Vous êtes ici : Accueil » PS2 » Riding Spirits » Test
Test de jeu / PS2 / Riding Spirits
Riding Spirits

Riding Spirits

publié le 28 août 2003
  • 13/11/2002
  • 10/09/2002

Présenté, par ses géniteurs, comme n’étant, ni plus ni moins, qu’un Gran Turismo 3 version moto, « Riding Spirits » (RS) semblait bien parti pour reprendre le flambeau d’un genre quelque peu tombé en désuétude ; celui du deux roues, dans son sens le plus large. Partant de là, la sortie de ce titre s’est vue accompagnée d’une interrogation majeure s’imposant d’elle-même, à savoir : la réputation de ce produit était-elle usurpée ? Classique, certes, mais avouez que, jusque ici, le mystère reste entier…Un contenu solide, mais finalement peu inspiré C’est sûr, la comparaison avec un tel mastodonte a de quoi étonner, impliquant forcément l’existence de nombreuses similitudes ; lesquelles lieraient intimement nos deux terreurs du bitume. Pour en trouver, rien de plus simple, puisque un petit tour dans les menus, achève finalement, de convaincre. Tout d’abord par l’atmosphère très « cosy » qui s’en dégage, mais aussi, et surtout, grâce aux richesses dont recèle l’interface. En effet, ne serait-ce qu’en terme de modes de jeux, la firme Spike semble s’être inspirée, sans pour autant plagier, du bébé de Yamauchi san. Répondent donc présentes, les options « Combat », permettant de peaufiner son pilotage seul ou entre amis, mais aussi « Course Simple » ; alternative offrant, à qui s’y essaye, l’opportunité de faire s’affoler les chronos, en marge de toute compétition. Une carte, somme toute, assez prévisible, à laquelle l’absence d’un copieux plat de résistance aurait cruellement fait défaut. Ainsi, c’est dans une démarche d’exhaustivité que vient directement s’inscrire la possibilité « Riding Spirits » ; celle-ci se présentant, bien vite, comme le morceau de choix du jeu.Qui veut partir sur les traces du maître… Concrètement, il s’agit là de vivre, de l’intérieur, la carrière d’un pilote fraîchement débarqué sur le circuit ; tout parcours débutant chez un concessionnaire, l’œil attiré par ce qui deviendra, bientôt, votre première acquisition. Au départ assez restreint, le budget mis à disposition du joueur ne lui permettra guère de s’offrir la bécane de ses rêves, mais plutôt de quoi faire ses classes dans la plus grande modestie. Autrement dit, pas question d’espérer vivre ses premiers tours de roues, au guidon d’une Honda dernier cri, seuls quelques modèles dits « bas de gamme » étant financièrement à votre portée. Fort heureusement, une telle situation ne s’avèrera pas forcément contraignante, dans la mesure où les différents styles se verront, tout de même, représentés. Des sportives citadines, aux routières racées à forts tempéraments ; tout y passe, comme pour démarquer notre objet d’étude de ces concurrents. Une fois votre choix porté sur un modèle, il ne reste guère plus qu’à passer à la caisse, et entrer, par la même, dans le vif du sujet. Effectivement, ce dilemme cornélien ne représente, finalement, que le point de départ d’une quête longue et périlleuse : celle d’une reconnaissance acquise à l’unisson des moteurs. Qui dit « quête », suppose forcément de partir à la découverte d’un nouvel univers, mais indubitablement, de tout un programme. Tirant partie des diverses catégories reconnues de cylindrées, ces futures épreuves deviennent rapidement un leit-motiv ; et ce, notamment grâce au soutien financier qu’elles peuvent apporter. Pour faire court, à chaque joute correspond une dotation ; laquelle rendra possible, la constitution d’une épargne, ou l’achat de nouveau matériel. En ce sens, chacun dispose, ici, d’une autonomie indiscutable, en pouvant gérer, à sa guise, un budget toujours grandissant. Investir ou économiser ? A vous de voir, une seule certitude, les âmes dépensières auront vite fait de se tourner vers le revendeur du coin. Nouvelles pièces, casques de marques ou combinaisons « top tendance », tout ou presque y est répertorié ; de quoi parader, fièrement, sur une monture au carénage rutilant. Evidemment, il vous faudra batailler ferme avant de connaître un tel bonheur, et surtout passer de nombreuses heures dans cette recherche de la félicité. Prenant, mais de quoi se plaint-on ?… Doit s’en donner les moyens A priori, de bien peu de choses, au moins jusqu’à ce que vienne l’instant fatidique du premier kilomètre. A ce moment là, le constat se gâte sérieusement ; phénomène ternissant, d’un coup d’un seul, une première impression des plus rayonnante. Et pour cause, rien de moins irritant que de voir autant de bonnes intentions être gâchées par une variable aussi importante que le « gameplay » ; souplesse et aisance n’étant, hélas, pas au rendez-vous. A l’inverse, c’est avec une conduite éminemment rigide qu’il nous faut composer ; s’adapter, rapidement, au pilotage, relevant de l’exploit. Autrement dit, les commandes nous apparaissent capricieuses, crispantes, ce qui fera, selon toute vraisemblance, basculer le « gamer » lambda dans un amer sentiment de frustration. Malgré cela, n’ayez crainte, dans la mesure où les plus déterminés pourront toujours, armés de patience, se prêter à moult exercices de pilotage. Ces initiations remplissent, en outre, parfaitement leur contrat et permettent d’assimiler, plus facilement, les finesses inhérentes aux freinages, comme à la prise de virages. Une aide précieuse mais il est vrai que, même passée cette étape, la prise en main reste exécrable. Formulé autrement, cela revient à dire qu’il faut beaucoup de poigne pour espérer prendre correctement un virage ; démarche représentant, plus souvent, un tour de force qu’une simple formalité. Certes, les vieux baroudeurs pourront, en désespoir de cause, se rabattre sur une boîte de vitesse manuelle, cette solution ne s’avérant, en aucun cas, salvatrice. Mais attention, n’allez pas croire que la pierre soit uniquement à jeter sur ce manque évident d’ergonomie, l’ « Intelligence Artificielle » n’étant pas non plus exempte de tout reproche. Pour étayer ces propos, rien ne vaut, évidemment, un exemple concret, que l’on pourrait, entre autres, aller chercher, du coté des dépassements. Qui disait « simulation », laissait présager des passes d’armes réalistes, mais il n’en est rien, les autres concurrents manquant, à maintes reprises, de percuter votre personne. Etrange, et forcément regrettable, tant un tel positionnement aurait mérité mieux.Une forme bien décevante Pour le moins surchargé de critiques, ce tableau n’ayant rien d’idyllique, ne laissait, disons le, guère de place à la technique. En résultent, des graphismes ternes, dont la pâleur ne parvient, d’aucune façon à faire honneur aux capacités de l’Emotion Engine ; tout juste à nous présenter des montures dignes de ce nom. Une nouvelle déception, malencontreusement, entérinée par un panel de circuits ne misant par sur la variété ; chacune des courbes sinueuses qu’il nous est donné d’affronter, rappelant étrangement la précédente. Voilà qui ne peut que nous attrister ; à fortiori lorsque l’on sait que ce n’est pas un phénomène d’ « aliasing » omniprésent, ni une ambiance sonore, aux vrombissements douteux, qui adouciront le verdict.

Riding Spirits - 18 Riding Spirits - 19 Riding Spirits - 13 Riding Spirits - 11 Riding Spirits - 16 Riding Spirits - 15 Riding Spirits - 17 Riding Spirits - 2 Riding Spirits - 9 Riding Spirits - 5 Riding Spirits - 1 Riding Spirits - 3



test écrit par Sylvain


  • 5 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

5.5 / 10

Verdict

Tout compte fait, Riding Spirit aura su se faire attendre, mais difficilement apprécier. Nous sommes en présence d’un produit ayant tout du parfait hit ; réputation qu’il n’aura, hélas, pas eu, sur le long terme, les moyens de se forger. Graphiquement limité et manquant, avant tout, de souplesse dans son maniement, notre « outsider » ne peut espérer séduire le plus grand monde ; un certain « Moto GP 3 » étant plus à même de les divertir. Fort de ce constat, il appartient à chacun de choisir son camp ; toujours est il que les cartes sont entre vos mains.

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Riding Spirits

Riding Spirits

5.5 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur gamesofficer A partir de 7.43 €

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes