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![]() Introduction, Principe, Modes de jeu
Si WarioWare fait depuis quatre ans le bonheur des amateurs de micro-jeux sur consoles Nintendo, son principe pourtant couronné de réussite n’avait pas encore été repris sur les machines de Sony. Cet oubli étonnant est désormais réparé avec Hot Pixel, un jeu développé sur PSP par les français de zSlide.
Alors que Hot Pixel reprend sans vergogne la structure et quelques micro-jeux popularisés par WarioWare, ses concepteurs ont fait un choix bien différent pour l’ambiance de leur titre : là où Nintendo optait pour un style bon enfant en adéquation avec quelques-uns de ses héros faisant de brèves apparitions, zSlide a décidé d’affubler sa production d’une ambiance pour le moins étrange, tenant à la fois de la culture pop, du retro-gaming et d’autres influences plus ou moins underground. D’ailleurs, le scénario prétexte à la progression du joueur dans le mode principal est à lui seul une curiosité puisque, selon le manuel : « Tu incarnes DJON, un jeune journaliste pixellisé tout droit sorti de la dimension des podcasts vidéo. ». Si la lecture de ce passage fait évidemment sourire, il convient toutefois de préciser que l’ensemble du titre est à prendre au second degré !Des micro-jeux sympathiquesAvant de nous intéresser de plus près à la structure de Hot Pixel, attardons-nous un instant sur le principe du jeu pour ceux qui n’aurait jamais entendu parler de WarioWare : alors que la plupart des titres conventionnels proposent une expérience de jeu de longue durée incluant parfois trois ou quatre gameplays différents, Hot Pixel vous embarque dans un enchaînement extrêmement rapide de micro-jeux variés dont la durée excède rarement les dix secondes ! Dans un laps de temps aussi court, il ne faut pas s’attendre à des exercices très compliqués et effectivement les actions à accomplir dans chaque micro-jeu sont des plus simples : la plupart du temps, il vous suffira d’appuyer sur les bons boutons, d’effectuer certaines manœuvres au bon moment ou d’être rapide et précis dans votre utilisation du stick pour réussir une épreuve. Mais là où le principe est extrêmement ingénieux, c’est dans le fait qu’à aucun moment le joueur ne dispose d’explications claires sur ce qu’il doit faire pour remporter le micro-jeu en cours ! Seule une petite phrase affichée pendant un court instant avant que le jeu ne débute donne quelques indications, après quoi il faut trouver la marche à suivre par soi-même. Cette contrainte ne serait évidemment pas un problème si chaque micro-jeu ne devait être réussi en temps limité, mais vous n’avez ici que quelques secondes pour comprendre le fonctionnement de l’épreuve et pour la réussir. Il serait évidemment vain et fastidieux de vouloir dresser une liste des 200 épreuves disponibles dans Hot Pixel mais quelques exemples se révèleront bien utiles pour comprendre ce qui vous attend. On retrouve ainsi quelques jeux basés sur des QTE (Quick Time Events) qui vous demandent d’appuyer sur les boutons affichés à l’écran, comme l’épreuve de laçage de lacets ou celle de transformation de formes géométriques. Dans le même ordre d’idées, des épreuves utilisant le stick sont présentes et vous devez alors effectuer le bon mouvement pour remporter la victoire. Plus amusantes, des épreuves basées sur l’attraction de l’objet ou du personnage que vous dirigez vous obligent à avaler certaines cibles tout en évitant quelques obstacles : on trouve dans cette catégorie le carré bleu devant manger les carrés roses et éviter les carrés noirs, le voleur devant voler l’argent de la banque en évitant les policiers ou encore le gros mangeur cherchant à avaler un hamburger en évitant le repas diététique. On trouve par ailleurs des jeux d’adresse dans lesquelles un objet se déplaçant latéralement à l’écran doit être stoppé au bon moment par appui sur un bouton, mais aussi des jeux testant votre observation comme le jeu des trois skates qui se mélangent et parmi lesquels il faut en retrouver un ou le jeu de Simon. Plusieurs variantes du casse-briques sont aussi de la partie ainsi que des clones simplifiés d’anciens hits du jeu vidéo comme Space Invaders, Asteroids ou encore Tempest. Et ce ne sont là quelques exemples ! Après plusieurs heures passées sur le jeu, on constate tout de même que la phase de découverte ne vaut que pour le premier essai de chaque micro-jeu et il faut bien avouer que, parmi les 200 disponibles, beaucoup se ressemblent et ne demandent pas tous un gros effort de réflexion pour comprendre la façon de jouer.De nombreux modes de jeuLors de votre première partie de Hot Pixel, le menu principal du jeu ne laisse apparaître que quelques-unes de ses possibilités. On trouve tout d’abord le mode Episodes, cœur du jeu, dans lequel vous devrez débloquer un à un dix épisodes de la vie de DJON, chacun étant composé de 10 micro-jeux et se terminant par une séquence un peu plus longue faisant office de boss. Pour compléter chaque série, vous disposez de seulement trois vies et en perdrez une à chaque micro-jeu raté. Si l’on se réfère une fois de plus au manuel, chaque épisode est sensé illustrer un thème précis de la vie de DJON, mais il faut bien avouer que le sujet abordé reste extrêmement abstrait tant les épreuves n’ont pas toujours de lien évident entre elles. Signalons par ailleurs que chaque épisode est introduit par une vidéo délirante et que la réussite ou l’échec de la série en cours se solde par une autre séquence du même acabit. L’autre mode disponible par défaut est le Multiplayer qui vous permet d’affronter un ami via le mode AdHoc de la PSP : une fois les micro-jeux sélectionnés, chacun enchaîne les épreuves sur sa console et le but est évidemment d’obtenir le meilleur score possible. Pour pimenter un peu l’expérience, une jauge représentant un hamburger se remplit au fur et à mesure de la progression de chacun et peut être utilisée une fois pleine pour perturber l’affichage de la console adverse pendant quelques secondes. Si l’idée est amusante, on aurait surtout aimé que zSlide offre la possibilité d’utiliser une fonction de partage pour pouvoir jouer contre un adversaire dépourvu de l’UMD du jeu ! Au fur et à mesure de votre progression, de nouvelles options apparaissent à commencer par le mode Training dans lequel vous pouvez reprendre individuellement chaque micro-jeu de chaque épisode terminé. Vous disposez alors de trois vies pour atteindre le meilleur score possible en répétant le même jeu, sa difficulté et sa vitesse augmentant constamment. Vos prestations dans ce mode pourront vous ramener une médaille d’argent ou d’or. Pour varier les plaisirs, le mode Playlist vous permet de rejouer à certains micro-jeux déjà débloqués dans un ordre prédéfini : vous pourrez ainsi choisir de rejouer à toutes les épreuves d’un épisode spécifique, à celles auxquelles vous avez été le meilleur ou le moins bon, ou encore à celles auxquelles vous avez le plus joué jusqu’ici. Vous sélectionnez ensuite le nombre de jeux à enchaîner (15,30,60,100 ou 200), ainsi que le type de partie : en mode Challenge, vous avez trois vies pour compléter votre série. En mode Survive, vous ne disposez que d’une unique vie. Le mode Freeplay enfin vous accorde un nombre de vies illimité. Sachez par ailleurs que cinq niveaux de difficulté existent à savoir : Easy (Facile), Normal, Tricky (Difficile), Crazy (Fou) et Deadly (mortel). Contenu téléchargeable, Réalisation, Conclusion
L’une des véritables bonnes idées de Hot Pixel réside dans la possibilité de télécharger de nouveaux micro-jeux depuis le site officiel du jeu, un procédé qui devrait permettre de maintenir son intérêt au cours des mois à venir. Il est d’ailleurs déjà possible d’obtenir gratuitement 70 micro-jeux supplémentaires qui viennent donc compléter la collection déjà conséquente des 200 épreuves présentes sur l’UMD. Pour votre information, sachez que ce nouveau contenu nécessitera un peu plus de 20Mo de libre sur votre Memory Stick. Les jeux ainsi téléchargés peuvent ensuite être joués via le mode WWW Games, et les playlists associées sont utilisables via le mode WWW Playlists.
Terminons en mentionnant le mode XTra Games qui contient des versions plus rapides et plus difficiles des meilleurs micro-jeux proposés dans les différents épisodes, et le mode Instant Play qui lance immédiatement une série de plusieurs micro-jeux choisis aléatoirement par la console. Pour les fans de récompenses et de statistiques, le menu Bonus vous permettra de suivre vos performances (temps de jeu, nombre de jeux joués, médailles, progression…), de visionner les vidéos débloquées et d’écouter les différentes musiques du jeu.Une réalisation surprenanteNous l’avons déjà évoqué, l’ambiance choisie par zSlide pour Hot Pixel est un peu spéciale et ce choix a entendu sur une influence directe sur les prestations graphiques et sonores du titre. Côté visuel, on retient surtout le style épuré qui, s’il ne manque pas de charme, ne risque pas de trop solliciter la PSP avec le peu d’objets affichés à l’écran. Certains micro-jeux s’en sortent mieux que d’autres et il était évident qu’on ne pouvait s’attendre à un niveau de qualité égal pour les 200 épreuves proposées. Soulignons toutefois le fait que ce manque d’ambition graphique permet une animation parfaitement fluide tout au long du jeu. La bande sonore du titre est quant à elle composée d’effets simples mais parfaitement adaptés à chaque micro-jeu. Certains sons feront d’ailleurs le bonheur des nostalgiques de l’époque des machines 8-bits et la durée éclair des épreuves permet de ne pas se lasser de ses bips-bips pourtant archaïques. Heureusement, quelques musiques sont aussi de la partie mais leur style souvent hip-hop, en adéquation avec le thème général du jeu, ne plaira pas forcément à tout le monde. Signalons pour terminer que, malgré ses origines françaises, Hot Pixel est intégralement en anglais, et que pour une fois les chargements ne sont pas un frein au plaisir de jeu puisqu’ils se révèlent extrêmement rapides. test écrit par Eric Graphismes
6 Loin de pousser la PSP dans ses derniers retranchements, la prestation graphique de Hot Pixel vaut surtout par son style particulier et totalement décalé aux nombreuses sources d'inspiration. Le résultat ne plaira pas à tout le monde.Jouabilité
6 Novateur pour la PSP, Hot Pixel n'est malgré tout qu'un remake à peine voilé de Wario Ware apparu pour la première fois sur GameBoy Advance voilà 4 ans. Si le principe reste accrocheur, le titre d'Atari ne rivalise pas toujours avec celui de Nintendo.Son
7 Les musiques sont dans l'ensemble réussies pour peu que l'on aime le style, et leur diversité contribue à ne pas rendre le jeu monotone. Les effets sonores sont corrects mais il faut avouer que le rythme du jeu ne laisse pas le temps d'en profiter.Durée de vie
5 Il ne vous faudra pas bien longtemps pour terminer les dix épisodes proposés mais vous pourrez ensuite vous essayer aux versions non chronométrées puis télécharger de nouveaux mini-jeux sur le site dédié.Fun
6 Il faut bien l'avouer, le plaisir est ici surtout lié à la découverte des mini-jeux : une fois le principe assimilé, la majorité d'entre eux perd une grande partie de son intérêt. Heureusement, il en existe beaucoup et d'autres arriveront prochainement !
• Un grand nombre de mini-jeux
• Pas franchement original Verdict : 6Il faut bien l'avouer, Hot Pixel n'est pas un exemple d'originalité et l'on se demande parfois si sa forte parenté avec WarioWare ne tient pas plus du plagiat que de l'inspiration. Convenons toutefois que certains micro-jeux proposés ici sont réellement inédits, et que la possibilité d'utiliser des playlists permet de se lancer dans de courtes sessions de jeu adaptées à ses envies du moment. En outre, la possibilité de télécharger de nouveaux micro-jeux permettra de relancer l'intérêt du titre au cours des prochains mois, mais on regrette tout de même que la réalisation globale ne fasse pas vraiment pas honneur à la PSP. Les amateurs du genre peuvent tout de même se laisser tenter, surtout pour 30 euros, si toutefois ils ne sont pas réfractaires à l'ambiance particulière du jeu ! |
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