![]() |
|
UbiDays 2007publié le 25 mai 2007Conférence, Soirée
Alors que l’E3 tel que nous le connaissions n’est plus qu’un souvenir, certains éditeurs semblent décidés à organiser leur propre salon pour informer les joueurs sur leurs futures productions. Ubisoft ouvre le bal avec les UbiDays 2007 qui avaient lieu au Carrousel du Louvre les 22 et 23 mai.
Cela fait maintenant plus de 20 ans qu’Ubisoft, entreprise française basée à Montreuil, est présente sur le marché vidéoludique avec à son actif des franchises aussi célèbres que Rayman, Prince of Persia, Ghost Recon, Rainbow Six, Splinter Cell ou encore Far Cry. Fondée en 1986 par cinq frères de la famille Guillemot, elle est aujourd’hui l’un des acteurs phares du jeu vidéo et c’est dans le prestigieux Carrousel du Louvre que nous avons pu assister à une présentation des titres Ubisoft attendus dans les mois qui viennent. Nous assistons ensuite à une série de petites présentations, de quelques minutes chacune, assurées par les producteurs et développeurs des titres présents. Dans l’ordre : Splinter Cell Conviction, Tom Clancy’s EndWar, Brothers in Arms Hell’s Highway, Haze, les nouveaux casual games, Naruto Rise of the Ninja et Assassin’s Creed font leur entrée sur scène, par l’intermédiaire de trailers ou de démonstrations live. Périodiquement, les lapins crétins de Rayman s’invitent et sèment le trouble dans la salle avec l’humour délirant qu’on leur connaît. La conférence s’achève d’ailleurs sur le trailer dont ils sont les vedettes, après quoi il était largement temps de rejoindre le buffet pour se sustenter !La soiréeIl est probablement inutile de vous décrire les nombreux petits fours et boissons alcoolisées (ou non !) disponibles à volonté durant cette soirée des UbiDays 07. Mais pour que vous ayez une idée de l’ambiance qui régnait, il nous a paru utile de vous proposer quelques photos prises à différents moments. Précisons toutefois que nous ne nous sommes pas contentés de calmer notre faim et d’étancher notre soif : les équipes de développement étant présentes jusqu’à une heure tardive, nous en avons profité pour en apprendre un peu plus sur leur travail et sur leurs productions actuelles. Voyons donc dans le détail ce que nous avons appris ce soir-là et durant les démonstrations du mercredi ! Brothers in Arms Hell's Highway
Déjà aperçu durant l’E3 2006, Brothers in Arms Hell’s Highway fait aux UbiDays 07 un retour en force avec une démonstration permettant à la fois de se faire une idée plus précise du gameplay proposé et de constater les progrès réalisés dans le rendu global du jeu.
Menée par le Colonel John Antal, retiré des forces armées américaines, et Randy Pitchford, producteur exécutif du jeu, la présentation débute par une intervention du colonel insistant sur la volonté de proposer une histoire dramatique apte à plonger le joueur au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis le scénario relatant une véritable opération baptisée Market Garden jusqu’à l’équipement des soldats en passant par la modélisation fidèle de plusieurs lieux existants, Hell’s Highway affiche un grand souci du détail. Pour une immersion toujours améliorée, le Sergent Baker que vous incarnez réfléchit souvent à haute voix et partage avec vous les difficultés du commandement et de la guerre. La démonstration à laquelle nous avons assisté place le joueur aux commandes de deux unités : l’unité d’assaut et l’unité de bazooka. Elles sont dirigées le plus simplement du monde en pointant le viseur et en appuyant sur la gâchette gauche : si vous désignez une zone de votre environnement, vos équipiers s’y rendront, mais s’il s’agit d’une cible, ils ouvriront le feu. Bien entendu, les soldats ennemis ne se contentent pas de jouer les pigeons d’argile et ripostent à vos tirs. Il faut alors vous mettre à couvert, une opération d’autant plus simple qu’elle est automatisée dès que vous approchez d’un objet adéquat ! En combat, une vue spécifique peut d’ailleurs être activée et vous signale les zones protégées qui gardent leur couleur d’origine et les zones dangereuses qui virent au rouge. Evidemment, vos adversaires savent aussi utiliser les différents recoins du décor pour se mettre à l’abri et vous devez alors élaborer des tactiques permettant de les déloger. Vous pouvez pour cela ordonner à vos hommes d’effectuer des tirs de couverture pendant que vous prenez l’ennemi par le flanc, ou adopter une attitude plus brutale en abusant du bazooka. Attention toutefois à ne pas gaspiller les munitions ! Durant la démonstration, certains aspects plus subtils ont été mis en évidence comme la gestion de la durabilité des couvertures : un soldat allemand a en effet tenté une approche derrière une palissade de bois, essai infructueux puisque Randy a fait volet en éclat les planches et la tête ennemie d’une rafale de mitraillette. Quelques secondes plus tard, nos unités se retrouvent sous le feu d’une mitrailleuse lourde placée au sommet d’une tour, et trois options s’offrent alors à nous : tenter d’abattre le tireur de loin, pénétrer dans la tour puis atteindre la mitrailleuse, ou donner du bazooka. Cette dernière option étant a priori la plus efficace, c’est celle que choisit Randy avant de jouer de la grenade pour déloger quelques ennemis placés un peu plus près du bâtiment. A quelques mètres de là, une porte permet au Sergent Baker de s’infiltrer, seul cette fois, pour des affrontements en espace clos. Hormis le système de commandes permettant une approche différente de la plupart des FPS, le jeu bénéficie aussi d’une réalisation de qualité servie par un moteur basé sur l’Unreal Engine 3. Signalons toutefois que ce dernier a été profondément modifié pour l’occasion si bien que les développeurs parlent, avec le sourire, de la version 3.5 du moteur d’Epic. Les changements apportés par Gearbox semblent en tout cas efficaces : le niveau global du rendu est excellent, qu’il s’agisse de la modélisation ou des textures, et de nombreux objets de l’environnement sont destructibles. On a par exemple assisté au démantèlement d’une statue à la MG42 dont les balles s’échappaient en laissant une traînée de fumée du plus bel effet, et l’on a pu noter l’ombre de Baker sur le sol s’animant de manière réaliste lorsque celui-ci donnait des ordres à ses équipiers. Ces derniers ne sont d’ailleurs plus figés comme sur les consoles de la génération précédente et adoptent désormais une posture naturelle en attendant les directives. Autant de petits détails qui, s’ils servent une aventure bien conçue, devraient contribuer à rendre Hell’s Highway indispensable à tous les fans du genre. Pour conclure, mentionnons la possibilité de jouer en ligne à 12 contre 12, les détails n’ayant pas encore été dévoilés, et avouons que ces quelques minutes de jeu ont suffi pour nous donner envie de plonger, une énième fois, au cœur de la Seconde Guerre Mondiale : si les situations rencontrées sont suffisamment variées pour rendre le système de commande réellement utile, on pourrait bien tenir là un FPS stratégique de grande qualité. Haze
Pas franchement convaincant lors de sa première présentation à l’E3 2006, Haze a bénéficié de tout le savoir-faire de Free Radical dans le domaine du FPS pour relever la tête et pourrait bien au final créer la surprise en offrant une expérience de jeu des plus solides.
L’histoire se déroule en 2048, période à laquelle l’entreprise Mantel gère absolument tout dans le monde, des appareils de haute technologie aux voitures en passant par les armes et les médicaments. Elle possède aussi sa propre armée qu’elle utilise contre les rebelles qui cherchent à lui nuire. Chaque unité est composée de quatre soldats et votre personnage est donc toujours accompagné de trois équipiers. Ces derniers peuvent d’ailleurs être incarnés par d’autres joueurs humains via LAN, internet ou en écran splitté, les trois options pouvant être mélangées. Pour que ses soldats soient toujours au top de leur forme, Mantel a mis au point un sérum appelé nectar dont un réservoir est fixé sur le dos des combattants et dont ils peuvent s’injecter une dose à n’importe quel moment de la bataille. Dans la pratique, une injection de nectar permet au joueur de se déplacer plus rapidement et de subir moins de dégâts lorsqu’il est touché. Il lui confère aussi une perception accrue permettant de mieux détecter ses ennemis, ces derniers étant alors entourés de rouge et donc facilement détectables. La visée est aussi améliorée par le nectar, ainsi que l’anticipation qui peut se révéler bien utile pour éviter un danger imminent. Enfin, l’étrange substance peut être utilisée pour des attaques rapprochées fulgurantes. Malheureusement, le nectar a aussi ses effets secondaires et une overdose entraîne l’impossibilité de distinguer ses alliés de ses ennemis, ainsi qu’une fâcheuse tendance à tirer à tort et à travers. Par conséquent, si l’un des quatre équipiers est atteint d’une overdose, il devient une menace potentielle pour le groupe et les trois soldats bien portants devront alors décider s’ils peuvent garder le malade auprès d’eux ou bien s’ils doivent s’en débarrasser. Free Radical est resté relativement silencieux sur les conséquences de ce choix, mais le scénariste ayant grandement insisté sur l’importance de l’histoire, nous pouvons penser que quelques surprises nous attendent dans ce domaine. Après avoir traversé une jungle splendide à la recherche de rebelles, notre équipe se retrouve dans une zone désertique pour une séquence à bord de deux véhicules permettant chacun de loger un conducteur et un tireur. Rappelant par certains aspects MotorStorm, notamment dans la gestion des traces laissées dans la boue, cette phase du jeu reste cependant placée sous le signe du combat puisque, si le conducteur doit suivre le tracé tout en évitant les mines, le tireur doit s’occuper des rebelles s’acharnant sur l’unité. Côté technique, Haze est une production impressionnante dont la réalisation graphique et sonore a su s’élever à un haut niveau depuis l’année dernière. Outre une superbe modélisation de l’environnement et des effets spéciaux (fumée, rais de lumière dans la jungle, …) convaincants, le jeu bénéficie d’un système de streaming permettant de vivre l’aventure du début à la fin sans subir le moindre chargement. Selon les développeurs, on traversera 12 environnements différents pour une campagne d’une bonne quinzaine d’heures. Hormis le mode coopératif permettant à quatre joueurs de vivre ensemble la campagne du jeu, des modes en ligne regroupant 24 personnes seront disponibles et l’on pourra disputer des parties de DeathMatch (en équipe ou non) ainsi que des matchs plus originaux basés sur des objectifs précis. Free Radical ne nous en a pas dit plus pour le moment, mais le jeu étant prévu pour la fin de l’année, on peut espérer que l’E3 2007 puis la Games Convention de Leipzig apporteront leur lot d’informations ! Tom Clancy's EndWar
Annoncé à la fin du mois d’avril, Tom Clancy’s EndWar est la première franchise signée Tom Clancy depuis… Splinter Cell ! Doté d’un contexte géopolitique situé en 2020 et dont le célèbre auteur a le secret, le jeu s’attaque à un genre sous-représenté sur consoles : celui de la stratégie. Bien conscients de la difficulté à transposer sur console les contrôles trouvés habituellement sur PC pour ce type de jeu, les développeurs ont dès le départ cherché un système alternatif et ont finalement opté pour la commande vocale popularisée sur PS2 par la série SOCOM. Ainsi, il devrait être possible de contrôler entièrement ses unités uniquement par la voix et le jeu supportera au minimum l’Anglais, le Français, l’Allemand, l’Espagnol et l’Italien.
Dévoilé uniquement au travers d’un trailer lors des UbiDays 07, EndWar reste relativement mystérieux mais nous savons d’ores et déjà que le jeu offrira une caméra proche des troupes. On imagine qu’il sera possible de gérer ses unités depuis une vue traditionnelle ou une carte tactique, mais la plongée au cœur de la bataille en vue rapprochée devrait apporter un plus indéniable, d’autant qu’on nous annonce un rendu similaire à celui d’un Ghost Recon ou d’un Rainbow Six. Il est toutefois un peu tôt pour s’emballer puisque les premières images diffusées restent loin du résultat de ces deux séries. En revanche, une discussion informelle avec Julian Gerighty de Ubisoft Shanghai nous a appris que pas moins de 300 unités devraient être gérées par la console sur le champ de bataille, portant le total d’objets mobiles à un bon millier (les unités d’infanterie par exemple comptent quatre soldats). Du côté du jeu en ligne, on peut s’attendre à un mode classique opposant deux joueurs mais aussi à un mode qualifié de « persistant » dans lequel vos parties successives auront une influence sur la durée. Terminons en précisant que, si le jeu est prévu pour février 2008, il est probable qu’un bêta-test de grande envergure soit organisé, seule la version Xbox 360 étant concernée pour le moment. En l’état, EndWar s’annonce extrêmement intéressant mais on attendra au moins de voir tourner une version préliminaire pour vérifier que les promesses sont bien tenues. Assassin's Creed
Relativement discret depuis sa première présentation à l’E3 2006, Assassin’s Creed ne s’est montré aux UbiDays 07 que sous la forme d’un trailer, certes sympathique, mais peu instructif compte tenu des informations déjà en notre possession. Jade Raymond, productrice du jeu, avait fait le déplacement à Paris et a annoncé que de nouveaux éléments seraient dévoilés en juillet, certainement durant l’E3 2007. Elle a par ailleurs confié son étonnement quant à la popularité du titre qui, selon elle, figurerait constamment dans le Top 5 des jeux les plus attendus par le public.
Le trailer présenté nous montre un Altair toujours aussi acrobatique virevoltant sur les toits et les clochers, et s’attarde quelques secondes sur les combats, à pied comme à cheval. Pour la petite histoire, sachez que toutes les séquences composant cette vidéo sont tirées du jeu et que trois grandes villes y sont représentées, chacune étant approximativement 15 fois plus grande que celle ayant servi à la démonstration de l’an dernier. Il faudra toutefois attendre encore quelques semaines pour en apprendre et en voir un peu plus ! Blazing Angels 2 : Secret Missions
Reprenant la structure de son prédécesseur, Blazing Angels 2 : Secret Missions vous proposera d’accomplir différentes missions à bord de votre avion, la particularité étant ici qu’aucune opération ni aucun appareil du jeu n’a réellement existé. Pour offrir un challenge plus intéressant que par le passé, les développeurs ont en effet décidé de mettre de côté le réalisme pour s’intéresser à la fiction !
