
Evil Dead Regeneration
publié le 23 septembre 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Cranky Pants Games
- Distributeur :THQ
- Thème :Horreur
- Genre :Action / Aventure
- 16/09/2005
- 2005
- inconnue
Aux débuts des années 80, Evil Dead débarque dans les salles obscures avec le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. Qui ne se souvient pas de l’histoire de Ash Williams incarnez par l’étonnant Bruce Campbell ? Avec un tel univers, il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir cette licence exploitée en jeu vidéo. Des jeux qui, eux, n’ont pas su marquer l’histoire. Disponible depuis peu, Evil Dead Regeneration tente de briser cette malédiction. Qu’en est-il réellement ?Un homme, une tronçonneuse et des démonsEvil Dead c’est avant tout une histoire de zombies, de démons et d’un homme que rien n’arrête. Les connaisseurs de l’œuvre de Sam Raimi seront ravis de retrouver Ash Williams et sa fameuse tronçonneuse. Côté scénario, l’histoire commence dans l’hôpital psychiatrique où Ash séjourne paisiblement. Ce qui ne semble par être le cas de son psychiatre qui lui se livre à des expériences sur le Necronomicon, le célèbre livre sacré des morts, et libère les forces démoniaques sur le monde. Ash reprend du service. Au-delà de l’exploitation de cette licence, on se retrouve face à un jeu d’action / aventure classique certes mais baignant dans une atmosphère unique.
Dans sa quête contre les forces démoniaques notre ami Ash ne sera pas seul, en effet peu de temps après le début de l’aventure vous vous retrouvez accompagné d’un être mi-démon mi-humain : Sam. Sa connaissance de l’autre monde et ses différents pouvoirs vous seront d’une grande aide. A vos côtés à tout moment et totalement autonome pendant les batailles, vous pouvez également vous en servir comme arme. D’un coup de pied dans le postérieur, Sam se retrouve projeté sur les ennemis ou autres mécanismes. Il atterrit sur la tête d’un squelette et le décapite, il s’accroche au jambes d’un monstre en criant : « Ash, I got him » et il ne vous reste plus qu’à achever le mort vivant. Mais cette coopération ne s’arrête pas là puisque vous pouvez également prendre le contrôle de Sam. Idéal pour se faufiler dans des endroits inaccessible pour Ash afin d’activer des mécanismes. Ses attaques sont moins puissantes que le personnage principal mais cette singularité apporte un peu de diversité dans le gameplay. De temps à autre Sam se jettera sur la tête d’un géant que vous pourrez ainsi contrôler : destruction de masse garantie.
Côté armement, notre avatar fait dans l’original puisqu’il a une tronçonneuse « greffée » sur sa main droite. Cette particularité combinée à l’utilisation d’armes conventionnelles donne lieu à des combos intéressants. Une arme dans la main droite (votre célèbre tronçonneuse mais aussi un harpon ou encore un lance-flammes) et une autre dans la main gauche parmi un pistolet, un fusil à pompe et un lance-roquette, voilà de quoi varier les combos. Ajouter à cela un finish stylisé quand votre ennemi est à l’agonie et vous obtiendrez une palette de coup conséquente. Ces finish sont mis en scène par des angles de vues propices au spectacle. A force de fréquenter des monstres en tout genre notre personnage a lui aussi son côté obscure et peut se transformer temporairement en démon ce qui lui confère une puissance et une résistance accrues.
Du côté des ennemis, la diversité est également de mise, entre les squelettes, les zombies et autre esprits démoniaques. Certains adversaire n’hésiteront pas à se protéger et paraissent même intouchables, deux solutions s’offrent alors à vous : envoyer Sam qui se chargera de le gêner le plus efficacement possible ou alors vous frotter au corps à corps, dans ce dernier cas un bras de fer entre vous et le démon s’engage : marteler la touche croix le plus rapidement possible pour le mettre à terre.Une réalisation désuèteSur le plan visuel, le jeu de THQ tente de retranscrire l’aura si particulière des films avec une palette de couleur sombre et des montres au design particulier. Malheureusement on est bien loin des productions actuelles et on sent que les développeurs n’ont pas su exploiter pleinement les capacités de la console.
L’aspect sonore n’est pas en reste avec en premier plan la voix de Bruce Campbell himself. Un jeu d’acteur que l’on retrouve dans les dialogues notamment entre vous et Sam, la pointe d’humour fidèle à l’œuvre cinématographique en prime. Par contre hors des phases de combat, c’est le calme plat. Le silence est un bruit comme un autre et aurait pu servir à installer une ambiance, surtout dans cet univers, mais ce n’est hélas pas le cas dans ce Evil Dead.
Manette en main, aucun défaut gênant n’est à signaler, les coups sortent facilement et c’est un réel plaisir de donner des coups de pied au pauvre Sam. La caméra peut être contrôlé avec le stick analogique droit et une pression sur R3 recentre cette caméra derrière le personnage contrôlé. Pour plus de précision vous avez également la possibilité de locker votre cible. Une faible dose de plate-forme comme des trous sans fond à franchir et des murs à longer entre autres et une partie exploration, bon nombre d’éléments étant destructibles il n’est pas rare d’y trouver de la vie. Une interaction avec le décor assez poussée d’ailleurs avec des portes qui se ferment brusquement à votre approche et semblent vivantes. On notera cependant la présence de quelques bugs de collision mais ils ne sont en rien gênants pour profiter pleinement de l’aventure.
Côté difficulté il faut avouer que le jeu se révèle relativement facile, mis à part quelques niveaux bien fourni en ennemis et quelques boss où une fois le point faible découvert il ne reste plus qu’à l’exploiter. Comptez moins d’une dizaine d’heures de jeu pour le terminer la première fois. Les plus persévérants fouilleront les moindres recoins et détruiront chaque élément destructible pour trouver les items bonus. Au nombre de 20, certaines valent le coup, outre les nombreux artworks on retrouve des documents fort intéressants comme Bruce Campbell dans les studios d’enregistrement par exemple.
Verdict
Au final on se retrouve face à un jeu dont l’ambiance aurait gagné à être plus travaillée et hélas bien loin de celle des films éponymes. Un gameplay sans défaut majeur et une réalisation moyenne font de ce titre un de ces jeux qu’il faut tester avant d’acheter. Les fans risquent d’être déçus par cette énième adaptation, les autres découvriront un jeu correct sans plus.

A partir de 14.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie