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Electronic Arts : comment devenir n°1 en trois ans !
Le géant américain de l'édition est dans le creux de la vague : ses actions flambent, ses bénéfices s'envolent, ses parts dans la société Ubisoft lui ouvrent de nouvelles perspectives et son contrat d'exclusivité avec la chaine ESPN râflé au nez et à la barbe de Sega en fait râler déjà plus d'un ... Pourtant la situation était loin d'être rose trois ans auparavant !
Les dates clés de l'éditeur américain Electronic Arts :
1982 : Trip Hawkins quitte Apple pour fonder Amazing Software, une société spécialisée dans le jeu vidéo
1983 : Amazing Software devient Electronic Arts, et son patron déclare vouloir atteindre le milliard de dollar de chiffre d'affaire à la surprise générale
1989 : Electronic Arts devient côtée en Bourse
1991 : Larry Probst prend la tête du groupe qui se spécialise dans les jeux de sport
1994 : la barre du milliard de dollar de chiffre d'affaires annoncée 11 ans plus tôt est franchie
1997 : EA rachète "Maxis", l'éditeur du jeu SimCity
1998 : Après le rachat de Westwood Interactive , et ainsi les droits sur la série Command and Conquer, EA passe un accord d'exclusivité avec la FIFA
1999 : Récidive auprès de la FIA pour les droits de la F1
2000 : Lancement du jeu désormais culte "Les Sims"
2002 : EA serait sur le point de se faire racheter par Microsoft
2004 : Electronic Arts rachète le studio Criterion, absorbe les suédois de Digital Illusion et entrent dans le capital d'Ubisoft à hauteur de 20%
Electronic Arts s'est bâtie en une 20aine d'années pour finalement devenir le premier éditeur indépendant mondial de jeu vidéo avec 2.96 milliards de dollars en 2004 contre 2.62 pour Konami, 1.13 pour Take 2, 0.95 pour Activision, 0.94 pour Infogrames, 0.68 pour Ubisoft et tout juste 0.50 pour Capcom.
Pourtant il y a trois ans à peine, la firme était dans le rouge, menacée par Microsoft ... Et si en l'espace de 3 ans le chiffre d'affaires est passé de 1.32 milliards de dollars à 2.96 en 2004, de -11 à +577 millions de dollars de bénéficies nets, c'est en partie grâce à une politique moins conservatrice qu'auparavant ! Electronic Arts, pilier du jeu de sport aux Etats-Unis et concurrencé sérieusement par Konami en europe avec la déferlante Pro Evolution Soccer a commencé à se diversifier avec des jeux à licence (Harry Potter, le Seigneur des Anneaux), des jeux susceptibles de plaire à un public "jeune" et avide d'émotions (Need for Speed Underground et la gamme EA Big, SSX en tête de file) et biensur la juteuse licence des "Sims" dont la première mouture dispose un peu moins de 8 disques additionnels, et dont la seconde vient de sortir en grandes pompes !
En y regardant d'un peu plus loin et en isolant l'exception des "Sims", phénomène de société à part entière, et des traditionnels jeux de sport, Electronic Arts a misé sur la corrélation "Cinéma / Jeux vidéo" qui devrait d'ailleurs être de plus en plus sollicitée à l'avenir. Bruno Bonnell (Infogrames-Atari) disait d'ailleurs à juste titre que le jeu vidéo serait au XXIè siècle ce qu'a été le cinéma au siècle dernier ! La tendance ne fait que s'accentuer puisque le prochain gros titre d'EA ne sera autre qu'une adaptation vidéoludique du Parrain, rien que ça !
Reste à savoir si l'intégralité des joueurs suivront cette mouvance, dans la mesure où une majorité de jeux à licences se retranchent derrière celles-ci pour pallier un manque cruel de développement.
Le danger consisterait à plus long terme à faire primer un nom au détriment du contenu, à la manière du marché du disque que l'on croyait incorruptible il y a encore 20 ans ...
Si Electronic Arts grossit à vue d'oeil, à tel point que l'éditeur américain passe pour le Pacman des éditeurs de jeu vidéo, il ne faut pas oublier que les maillons de la chaine boursi ... alimentaire pardon sont nombreux, et à devenir trop gros EA pourrait lui aussi se faire racheter par un des géants des médias si la relation jeu vidéo / cinéma s'avère bel et bien être le relais de croissance du siècle à venir !
Affaire à suivre de près, le futur du jeu vidéo se joue sous nos yeux ...
Les dates clés de l'éditeur américain Electronic Arts :
1982 : Trip Hawkins quitte Apple pour fonder Amazing Software, une société spécialisée dans le jeu vidéo
1983 : Amazing Software devient Electronic Arts, et son patron déclare vouloir atteindre le milliard de dollar de chiffre d'affaire à la surprise générale
1989 : Electronic Arts devient côtée en Bourse
1991 : Larry Probst prend la tête du groupe qui se spécialise dans les jeux de sport
1994 : la barre du milliard de dollar de chiffre d'affaires annoncée 11 ans plus tôt est franchie
1997 : EA rachète "Maxis", l'éditeur du jeu SimCity
1998 : Après le rachat de Westwood Interactive , et ainsi les droits sur la série Command and Conquer, EA passe un accord d'exclusivité avec la FIFA
1999 : Récidive auprès de la FIA pour les droits de la F1
2000 : Lancement du jeu désormais culte "Les Sims"
2002 : EA serait sur le point de se faire racheter par Microsoft
2004 : Electronic Arts rachète le studio Criterion, absorbe les suédois de Digital Illusion et entrent dans le capital d'Ubisoft à hauteur de 20%
Electronic Arts s'est bâtie en une 20aine d'années pour finalement devenir le premier éditeur indépendant mondial de jeu vidéo avec 2.96 milliards de dollars en 2004 contre 2.62 pour Konami, 1.13 pour Take 2, 0.95 pour Activision, 0.94 pour Infogrames, 0.68 pour Ubisoft et tout juste 0.50 pour Capcom.
Pourtant il y a trois ans à peine, la firme était dans le rouge, menacée par Microsoft ... Et si en l'espace de 3 ans le chiffre d'affaires est passé de 1.32 milliards de dollars à 2.96 en 2004, de -11 à +577 millions de dollars de bénéficies nets, c'est en partie grâce à une politique moins conservatrice qu'auparavant ! Electronic Arts, pilier du jeu de sport aux Etats-Unis et concurrencé sérieusement par Konami en europe avec la déferlante Pro Evolution Soccer a commencé à se diversifier avec des jeux à licence (Harry Potter, le Seigneur des Anneaux), des jeux susceptibles de plaire à un public "jeune" et avide d'émotions (Need for Speed Underground et la gamme EA Big, SSX en tête de file) et biensur la juteuse licence des "Sims" dont la première mouture dispose un peu moins de 8 disques additionnels, et dont la seconde vient de sortir en grandes pompes !
En y regardant d'un peu plus loin et en isolant l'exception des "Sims", phénomène de société à part entière, et des traditionnels jeux de sport, Electronic Arts a misé sur la corrélation "Cinéma / Jeux vidéo" qui devrait d'ailleurs être de plus en plus sollicitée à l'avenir. Bruno Bonnell (Infogrames-Atari) disait d'ailleurs à juste titre que le jeu vidéo serait au XXIè siècle ce qu'a été le cinéma au siècle dernier ! La tendance ne fait que s'accentuer puisque le prochain gros titre d'EA ne sera autre qu'une adaptation vidéoludique du Parrain, rien que ça !
Reste à savoir si l'intégralité des joueurs suivront cette mouvance, dans la mesure où une majorité de jeux à licences se retranchent derrière celles-ci pour pallier un manque cruel de développement.
Le danger consisterait à plus long terme à faire primer un nom au détriment du contenu, à la manière du marché du disque que l'on croyait incorruptible il y a encore 20 ans ...
Si Electronic Arts grossit à vue d'oeil, à tel point que l'éditeur américain passe pour le Pacman des éditeurs de jeu vidéo, il ne faut pas oublier que les maillons de la chaine boursi ... alimentaire pardon sont nombreux, et à devenir trop gros EA pourrait lui aussi se faire racheter par un des géants des médias si la relation jeu vidéo / cinéma s'avère bel et bien être le relais de croissance du siècle à venir !
Affaire à suivre de près, le futur du jeu vidéo se joue sous nos yeux ...
Le Village PF







