
Killzone 2
publié le 4 décembre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Guerrilla
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Au pistolet
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 32OnlineOui
- 25/02/2009
- 27/02/2009
- 2009
Avouons-le, nous ne nous attendions pas il y a encore quelques semaines à essayer Killzone 2 au sein de la rédaction dans le courant de l’année 2008. Notre surprise fut donc totale lorsque Sony nous fit parvenir au milieu du mois de novembre une préversion du jeu contenant pas moins de six chapitres de la campagne solo: de quoi nous faire une bonne idée de la qualité du titre Guerrilla !
Killzone 2 fait suite aux événements du premier titre sorti sur PS2: deux ans après l'assaut helghast sur Vecta, les forces de l'ISA partent combattre sur Helghan, la planète d'origine de leurs terribles ennemis.
Vous incarnez Sev, un vétéran de guerre à la tête de la Légion, une unité de forces spéciales rassemblant les meilleurs soldats de l'ISA, et plongez dans une périlleuse mission d'élimination de la menace helghaste.
Découvrez des environnements réalistes, atmosphériques et destructibles, répondant de manière dynamique aux conditions climatiques implacables de la planète Helghan.
Affrontez des ennemis dotés d’une intelligence artificielle évolutive qui sauront réagir de manière crédible à vos déplacements et à vos attaques.
Contrôlez un arsenal unique d'armes et de véhicules, venant compléter les classiques de Killzone tels que les fusils M82-G et StA-52 LA.
Plongez dans une campagne solo étendue et un mode multijoueurs captivant.












L'avis de Eric
Souvenez-vous, c’était il y a trois ans et demi durant l’E3 2005 : Sony commençait à communiquer au sujet de la PS3 et diffusait par la même occasion un premier trailer, superbe, d’un certain Killzone 2. Rapidement, des doutes quant à l’origine de la vidéo se firent entendre : s’agissait-il d’une cinématique réalisée en images de synthèse ou bien d’une véritable capture du jeu ? On sait depuis qu’il s’agissait d’un target render (vidéo en images de synthèse) utilisant les assets (les modèles 3D et textures) prévus pour le jeu, mais de sérieux doutes subsistaient quant à la qualité du produit final en comparaison de cette première mise en bouche.
Autant le dire tout de suite, nous ne chercherons pas ici à alimenter le débat : la version de Killzone 2 que nous avons entre les mains est loin d’être définitive, et il nous paraît de toute façon plus intéressant de juger le jeu pour ce qu’il est, et non pas pour ce que le trailer en question laissait supposer. Ceci étant, chacun pourra juger sur pièce de la qualité actuelle du titre puisque notre preview est accompagnée de plusieurs vidéos haute définition qui devraient vous rassurer quant au travail fourni par Guerrilla.
Mais trêve de bavardages, revenons-en à cette version preview de Killzone 2, en notre possession depuis déjà deux mois. Comme indiqué dans notre introduction, celle-ci se compose de six chapitres de l’aventure solo, représentant 41% de la campagne complète si l’on en croit le menu Statistiques accessible depuis le menu principal du jeu. Pour information, il nous aura fallu un peu plus de quatre heures pour boucler l’ensemble des chapitres disponibles, ce qui devrait conduire à un mode solo complet d’une dizaine d’heures. Précisons au passage que seul le niveau de difficulté Normal était disponible sur cette version, un niveau plus facile et deux niveaux plus difficiles étant prévus pour le jeu complet.
L’ouverture du premier chapitre ne sera vraisemblablement pas une découverte pour ceux d’entre vous qui ont suivi l’actualité du jeu durant ces derniers mois : il s’agit en réalité du niveau présenté par Sony lors des dernières apparitions publiques du titre et auquel nous avions pu nous essayer lors de la Games Convention 2008. Sachez toutefois que nous ne connaissions jusqu’ici que les deux premières missions du chapitre, celui-ci en comportant tout de même pas moins de six : globalement, chacun des chapitres disponibles dans notre version preview compte de cinq à sept missions, que vous pouvez rejouer individuellement une fois celles-ci réussies une première fois. A noter que le jeu garde en mémoire pour chaque mission le temps mis pour l’accomplir, le nombre de morts endurées, le nombre de documents secrets trouvés, et le nombre d’insignes Helghast détruits. Nul doute que ces statistiques pousseront les amateurs de complétion à jouer et rejouer les différentes missions pour maximiser leurs performances ! Au passage, sachez que le jeu supporte le système de trophées et que ces derniers se répartissent entre les modes solo et online.
Au cours des missions auxquelles nous avons pu participer, nous avons accompli les tâches classiques assignées à tout personnage de FPS : débarrasser une zone de tous les soldats ennemis, venir en aide à une escouade alliée, escorter un convoi, détruire des installations ennemies, et bien d’autres encore. Nous avons eu l’occasion d’utiliser un large éventail d’armes, parmi lesquelles on retrouve un révolver, un fusil d’assaut, des grenades, un couteau, un lance-roquettes, une mitrailleuse, un fusil à pompe, un fusil de sniper, un lance-grenades, un lance-missiles et même une sorte de fusil plasma. Sachez d’ailleurs que l’arsenal est différent entre les forces de l’ISA et l’armée Helghast, et que vous pourrez bien entendu vous servir sur les dépouilles encore chaudes de vos ennemis défaits. Du côté des armes de destruction massive, nous avons pu monter à bord d’un tank de l’ISA pour éliminer les menaces environnantes, et même détourner une batterie anti-aérienne Helghast afin de l’utiliser à notre avantage. De nombreuses tourelles de tir fixes se sont aussi révélées bien utiles lorsque les forces ennemies jouaient le surnombre.
Du côté des Helghasts, nous avons noté avec plaisir un réel progrès au niveau de la variété : le premier Killzone avait été largement critiqué pour ses ennemis tous identiques, et son successeur semble avoir tiré les leçons de cette erreur. Si l’on s’en réfère au menu Statistiques mentionné plus haut, il y aurait pas moins de 14 types de soldats Helghasts, nos pérégrinations nous ayant amené à en croiser quatre ou cinq. Parmi eux, notons la présence de boss forcément plus coriaces que leurs subalternes, même si leur carrure n’en impose pas autant que les chimères géantes du récent Resistance 2. Là où le titre de Guerrilla fait en revanche bien mieux que son homologue d’Insomniac, c’est dans l’intelligence artificielle des ennemis qui réagissent de manière crédible aux attaques lancées par les forces de l’ISA : ils savent parfaitement utiliser les éléments du décor pour se cacher, et osent même tirer à l’aveuglette depuis leur abri en espérant vous toucher par une balle perdue. De la même manière, on note des réactions convaincantes face aux grenades qui provoquent généralement un éparpillement général, et on apprécie la faculté de nos ennemis à se déplacer dans leur environnement : qu’il s’agisse de vous traquer lorsque vous êtes embusqué ou de s’échapper lorsque vous gagnez du terrain, les Helghasts ne se déplacent jamais bêtement et tentent par tous les moyens d’avoir une progression rationnelle. Il faut avouer que cela nous change de la moyenne des FPS disponibles sur PS3 !
Du côté de la maniabilité de notre personnage, on donne dans le classique : avec les contrôles par défaut, on déplace Sev avec le stick gauche, on oriente la caméra avec le stick droit, on active le zoom de l’arme avec R3, on tire avec R1 et on envoie des grenades avec R2. Le bouton L2 est quant à lui réservé à la mise à couvert, et il vous suffit de le maintenir pour que votre personnage se planque derrière l’élément du décor le plus proche. Vous pouvez alors utiliser votre stick droit pour sortir rapidement de votre cachette et arroser l’ennemi, tout en surveillant de temps à autres l’état de votre abri : de nombreux éléments de votre environnement sont en effet destructibles, et il n’est pas rare qu’une bonne couverture soit rapidement transformée en passoire !
Vous l’aurez compris, Killzone 2 semble à première vue donner dans le classique : qu’il s’agisse des missions proposées ou du gameplay en général, on retrouve tous les ingrédients d’un FPS banal comme on en connaît des dizaines, l’intelligence artificielle et la destructibilité des décors en plus. Mais là où le jeu frappe vraiment très fort, c’est dans sa réalisation tout bonnement splendide qui contribue à créer une ambiance électrique tout au long des missions.
Dès les premières secondes de jeu, on est plongé au cœur de l’action : Sev et ses partenaires débarquent sur le lieu de leur première mission à bord d’un transporteur volant de l’ISA, et l’on est immédiatement impressionné par la qualité de la mise en scène. Des navettes alliées sont touchées par les tirs ennemis, les explosions illuminent le ciel, et notre propre embarcation s’écrase quelques mètres plus loin dans un somptueux nuage de fumée. On commence alors notre progression, tandis que les balles fusent de part et d’autres, soulevant de petites colonnes d’eau lorsque les impacts touchent les flaques apparaissant de ci de là. On ne tarde pas à approcher du front et les tirs de roquettes se font alors plus pressants, obligeant à ne pas foncer tête baissée au risque de mourir bêtement. En même temps, des Helghasts armés de fusils d’assaut font leur apparition et commencent à vider leur chargeur. On se retrouve ainsi mêlé à un combat impliquant de nombreux protagonistes, et l’on se sent vite tout petit au milieu d’un tel chaos. Pour parfaire l’ambiance, l’environnement s’avère particulièrement bien conçu et bénéficie de textures détaillées mises en valeur par de superbes effets lumineux. Des caractéristiques techniques que nous avons pu apprécier tout au long des six chapitres parcourus, le seul petit bémol provenant de gels de l’écran lorsque la console devait activer la sauvegarde automatique ou accéder au disque pour charger de nouvelles données. Espérons que la version finale éliminera ce défaut certes petit mais tout de même gênant pour l’immersion.
Passé le petit quart d’heure de jeu nous ayant permis de redécouvrir les séquences dévoilées lors de la GC 2008, nous entrons dans le vif du sujet avec des missions totalement inédites. Là encore la mise en scène est de haute volée, et si les apparitions des ennemis semblent relativement scriptées, leur intelligence artificielle donne lieu à des affrontements d’une rare intensité. En outre, les développeurs ont pensé à inclure des scènes particulièrement impressionnantes, comme cette phase de jeu de la cinquième mission au cours de laquelle Sev utilise une mitrailleuse fixe pour éliminer les Helghasts présents dans un bâtiment de quatre étages : incapable de résister à tant de plomb, l’édifice ne tarde pas à s’écrouler, emportant avec lui les ennemis encore en vie. Plus loin, nous grimpons à bord d’un tank de l’ISA pour affronter un blindé Helghast, et nous en profitons au passage pour décimer les troupes ennemies qui se ruent sur le convoi dont la protection nous incombe.
Durant le second chapitre, nous croisons pour la première fois un Heavy Weapons Trooper, soldat armé d’une mitrailleuse lourde aux effets dévastateurs. Pour le tuer, une seule solution : le toucher à la tête pour le dérouter quelques secondes et en profiter alors pour viser le bloc énergétique situé dans son dos. Notre équipe de choc s’emploie ensuite à détruire d’étranges tours dont le rôle précis ne sera compris qu’un peu plus tard.
Au début du troisième chapitre, l’unité d’élite de l’ISA est séparée par des évènements inattendus : Sev entreprend de retrouver ses partenaires, et l’équipe une fois réunifiée devra d’abord résister à un assaut Helghast avant de rejoindre les troupes de l’ISA pour défendre un lieu stratégique.
Dans le quatrième chapitre, Sev et ses amis doivent neutraliser les mortiers Helghasts qui menacent de détruire le convoi de l’ISA. Il faudra non seulement livrer des batailles acharnées contre les soldats ennemis, mais aussi se méfier des quelques pièges posés ici et là.
Au cours du cinquième chapitre, nos héros entreprennent de sécuriser un pont de la ville mais ce dernier est bloqué par les Helghasts et il faut alors trouver un moyen de rouvrir le passage. L’occasion d’essayer les tourelles anti-aériennes de nos ennemis et de se livrer à une petite séance de snipe pour éliminer en toute sécurité les adversaires équipés de lance-roquettes. Le chapitre se termine par un affrontement dantesque contre un robot volant à l’agilité aussi surprenante que redoutable.
Quittant l’habituel décor urbain post-apocalyptique ayant jusqu’ici servi aux démonstrations du jeu, le sixième chapitre prend place dans la zone des Wastelands, une sorte de désert balayé par des nuages de poussière. Là, l’équipe Alpha doit prendre le contrôle des antennes radio pour scanner l’environnement et en apprendre plus sur l’arme secrète déployée quelques minutes auparavant par les Helghasts.
Evidemment, nous pourrions vous décrire pas à pas tous les moments vécus durant notre traversée de cette version preview de Killzone 2, mais un tel récit vous gâcherait probablement la surprise de la découverte en février prochain, et vous pourrez toujours vous faire votre propre idée de la réalisation et du gameplay du titre en téléchargeant les vidéos haute définition tout juste mises en ligne sur PlayFrance. Bien entendu, nous reviendrons en détail sur la superproduction de Guerrilla dans notre test complet, en espérant que la suite de la campagne solo confirme tout le bien que nous pensons déjà du jeu. Rappelons en outre que le jeu sera doté d’un mode multijoueurs conséquent sur lequel nous ne tarderons pas à revenir.
