
Socom : U.S. Navy Seals
publié le 13 juin 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Zipper Interactive
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Guerre
- Genre :FPS / Doom Like
- 05/2003
- 28/08/2002
- inconnue
Produit phare de Sony dans sa campagne de lancement du Online en France, Socom : U.S. Navy Seals arrive enfin dans nos contrées éloignées. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça déménage !
Avant de rentrer dans le vif du sujet, sachez que nous traiterons en priorité du mode Online du jeu, ce dernier étant de toute façon le plus passionnant et le plus prisé par les joueurs. Bref, c’est là que Socom prend toute son ampleur.
Commençons néanmoins par le mode solo qui n’est pas dénué d’intérêt, loin de là. Déjà, l’ambiance des Seals est très bien restituée, on a même droit à une voix féminine qui nous donne des ordres et nous informe de la situation actuelle dans le casque. Dans le même registre, le joueur a la possibilité de donner des ordres vocaux à ses coéquipiers, ses derniers répondant également, dans la langue de Molière qui plus est. Un aspect très sympa et très immersif.
Les missions sont variées et nos Seals vont se retrouver aux quatre coins du globe pour le plus grand plaisir du joueur, plaisir gâché hélas par une I.A défaillante, aussi bien du coté des alliés que des adversaires. On sent que le jeu n’a pas été développé pour ça, et de toute façon, foi de gamer, une fois que l’on a goûté aux joies du mode Online on a plus vraiment envie de jouer seul !
Le mode online !
Passons-y donc à ce fameux mode Online ! L’interface pour y accéder est on ne peut plus simple tout en restant complète. Après s’être connecté sous son pseudo, on accède au serveur européen puis au menu principal. Nous est alors proposé de choisir son pays, de lire les news du serveur, de gérer les informations relatives à son clan, ou encore d’accéder au classement. Une fois introduit dans une salle de jeu, un petit tour par l’arsenal s’impose. Bonne nouvelle, les armes sont nombreuses et variées. On passe du fusil sniper à la mitraillette en passant par le pistolet silencieux ou encore les mines claymores, chaque type d’armes étant décliné en plusieurs modèles. Le joueur choisit son arme de base, son arme secondaire ainsi qu’un équipement supplémentaire comme des grenades ou des munitions en plus. Certes, Socom ne révolutionne pas les FPS sur ce point mais chaque joueur trouvera son bonheur et c’est bien là l’essentiel. Retour à la salle d’attente et, après avoir choisi d’incarner un valeureux Seal ou un odieux terroriste, la bataille peut enfin commencer !
La première chose qui frappe d’emblée est le moteur graphique du jeu. Pour un jeu Online, c’est très réussi. Les textures 3D sont de bonnes factures et ne pixellisent pas du tout. Certes, elles sont basiques mais la variété des maps et leur architecture ne donnent aucune impression de répétition. L’animation est vraiment fluide, aucun ralentissement à noter même lors d’affrontements à 8 contre 8 dans un espace restreint. Les personnages ont été aussi soignés. Que ce soit les Seals ou les terroristes, ils sont bien réalisés, notamment leurs visages. Leurs mouvements sont vraiment de grande qualité et bien décomposés et les développeurs se sont permis de rajouter des détails tels que les traces de pas dans la neige, les explosions ou encore le brouillard progressif imitant le champ de vision donnent à chaque map une ambiance qui lui est propre ! Les bugs de collision sont quasi-inexistants et la caméra n’est jamais bloquée par le décor, rien à reprocher de ce coté-là. Techniquement, Socom est excellent et vraiment immersif !
Une bande son fabuleuse !Tenez, tant qu’on parle d’immersion, on ne pouvait parler du jeu sans évoquer la fabuleuse ambiance sonore. Et il y en a des choses à dire tant Socom a été travaillé sur ce point ! Au début et à la fin de chaque manche, une musique héroïque se déclenche histoire d’installer une ambiance propre aux Seals. Durant le match, les bruitages sont très biens choisis, on s’y croirait vraiment ! Plus on est proche d’une explosion ou d’une fusillade, plus le son se fait intense. Si on a le malheur d’être a quelques mètres d’une grenade, un sifflement aigu simule une déflagration des tympans pendant quelques secondes permettant à la peur de s’installer. Mais les bruitages peuvent se montrer rassurant également. En effet, le jeu gère le Dolby Surround et, pour peu que vous ayez l’équipement adéquat, l’environnement sonore vous permettra de localiser de façon très précise le lieu d’une fusillade ! Les développeurs de Zipper Interactive ont pensé aux pauvres joueurs infortunés comme moi condamnés à joueur sur une télé 36 cm avec le son mono. Ainsi, pour ne pas être lésé, des petites flèches rouges autour du viseur indiquent d’où viennent les tirs : c’était simple mais il fallait y penser !
Les protagonistes quant à eux parlent automatiquement lorsqu’ils lancent une grenade, tue un adversaire et poussent des cris lorsqu’ils se font canarder comme des lapins. A chaque map ses propres phrases en fonction du lieu et de la langue du coin. Le joueur peut également déclencher des phrases rigolotes et bien trouvées afin de provoquer l’adversaire ou de le faire paniquer ! La phrase est prononcée dans la langue du joueur qui la lance. Et puis bien sur, il y a cette fameuse compatibilité avec le Headset fourni avec le jeu ! Avant toute chose, sachez qu’il est de très bonne fabrication et qu’il s’est montré très fiable durant les dizaines d’heures passées sur le jeu. Les rares moments ou ils flanchent sont dus à la présence d’un laggeur dans l’équipe qui empêche tout dialogue avec les partenaires. C’est très peu courant mais espérons que l’arrivée massive de joueur n’augmente pas la fréquence de ce problème. Pour prendre la parole au cours d’une partie, une simple pression sur la touche rond suffit. On peut alors parler à ses coéquipiers uniquement le temps ou le bouton est enfoncé. Conformément à la réalité, ceux en vie ne peuvent parler qu’entre eux, alors que les morts ne peuvent que pester avec les autres défunts. Ce procédé permet d’éviter à la fois les insultes entre équipes et les conseils donnés par les tués aux vivants sur, par exemple, l’emplacement d’un sniper. Précisons pour finir que le micro n’est pas compatible dans la salle d’attente, seul le chat permet de communiquer la-bas. Un petit oubli qui sera corrigé dès Socom 2 !
Une jouabilité parfaitement penséeSeal ou terroriste, 2 choix pour une même jouabilité ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette dernière est bien pensée. En effet, la panoplie de mouvements est très complète et bien réparti sur le Dual Shock 2. Avant de voir ce qu’il en est, notons que contrairement a un jeu pc ou chaque joueur possède son propre matériel et sa propre souris, dans Socom chacun a le même pad et donc les mêmes chances ! Un bon point qui compense le temps d’adaptation indispensable pour les fans du genre plus habitués à pointer l’ennemi avec une souris qu’à le viser à coup de joystick droit ! Socom se veut réaliste, Socom sera dur à maîtriser ! Viser correctement réclame de l’entraînement, même après avoir configuré dans les options la sensibilité du viseur. C’est un choix délibéré des développeurs qui ont pour aller dans ce sens désactiver le verrouillage automatique d’une cible qui était présent dans le mode solo ! Néanmoins, si très peu parviendront à enchaîner headshot sur headshot, profiter des nombreux mouvements des personnages est à la portée de tous !
Le déplacement du joueur se fait grâce au joystick gauche alors que la gestion de la caméra et du viseur est attribuée au joystick droit. La touche carré fait sauter le joueur au-dessus d’un obstacle ou au-dessus d’un trou (gaffe au suicide !), appuyer sur triangle une fois permet de s’accroupir alors qu’une deuxième pression sur cette même touche permet de s’allonger. La touche X est la touche action : elle permet de désamorcer une bombe, libérer un otage ou encore ouvrir une porte. Rond sert à prendre la parole ou à donner des ordres. On peut également grâce à cette touche voter pour exclure un joueur indésirable. R1 permet de tirer. L’alternance entre les armes se fait avec les touches L1 et L2 alors que R2 sert à choisir ses armes pour la prochaine manche. On aurait pu en rester là, mais Socom propose d’autres possibilités qui augmentent le plaisir de jeu. Ainsi, les touches gauche et droite font jeter un coup d’œil sur le coté au personnage. Les touches haut et bas changent le mode de visée, allant de la vue à la 3eme personne jusqu’à un zoom qui permet de voir l’autre bout de la map ! A l’écran, cela se traduit par une disparition du brouillard du plus bel effet ! La touche L3 qui permet de changer la cadence est déjà plus contestable. Si elle fonctionne très bien en alternant le mode de tir simple ou automatique, elle a aussi tendance à se déclencher sans le vouloir.
