Driver 76 - Test PSP
l'actualité PS2, PSP et PS3 de Sony
Driver 76

Driver 76

publié le 26 mai 2007
  • 11/05/2007
  • 2007

Après deux tentatives pour redorer son blason sur console de salon, la série Driver peine à retrouver son aura d’antan. Peut-être est-ce une question de format ? C’est donc sous forme portable que Driver nous revient aujourd’hui.
 
Mais il ne faut pas se méprendre, car l’idée des développeurs ne semble pas avoir été de recréer un jeu de A à Z pour la console portable de Sony : après avoir tenté dans les deux derniers Driver sur PS2 de reprendre les bons éléments de la série GTA, l’équipe de Sumo Digital continue dans la voie tracée par Rockstar et, comme son modèle, offre sur PSP une adaptation de ses productions PS2.Funky préquelLa version console du dernier Driver proposait une excursion dans un New York des années 70 puis plus récent. Pour faire simple, les développeurs on choisi de reprendre ici le concept, mais en se contentant simplement de la période seventies, comme l’indique le 76 dont le titre du jeu est affublé. L’histoire se veut aussi simple qu’efficace, puisque votre but, celui pour lequel vous allez risquer votre vie, est d’impressionner un mafieux chinois pour pouvoir avoir le droit d’approcher sa fille, et plus si affinité. Il est évident qu’approcher un homme de la Triade n’est pas une douce aventure, ce qui explique les multiples péripéties qui vous attendent.

Pour présenter les différents éléments du scénario, les développeurs ont eu l’ingénieuse idée de la BD d’époque. Coloré, suffisamment dynamique, avec un style efficace et convaincant, c’est, bien qu’on ne le sache pas encore à ce moment là, un des éléments les plus réussis du jeu. Leur nombre est toutefois restreint puisqu’on n’a le droit à ces moments que lorsque l’on passe d’un chapitre au suivant, et ils ne sont finalement qu’une demi-douzaine. En effet, le Driver PSP n’est pas une longue aventure, puisque moins d’une trentaine de missions seront proposées aux acquéreurs, et pas de BD pour faire les briefings, mais simplement la voix de votre collègue de toujours. L’aventure principale ne représente alors qu’une demi-douzaine d’heures de jeu tout au plus. Toutefois, d’autres missions viendront compléter cela.

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L’ambiance une fois dans le jeu est évidemment propre à l’époque. Et plus que par l’architecture de la ville de New York, rétrécie à l’occasion, c’est principalement ce qui la compose qui y contribue. Les véhicules, la démarche mi-funk mi-disco de vos amis comme vos ennemis, leur façon de parler, et surtout la bande son. Reprise de la version console, celle-ci est tout à fait représentative de l’époque et apporte un énorme plus à l’ambiance, pas tout à fait sublimée par le reste. Ouf.Ca manque de pétroleLoin de moi l’idée que le choc pétrolier de 73 ait pu influencer les développeurs du jeu, mais on y croirait presque. Tout commence lorsque l’on débute dans le jeu. Le choix de la mission se fait par l’intermédiaire d’une carte, et non de façon libre comme le permet la série GTA. Une fois choisie, on fait face au premier défaut du jeu : les temps de chargement. Car on ne finit en ville qu’après une petite minute d’attente, rien que ça. Sur une portable, on a un peu de mal à le digérer. Mais la surprise ne s’arrête pas là, puisqu’on se dit que bon, une minute ce n’est pas bien grave, merci le streaming. Mais on comprend vite que ce terme ne semble pas du tout adapté à la situation. En effet, après avoir parcouru une certaine distance, on a le droit à un figeage complet de quelques secondes du jeu, le temps de charger le reste. Ca ne dure que 3 secondes tout au plus, mais en pleine mission ce n’est pas le confort absolu. Surtout que l’on se demande bien ce qui peut faire tourner autant l’UMD. Le nombre de passants ? Je ne pense pas, tellement les rues sont désertes. Et c’est pareil pour les véhicules présents sur la route. L’immensité du décor alors ? Oui m’enfin, faudrait oublier GTA dans ce cas. Alors que reste-il ? La qualité technique du jeu impressionnerait la PSP ? Même pas. Le jeu n’est pas vilain, on observe de bonnes textures, mais juste par moments. La modélisation des véhicules est bonne, et celle des personnages est correcte, donc pas de révolution de ce côté la.

Pour continuer sur la technique, le jeu se permet un autre défaut, encore plus gênant. On constate en effet que le moteur peine très souvent, affichant des chutes de framerate tellement nombreuses qu’on parlera plutôt d’instabilité constante, ce qui nous gênera lors des différentes phases du jeu. Il suffit qu’il y ait trois véhicules et là c’est le drame. Déjà que sans ce problème dont on se serait bien passé, le confort ultime n’est pas atteint…

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On se dit alors que, heureusement, le gameplay est là pour sauver le reste. Pas tout à fait. L’originalité n’est pas de mise, puisque tout ce qu’on nous demande est soit d’aller d’un point A à un point B, soit de faire une course, ou encore d’éliminer quelques vilains. Si les phases de courses s’en sortent assez bien pour montrer un intérêt, le reste manque de conviction. Le problème, c’est que tout est trop simple. Aller à telle adresse en moins d’une minute ? Facile, avec la carte et des rues vides à souhait. Bon dans ce cas on va s’attaquer aux ennemis avec l’une des armes disponibles, en faible nombre. Là aucun risque de mourir, même si l’effet des armes est discutable puisqu’il faut vraiment plomber les cibles pour les faire chuter. Le seul intérêt vient du fait qu’on sorte de la voiture, action totalement inutile autrement.

Reste alors la présence de la police. Mais pas d’illusions, puisqu’ils abandonneront plutôt vite leurs recherches pour on ne sait quelle raison. Le plus drôle vient des missions au cours desquelles on doit se rendre à un endroit signalé par une zone lumineuse. On arrive dessus et là un texte apparaît : « semez d’abord la police ». Mais il suffit de ne pas bouger et pouf, la police nous a perdu. Juste énorme.

Prendre en main un véhicule est toutefois assez sympathique, bien qu’on s’étonne que pour freiner, il faille klaxonner en même temps (alors que des boutons restent inutilisés). Même constat à pied, inutile puisqu’on ne peut embêter personne, et surtout qu’on est limité à la marche et à l’utilisation de son arme. Pas de difficulté pour viser les rares ennemis, car le lock se chargera de tout, autant à pied que dans son véhicule. Si l’on ajoute le framerate approximatif, l’ensemble n’est pas vraiment fameux.

On finit vite le jeu, en restant sur sa faim. On se contente alors des éléments que l’on débloque au fur et à mesure et dont l’intérêt est extrêmement limité. De nouvelles voitures, mais leur comportement ne varie que très peu. Puis à quoi bon avoir des véhicules plus performants, puisque le jeu est suffisamment simple avec le bolide fournit de base. Reste alors les mini-jeux qui nous permettent de gagner plus d’argent pour acheter encore plus de choses inutiles. Pas de miracles, entre les courses et les « destruction derby », on n’a pas de quoi relever le niveau.

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Malgré tout le jeu n’est pas une horreur, bien que tout ce qui a été dit précédemment pourrait le laisser croire. Il est juste trop simple, trop court, pas très soigné techniquement, et manque de profondeur. Pas assez pour convaincre. Une dernière tentative avec un mode multijoueur Adhoc et partage de jeu, permettront de s’amuser à plusieurs, ou presque, et d’échanger les différents gains acquis, histoire d’en faire quelque chose.
test écrit par Halouf
Graphismes
5
Techniquement passable, mais le framerate nous empêchera d'apprécier correctement le jeu, sans parler de la répétitivité.
Jouabilité
5
La jouabilité est, une fois aux commandes d'un véhicule, assez sympathique, mais par moment entachée par le framerate instable. Les phases à pied sont simplement inutiles.
Son
7
Coté bande son, juste ce qu'il fallait. Certainement le meilleur aspect du jeu. Le reste est globalement correct, mais manque de variété.
Durée de vie
5
6 heures pour boucler le jeu. Ni plus ni moins. Et on n'y reviendra pas vraiment, malgré la présence de " mini-jeux ".
Fun
5
Le manque de variété et d'intérêt global nous empêche d'apprécier ce nouveau volet de Driver et donc de prendre un réel plaisir à réaliser les différentes missions proposées.

• Bande son 70'
• La présentation des chapitres en BD

• Le framerate
• Le gameplay qui manque d'intérêt
• La durée de vie

Verdict :
5

Driver 76, malgré son ambiance 70' accompagnée par une bande son Funk à souhait et la présentation de son scénario en BD réussie, ne convaincra pas. Son manque de qualité et de profondeur sur tous les points nous empêchera d'apprécier de nouveau cette série qui devra tenter autre chose, pour renaître de ses cendres.


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