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Pro Evolution Soccer 5

Pro Evolution Soccer 5

publié le 17 octobre 2005
  • 20/10/2005
  • inconnue

Pour son cinquième rendez-vous annuel avec la PlayStation 2, la série Pro Evolution Soccer s’est parée de ses plus beaux atours et elle perfectionne une fois de plus un gameplay reconnu par tous comme le meilleur offert par un jeu de foot, tous supports confondus. Les améliorations sont-elles à la hauteur des espérances des joueurs ? Réponse !Un air de déjà vu !Si vous êtes un fan de la première heure de la série, vos premières minutes dans PES 5 pourraient être inquiétantes tant l’offre paraît semblable aux précédents volets : après avoir lancé le jeu, vous retrouvez la désormais classique sélection de la langue, le choix 50/60Hz, les habituels logos de l’éditeur, des sponsors, la cinématique d’introduction du jeu, puis le sempiternel écran de démarrage accompagné de l’inévitable speaker lançant « Pro Evolution Soccer 5 ».

Les nouveautés ne semblent pas avoir non plus pris d’assaut le menu principal du jeu puisque l’on y retrouve sans grande surprise les options Match, Ligue des Masters, Ligue, Coupe, Entraînement, Modifier et Options. Seul le mode Réseau apparaît pour la première fois mais notre version test ne permettait malheureusement pas de se faire une idée de sa qualité. Bien sûr, nous ne manquerons pas de mettre à jour notre test dès réception d’une version du jeu activant cette option tant attendue et jusqu’ici réservée à la concurrence.

Les divers modes de jeu présents par le passé sont fidèles à eux-mêmes et n’offrent pas de changements particuliers en dehors de leur présentation quelque peu altérée et de légers ajustements ça et là. Petite exception, le mode Entraînement se voit quelque peu approfondi en vous permettant d’apprendre les meilleures techniques à appliquer dans certaines situations particulières.

Au passage, les menus de ce cinquième volet sont parmi les plus austères jamais vus dans la série, chose regrettable pour un titre offrant autant de panache au cours des matchs… Bref, nous sommes en terrain connu, du moins apparemment !Des défauts récurrents…Si la série Pro Evolution Soccer a toujours été reconnue pour offrir une jouabilité exemplaire permettant de recréer des actions et sensations proches du vrai football, elle a toujours souffert de la comparaison avec son grand rival FIFA sur les points de la présentation et des licences. Alors que depuis quelques années déjà un effort a été fait sur la qualité graphique, le problème des licences est lui toujours bien présent.

Un rapide détour par le menu Modifier précédemment cité vous permettra de constater le peu de licences officielles ajoutées cette année : nombre de sélections nationales n’utilisent toujours pas les véritables noms de leurs joueurs et si les championnats hollandais, italiens et espagnols bénéficient d’une licence, les autres sont toujours soumis au bon vieux système de noms retouchés... Seuls les supporters du F.C. Porto, d’Arsenal, de Chelsea et du Celtic de Glasgow se réjouiront de la présence d’une licence pour leur club favori. Vous l’aurez compris, les amateurs d’exactitude seront encore une fois déçus et ils devront passer de longues heures à modifier ou mettre à jour les données du jeu.

Puisque nous en sommes au chapitre des défauts que l’on aimerait voir disparaître à tout jamais, signalons que les commentaires en cours de jeu sont toujours aussi navrants : systématiquement en retard sur l’action, souvent inappropriés, parfois franchement idiots, il serait grand temps que Konami fasse un effort sur ce point.Et le jeu dans tout ça ?Si nous avons décidé de débuter ce test en énumérant les lacunes de Pro Evolution Soccer 5, ce n’est certainement pas pour donner à nos lecteurs une fausse mauvaise impression sur ce nouveau volet, bien au contraire : désormais débarrassés de l’énumération de ces petits détails qui fâchent, nous pouvons nous concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire le gameplay. Et autant le dire tout de suite : autant l’emballage du jeu est d’un banal presque affligeant, autant les matchs n’ont jamais été aussi passionnants !

Dès les premières secondes de votre premier match sur PES 5, vous réaliserez que la vitesse de jeu dans son ensemble a été légèrement baissée. Plus précisément, les joueurs semblent moins rapides et l’effet d’inertie lorsqu’ils sont lancés à pleine vitesse est bien plus présent que précédemment. Loin de poser problème, cet ajustement permet des constructions plus posées et favorise le jeu d’équipe aux dépens des grandes chevauchées solitaires. Qui n’a jamais pesté contre un ami utilisant systématiquement Henry ou Ronaldinho pour prendre de vitesse ses défenseurs ? Ce temps est révolu !

D’autant que la défense est bien plus efficace qu’avant, avec des jaillissements grâce auxquels les joueurs interceptent les passes adverses lorsque celles-ci sont trop téléphonées. En revanche, les adeptes du pressing devront ici revoir leur copie tant il est facile de commettre une faute en courant après le possesseur de la balle tout en maintenant le bouton Croix appuyé : si vous le pressez pendant une trop longue période, vous commettrez inévitablement une faute qui dans le meilleur cas n’engendrera qu’un coup franc, mais qui peut tout aussi bien aboutir à un pénalty si vous êtes un peu trop agressif dans la surface !

Puisque nous évoquons l’arbitrage, sachez que dans leur ensemble les hommes en noir sont plus sévères que dans le quatrième opus : trop de pressings sauvages tels qu’évoqués ci-dessus et vous aurez droit à un joli carton. Evidemment, les tacles par derrière ou autres fautes du dernier défenseur donneront eux aussi lieu à des sanctions. Autres bon point pour les arbitres, ils sifflent moins de mains offensives dans la surface qu’auparavant. En revanche, la marge d’erreur d’appréciation sur hors-jeu a été augmentée et il est maintenant un peu trop fréquent d’être sifflé sans raison. De même, certains hors-jeu flagrants sont parfois ignorés, pour le plus grand malheur du DualShock 2 ou du téléviseur, au choix.

En attaque, vous serez heureux d’apprendre que vos coéquipiers sont bien plus réactifs qu’avant : vous vous souvenez certainement avoir pesté contre eux lorsque, à cause d’une passe peu appuyée, ils restaient dans leur coin de sorte que le défenseur n’avait qu’à intercepter la balle ? Désormais, ils tentent d’aller vers le ballon lorsqu’ils ne sont pas déjà lancés en pleine course, vous permettant de minimiser les passes directes à l’adversaire !

Les gardiens ont eux aussi bénéficié d’une amélioration de leur comportement : ils sont en effet bien plus efficaces qu’avant, notamment dans leur placement ou leurs interventions à l’intérieur de leur surface, même si la dévastatrice feinte de tir fonctionne toujours un peu trop souvent.Une animation saisissante !Comme toute nouvelle mouture de la série, PES 5 apporte aussi son lot de nouveaux mouvements qui rendent les matchs toujours plus crédibles. Ainsi, dans le registre « dieu du foot », vous savez déjà probablement que certains joueurs peuvent désormais réaliser la virgule si chère à Ronaldinho alors que d’autres ont la possibilité d’effectuer le coup du matador. Bien sûr, la roulette et le coup du foulard font leur grand retour ainsi que les divers retournés et reprises de volée.

Mais plus que ces mouvements exceptionnels et, il faut bien l’avouer, rares en match, Konami a entièrement revu les animations du jeu afin de proposer des séquences bien plus fluides et réalistes que celles connues jusqu’à présent dans la série. Ainsi le contrôle du ballon lors de la réception d’une passe peut se dérouler de nombreuses manières totalement différentes. Par exemple, si la passe est en hauteur, il est possible de tirer lorsque celle-ci a rebondi et se trouve à mi hauteur pour envoyer une balle piquée sur le but adverse. Plus classiquement, il est possible d’orienter son contrôle de manière très précise afin de prendre rapidement une longueur d’avance sur le défenseur chargé de vous marquer.

En règle générale, les divers mouvements effectués par le joueur balle au pied s’enchaînent de manière nettement plus fluide et l’on a rarement l’impression d’avoir à attendre qu’une séquence d’animation particulière doive se terminer pour enchaîner un tir ou un changement de direction. En revanche, tenter un tir ou une passe alors que l’on est en pleine course, gêné par un adversaire, ou en plein milieu d’un contrôle ne produira généralement pas l’effet escompté !Une réalisation sans réelle surpriseD’un point de vue graphique, Pro Evolution Soccer 5 ne révolutionne pas la série : en dehors des animations évoquées au paragraphe précédent, le spectacle offert à vos yeux est similaire à celui proposé par le précédent volet. Les stades restent correctement modélisés, sans trop de fioritures, tout comme les joueurs. Pour ces derniers, tout juste remarque-t-on un effort sur les expressions du visage lors des ralentis qui paraissent plus travaillées que par le passé.

Côté bande sonore, nous avons déjà évoqué les commentaires désastreux qui ne sont malheureusement pas rattrapés par l’ambiance instaurée par les spectateurs. Certes, ceux-ci chantent parfois et réagissent à l’action (mieux que les commentateurs !) mais leurs interventions manquent de variété et finissent par paraître factices. Comme d’habitude le jeu bénéficie d’une musique de fond dans les menus qui sera probablement coupée par les joueurs ayant décidé de passer plusieurs heures dans le menu Modifier !

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test écrit par Eric


  • 9 / 10

    Graphismes

  • 9 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 9 / 10

    Durée de vie

9 / 10

Verdict

Même si ce nouveau PES souffre toujours d’un manque certain de licences et de commentaires dénués d’intérêt, les améliorations apportées depuis le quatrième volet en font l’évolution la plus significative de la série depuis l’apparition de PES 2. Alors que la plupart des défauts de PES 4 ont été corrigés, Konami s’est payé le luxe d’enrichir encore la panoplie des mouvements disponibles, offrant au joueur un réalisme jamais atteint dans une simulation de foot. Un jeu parfait ? Non bien entendu… Indispensable ? Sans aucun doute !

- / 10

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