
My Street
publié le 27 octobre 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Sony Computer Entertainment
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Genre :Inclassable
- 29/10/2003
- 14/03/2003
- inconnue
Pour dynamiser sa gamme Online et encourager un plus large panel de joueurs à s’affronter en réseau, Sony se devait de proposer aux joueurs PS2 un soft convivial proposant tout un tas de mini jeux plus funs les uns que les autres, bref un « Party Game » dont le plus célèbre représentant est certainement Mario Party chez Nintendo. My Street débarque donc avec la lourde tache de combler ce trou dans la logithèque PS2. Mission accomplie ou échec cuisant ? La réponse est on ne peut plus unanime… Ben dis donc, t’en as un beau quartier ! Pour commencer, présentons l’univers et le concept ma foi fort simple de My Street : devenir le roi du quartier ! Pour cela vous aurez la possibilité de créer un personnage en définissant son look de la tête aux pieds. Les possibilités ne sont pas très nombreuses mais cela suffit à assurer l’unicité de votre avatar virtuel. Une fois ce relookage obligatoire terminé, vous vous retrouverez dans la rue où de nombreux autres enfants n’attendent que vous pour vous défier à leur jeu favori ! Hélas, on ne peut pas dire que le quartier soit victime d’un phénomène de surpopulation car seuls 7 enfants et donc 7 mini-jeux sont de la partie. Reste à espérer qu’ils se montrent digne d’intérêt !Euh, c’est cool mais on m’attend pour dîner… Dans la catégorie des jeux de balle, on retrouve le mini-jeu de la balle au prisonnier et le volley. Pas de quoi sauter au plafond avec la jouabilité qui est vraiment simpliste et décevante. Même si cela permet de s’y adonner facilement dès la première fois, force est de constater qu’on a vite fait le tour et qu’on ne s’amuse guère. En effet, on éprouve aucune sensation pad en main et le fait que l’on ne puisse diriger qu’un seul joueur de l’équipe fait que le fun brille par son absence. Quel est l’intérêt d’un jeu ultra-facile, lent, sans aucune technique ni marge de progression ? Même le moins blasé des joueurs peinera à y passer plus d’une heure. Le jeu de la tondeuse à gazon est quant à lui bien plus réussi : il s’agit de raser la plus grande surface d’herbe possible dans un jardin tout en évitant les fleurs afin d’éviter les points de pénalité. Amusant à défaut d’être convaincant…on lui préfèrera le jeu des voitures téléguidées. Inspiré de la série MicroMachines, ce dernier se révèle vraiment amusant avec ses nombreux terrains différents et sa jouabilité qui offre un bon feeling au joueur. Plus original, le mode où l’on doit diriger des animaux vers notre enclos en apposant des flèches sur le sol. Pas de souci, ça a l’air compliqué comme ça mais c’est très instinctif dans le jeu. On note aussi la présence d’un jeu de billes où le but est de faire tomber des billes dans notre but après les avoir touchées et transformées de notre couleur. Pour finir, symbole de la tristesse et du classicisme de My Street, le septième jeu est un remake de Tetris. Et…c’est tout ! On se lasse trop rapidement du jeu et il est difficile de comprendre comment My Street a pu sortir dans le commerce avec de si maigres atouts ludiques, lui qui était pourtant annoncé comme un jeu fun et varié…Une quête de la plus haute importance… Quoiqu’il en soit, on peut pratiquer ces mini-jeux dans 3 modes différents : le mode de jeu direct, le mode Histoire et le mode Online. Le premier permet de jouer au jeu de son choix. Le mode Histoire nous place dans la peau d’un personnage qui vient d’emménager récemment dans le quartier et qui pour se faire accepter avant le début de l’année scolaire va devoir faire ses preuves en battant les autres enfants. Le temps est donc compté et il faudra mettre à profit chaque journée ( de 10h a 20h , heure du couvre-feu) pour se faire une bonne réputation. Cela passera par des services que vous devrez rendre aux autres, c’est à dire la majeure partie du temps amener un objet d’un point A à un point B. Encore une fois, pas de quoi crier au génie, ce mode de jeu est très facile et ne sert pas à grand chose. Difficile d’y trouver de l’intérêt. Reste le mode Online. Ce dernier souffre d’un manque évident de convivialité, un comble pour ce genre de jeux ! En effet, le micro Headset n’est pas géré, ce qui ne facilite pas la discussion entre joueurs. Ensuite, contrairement à Socom, My Street autorise les joueurs ne disposant pas de connexion haut débit à jouer Online. Certes, l’intention de le rendre accessible à tous est louable mais concrètement cela entraîne un lag important forcément nuisible au plaisir de jeu. Etant donné l’intérêt plus que limité du jeu, il y a de grandes chances que le nombre de joueurs sur le mode Online soit très faible et que le jeu soit complètement délaissé comme c’est le cas en ce moment sur Hardware par exemple. Et entre nous, avec l’arrivée très prochaine de SSX3 et la présence du désormais traditionnel Socom, on ne peut pas en vouloir aux joueurs de consacrer leur temps sur d’autres jeux. Bref, il faudra probablement se rabattre sur les parties à plusieurs autour d’un multitap.Un jeu dépassé techniquement Même techniquement, le jeu peine à se démarquer. Le design est très basique et franchement fade. Cette remarque vaut aussi bien pour les personnages complètement stéréotypés que pour le quartier qui est modélisé de façon sommaire. Les graphismes pendant les mini-jeux sont du même acabit, on ne peut pas dire que notre PS2 soit poussée dans ses derniers retranchements, au contraire on se croirait revenu au tout début. Pas d’effets spéciaux, des couleurs très ternes manquant cruellement de variété, une bande sonore inexistante, des voix ridicules et agaçantes, le bilan est sans appel. Qu’est ce qui peut sauver My Street alors ? Peut-être le type de public auquel il s’adresse. En effet, si ce n’est pas le genre de jeux que l’on ressortira entre amis pour passer une bonne soirée, les personnes désireuses de jouer en famille ou encore plus simplement d’offrir un jeu à des touts petits (moins de 10 ans) trouveront en My Street une valeur sure. Enfin, on attendait plus du Mario Party de la PS2 qu’un vulgaire jeu sans relief destiné à un public jeune dépourvu de sens critique.
Verdict
Bref, contrairement à ce que l’on pouvait s’imaginer, My Street fait parti de ses jeux ultra-conventionnels sans âme qui ne parviennent pas à enflammer le joueur et encore moins à le satisfaire de s’être délesté de 60 euros. Excepté pour ceux désireux de trouver un jeu familial auquel les plus petits pourront participer, l’achat est fortement déconseillé !

A partir de 9.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie