Castlevania : Lament of Innocence - Test PS2
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Castlevania : Lament of Innocence

Castlevania : Lament of Innocence

publié le 1er mars 2004
  • 13/02/2004
  • 24/10/2003

Après une première apparition mitigée sur N64, Castlevania nous revient en trois dimensions et pour la première fois sur PS2. Soucieux de se faire pardonner l’échec du précédent opus 3D, le père de la saga, Koji Igarashi, a lui même pris en charge le développement afin d’offrir aux joueurs une expérience unique. Pari réussi ? Léon contre les vampires L’histoire de ce premier Castlevania sauce PS2 prend place au XIe siècle (ce qui fait de ce volet le premier de la saga, chronologiquement parlant). Le joueur incarne Léon Belmont, un puissant chevalier reconnu de tous pour ses incroyables qualités de combattant. Ce dernier part, armé d’une simple dague, à la recherche de sa dulcinée, Sara, fille d’un riche seigneur qui a été kidnappée par une horrible créature : un vampire ! Alors qu’il s’apprête à pénétrer dans le château de ce suceur de sang, Léon fait la connaissance de Rinaldo Gandolfi. Ce vieil homme, à la sagesse infinie et au lourd passé, vit à proximité de la demeure du vampire dans une étrange forêt plongée à jamais dans les ténèbres. Alors que Léon lui fait part de sa détermination à retrouver Sara, Rinaldo lui offre une arme originale, puisqu’il s’agit d’un fouet, et confère à son bracelet un pouvoir lui permettant d’user de magie. Maintenant qu’il est armé, Léon peut se lancer corps et âme dans sa quête qui l’amènera à combattre des dizaines d’ennemis et à affronter de redoutables créatures.

Si le scénario de ce Castlevania tient au premier abord sur un timbre poste (comme ce fut souvent le cas à l’époque des 8 et 16 bits), ce dernier s’enrichira sensiblement au fur et à mesure que vous progresserez dans l’aventure et ce afin de devenir de plus en plus intéressant en nous offrant rebondissements ou autres révélations parfois inattendus. Le joueur rencontrera par la même occasion une panoplie de personnages assez hétéroclites, qui en plus d’essayer de lui barrer le chemin, lui en apprendront davantage sur les enjeux de sa mission.Un gameplay old school ? Malgré un affichage désormais tout en trois dimensions, Castlevania espère retranscrire le gameplay des épisodes 2D tout en y apportant sa touche personnelle. Intégralement en 3D, le titre de Konami nous offre cependant des angles de vue prédéterminés (comme Devil May Cry) qu’il est malheureusement impossible de changer. Comme ce fut le cas avec les précédents épisodes, le joueur aura à parcourir la centaine de pièces différentes du château à la recherche de boss et ce afin de lui offrir l’accès au maître des lieux en personne. C’est donc tout naturellement que ce Castlevania se divise en cinq « niveaux » différents, accessibles à n’importe quel moment de l’aventure. Libre à vous de les effectuer dans l’ordre de votre choix, mais sachez toutefois que le niveau de difficulté diffère quelque peu entre les différentes parties du château. Le gameplay du jeu s’articule principalement sur l’exploration et les combats. Le but du jeu est, comme dit précédemment, de défaire le boss de chaque donjon. Pour se faire, il vous faudra venir à bout des multiples pièges et ennemis inondant chaque salle et prêts à tout pour vous nuire. Dans son déroulement, le jeu fait parfois penser à ces vieux jeux d’arcade ou pour avancer il fallait venir à bout de la ribambelle d’adversaires présent à l’écran. Ainsi, il ne sera pas rare d’être retenu prisonnier dans une pièce et ce jusqu’à ce que chacun des ennemis soit mort. Dans le fond, la progression est assez répétitive puisque du début à la fin, jouer à Castlevania se résumera à occire un maximum de monstres, à franchir des pièges de plus en plus élaborés et à courir de salle en salle. Toutefois, malgré cela, le charme opère et l’intérêt est sans cesse renouvelé (merci aux graphismes et surtout aux musiques, mais nous y reviendrons).Jouabilité aux deux visages Heureusement pour nous, le titre de Konami bénéficie d’une prise en main immédiate et très agréable lors des combats. Dès le début de l’aventure, le joueur aura à sa disposition deux types d’attaque différente : l’une rapide mais peu puissante, l’autre lente mais aux dégâts plus élevés. Ajoutons à cela la possibilité pour nous d’effectuer, parfois, de ravageuses combinaisons de coups, qui ne laisseront à nos adversaires aucune chance. Pour lutter contre les plus colossaux d’entre eux, ou contre les plus virulents, il sera possible de se mettre en garde d’une simple pression sur la touche R1. Pratique mais aussi et surtout indispensable puisqu’en plus de vous protéger, cette manipulation permet à votre barre de mana de se remplir. En plus de votre fouet, vous pourrez également utiliser un des nombreuses armes secondaires mises à disposition ça et là dans les pièces du château et en appuyant tout simplement sur le rond. Notons qu’utiliser cette touche combinée à R1 permet d’utiliser un pouvoir magique. La touche L1 permet d’ailleurs de vous équiper d’une des orbes récupérées au combat et d’apporter de précieuses modifications à cette arme pas si secondaire que ça ! L’interface du jeu est claire, lisible et parfaitement adaptée au Dual Shock. En poussant le joystick droit, vous pourrez modifier votre équipement (armure et accessoires) ou encore utiliser l’un de vos items. Enfin, la touche Select vous renvoie à une carte très pratique du donjon où vous pourrez voir les pièces que vous avez déjà visitées et celles qui ne l’ont pas encore été et la touche Start, en plus de mettre le jeu en pause, vous permettra de consulter vos statistiques. Malheureusement, la jouabilité, excellente lors des combats, cède la place à une maniabilité irritante quand il s’agit des phases de plate forme. L’impossibilité de changer l’angle de vue et la mauvaise perspective du jeu rend ces phases parfois franchement pénibles tant les sauts manquent parfois franchement de précision. Heureusement pour nous que Castlevania est avant tout un jeu d’action…Items et évolution Bien que la série des Castlevania soit avant tout constituée de jeux d’action, ces derniers ont toujours plus ou moins mis en avant un petit côté RPG des plus sympathiques. Si le level-up répond ici aux abonnées absents, n’en déduisez pas pour autant que vos statistiques resteront statiques (sic). Les donjons regorgent d’items en tout genre dont certains vous seront franchement indispensables. Ainsi, comme dans un RPG traditionnel, il sera possible de changer son équipement et ce afin de nous offrir une protection bien plus efficace. Dans le même ordre d’idées, certains items influent directement sur vos caractéristiques. Ainsi, bien que vous débutez la partie avec 200 points de vie, ce chiffre augmentera sensiblement en cours de partie en récupérant l’objet adéquat. Il en sera de même pour votre niveau de mana et de cœurs (les cœurs permettent d’utiliser les armes secondaires, vous pourrez les récupérer en brisant certains éléments du décor ou tout simplement en venant à bout d’ennemis). De même, quand un combat laissera de trop grandes séquelles, vous pourrez utiliser vos potions pour vous refaire une santé ou encore du sérum pour vous soigner du poison. Ces objets peuvent se ramasser dans le château ou être achetés auprès de Rinaldo qui fait ici office de marchand. Bref, en de nombreux points, Castlevania fait irrémédiablement penser aux meilleurs RPG.

Pour finir, attardons-nous quelques instants sur les armes secondaires du jeu. Si le fouet constitue l’arme principale de Léon, ce dernier peut, pour sortir d’une situation délicate, se servir d’une d’entre elles. Au début de votre quête, Léon aura en sa possession une dague. Son utilisation n’est pas sans conséquence puisque chaque utilisation consomme un nombre prédéfini de cœurs. En cours de partie vous pourrez abandonner votre dague pour d’autres armes plus réjouissantes comment un cristal, de l’eau bénite, une croix ou encore une hache. Mieux, la défaite d’un boss rimera aussi avec nouvelle utilisation de cette arme. En plus d’utiliser un nombre de cœurs plus élevé, ces attaques se révèlent surtout beaucoup plus puissantes et meurtrières. Par exemple un simple lancer de hache pourra céder la place à une attaque circulaire à 360°, idéale pour se sortir de situations délicates.Une réalisation convaincante ! Malgré la répétitivité du gameplay, le jeu parvient à nous scotcher du début à la fin et ce grâce à l’incroyable ambiance du titre. Tout d’abord, les graphismes du jeu, même s’ils ne tirent pas pleinement partie des capacités du support, sont la plupart du temps très beaux. D’inspiration gothique, l’architecture de certains lieux n’est pas sans nous rappeler le mythique Devil May Cry. Les environnements, bien qu’ils soient dans leur grande majorité petits ou étroits, n’en restent pas moins impressionnants par endroit et vous surprendront par leur gigantisme et ou leur profondeur. Le niveau de détails est lui aussi de bonne facture avec de multiples peintures sur les murs, une grande diversité de textures (pas toujours très nettes…), des statues et autres éléments de décoration. La diversité est aussi de mise. Bien que le jeu se déroule dans un seul et unique château, chacun des donjons répond à une charte graphique bien précise (un laboratoire, un jardin, un théâtre etc). Bref, côté décors, Castlevania assure mais n’en reste pas moins perfectibles. L’aliasing reste un peu trop prononcé par moment, tout comme les scintillements parfois agaçants. De même, la distance d’affichage est souvent limitée. En dépit de ces défauts, le jeu d’ombre et de lumière est convaincant et la modélisation des personnages et ennemis reste très réussie.

Cependant, la principale qualité de Castlevania reste bel et bien son incroyable ambiance sonore qui est tout simplement ahurissante. Le doublage (resté en anglais, mais sous titré en français) est de qualité même si on peut parfois reprocher un manque flagrant de conviction de la part des doubleurs. Les bruitages n’ont rien d’exceptionnels mais sonnent justes pour leur grande majorité. Néanmoins, la claque sonore est assurée par les musiques, réellement enivrantes et parfaitement orchestrées. Tantôt gothiques avec de l’orgue et des chœurs, tantôt plus modernes avec des sonorités techno, il est vraiment difficile de prendre en défaut les différentes compositions. Il n’est alors pas étonnant de se retrouver avec de telles musiques en présence d’un jeu à l’immersion immédiate. Très bon boulot !Durée de vie beaucoup trop courte Malheureusement, le véritable point noir du jeu concerne la durée de vie du titre, vraiment beaucoup trop courte ! Un joueur moyen mettra en moyenne de six à huit heures pour venir à bout du boss final et contempler la fin du jeu. Certes, ce dernier ne sera alors pas terminé à 100% puisqu’il existe de nombreuses salles cachées et autres bonus à débloquer, mais il s’agit là plutôt d’une longévité artificielle. Pour les perfectionnistes, finir le jeu à 100% ne devrait prendre qu’une bonne dizaine d’heures… Le nombre de donjons est donc loin d’être suffisant : cinq malheureux niveaux vous attendent et se bouclent trop rapidement. Ajoutons à cela la difficulté du jeu très mal calibrée. Globalement, le jeu reste enfantin et ne pose aucun problème de progression. Pire, les boss sensés décupler le challenge à la fin d’un donjon se font exterminer du premier coup et ce en quelques minutes. Quel dommage …

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test écrit par Olivier
7
Graphismes
7
Jouabilité
9
Son
5
Durée de vie
Verdict :
7.5

<BR>Pour sa première apparition sur PS2, Castlevania s’en sort finalement plutôt bien. Proposant une esthétique raffinée et une ambiance sonore divine, le jeu pêche par de légers défauts de jouabilité mais aussi et surtout par une durée de vie beaucoup trop courte, la faute à une difficulté mal dosée et un nombre de donjons peu suffisant. Néanmoins, après le ratage des épisodes parus sur Nintendo 64, ce Castlevania fait figure de sympathique jeu d’action. Ouf, l’honneur est sauf !


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