Si on est en pleine fusillade et que l’on slalome pour éviter l’adversaire, les mouvements de sticks sont très vifs et il est courant que l’on change la cadence sans faire exprès. Alors, on repasse en mode simple et on doit tirer une balle par balle, le temps d’ajuster de nouveau sa cadence est souvent fatale et entraîne une mort aussi idiote ! Avis aux personnes ayant une manette et des joysticks usés par le temps ! Quoi qu’il en soit, la jouabilité proposée par Socom est vraiment complète et agréable une fois maîtrisée ! Un des points forts du jeu indiscutablement !
Une grande diversité de maps !On peut en dire autant des maps ! Chacune a son propre design, ses propres couleurs, et une ambiance qui lui est propre. Tous les types d’environnements classiques sont de la partie. Ainsi, on retrouve la jungle et ses multiples arbres et buissons servant de cachette, la neige avec son blizzard aveuglant et ses longues montagnes, le désert aride ambiance western avec ses maisons abandonnées, un lac abandonné, un bateau ou encore une immense grotte ou le danger peut venir de partout ! Nous stopperons la description ici mais sachez qu’en tout, une douzaine de maps différentes sont disponibles, certaines privilégiant l’affrontement direct et bourrin, d’autres favorisant les cachettes et les tactiques bien travaillées.
Chacune d’elle est très vaste, on peut même dire que chaque map est divisé en sous-maps tant dans un même niveau, les lieux d’affrontements peuvent être variés et éloignés. La map « Abandonnées » est l’exemple même d’une grande diversité. En fond de cette immense plaine, il y a une petite bâtisse de 2 étages ou se cachent souvent des snipers. En face, une sorte de temple avec de petites allées donnent lieu à des face-à-face haletants. Si on poursuit notre chemin, on tombe sur un pont cassé en 2 avec en dessous une rivière d’où peuvent arriver des joueurs venus par des grottes souterraines. D’autres joueurs s’affrontent dans un petit tunnel débouchant sur de longs remparts, etc…Un travail remarquable de la part de Zipper Interactive qui procure au joueur un grand plaisir d’évoluer dans des niveaux si bien architecturés ! Mais attention, on n’est pas la pour faire du tourisme mais pour remplir des objectifs. Trois modes de jeux nous sont proposés en fonctions des niveaux choisis : tuer tous les ennemis, libérer les otages ou désamorcer une bombe. Le premier type de match est on ne peut plus explicite. Pour le second mode, les joueurs Seals tentent de délivrer les otages gardés par les joueurs terroristes et de les ramener à leur base. Si tous les joueurs d’un camp meurent, l’autre est déclaré vainqueur. Le dernier mode propose aux deux camp de tenter de s’approprier la bombe déposé en milieu de stage et d’aller la poser dans le camp adverse pour la faire exploser 20 secondes plus tard ! Niveau fun, les trois types d’affrontement se valent. Dommage qu’il n’y ait pas de mode Deathmatch mais ce n’était pas le concept du jeu qui favorise l’entraide et la communication et qui excelle dans ce genre !
Hélas, le jeu parfait n’existe pas ! Même si ce qui va suivre n’entache en rien le plaisir procuré par le soft, il fallait quand même le signaler en espérant que ce soit corrigé dans Socom 2. Au niveau des options tout d’abord, on est surpris de l’absence d’un indicateur de ping pour chaque joueur, donnée importante dans un jeu Online ! En plein match, impossible de savoir lesquels de ses partenaires sont encore en vie ou encore de voir le nombre d’adversaires restants. On aurait aimé une fiche de la manche en cours en plus d’une fiche qui est accessible par la touche Select et qui donne les résultats du match entier. Le lag dépend vraiment de votre connexion et de votre ping. Certains fournisseurs ne favorisant pas le ping, on se retrouve parfois avec un décalage de l’action de quelques dixièmes de seconde à peine mais suffisants pour rater une cible, surtout lorsque celle ci effectue un slalom. Ceux qui téléchargent en même temps qu’ils jouent ont tendance à se télétransporter d’une dizaine de mètres soudainement. En fait, on les voit courir sur place pendant une seconde, et hop ! L’ennemi est loin ! Un peu rageant de mourir à cause d’un joueur qui pourrait donner des leçons de transportation à Flash !
Plus gênant encore, il arrive une fois sur cinq que les Seals n’aient pas la commande pour libérer les otages à l’écran ! Dur de remplir l’objectif alors ! D’autres bugs parsèment certains matchs mais ce sont les aléas du Online ! De toute façon, nous avons testé le jeu en tant que bêta-testeur, gageons que la version finale corrigera une bonne partie de ces bugs qui, je le répète, ne sont qu’une petite goutte au milieu d’un océan de bonheur !
Il était une fois ... Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un récit d’un match Online classique : A peine débarqué pas le temps de réfléchir : entouré de mes 7 partenaires, et après de brèves salutations le mot d’ordre est lancé : on fonce vers la base ennemie récupérer les otages ! Après quelques dizaines de mètres à avancer dans la brousse, la première confrontation éclate. Il s’agit d’un terroriste du camp adverse, un peu kamikaze qui s’est planqué derrière un buisson et qui nous canarde comme des lapins. Son silencieux nous empêche de repérer précisément ou il se planque. Soudain une voix retentit dans mon casque : « le tout petit buisson à droite ! » Quelques secondes après, un cri déchirant se fait entendre : il est mort ! Hélas pour nous, cette fusillade nous a fait repérer par les adversaires. Nous décidons alors de nous séparer en petit groupe.
Après avoir inspecté si personne n’était caché en hauteur, je dévale une petite cote accompagné d’un autre joueur et nous rentrons dans un petit couloir avec des caisses sur les cotés. Nous avançons pas à pas quand soudain, je signale à mon coéquipier par le casque que j’ai repéré des bombes claymores et qu’avancer plus serait de la folie. Mon camarade a alors la judicieuse idée de lancer une grenade vers les bombes. Bonne pioche, le terroriste qui était planqué s’effondre. Nous pénétrons enfin dans le bâtiment où sont retenus les otages. Après m’être séparé du Seal qui m’accompagnait, j’avance à pas de loup dans le couloir quand soudain j’aperçois grâce à mes lunettes de vision nocturne un des miens en dangereuse posture étant donné qu’il est face à 2 terroristes. Lâchement, je décide de me planquer et de regarder qui va prendre l’avantage. Après une fusillade et des slaloms qui ont duré plus d’une dizaines de secondes, mon compagnon touché par 2 balles dans le ventre s’effondre, mais dans un dernier effort il envoie une balle dans la tête de son assassin, l’entraînant dans sa mort ! Paix à son âme ! Le terroriste survivant semble détendu du silence qui s’installe.
Profitant de son inattention, je surgis et le plombe de 3 balles de mitraillette dans le dos. Hehe, j’en connais un qui doit s’en vouloir de ne pas être plus concentré! Je me décide à faire une petite pause et demande au micro si quelqu'un est encore vivant… Une seule personne me répond ! Il va falloir délivrer les otages tout seul ! Je m’enfonce encore un peu plus dans le sinistre bâtiment quand soudain, j’entends des bruits de pas. Surgissent alors 2 terroristes qui étaient à ma poursuite. Pas le temps d’appuyer sur la gâchette, je suis déjà au sol en train de baigner dans mon sang. J’entame alors la discussion avec mes camarades morts, chacun se plaignant d’avoir été victime d’une injustice ou d’un manque de chance et réfléchissant à sa stratégie pour la prochaine manche. Une brève pression sur la touche directionnelle gauche me permet de voir ou en est le dernier Seal vivant ! Ce dernier périra alors qu’il s’approchait des otages ! La voix féminine nous l’annonce « Terroristes victorieux ! » Allez les gars ! On se remotive pour la prochaine manche !
Verdict
Bref, Je pense que vous l’avez compris : Socom parvient à combiner réalisme et fun. Il offre un plaisir de jeu inégalé a ce jour sur PS2 grâce à son mode Online vraiment jouissif qui a anéanti notre vie sociale ! Ce ne sont pas les quelques bugs et oublis qui sont des défauts de jeunesse qui réussiront à nous en lasser ! Certes le prix est un poil excessif mais le micro est fourni avec et n’oublions pas qu’un très sympathique mode Solo est de la partie ! Bref, pour fêter l’avènement du Online sur sa PS2, l’achat de Socom : U.S. Navy Seals est vivement conseillé pour tous les fans du genr et les autres !

A partir de 69,99 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie