il faudra apprendre à votre lombric, en plus des déplacements basiques, à sauter (la maîtrise du double saut est une nécessité absolue). Passé ce cap, vous vous entraînerez au maniement des différentes armes. On commence par le bazooka, arme par défaut au nombre de tirs illimité. L’occasion pour nous de nous familiariser avec les trois vues disponibles. En plus de la vue à la troisième personne (que l’on peut changer à loisir via le stick analogique droit), une simple pression sur la touche R1 vous fera passer à une vue à la première personne avec apparition d’un viseur alors que la touche R2 servira à scruter les décors depuis les airs. Ces trois vues maîtrisées, rien ne vous empêchera désormais de mener à bien votre combat.

Cependant si Worms 3D est un jeu de stratégie, il est aussi un jeu requérant beaucoup d’habileté, surtout depuis que la série est passée à la 3D. En effet, les trajectoires des armes varient énormément avec le vent. Avant de vous lancer à l’assaut des ennemis apparemment immanquables, pensez à jeter un œil sur l’indicateur de force du vent et surtout de direction. Durant les premières parties, il n’est pas rare que l’on rate notre coup par manque de vigilance. En plus du bazooka, de multiples autres armes, parfois vraiment délirantes, viendront étoffer votre arsenal, chacune nécessitant un maniement qui lui est propre. Ainsi, l’on retrouve d’autres armes de jet comme la grenade ou la bombe à fragmentation où l’on doit prendre en compte le temps que met l’arme avant d’exploser. Si d’une manière générale, chacune d’entre elle voit son détonateur fixé sur 5 secondes, il est tout de même possible de réduire ce délais pour que la déflagration soit beaucoup plus rapide.

En plus de ces armes longue distance, on en trouve bien entendu d’autres à la portée beaucoup plus courte. Il vous faut alors vous rapprocher le plus possible de votre adversaire pour lui faire un maximum de dégâts et surtout jouer avec les rebords des décors pour éventuellement causer sa chute. Ainsi, les habitués de Worms retrouveront avec énormément de plaisir la batte de base-ball, le coup de poing de feu ou encore le fusil à pompe (seule arme à proposer deux tirs en une seul tour) ou les uzis. D’autres armes, un peu moins conventionnelles, vous seront également offertes comme la banane explosive, le mouton ou encore le pigeon voyageur, aux effets souvent dévastateurs. Enfin, tout aussi meurtriers, on retrouve avec grand plaisir le missile téléguidé et l’attaque aérienne. Le maniement est en apparence assez lourd et requiert de l’entraînement, mais la récompense est souvent au bout. Attention à ne les utiliser qu’en dernier recours, ces deux armes étant en nombre plus que limité…

Enfin, la dernière phase du didacticiel concerne les différents mouvements que peuvent accomplir nos lombrics préférés. Il se peut que, parfois, votre ver soit parachuté dans un endroit isolé où les adversaires sont hors de portée. Pour les atteindre, rien de plus simple, il suffit de vous déplacer. La méthode la plus radicale reste la téléportation mais votre tour s’achèvera une fois votre nouvelle destination atteinte, alors qu’avec les autres méthodes, vous pouvez en plus tirer sur un éventuel ennemi (faites attention au temps imparti pour chaque tour). C’est ainsi le cas avec le jet-pack (attention, l’utilisation est limitée dans le temps), la poutre (pour faire apparaître un nouveau décor pour par exemple franchir un long précipice), le parachute (pour amortir votre chute) ou encore la corde ninja (sorte de grappin).

Avec toutes ces possibilités enfin maîtrisées, vous voilà fin prêt pour remporter votre combat dans l’un des modes de jeu.Un mode solo costaud … Pour les joueurs solitaires, le jeu comprend plusieurs modes de jeu, histoire de passer de nombreuses heures devant son écran. Pour les plus impatients (ou aussi les plus flemmards, c’est au choix), vous pourrez vous lancer dans une partie rapide où l’ordinateur fera tous les choix pour vous.

En plus de ce mode rapide, on trouve un mode solo beaucoup plus consistant puisque basé sur une campagne. Ainsi, le joueur prend part à une succession de missions aux objectifs différents et variés. Pour casser tout sentiment de lassitude et de déjà-vu, les développeurs ont essayé d’apporter à ce mode une grande variété. Cette dernière concerne aussi bien les décors (château, plage, verdure, polaire), les objectifs (éliminer tous les vers présents, récupérer un objet) que les situations (nombre de vers, points de vie) et les armes (toutes ne sont pas disponibles à chaque mission). Chaque succès sera couronné d’une cinématique en images de synthèse le plupart du temps à mourir de rire puisque mettant en scène (généralement) deux vers se faisant la guerre.

Enfin, pour les joueurs occasionnels et/ou les sans famille ou sans amis, les développeurs ont pensé à incorporer un mode défi. Si au départ, un seul d’entre eux est disponible, votre participation à la campagne vous permettra d’en débloquer de nombreux autres. Ces derniers mettent souvent en scène un élément de gameplay bien précis comme par exemple pour le premier le fusil à pompe, la mort subite dans le deuxième etc. Bref, le menu est des plus consistants et réserve de très nombreuses heures de jeu avant d’être bouclé à 100%. Toutefois, la force du titre réside dans son mode multijoueurs qui, pour peu que vous possédez les amis adéquats, tournera très longtemps dans votre console.… et un mode multijoueur inattaquable ! Comme pour les précédents Worms, cet opus 3D reste volontairement tourné vers le multijoueurs et force est de constater que ce nouvel opus reste fidèle à ses aînés en nous proposant ce qui se fait sans doute de mieux sur PS2 en la matière. Jouable à 4, ce mode multijoueurs reste entièrement paramétrable, à commencer par le nom, la couleur et le nombre de vers composant votre équipe (à noter une option délirante où vous pourrez choisir la langue de vos lombrics). Vous pouvez également choisir les options de jeu de votre choix (histoire de varier les plaisirs) comme le temps de chaque manche, le nombre de manche nécessaire pour la victoire, le temps de chaque tour et aussi les armes mises à disposition. Enfin, il est également possible de configurer à loisir le décor. Vous pouvez soit choisir une carte préalablement définie, soit créer la votre de toute pièce en choisissant le thème graphique (lunaire, polaire, Angleterre, guerre), le nombre d’objets affichés, la hauteur du niveau etc. Les possibilités sont vraiment infinies puisque le nombre de carte dépasse facilement les 100.000. La seule chose que l’on puisse reprocher à ce mode multijoueurs est qu’il ne soit malheureusement pas jouable via le online. Il est regrettable qu’un jeu au tel potentiel ne suive pas la tendance qui veut que de plus en plus de jeux soient jouable via le réseau puisque réunir 3 amis à ses côtés n’est pas à la portée de tous (heureusement qu’il est possible d’y jouer à 4 sans devoir posséder un multitap).Passage à la 3D réussi, sans plus Pour sa première apparition en trois dimensions, Worms hérite de graphismes, certes loin d’être extraordinaires visuellement parlant, mais aux couleurs chatoyantes. La variété des décors est ici de mise et chacun possède ce petit plus faisant son charme. Les vers de terre sont modélisés de manière convaincante et franchement hilarante et bénéficient de surcroît d’animations faciales vraiment très drôles. La qualité graphique est cependant renforcée par quelques effets forts sympathiques comme les explosions assez réussies ou encore les conditions climatiques comme la neige ou la pluie. A noter qu’il est possible de choisir le moment de la journée pour jouer entre jour, nuit et coucher de soleil. L’ambiance graphique s’en ressent, bien évidemment.

Devant la simplicité des graphismes (les textures ne sont pas particulièrement très détaillées et souvent floues), l’animation n’est jamais prise à défaut et le jeu brillera constamment par sa fluidité. Dommage toutefois que, du décor, seule l’eau soit animée. Cependant, comme c’est souvent le cas pour les jeux en 3D, la jouabilité souffre par moment d’angles de vues parfois mal adaptés. Heureusement, le fait de pouvoir jouer avec la caméra via le stick droit permet quelque peu d’atténuer ce léger défaut.Ambiance sonore toujours aussi délirante Enfin, il est inconcevable d’écrire un test sur Worms sans s’attarder quelques instants sur l’ambiance sonore du titre. Si le jeu est souvent délirant, il doit ce côté fun en très grande partie à son ambiance sonore tout simplement décalée. Que ce soit la musique des menus, incroyablement entraînante ou les bruitages lors des parties (le bruit lors des déplacements de votre ver sont à mourir de rire), il est difficile de ne pas accrocher à cette ambiance volontairement débile. Cependant, la plus grande réussite est à mettre à l’actif des voix (criardes) vraiment extraordinaires. Chacune de vos actions se voit gratifier d’un petit commentaire, souvent très drôle (« rentre chez ta mère », « adieu veaux, vaches », « vengeance, vengeance »). A noter qu’il est également possible de configurer la langue de votre équipe, histoire de la personnaliser le plus possible.

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test écrit par Olivier


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

On l’attendait au tournant, persuadé en grande partie que le passage à la 3D nuirait à ce monument du jeu multijoueurs et pourtant, il faut bien reconnaître que Team 17 est brillamment parvenu à remplir son contrat. Worms 3D est une franche réussite : parfaitement maniable (malgré de légers problèmes de caméra), graphiquement très plaisant et possédant une ambiance sonore à mourir de rire, ce nouvel opus est sans doute l’un des meilleurs jeux multijoueurs disponible sur PS2 grâce à des possibilités infinies lui garantissant une durée de vie incroyable. Pour les joueurs solitaires, l’investissement peut être envisagé même si la lassitude devrait poindre le bout de son nez à long terme. Pour les amateurs de jeux jouables à plusieurs, la note peut facilement gagner un point supplémentaire.

- / 10

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7.5 / 10
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