NBA 2K3 : Test PS2 sur playFrance
Vous êtes ici : Accueil » PS2 » NBA 2K3 » Test
Test de jeu / PS2 / NBA 2K3
NBA 2K3

NBA 2K3

publié le 3 juillet 2003
  • 28/03/2003
  • 09/10/2002

Souvenez vous, il y a un peu plus d’un an débarquait sur nos machines un certain NBA 2K2 ; l’occasion pour nous de constater qu’EA Sports (EAS) avait trouvé son maître, dans le domaine du ballon orange. Certainement vexé, le géant canadien avait alors quelques mois devant lui pour laver l’affront ; avant que frappe à nouveau, son concurrent le plus sérieux. Sorti durant les fêtes, le très controversé « NBA Live 2003 » a, le temps de quelques semaines, profité d’une situation de monopole ; une époque désormais révolue, puisque, voilà que nous arrive, en ce début de printemps, le soft considéré par beaucoup comme étant la référence en la matière, à savoir, « NBA 2K3 ». L’heure est donc venue pour nous de voir si le dernier né de la gamme Sega Sports constitue bel et bien le digne successeur de glorieux aînés, ou si, au contraire, cette réputation d’intouchable était usurpée. Avouez que, jusque là, le mystère reste entier…

Sega : victime de la mode ?

Certes, mais plus pour très longtemps, car, disons-le sans tarder, cette nouvelle mouture s’affiche d’emblée comme un produit ambitieux. Ne serait-ce qu’au lancement de la bête, nos yeux, encore embrumés, sont accueillis par un montage mettant en scène moult actions d’éclat ayant eu lieu dans la fameuse ligue. Dunks, contres et autres facéties aériennes s’enchaînent alors, histoire de nous faire passer, en douceur, du monde réel à son équivalent virtuel. Et si jamais cette mise en bouche n’avait pas suffit à assurer ladite transition, sachez, qu’une pression du bouton « Start » plus tard, vos rétines seront une nouvelle fois sollicitées ; cette fois-ci par des menus relativement classieux. « Quoi de plus normal ? » diront certains, puisque, cette interface bleutée n’est autre qu’une authentique réplique de l’habillage d’ESPN ; l’équivalent américain de notre Eurosport. Finie donc l’apparence plutôt conceptuelle de l’opus 2K2, il est l’heure de saluer une vision plus professionnelle et aseptisée du design. Et oui, la firme s’est, au fil des années, construite un « leadership » ; par conséquent, elle compte bien tout faire pour conserver, de manière durable, cette position de force. Toutefois, passée la surprise, on se demande bien vite quel fût l’intérêt d’une telle démarche ; tellement l’acquisition de cette licence n’apporte finalement que très peu de choses. Une once supplémentaire de réalisme ? Fort bien, il ne reste alors plus qu’à espérer que le fonds de commerce de la série n’ait pas été délaissé, au profit de considérations purement mercantiles…

Un contenu des plus rassurant

L’inquiétude vous gagne ? Gageons qu’un simple regard, du coté du contenu, contribuera, en partie, à éradiquer ces doutes. Fidèle à son standing, cette version propose donc, aux grands exigeants que nous sommes, un challenge en tout point exemplaire. Que ce soient avec les désormais classiques options « Saison » ou « Playoffs », il devrait y avoir de quoi faire ; étant donné que celles-ci permettent, respectivement, de vivre l’intégralité du championnat, puis, le stress de ses phases finales. Inutile de vous dire que mener une formation au titre suprême, vous demandera du temps ; lourde tâche, faisant, par la même appel à des valeurs aussi nobles que la patience et l’abnégation. Bien sûr, l’équipe en charge de ce projet a également pensé aux joueurs occasionnels ; même si, nous le verrons par la suite, ces derniers ne constituent, en aucune manière, le cœur de cible du produit. Ainsi, un mode « Entraînement » leur permettra, si besoin est, de revoir leur fondamentaux ; et , une fois aguerris aux rudiments de la discipline, le « Quickplay » sera prête à leur faire vivre l’affiche de leur choix. Enfin, l’été arrivant, il serait fort possible que vous soyez pris d’une furieuse envie de prendre l’air. Une fois encore, pas de problème, l’alternative « Playground » est là pour ça… Non, vraiment, de ce point de vue, il faudrait être bien tatillon pour trouver quoi que ce soit à redire…

Une recette encore améliorée

Voilà qui est encourageant. Par conséquent, c’est avec un enthousiasme non dissimulé que nous nous sommes, ensuite, lancés dans une rencontre. Premier constat, et non des moindres, la jouabilté se révèle toujours aussi agréable. D’une part, les commandes répondent au doigt et à l’œil ; de l’autre, nos sportifs peuvent, une nouvelle fois, être replacés de manière intuitive. Passé cet aperçu, dit « en surface », de la prise en main, c’est ensuite une approche plus pointue, que nous avons choisit d’effectuer. Bien nous en a pris, puisque c’est, sans aucun doute, dans cet état d’esprit que notre objet d’étude mérite d’être abordé. En effet, si les premières possessions peuvent s’avérer frustrantes, le dépit s’éclipse bien vite, pour laisser place à une certaine satisfaction. Ne soyez donc pas inquiet si, au départ, vous ne pouvez faire mieux qu’utiliser, avec plus ou moins de réussite, les simples rudiments de la discipline. Autrement dit, passes volleyées et autres feintes s’effectuent après un minimum de pratique ; la patience étant une vertu appréciable, pour quiconque souhaiterait goûter à ce qui constitue, au final, la face cachée de l’iceberg. Même remarque pour les différentes stratégies utilisables, qui, sans être éminemment délicates à mettre en place, demandent une once de bon sens pour être utilisées intelligemment. Que voulez-vous, l’accent ayant été mis sur la simulation, les plus fins tacticiens seront régulièrement amenés à jongler avec les dispositifs que sont, notamment, la défense de zone et le pressing tout terrain. Comble du réalisme, la fatigue rentrera plus que jamais en ligne de compte ; une bonne gestion du collectif demeurant essentielle. De ce facteur découle une impression de réalisme accrue, partant du fait qu’il s’avère indispensable de construire son jeu et batailler ferme avant de mettre ses joueurs frais, en position préférentielle. Bref, du basket, du vrai, sans concession aucune…

...Saupoudrée d'une technique convenable

Et que dire de la technique, si ce n’est qu’il était presque impératif, pour soutenir d’aussi forts arguments, d’avoir affaire à une réalisation de très haut niveau. Mission accomplie pour ces chers graphistes, qui, il faut bien le dire, nous livrent, sur une même galette, un travail en tout point exemplaire. Enfin… presque, vue qu’une modélisation quelque peu approximative se distingue dans certains cas, comme pour nous rappeler que la perfection n’est pas encore de ce monde. Pour le reste, ce n’est que satisfaits que nous pouvons accueillir, sur le parquet, dix des membres de cette si prisée fédération ; le tout étant foncièrement très proche de ce qu’offrent, question ambiance, les grands rendez-vous du calendrier. Jeux de lumières, cris du public, annonce sur vitaminée du speaker, puis entrée triomphale des deux équipes ; tout est là pour nous donner la chair de poule, avant-même l’entre-deux de départ. Cette formalité accomplie, les festivités peuvent enfin débuter ; ces réjouissances donnant, en outre, lieu à une fort belle démonstration de « Motion Capture ». Il est vrai, l’ensemble s’avère moins souple et harmonieux que le récital servi par EAS ; ce qui n’empêche pas notre cobaye, de s’en sortir avec panache. Est-ce à dire que le savoir-faire canadien a, sur ce point, valeur d’exemple ? A cette question, les animations d’un niveau convenable, mais pas exceptionnel, nous poussent à répondre par l’affirmative.

Des regrets, toujours des regrets...

Hélas, après la joie, viennent les regrets ; au premier rang desquels figurent quelques points de détails, qui, après coup, peuvent laisser un goût amer. Pour commencer, on déplorera, d’emblée, l’absence de certains « rookies » (NDLR : joueurs effectuant leur première saison en NBA) ; la faute incombant à une base de données finalisée prématurément. Inutile donc d’espérer voir l’argentin Ginobili, ni même le chinois Yao Ming, s’imposer dans la raquette. D’accord, un passage par l’outil « Création de joueurs » suffit à pallier ce manque ; mais avouez que cette étape fastidieuse aurait pu nous être évitée…

NBA 2K3 - 1 NBA 2K3 - 3 NBA 2K3 - 6 NBA 2K3 - 5 NBA 2K3 - 7 NBA 2K3 - 4 NBA 2K3 - 2



test écrit par Sylvain


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 9 / 10

    Durée de vie

8.5 / 10

Verdict

Au final, c’est un produit toujours plus complet qui nous est proposé ; fruit du travail consciencieux d’un groupe de personnes, très certainement passionnées de la discipline. Certainement moins bluffant et spectaculaire qu’escompté, il compense ses lacunes par une prise en main d’une richesse encore inégalée. Peut-on, en cela, affirmer, sans craintes, qu’il s’agit d’un Pro Evolution Soccer du ballon orange ? La réponse est visiblement « oui ». Comme lui, ses quelques défauts ne l’empêchent pas de procurer un plaisir certain ; état de fait qui, à l’instar du hit de KCET, lui permettra certainement de rallier les suffrages d’un grand nombre de pratiquants. Vous privilégiez le « fun » ? Dans ce cas, vous en aurez déduit qu’un divertissement de la veine de « NBA Street 2 », serait mieux à même de répondre à vos attentes. Pour les autres, conclusion inverse, à savoir que cette cuvée 2003 a tout d’un indispensable…

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
NBA 2K3

NBA 2K3

8.5 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur gamesofficer A partir de 4.9 €

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes
Sur le même sujet