Nous avons pu nous essayer à la version Xbox 360 du jeu dans deux missions différentes, l’une se déroulant dans la mer baltique et l’autre dans la région du Caire. Hormis l’avion fictif, la première nous a paru comparable à ce que nous avions connu dans le premier Blazing Angels si ce n’est que certaines armes, les missiles notamment, nous ont paru diablement efficaces. Signalons aussi la possibilité de tirer derrière soi avec certains équipements, une idée amusante et bien utile dans certaines situations. Quelques changements ont aussi été apportés dans la gestion des alliés : vous pouvez en effet sélectionner combien de vos trois équipiers passent en position offensive ou défensive alors qu’ils adoptaient tous la même tactique dans le précédent volet. La campagne du Caire s’est révélée plus instructive : après avoir éliminé quelques avions et convois ennemis largués depuis de gros porteurs, nous avons du faire face à l’une des grandes nouveautés de Secret Missions, un boss. Celui-ci était un dirigeable allemand qu’il fallait attaquer en de nombreux points pour le détruire, la différence d’échelle entre notre adversaire et nous-même n’étant pas sans rappeler l’assaut de l’Etoile Noire par Luke Skywalker dans le premier Star Wars ! D’un point de vue technique, Blazing Angels 2 améliore les performances de son prédécesseur et affiche des environnements bien plus détaillés tout en conservant un frame rate impeccable. On a aussi pu témoigner de la justesse des algorithmes de détection de collision après avoir crashé notre appareil dans une antenne de bateau durant la mission de la mer baltique. D’après les développeurs, la campagne du jeu devrait se voir confortablement rallongée par rapport au premier opus et devrait durer une bonne dizaine d’heures. Il sera en outre possible de la vivre à quatre en coopération, et les parties en ligne feront leur grand retour avec 16 joueurs maximum et les modes habituels. Les Rois de la Glisse
Présenté dans sa version PS3 durant les UbiDays 07, Les Rois de la Glisse s’adresse avant tout à un jeune public, cœur de cible du dessin animé lui-même. Organisé autour d’une structure poussant à réaliser de bonnes performances pour débloquer de nouveaux niveaux et un tas de bonus amusants, le jeu vous propose de prendre en main l’un des personnages du film et de surfer avec lui sur différents circuits.
Avant de vous lancer à l’assaut des vagues, vous pourrez sélectionner votre personnage, sa planche, et les customiser l’un et l’autres avec de nombreux éléments débloqués préalablement. Il sera d’ailleurs possible de télécharger de nouveaux motifs pour les boards après la sortie du jeu. Vous devrez ensuite sélectionner votre course et vous verrez alors assigné trois objectifs : deux d’entre eux concernent un certain nombre de points à atteindre en réalisant des figures durant la course alors que le troisième consiste à passer certaines portes placées sur le circuit. En outre, vous découvrirez en différents endroits des Idoles du Surf que vous pourrez sélectionner pour débloquer des extraits du film ou des images inédites. Une fois en jeu, on comprend rapidement que le jeu est destiné aux plus jeunes : une fois en l’air après avoir pris une vague ou une rampe, il suffit d’appuyer sur un bouton pour que notre surfer réalise automatiquement l’un des tricks disponibles. Il est bien entendu possible d’enchaîner plusieurs figures mais le choix reste effectué par la console et le temps nécessaire semble identique pour chaque acrobatie. Chaque figure réussie vous fait engranger des points mais fait aussi monter votre jauge de stoke. Cette dernière vous permet, une fois remplie, d’effectuer des tricks spéciaux dans les rouleaux sous forme de QTE et d’obtenir toujours plus de points. A certains endroits, des planches en bois forment une barrière qu’il est possible de défoncer en utilisant le boost, et des rails sont présents en certains endroits pour permettre les grinds les plus fous. Il faut alors garder un œil sur son équilibre ! Les contrôles du jeu sont donc simplifiés à l’extrême et il est même possible sur PS3 de se passer des sticks et d’utiliser le capteur de mouvements de la SixAxis pour diriger son personnage : une utilisation intéressante pour les plus jeunes qui trouveront certainement la méthode plus naturelle, même si le calibrage ne nous a pas paru encore très au point. Graphiquement parlant, la version PS3 à laquelle nous nous sommes essayés ne nous a pas paru extrêmement impressionnante et on espère voir quelques effets ajoutés d’ici la sortie du jeu prévue pour le 26 juillet prochain. dossier réalisé par Steven |
|
Retrouvez les tests de jeux vidéo des consoles SONY sur www.PlayFrance.com et sur les sections PS2, PSP et PS3 |
|