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G1 Jockey

G1 Jockey

publié le 8 avril 2003
  • 03/2002
  • 2002

C'est pas de la tarte, c'est du Jockey ! Pour qui s'étonnerait de nous voir faire le test d'une crème fromagère à base de matière grasse 0%, je tiens à rectifier le tir tout de suite, non c'est pas de ce Jockey dont il s'agit bande de Van Damme ! Mais plus prosaïquement, du sobriquet familier, communément employé pour distinguer le monteur de sa monture chevaline, les dimanches de grand vent, à Auteuil, Neuilly ou Passy... ou presque.

Le Japon, ami, est un pays emprunt d'une mélancolie et d'une apaisante sagesse, qui parcourt, dit-on, le visiteur San, dès qu'il pose le pied en cette contrée made in Zen. Et puis, il y a pour le curieux, l'impassible dévoreur de bits, client adepte des truchements électro-technoïdique, le nirvana des studios de créations multi-plateformes, dédiés entièrement et uniquement à l'entertainment de synthèse, aux soubresaut numériques, aux décharges d'orgasmes analogiques. Le pied, en somme.

De Square à Sega, en passant par Capcom, Konami, et j'en passe, ils sont tous là, ils sont venus. En attendant que la Corée du Sud se réveill, et qu'elle fasse la nique, comme elle le voudrait d'ici peu, aux géants Japonais, en venant les titiller sur leur terrain de prédilection, les mastodontes du marché sont bel et bien originaires du pays du Soleil Levant.

Si les jeux développés par ces entreprises sont le plus couramment distribués à l'international, il n'en va pas de même pour une partie de leur production, destinée à ne jamais sortir de l'archipel, pour cause de lisibilité absconse, pour nos ch'tits cerveaux européens... on peut remercier, d'ailleurs, qui de droit pour cette lucidité qui lui fait grâce. Il arrive qu'entre les mailles du filet dérivent, toutefois, quelques titres téméraires échappant à toute logique, et venant s'échouer sur les rivages de notre beau pays.

Après la simu vous glissant dans la peau d'un moustique, celle d'un conducteur du rail (on attend avec impatience le mec regardant la télé, ou mattant sa voisine de palier !), nous arrive enfin, ô joie et bonheur, celle que l'on attendait tous, que Guy Lux lui même, n'en pouvait plus de désirer, j'ai nommé le "canasson's ultim trip", G1 Jockey, simulation de courses hippiques... pas épique, hein, hippique, juste... mais c'est déjà beaucoup, croyez-moi.

Bon, évidemment, on peut pas pester contre l'uniformité omniprésente qu'on constate chez les éditeurs frileux, les poussant à nous ressortir des suites à gogos, et ceci dans des domaines aussi balisés qu'un grand Prix à Monaco, et dans le même laps de temps, rechigner à découvrir de nouveaux horizons, certes insoupçonnés pour la majeure partie, mais bien rafraîchissants.. .enfin, c'est ce qu'on souhaite à chaque fois. Le studio Koei, grand faiseur de "trucs" pour hardcore gamer déglingué, nous en remet donc une grosse lampée, avec ce bel opus, spécial dédicace pour les accros des hippodromes. La takatakatik hippique Comme son nom l'indique, G1 Jockey vous invite à vous lover dans l'habit douillet d'un rookie-jockey, cherchant à se faire une place au soleil, et en premier lieu, auprès des écuries dites de pointes. Comme il faut bien un apprentissage à tout, et que faut gravir les échelons de la gloire avant de s'encombrer les bras de starlettes en tous genres (quoique je me demande pour un jockey…) ne dépassant jamais le mètre cinquante cinq, s'il vous plait, vous allez plutôt commencer dans le bas, dans le moyen, dans le petit bras. Les grosses cylindrées c'est pour plus tard. Plus vous accumulez de courses, plus votre expérience augmente, et donc plus vous êtes parés à rivaliser avec les meilleurs. Le but ultime étant de se faire recruter par une des plus belles écuries.

Après une interrrrrrminable entrée en matière, vous expliquant avec force dialogues, comment vous allez devoir manager votre poulain (jockey... poulain... bon, ok), vous en arrivez enfin, au vif du sujet... ou presque !! Si vous n'avez pas depuis bien longtemps renoncé à continuer cette simu-têtu, vous allez devoir passer par le douloureux apprentissage. Tout est paramétrable, votre manager faisant office de tutorial-man, et vous aiguillant sur les différents choix de montures, ainsi que la prépondérance des conditions climatiques et de styles de terrains, sur les capacités de votre pure-sang ! Ouf, maman, j'ai envie de mourir ! Inutile de vous dire qu'à force de voir du texte, j'ai fini, et oui je dois l'avouer, par les zapper presque à chaque fois.... bien mal m'en a pris d'ailleurs, puisque n'ayant rien compris, je du refaire un tour en passant par la case.... canasson ! Eh oui ! Le roi de la blague c'est moi ! Je vais toutes les faire !

Plusieurs modes disponibles : Le classique « carrière » que je vous décris actuellement, et le mode dit tour libre. Ce dernier plus anecdotique, vous donne la possibilité de vous confronter à une autre personne en écran splitté. Choix des montures et des hippodromes à volonté. Pour l'heure, vous êtes là pour emballer le chaland, et donc il vous faut convaincre, et ce chaque semaine, les dirigeants des écuries adverses de vous engager.

Bon, ça y est ?? On peut enfin les voir en action les petits bestiaux oui ou non ? Ben pour moi, ce fut non pendant environ dix bonnes minutes... oui, j'avais oublié de vous dire... pour charger une partie, il faut chercher un peu partout dans l'écran de sélection, et après avoir fait une centaine d'aller et retour entre les divers et multiples menus, tomber par hasard total sur l'engagement de la partie... la délivrance croit-on !

Inutile de vous dire qu'ici, une seule vue est disponible, celle de l'arrière train de notre Tornado. Remarquez, j'ai rien contre les arrière-trains, mais finalement, dans un jeu vidéo, et quand ce n'est pas de celui de Lara Croft dont il s'agit, on se lasse vite.

Pour la jouabilité, on n'est pas en présence de ce sommet d'aberration absolue qu'est l'entraîneur, mais c'est toutefois bien tenté. Reprenant scrupuleusement les directives réelles que doivent asséner les jockeys à leurs "collègues" il faut jongler entre le fait de stimuler votre cheval grâce a votre cravache (tu aimes ça, hein !), refroidir ses ardeurs en tirant sur le mors, et diriger la bête plus ou moins, afin de ne pas se laisser distancer dès les premiers mètres.... bon, voila déjà l'arrivée... ça y est ? C'est déjà fini ? Ok, c'est sympa d'être venu, on vous écrira pas... ah oui, faut que je le teste en long en large et en travers, d'accord. Après mettre fait prendre un bon kilomètre à chaque départ, je poursuis obstinément, et j'en arrive après quatre heures acharnées à cet amer constat, de ma vie je ne reverrai de près un cheval que dans ce soft maudit dixit Céline Dion !Difficile effectivement d'estimer quand il faut donner un coup d'accélérateur, jauger ses adversaires, diriger au mieux pour ne pas finir dans les choux... Les courses sont assez courtes (très frustrant), les sensations probablement bien rendues (?), les graphismes et les modélisations plutôt bonnes, ah pour ça, le travail est bien fait c'est une assurance, mais franchement on s'en fout. Ce qu'on veut après s'être explosé les yeux sur ce "rogntudju !" de simu, c'est marcher dans l'herbe, en manger et en prendre en réserve dans ses poches, pour ne plus jamais la voir de près ! C'est bien simple, on en viendrait presque à détester les bêtes ! Pour moi qui suis un malade des animaux c'est un comble.

G1 Jockey - 19 G1 Jockey - 17 G1 Jockey - 20 G1 Jockey - 16 G1 Jockey - 18 G1 Jockey - 13 G1 Jockey - 12 G1 Jockey - 14 G1 Jockey - 15 G1 Jockey - 11 G1 Jockey - 10 G1 Jockey - 7



test écrit par Paulo


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 2 / 10

    Jouabilité

  • 3 / 10

    Son

  • 4 / 10

    Durée de vie

5 / 10

Verdict

Le titre globalement est franchement moyen, mais loin d'être une vrai « bouse ». Et celui-ci ne se trouverait pas perdu dans les abîmes de la Naze Zone, si il n'était pas vendu le même prix qu'un DMC ou qu'un bon Maximo! A nous faire passer pour des vaches à lait systématiquement, sous presque de nous vendre des titres estampillés Machin ou Bidule, noms souvent très respectables, certaines sociétés voient ici le moyen de fourguer les infourgables, les récups de l'impossible. Un dernier conseil : au lieu de vous acheter au premier tabac presse du coin un G1 Jockey, tapez vous un bon do mac avec des mégas frites et un surplus de coca sirupeux. Les chevaux y sont moins nombreux, mais le plaisir ou le déplaisir quand même plus immédiat, et beaucoup plus vite oublié. Garçon ! Un steak de cheval, un !

- / 10

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