
The Sopranos : Road to Respect
publié le 23 janvier 2007- Etat : Disponible
- Distributeur :THQ
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- 26/01/2007
- 07/11/2006
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Scénario et gameplay
- Page 2 : Réalisation et verdict
Certaines séries télévisées sont, dès les premiers succès d’audimat, pressenties pour arriver un jour dans nos consoles. L’expérience peut se révéler intéressante, aucun doute à ce sujet, encore faut-il que les jeux soient réalisés avec sérieux et savoir-faire. Les Soprano en jeu vidéo ? Un pari difficile ! Saura t-il nous séduire ? La réponse dans ce test.
La série «Les Soprano» raconte l’histoire d’une famille du New Jersey dont le chef de famille est aussi le chef de la mafia italo-américaine. Tony et Carmela Soprano, sont donc les parents de 2 enfants, Anthony et Meadow. Pour couvrir ses activités plus que douteuses, Tony se cache derrière son identité d’homme d’affaires travaillant dans le recyclage des déchets. C’est une bonne couverture qui le met plus ou moins à l’abri des agents du FBI surveillant ses faits et gestes. A tout ce beau monde vient se greffer tout le reste de la «Famille», Christopher, Silvio, Paulie, Pussy, Carmine Luppertazzi et bien d’autres. Pour en revenir au jeu, sachez que le joueur prend le contrôle de Joey, fils illégitime de Pussy. Pour la petite histoire il faut savoir que son père s’est fait tué pour avoir balancé ses «collègues» au FBI en échange de sa liberté. Autant dire que le petit doit faire ses preuves et montrer que l’on peut avoir confiance en lui. Encouragé par la superbe chanson de la série, nous sommes plus tard un tout petit peu déçu de ne pas pouvoir contrôler Tony ou du moins un des personnages principaux de la série. Continuons !Des débuts vraiment très laborieuxRoad to Respect gagne la palme du plus mauvais début de jeu pour l’année 2006 au moins. Nos premiers pas se situent devant le fameux bar bien connu des fans de la série, le Bada Bing, quartier général de Tony Soprano. Les premières missions vous obligent à faire des allers retours répétés pour trouver un personnage en particulier, lequel vous dira de chercher quelqu’un d’autre et ainsi de suite. Certes, de cette façon nous apprenons à jouer, à interagir avec les personnages, mais tout ceci reste d’un ennui incroyable.




Quelques minutes de jeu plus tard, les premières vraies missions commencent. Sans trop en révéler, vous devrez la plupart du temps faire parler vos poings et parler ensuite. Les personnes que vous devrez voir doivent de l’argent à Tony ou à Christopher et vous êtes là pour les menacer ou pour les tabasser. Parfois ce schéma trop simpliste deviendra un peu plus complet mais en définitive, vos coups viendront toujours finir le travail. Prenons un exemple ou deux. Vous avez la responsabilité de faire disparaître un corps près d’un port, tout se passe bien sauf qu’à un moment des gardiens vous surprennent et posent des questions. La bagarre est inévitable. Deuxième exemple: L’un de vos compagnons, a pris la montre d’un cadavre, rendant de cette manière le travail de la police un peu plus facile. Vous le retrouvez dans la chambre d’un hôtel, drogué, en compagnie d’autres personnes peu recommandables. Ceux ci ne voient pas d’un très bon œil votre arrivée et provoque la bagarre. Les missions se succèdent ainsi sans évolution notable à l’exception d’une seule, l’utilisation d’une arme à feu. Le pistolet est à proscrire car il fait trop de bruit, ce qui alerte les foules. Si vous le faîtes tout de même, c’est votre indicateur de respect qui chute. Premier mauvais point, vous aurez beau tirer plus de 4 balles sur votre cible, elle ne tombera pas, étrange.Un gameplay sympa sans plusLe gameplay de Road to Respect ne fait pas dans la dentelle. Pour donner des coups, vous devrez alterner entre croix et carré. Lorsque votre adversaire est presque KO, il est possible d’enclencher, grâce au bouton triangle, une action originale. Avec les touches directionnelles de la manette, vous pouvez choisir plusieurs techniques. En fonction de votre choix, l’animation change. Le combat peut donc finir par un étranglement, une fracture du tibia faite à la main (c’est possible !), par une rafale de coups de poing ou par d’autres prises upgradables par la suite. Des séquences de résistance à la pression d’un ennemi peuvent intervenir, vous obligeant à marteler le bouton croix ou rond. L’animation est assez bonne, les coups ainsi que leurs impacts sont très naturels. Les visages changent d’apparence en fonction des coups reçus mais vous ne verrez jamais de sang couler car les blessures ne sont visibles que grâce à des marques rouges. C’est peut être mieux comme ça car la dureté de certaines prises et coups se suffit à elle même. Le décor permet de varier les actions disponibles en vous donnant par exemple la possibilité de coincer la tête d’un ennemi dans un tiroir. Vous avez aussi à votre disposition ce qui traîne un peu partout dans les décors: des bouteilles en verres, des antennes, des barres de fer, des clés à molette, bref tout ce qu’il vous faut pour vous faire respecter. Vous l’avez compris l’interdiction du jeu au moins de 18 ans se justifie.



En dehors des phases de baston, les dialogues nombreux vous permettent de faire varier en temps réel vos réponses et vos attitudes. Par exemple, lorsque vous tentez de soutirer des informations, vous pouvez le faire en étant dans un premier temps calme et posé puis de devenir plus méchant. D’abord méfiant face à la réelle influence de ce mécanisme sur le déroulement du jeu, nous nous rendons compte que les effets se font bien sentir. Parfois, en faisant les bons choix, on s’aperçoit qu’il est facile de gagner de l’argent sans se fatiguer. Vos poches remplies, pourquoi ne pas en donner un peu à Paulie pour monter dans son estime ? Cette possibilité est tout à fait dans l’esprit de la série. Inutile de la cacher plus longtemps, vous avez dû vous en rendre en compte en visionnant la première vidéo du jeu, Road to respect est un jeu répétitif à souhait. Ce qu’il faut reconnaître comme qualité au titre de THQ se trouve ailleurs.
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A partir de 9.9 €