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Terminator : Dawn of Fate

Terminator : Dawn of Fate

publié le 12 avril 2003
  • 30/10/2002
  • inconnue

Bienvenue ami Humain. Suite à de malencontreuses évolutions technologiques au sein de l'industrie du développement de la cybernétique de pointe, la société Skynet, a le regret de vous informer de l'imminence de l'extinction de la race humaine. Merci de ne pas laisser de messages, il n'y aura plus jamais personne pour vous répondre....

En un mot comme en cent, il faut le dire haut et fort, Terminator pas mort ! Si d'aucuns, avaient cru pouvoir proclamer l'arrêt de la production de cette belle machine rutilante, et pleine de pistons savamment huilés, lors de son dernier passage sur nos écrans en 1991 (putain plus de dix ans !), c'était sans compter sur l'acharnement quasi thérapeutique avec lequel notre pote Schwarzi essaya, durant la dernière décennie, de monter le troisième pan de ces chroniques terriennes du futur. Mieux vaut tard que jamais, puisque vous pourrez vous repaître goulûment des nouvelles péripéties tout en chromes de ce cher Terminator, et pas plus tard que cet été. Rise of the machine que ça s'appelle, et les aficionados de la première heure, dont je suis, seront au garde à vous le Jour J.

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, l'annonce du développement d'un jeu s'inspirant de la licence Terminator pouvait faire saliver, mais en y rajoutant quand même de gros guillemets, notamment sur le traitement réservé à une licence aussi juteuse que celle-ci. Les derniers efforts des éditeurs dans ce domaine, pour adapter de façons pertinentes de bien belles franchises (remember "tomorrow never dies"), en dépassant le simple cadre du "pas-la-peine-de-se-casser-les-gars-y-vont-acheter-les-yeux-fermés", nous incitaient toutefois à un optimisme de bon aloi. En attendant de voir ce que donneront les adaptations 128 bits de Minority Report et de Matrix, traversons donc le temps, mes frères, vers le présent du futur... Genèse d'une légende annoncée Le pari est gonflé, voire même casse-gueule, que de vouloir faire fi de la plupart des personnages principaux, charismatiques en diable, et hypers connus du public, issus des longs-métrages. Mais là encore, une certaine jubilation pointe le bout de son nez, si l'on n'est pas fan du grand Arnold, mais qu'on a quand même craqué pour l'univers post-apocalyptique dans lequel se situe l'action. L'action justement. Le déroulement des événements prend place au lendemain de la victoire presque définitive des robots sur les hommes. Enfin !! Le troisième opus (du moins sur consoles) se situe donc dans le futur, en 2027, après 30 ans d'une guerre qui a vu décimer tout ce qui compte de bipèdes faits de chair et de sang. John Connor, le leader des humains, est l'homme à abattre pour les robots, et vous devez incarner l'un de ses bras droit. La tête et les jambes... de fer Premiers bons points, un choix large et hétéroclite dans les environnements sonores (dolby surround, etc..) zieutant généreusement avec ce que l'on peut trouver généralement sur un DVD. On sent d'emblée que l'équipe de Paradigm a voulu vous en donner pour votre argent, niveau bande son. L'interface dans laquelle vous allez vous balader (pas trop quand même, y a une guerre à gagner !) retranscrit bien l'ambiance high-tech déglinguée du coin. Après avoir choisi celui des 3 personnages que vous pouvez incarner, vous rentrez dans le vif du sujet, avec un entraînement de marines survitaminés, faisant ici office de tutorial bien traditionnel. Trop même. Pas de grands chambardements, on vous explique de quelle manière bousiller du T-800 à tout va. Première petite note amère, puisque l'on ne peut passer en vue FPS que mal aisément, et cela devient par la suite, très vite handicapant lorsque l'on souhaite appréhender au mieux le terrain de jeu qui nous entoure... si bien que l'on laisse finalement tomber cette vue excepté lorsqu'il faut fritter au plus près... dommage.

Après une intro bien sympathique, et campant comme y faut le décor, avec force et fureur, (z'ont aucun goût ces robots pour l'architecture, au passage), votre mission débute....le but ultime, est dans les grandes lignes, de faire en sorte que le combattant Kyle Reese, échappé du premier film, et lui même père intemporel de ce sale gosse de John Connor, qui lui même devient... bon j'arrête là, vous avez tous vu les films ! Votre mission disais-je est donc, de faire en sorte que Kyle puisse remonter le temps afin d'enfanter le libérateur de la race humaine en la personne de John Connor. Entre temps, une résistance toute de fer vêtue s'oppose comme il se doit, à la réussite de votre mission. Au programme : buter encore et encore des cyborgs ! Le rêve de tous les fans de la série !

Vous dirigez votre personnage dans des décors qui ne sont pas pré-calculés, mais le choix des développeurs de ne pas laisser au joueur la possibilité de l'angle de caméra qu'il désire, renvoit sans nulle doute au même parti pris scénaristique que celui de la série des resident evil. Si ce n'est que la peur ici n'est pas l'élément déterminant, et donc cette solution ne se justifie finalement pas pour un jeu qui se veut avant tout d'action. Vous disposez d'un arsenal restreint évidemment au début, mais qui s'étoffe finalement assez vite. Vous allez vous faire violence pour ne pas poser du C4 à tout va ! Petite astuce que je vous donne au passage, mais c'est plus pour les pervers que pour les autres, au lieu de dégommer les T-800 les uns après les autres, amusez-vous à viser un bras, puis une jambe... pour les pervers j'vous dis ! Le top étant de combiner ca, avec les tourelles où vous pouvez vous poster, afin d'y utiliser les "grandes faucheuses" que sont les mitrailleuses lourdes.

La prise en main est assez intuitive, même si les angles de caméras finalement assez pénalisant, vous font rager contre un mur ou un élément du décor qui ralentit votre marche....surtout lorsque l'on passe d'un angle de caméra à un autre (mais c'est pas nous qui choisissons hein !), et qu'il faut réviser la direction de son paddle en conséquence !! Rédhibitoire.

Vous disposez enfin d'un radar des plus utiles pour vous repérer et savoir où en est la concurrence synthétique. Les décors sont glauques à souhait et transpirent l'humidité et la désespérance. Ils sont bien rendus, et les effets de lumière fort réussis eux aussi, rajoutent au côté presque... finalement....ben vi, angoissant. Synthèse de l'image...de synthèse Les cinématiques sont impressionnantes, et interviennent ponctuellement dans le récit, pour mieux souligner la dévastation d'un monde basculant dans un chaos total. Sous forme de témoignages se rapprochant de flash back, ces scènes forment un tout dont la cohérence et la forte connotation cinématographique, empruntée au code du récit des deux premiers films, renvois inévitablement à ses aînés sur pellicule.

Je vous épargne quelques digressions sur les effets spéciaux de tous ordres, ceux-ci sont très bien rendus. Sachez toutefois que mon coup de coeur va aux simulations de sources de chaleur, changeants les volumes des décors où elles se trouvent, tel des mirages ondulants. Magnifique. Les rendus sont eux-mêmes excellents, et il n'est pas rare que de prendre quelques recoins poussiéreux jonchés de divers détritus, pour de véritables photos.

La représentation minutieuse des personnages que vous incarnez, apporte au titre une facture de qualité. Ceux-ci sont modélisés de façon réaliste, et se meuvent tout aussi naturellement....ah, si il n'y avait pas ces caméras ! Le problème principal de ces trois personnages résidant plus dans le fait que l'on ne ressent pas de prime abord quels sont leurs véritables différences. Tah tah tahm ! Ta tham !!Un peu comme si on coupait au requin des dents de la mer son aileron, ou à Lara sa queue de cheval, un Terminator ne serait évidemment rien, sans sa fameuse rengaine musicale, créée à l'origine par Brad Fiedel, dont le thème est devenu un classique du genre. ici la musique fait partie intégrante de l'atmosphère si particulière à Terminator. Les doublages sont quant à eux de bonnes tenue, ce qui devient finalement rare de nos jours, vu que bon nombre d'éditeurs ne prennent plus la peine de doubler leurs jeux... c'est vrai qu'à environ 65 euros en moyenne, faut pas non plus en demander trop ! Infogrames fait l'effort, et c'est un vrai plus. Pour le reste, il vaut mieux pour en profiter pleinement, être bien équipé niveau ampli et baffles, et faire dégager les voisins si possible, car vous aurez inévitablement tendance, vu la qualité de la bande son, à pousser le volume un brin.

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test écrit par Paulo


  • 4 / 10

    Graphismes

  • 5 / 10

    Jouabilité

  • 5 / 10

    Son

  • 5 / 10

    Durée de vie

4 / 10

Verdict

Sans être franchement révolutionnaire, dans le fond comme dans la forme, "Terminator: the dawn of fate", s'inscrit dans la longue lignée des jeux que l'on prend un grand plaisir à utiliser, mais qui ne marquera finalement que votre écran, si toutefois vous y laissez une image figée pendant plus de dix minutes. Hésitant entre le jeu d'aventure et le resident-evil like, mais garni d'une bonne dose de savoir faire, d'action et d'une durée de vie fort respectable, son achat ne s'avère pas indispensable mais plutôt utile, pour qui souhaite se replonger doucement dans le bain d'huile de vidange, avant le grand bouillon chaud du troisième opus, mais sur grand écran cette fois.

- / 10

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