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![]() Need For Speed Carbon Own The Citypublié le 12 novembre 2006
Si la version PlayStation Portable de Need For Speed Carbon contient le sous-titre Own The City, ce n’est pas sans raison. Afin de coller aux spécificités de la console nomade de Sony et pour accentuer le jeu rapide, le géant américain Electronic Arts a revu sa copie et ne se contente pas d’une vulgaire adaptation. Voilà une bonne chose !
Il est vrai que les éditeurs de jeux vidéo ne se décarcassent pas toujours quand il s’agit d’adapter un titre sur PlayStation Portable. Un petit portage vite fait avec deux ou trois bonus inédits et le tour est joué, n’en déplaise aux joueurs. Heureusement, pour sa série Need For Speed, EA Games a toujours essayé de surprendre les possesseurs de PSP avec des modes de jeux inédits et d’autres ajouts particuliers, que se soit avec Need For Speed Underground Rivals et Need For Speed Most Wanted 5-1-0. Need For Speed Carbon : Own The City ne déroge pas à la règle et propose une autre vision du Need For Speed traditionnel.NFS Carbon : Own The City : A New HopeA peine remis d’un grave accident de la route qui coûta la vie à votre frère, vous replongez directos dans l’univers underground des courses nocturnes aux commandes d’un bolide d’emprunt. Afin de faire votre deuil, vous vous imposez la lourde tâche de reprendre le contrôle de la ville. Mais heureusement, vous ne serez pas seul pour le faire et pourrez compter sur une équipe dont vous utiliserez les talents uniques pour mettre à mal la concurrence. Quelques tours de pistes plus tard, vous voilà prêts à acheter de nouveaux bolides, à monter votre équipe et à créer votre crew avec nom et logo assortis. Un scénario inédit pour un épisode à part. Derrière ce prétexte scénaristique se cache la base du gameplay de ce NFS : prendre le contrôle d’une ville tombée entre les mains d’équipes adverses en utilisant à bon escient vos coéquipiers et en améliorant vos engins. En véritable chef d’entreprise, votre recrutement ne doit pas se faire à la légère et chaque catégorie d’équipier nécessite la recherche de la perle rare. Trois catégories principales et deux sous catégories sont disponibles : l’assassin dont la herse posée sur la route sur vos ordres élimine temporairement les adversaires qui roulent dessus (vous compris !), le provocateur qui écarte de la course un adversaire en lui fonçant dessus et l’aspiro qui vous devance pour que vous profitiez de l’aspiration pour encore plus d’accélération et d’adhérence. Certains d’entre eux possèdent un talent supplémentaire – une sous catégorie – qui vous sera bénéfique : le magouilleur vous rapportera plus d’argent en cas de victoire et le mécanicien vous fournit plus de boost lorsqu’il est à vos côtés. Sachez utiliser le bon équipier en fonction du type de course, il est plus utile par exemple d’opter pour l’aspiro dans le mode sprint que l’assassin…Comme toutes choses, ces talents se payent et vous pourrez recruter les meilleurs qu’à condition d’avoir suffisamment de points de Respect Equipe, donnés en fonction des aptitudes de votre équipe actuelle. Conquérir la ville ne sera pas une mince affaire, même à plusieurs, les 14 territoires à récupérer vous demanderons de la patience et un peu de talent. Pour ce faire, votre adversaire doit être anéanti dans tous les modes : le mode circuit traditionnel où vous devez arriver le premier et sa variante élimination qui voit le dernier pilote disparaître entre chaque tour, le mode sprint dans lequel vous faites un duel contre un boss, le mode fuite où vous devez atteindre un point précis dans la ville ouverte avant que vos rivaux ne vous défoncent et sa variante le mode carnage qui voit les rôles s’inverser : vous êtes le chasseur et non plus le chassé et le mode livraison qui consiste à livrer un paquet dans la ville avant vos concurrents. Votre victoire vous octroie des précieux deniers que vous claquerez par la suite dans de nouvelles pièces pour vos joujoux. A l’instar du précédent volet, il est toujours possible d’explorer librement la carte pour flâner, mais aussi participer à des poursuites contre la police, défier un rival que vous croisez par hasard et enfin exploser des caisses bonus pour obtenir des récompenses. Vous l’aurez compris, le jeu fait dans l’exhaustivité même si les fans de drifts remarqueront que ce type d’épreuve a disparu de la version PSP…Contrôle technique PSPOutre un scénario inédit et un territoire nettement plus urbain que sur consoles de salon, cette version PlayStation Portable dispose de quelques exclusivités bien senties. Tout d’abord, vous compterez six véhicules sous licence exclusifs parmi les vingt-neuf proposés ce qui vous laisse l’embarras du choix. Ajoutez à cela quelques modes multijoueurs (des courses) jouables jusqu’à quatre aussi bien en Ad Hoc (en local) qu’en Infrastructure (sur le Net) qui prolongeront un peu plus la durée de vie. Enfin, comme pour FIFA 07, vos musiques au format MP3 contenus dans le Memory Stick de votre console peuvent être écoutés pendant les courses à la place des compositions pop/rock du jeu. De bonne initiatives de la part de EA et qui, encore une fois, tiennent compte des spécificités de la console. La prise en main est immédiate et aidée par un tutorial obligatoire, les voitures se conduisent aussi bien au stick analogique qu’à la croix directionnelle selon votre humeur. Croix sert naturellement à accélérer, Carré à freiner, Haut pour changer de vue, Bas pour la vue arrière, R pour le frein à mains et L pour la Nitro. Vos coéquipiers agissent grâce aux boutons Rond et Carré et l’absence d’un second stick ou des boutons R2 et L2 ne se fait jamais ressentir tant le soft est accessible à tous…trop peut être, la difficulté générale n’étant pas vraiment insurmontable. Il faut dire que les possibilités de tuning sont toujours aussi nombreuses et avantageuses pour vous et vos hommes… L’impression de vitesse ne devient saisissante qu’après avoir franchi les 200km/h ou lorsque vous utilisez votre Nitro et que les bords de l’écran deviennent légèrement flous, les balades à 100km/h étant légèrement poussives avouons-le. L’animation ne souffre d’aucun ralentissement cependant, même lors des balades libres en ville. Le petit bémol de ce titre provient de ses graphismes un tantinet trop aliasés, répétitifs et simplistes à notre goût, aussi bien pour les voitures que dans les décors. Certes, le jeu est très regardable mais les textures manquent de finesse et de détails et les effets d’escalier gâchent un peu la fête. Comparé à un Ridge Racer 2 et ses voitures immenses et magnifiques, Need For Speed Carbon : Own The City déçoit forcément. On en attendait un peu plus de la part d’EA de ce côté-là, surtout après deux épisodes assez proches graphiquement. De plus, la lassitude peut guetter l’œil un peu trop vite habitué aux décors urbains avec glissières de sécurité à gogo et lampadaires sommaires. Un peu plus de variété et de dépaysement n’aurait pas fait de mal. test écrit par Vincent Graphismes
6 Les voitures sont trop petites et aliasées, les décors sont vides et répétitifs. Jouabilité
8 Aussi bien à la croix qu’au stick, les voitures se conduisent sans problème et vos équipiers trichent pour vous. Son
8 Les musiques sont correctes mais comme vous pouvez mettre les vôtres, la note dépend de votre discothèque. Durée de vie
8 14 territoire a reconquérir, 29 voitures, des modes multijoueurs jusqu’à quatre : de quoi faire.Fun
8 Bien qu’attribués à de l’anti-jeu, les équipiers amusent par leurs fourberies.
• Un épisode à part pour la PSP
• Les graphismes moyens Verdict : 7.5Malgré ses quelques défauts, plus d’ordre technique que de gameplay, Need For Speed Carbon Own The City est un jeu de course de premier choix sur PlayStation Portable. Modes nombreux, balade libre, coopération, tuning et multijoueurs forment une soupe très digeste pour les pros et les novices. |
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