
Le Roi Arthur
publié le 18 janvier 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Krome Studios
- Distributeur :Konami
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action / Aventure
- 28/01/2005
- 11/2004
- inconnue
Déjà disponible aux Etats-Unis depuis le mois de novembre, le Roi Arthur débarquera chez nous le 28 janvier, histoire de coïncider avec la sortie prochaine du DVD. Inspiré du film sorti chez nous en août dernier, Le Roi Arthur est un jeu d’action-aventure développé par les australiens de Krome Studios et édité par le géant nippon Konami.
Le Roi Arthur s’inspire du film réalisé par Antoine Fuqua, écrit par David Franzoni et produit par Jerry Bruckheimer. Il nous narre l’histoire d’Arthur, un chevalier qui se voit confier une dernière mission avant d’être libre : sauver Guenièvre et s’opposer aux légions saxonnes qui s’apprêtent à mettre à feu et à sang l’ancienne province romaine.
Pour les besoins du jeu, les acteurs ont été fidèlement reproduits, notamment les visages qui se veulent très réalistes. Ainsi, les fans du films seront ravis de retrouver dans le jeu Clive Owen ou encore Keira Knightly.
Les environnements du jeu, tout en 3D, s’inspirent de ceux du film et sont annoncés fidèles à leurs homologues cinématographiques.
Les batailles étant légions dans le film, le jeu s’articule essentiellement autour des combats et pour cela, les développeurs ont mis au point un système dynamique que ce soit sur terre ou à dos de cheval. Les mouvements et les combats ont bénéficié de la motion capture pour un résultat proche de la réalité.
L’histoire suivra à la lettre celle du film et les transitions entre scènes réelles et jeu à proprement parler seront similaires à ce que l’on trouvait dans les jeux Seigneur des Anneaux d’EA.
Les personnages du jeu ne sont pas figés dans leurs compétences et tout au long de l’aventure, nos héros bénéficieront de coups spéciaux et de nouveaux combos.
Fait assez rare pour être souligné, le joueur ne contrôle pas un héros mais cinq personnages directement issus du film : Arthur bien sûr, puis Guenièvre, Bors, Tristan et bien évidemment Lancelot, chacun ayant ses propres spécificités. Voilà qui promet pour la durée de vie !
En plus d’un mode solo consistant, le jeu offre un mode en coopération accessible à deux joueurs simultanément.
La sortie du jeu est prévue le 28 janvier 2005.
Ayant apprécié le film, j’attendais avec impatience cette adaptation en jeu vidéo. L’histoire, les personnages, les batailles : tout était réuni pour donner naissance à un grand jeu d’action. Malheureusement, il semblerait que la malédiction des jeux à licence se vérifie une fois de plus. Sans être catastrophique, cette première approche avec Le Roi Arthur laisse quelque peu perplexe.
Premier bon point, la variété des situations et des combats. Que l’on soit à pied ou à cheval, les personnages bénéficient de coups nombreux et plus ou moins dévastateurs qui diffèrent selon le mode de combats choisis. Toutes ces possibilités permettent l’utilisation de combos encore plus ravageurs pour venir à bout des dizaines d’ennemis. Dans le fond, le jeu n’est pas sans nous rappeler le Dynasty Warriors de Koei : les combats mettent en scène des dizaines d’adversaires et la jouabilité se rapproche du titre de Koei. Le héros a le choix entre plusieurs attaques aux effets différents qui vont du coup rapide mais aux effets modérés au coup lent à sortir mais aux dégâts non négligeables. A cheval, il est possible de charger sur les ennemis ou le décor ou encore d’utiliser les pattes arrières du bestiau pour se sortir d’une situation mal engagée.
Autre bon point, la qualité de la bande son : les voix américaines sont crédibles, les bruitages réalistes et les musiques contribuant à merveille à renforcer l’ambiance.
Malheureusement, Le Roi Arthur n’est pas parfait. La jouabilité tout d’abord souffre d’imprécisions : on tape souvent à côté des ennemis (eux en revanche ne vous loupent jamais) et la caméra est parfois positionnée de façon étrange. La difficulté est un peu exagérée et l’iA des alliés est loin d’être au point. De même, les environnements sont assez fermés, étroits et surtout très linéaires. Enfin, s’ils ont le mérite d’être variés, les différents décors ne sont pas très jolis : l’aliasing est omniprésent, tout comme les scintillements. La modélisation des héros est réussie mais les ennemis se ressemblent tous et les couleurs sont assez ternes.
Au final, cette première approche avec l’adaptation en jeu vidéo du Roi Arthur laisse sur une double impression : positive tout d’abord puisque le jeu exploite à merveille la licence du Roi Arthur, les combats sont variés et les différents héros contribuent à enrichir le gameplay. Malheureusement, la réalisation graphique n’est pas vraiment à la hauteur et la jouabilité souffre un peu d’imprécisions. Nous vérifierons très prochainement si ces impressions se confirment sur la version finale du jeu !
