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Playboy : The Mansion

Playboy : The Mansion

publié le 18 mars 2005
  • 03/03/2005
  • 05/11/2004

S'il y a bien un magazine reconnu à travers le monde entier c’est bien le célèbre Playboy. Le concept : les photographies des plus belles filles de la planète dans des postures pour le moins affriolantes. Le rêve non ? Avec un tel succès il aurait été étonnant qu’aucun éditeur ne prenne le risque de sortir un jeu basé sur cette licence. Pour l’occasion c’est Ubisoft qui s’y colle et c’est aux développeurs de Cyberlore Studios, à qui l’on doit Risk entre autres, que l’on a confié le travail. Intéressé (e) ? Alors suivez le lapin blanc et découvrez les dessous du titre.Cocktails, petits fours et silicone …A première vue Playboy s’apparente à un sims ; vous contrôlez Hugh Hefner, le grand patron de la société, au début de sa carrière. La notoriété vous tend les bras et il n’appartient qu’à vous de la saisir. Sur le principe bien connu du hit de Maxis, le gameplay s’oriente autour d’actions que vous entreprenez avec les autres protagonistes.

Avant de sortir votre célèbre mensuel, vous devez organiser son contenu : couverture, interview, photos, … Et le meilleur moyen c’est d’inviter de charmantes demoiselles aux formes généreuses dans des soirées endiablées où de hautes personnalités du monde des affaires, du show business, de la presse, de la politique et j’en passe se succéderont. Ce qui est sur c’est que la firme au lapin blanc ne s’est pas faite en un jour et il va s’en passer des soirées avant d’être reconnu mondialement.

L’action se déroule dans votre manoir, bien vide et peu luxuriant au début du jeu. Mais rassurez vous il y a assez de place pour organiser vos petites sauteries entre amis. Après s’être occuper de votre personne : boire, se laver, s’instruire vous voici en pleine forme pour vous livrer à votre activité favorite : la préparation de la soirée.

Et c’est à vous de tout gérer : choisir le lieu de la soirée (manoir, jardin, piscine,..), le moment (jour ou nuit), la tenue des invités (décontractée, maillot de bains, lingerie, sportwear ou habillé), les invités bien sûr (mannequin, styliste, star de sitcom, musicien) que se soit des invités extérieurs ou alors faisant partie de votre personnel (playmates reconnues, DJ, rédacteur) ; vous disposez d’une certaine somme d’argent pour pouvoir mettre tout ça sur pied alors ne dépenser pas sans compter, enfin pas dès le début. La liste des invités devant être cohérente : ne comptez pas interviewer une célébrité ou photographier une playmate si vous n’avez pas convié de journaliste ou de photographe.

Le jeu est basé sur les relations que l’on peut classer en trois catégories : informelles, professionnelles et romantiques. A chaque interaction, plusieurs choix s’offrent à vous mais on se limite rapidement à « discussion amicale, parler business et séduire ».
C’est à vous pendant l’évènement de tisser des relations avec les plus grands, de trouver des journalistes et les convaincre de pondre un article pour la prochaine édition, dialoguer avec les filles, les charmer, prendre des photos et plus si affinités.

A la fin de votre soirée on vous attribuera des points que vous aurez le loisir de dépenser pour activer certains codes ou acheter des archives et vous faire une ludothèque personnelle que vous pourrez consulter à loisir.
Afin d’exhiber fièrement votre réussite professionnelle, vous avez la possibilité d’acheter ou de vendre différents objets ou meubles et d’améliorer votre confort de vie et attirer d’autres personnalités puisque certaines se permettent aussi de décliner vos invitations si votre côte de popularité n’est pas au mieux.

Affubler de votre peignoir et de votre pipe, vous gérez tout ce petit monde sans bouger de chez vous. Une vie de rêve pour beaucoup d’entre nous, mais transposée sur console ça vire au cauchemar.Un gameplay peu excitant Le tout se fait par un système de phrases des plus simples : actions + réactions = événements. Et les choses paraissent tellement évidentes qu’on se demande l’intérêt : être romantique pour séduire une fille, lui offrir un cadeau et conclure seulement quand la barre est bien remplie ou discuter avec quelqu’un, le faire rire, enchaîner sur le business et au final lui proposer un contrat. Des choses évidentes, et en plus chaque étape apparaît successivement vous laissant peu de marge de manoeuvre

Visuellement parlant le titre est bien loin des productions actuelles pourtant le style graphique colle parfaitement à l’univers mais ça reste en général très inégal : les personnages, et les playmates plus particulièrement, sont bien modélisés (encore heureux) ce qui n’est pas le cas de l’environnement.
L’animation n’est pas des plus mémorables non plus, votre personnage marche d’une manière nonchalante et ne semble jamais pressé, en même temps ça colle à sa personnalité. Les différents mouvements ont beau être nombreux, ils restent relativement simples : se prendre une claque, se serrer la main, s’enlacer, s’embrasser ou se peloter … Que les plus pudiques se rassurent : rien n’est montré, tout est suggéré, et tant pis pour les autres qui devront se contenter au mieux de formes aguichantes, les filles n’étant disposées qu’à montrer le haut.

L’aspect sonore tire son épingle du jeu avec la possibilité de choisir son style de musique (rock, hip hop, jazz, groove, flamenco, ..) et la liste des musiques dans le menu options ; peu de voix puisque tout se fait par un langage propre au persos ou par des gémissements de toute sorte. Le jeu est intégralement traduit en français avec la possibilité d’activer ou de désactiver les sous titres.

Les écrans de gestion sont nombreux mais on en fait rapidement le tour : Gestion du personnel : états des relations, inviter, renvoyer ; décoration intérieure : entre les meubles et les plantes il n’y a pas grand chose ; états des objectifs : pour pouvoir publier un numéro vous devez avoir : un article, la photo d’une célébrité à mettre en couverture, une interview, une nouvelle, un centerfold (séance photos) ; Évolution du marché : qualité du numéro, ventes réalisées,etc … Mais on est loin d’être au niveau des sims, le tout reste très basique.

L’histoire de Playboy est riche en évènements et en anecdotes en tout genre et tout vous est raconté pendant les nombreux temps de chargement. Au final il est difficile d’aller au bout du soft, après quelques soirées la motivation n’est plus au rendez vous. On s’ennuie rapidement, le gameplay limité ne rendant pas les choses plus faciles. Seul les plus acharnés, ou alors les célibataires endurcis, trouveront la force de continuer afin de débloquer les nombreuses photos de vraies Playmates.

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test écrit par Sébastien


  • 4 / 10

    Graphismes

  • 5 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 5 / 10

    Durée de vie

5 / 10

Verdict

Ce Playboy aurait pu donner quelque chose d’intéressant, l’univers si particulier d’Hugh Hefner pouvait en séduire plus d’un mais hélas servi par un gameplay qui montre vite ses limites, on a vite fait le tour du manoir. Le seul point commun entre le jeu et le magazine c’est le fait d’aller l’acheter en cachette et de le planquer en dessous de son lit une fois l’excitation de la découverte passée.

- / 10

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