
NBA Street Vol. 3
publié le 23 mars 2005- Etat : Disponible
- Développeur :EA Big
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Basket-ball
- Genre :Sport
- 17/02/2005
- inconnue
- inconnue
Hey ho, bro’, come on to the show ! I’m doing like I saw in video ! Mettez tous vos bandanas, descendez vos shorts jusqu’aux genoux, serrez vos pompes et buvez un p’tit coup; yeah, on est parti pour le test du nouveau soft “Street” made in EYeah.
Vous vous sentez comme oppressé ? Vous vous dites que vous ne valez pas grand-chose dans ce monde… Vous souhaiteriez être puissant ; avoir je ne sais quel don hallucinant. Vous voulez voler comme Superman, vous accrocher aux panneaux comme Spiderman, avoir la classe comme Rick Hunter. Bref, il n’y a plus de Prozac chez vous et vous déprimez. J’ai ce qu’il vous faut : un bon cocktail EA à base de freestyle démesuré, de basket de rue, et de plaisir intense : NBA Street V3 (visswroui ; non, faites un effort, on passe pas pour un ringard quand on s’adonne à un sport de rue, virtuel ou pas).Street Rules NBA Street est comme son nom l’indique un jeu de basket assez particulier, puisque ici vous n’êtes en rien limité par les lois de la gravité. Mais ce n’est pas tout, ici il ne s’agit pas simplement de marquer (ce serait trop simple) ; il faut bien marquer ! D’où la création de ce système de Points Trick : plus vous faites de figures, plus vous en gagnez, et plus vous vous rapprochez du « GameBreaker ». C’est un espèce de turbo qui une fois enclenché, vous donnera l’occasion de rentrer, non seulement un trick de fou furieux, mais des dizaines, voire des centaines de milliers de points dans votre compte final (certains matchs se jouent en Point Tricks ; par exemple « gagne la première des deux équipes à atteindre 750 000 points »). Pour les non initiés, il faut souligner que le basket de rue se joue à 3 contre 3, qu’il n’y a pas de délimitations réglementaires (jamais de temps morts donc), que toucher la balle du pied est toléré, et que les matchs sont entièrement mixtes (bon, les filles qui font ce genre de sport ne s’exercent que rarement en bikini hein ; ne vous enflammez pas).Give me the LA Premier constat : les menus ont quelques ralentissements (espérons que ce défaut ne concerne que notre version test). Qu’à cela ne tienne, la musique colle tellement à l’ambiance, que l’envie de planter notre premier dunk est inéluctable. On fonce alors sur le mode Match Immédiat, histoire de voir de quoi il en retourne et là c’est la claque : le jeu est juste magnifiquement réalisé ; pousser la PS2 un poil plus loin aurait été de la folie. Le design s’inspire grandement de tout l’univers graf’, hip-hop. C’est chiadé à l’extrême ; le must reste encore l’absence quasi-totale d’aliasing. Bref, EA ne déçoit pas, comme à son habitude quant aux licences NBA.
Passée cette première partie néanmoins décevante, et pour cause, le système de jeu n’est pas évident (nous y reviendrons), on décide enfin d’aller découvrir le mode carrière somme toute assez particulier car en effet, il n’est pas question ici de « saison » mais bel et bien de « défi ». Premier challenge, et il est de taille quand on voit toutes les possibilités de création qui nous sont offertes : modeler son propre joueur, le futur capitaine de l’équipe (couleur de peau, style vestimentaire, accessoires…etc). Ensuite, il est question de créer son propre terrain. Tout y est paramétrable : du genre de filet, en métal, en plastique, ou en tissu jusqu’à l’usure des lignes de terrain en passant bien évidemment par le background général : cour de récré, terrain vague, villa paradisiaque, côte ouest américaine… Pas la peine d’aller plus loin, vous l’aurez compris, le coté personnalisation de ce V3 est incroyablement riche. On se surprend à passer de longues minutes au travers des menus. Tiens dernièrement mon p’tit prodige vient d’aller chez le coiffeur, il a désormais des tresses plaquées et un joli bandana rouge et blanc ; inutile de dire que sa petite boucle d’oreille en or lui va comme un gant et qu’il impressionne drôlement les dames quand il réussit un alley-oop haut de 4 mètres du haut de ses 9 ans. Il n’a pas de montre mais en a-t-il réellement besoin ? Dans NBA Street V3, le temps ne se compte plus vraiment. Les fans du genre seront tellement ravis de pouvoir exécuter ces tricks de barge, qu’ils s’en rendront malade : jusqu’à plus soif de dunk je vous dis.
Une fois installée, votre team recevra de nombreux défis dans sa boîte aux lettres, tous assez originaux, jusqu’à ce que, votre réputation vous permette de concourir contre de grandes équipes, des personnalités de la NBA, j’en passe et des meilleures. Si vous gagnez, vous aurez le privilège de pouvoir piocher dans la team adverse, un joueur de votre choix (comme aux billes). On pourrait croire que l’immersion est impossible dans ce genre de jeu mais c’est tout le contraire ici. Des invitations à des tournois, des petits mots d’encouragement vous seront fréquemment envoyés si votre équipe tient la route. A contrario, si vous enchaînez les défaites, votre réputation en prendra un sacré coup et vous devrez donc faire profil bas.De l’utilisation de vos pouces Outre le mode carrière, la grande innovation de ce nouvel opus concerne l’utilisation du stick analogique droit : le Trick Stick. Il vous permettra de réaliser des combos de mouvements, des feintes, des figures pendant les dunks… En clair toute une panoplie de tricks complètement hallucinants !
Qui plus est, allié à la touche Turbo, le Trick Stick vous donne accès à de nombreux niveaux de figures (et évidemment, plus c’est dur, plus c’est beau). Vous pourrez à tout moment consulter le livre de Tricks et assigner ou pas vos mouvements favoris.
Le Trick Stick est également indispensable lors des concours de dunks. En effet, ce sera lui qui vous permettra de rentrer vos figures dans les airs et donc de gagner un maximum de points.
Mais au-delà de ces apports techniques, le Trick Stick donne une incroyable sensation d’immersion : vous avez un pouvoir certain sur le ballon ; ce n’est plus le CPU qui détermine quel genre de feinte vous allez effectuer mais bel et bien vous : derrière le dos, en drible, en feinte de rush. Tout simplement bien pensé.Alley Oups !Hélas, le jeu n’est pas véritablement exempt de défaut (je chipote). Premièrement les musiques, mêmes si elles restent soignées et collent parfaitement à l’ambiance, sont trop peu nombreuses pour éviter ce sentiment de répétition quasi permanent, si bien que l’on coupe bien vite le rap pour quelque chose de plus entraînant (du punk, ou du rock par exemple ; non, non, je n’influence personne).
Second et dernier défaut notoire du soft : les commentaires de DJ Bobbito Garcia sont réellement insupportables. Bien sûr, si vous ne comprenez pas un seul mot d’anglais, cela ne pose aucun problème mais si au contraire vous tendez l’oreille un peu plus près, vous comprendrez rapidement qu’en plus d’être très répétitif, les commentaires s’avèrent d’une impertinence remarquable. Bobbito ! Au panier ; couché !
Verdict
Si vous vous demandez si il est réellement nécessaire d’acheter ce Volume 3 alors que vous possédez déjà l’ancienne mouture, ma réponse ne peut-être que mitigée… En revanche, les néophytes pardonneront bien vite les quelques défauts, notamment sonores, ainsi que l’abandon du mode Online en Europe ; à vrai dire, on se concentre d’avantage sur les nombreuses qualités du soft dont ce gameplay si particulier (le Trick Stick) et ce sentiment de liberté inhérent à tout bon sport de rue américain (devrais-je plutôt parler de freestyle ?). NBA Street V3 est juste une nouvelle tuerie des studios EA Big. Ils nous gâtent, et c’est tant mieux.

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie