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![]() The Elder Scrolls IV: Oblivionpublié le 13 juin 2007
Introduction, Création du personnage
Après avoir connu un succès mérité sur PC et Xbox 360, The Elder Scrolls IV : Oblivion débarque enfin sur PS3 pour le plus grand plaisir des amateurs de RPG. Au passage, Bethesda en a profité pour inclure l’un des add-ons payants sur les autres plates-formes et régler quelques problèmes techniques : que du bonheur !
C’est en 1994 que Bethesda Softworks lança sur PC le premier volet de la série The Elder Scrolls, baptisé Arena, un titre préfigurant déjà certaines des caractéristiques principales de ses successeurs, à commencer par une aire de jeu gigantesque : le continent de Tamriel. Les joueurs firent alors la connaissance de l’Empereur Uriel Septim VII, prisonnier dans une dimension parallèle et qu’ils devaient secourir en réunissant différents artefacts. Deux ans plus tard, The Elder Scrolls II : Daggerfall faisait son apparition et laissait pour la première fois au joueur le choix de ses actions, bonnes ou mauvaises. Il était ainsi possible de remplir les missions confiées par l’Empereur comme un honnête chevalier ou comme un vil assassin. En 2002, le troisième épisode de la série baptisé Morrowind poussait encore plus loin ce concept de liberté totale et surtout profitait de la puissance des PC de l’époque et de la première Xbox pour offrir un rendu impressionnant de Tamriel. Quatre ans plus tard, Oblivion entra de plain pied sur le terrain next-gen et conquit sans mal les joueurs PC et Xbox 360 grâce à une aventure riche et variée. Depuis quelques semaines, les joueurs PlayStation 3 peuvent eux aussi se plonger dans cet immense univers et ainsi découvrir l’un des meilleurs RPG de l’histoire vidéoludique.Un avatar sur mesureMais avant de vous lancer dans l’aventure, vous devrez au préalable créer votre double virtuel au moyen de l’éditeur de personnages. Après lui avoir donné un nom, vous choisirez son sexe puis sa race parmi les 10 disponibles. Sachez que ce dernier choix parfois anodin dans d’autres jeu du même genre conditionne déjà ici certaines de vos caractéristiques : si les Brétons excellent en magie, aussi bien pour l’attaque que pour la défense, les Nordiques en revanche feront de bien meilleurs guerriers au corps à corps. Vous pourrez aussi choisir d’incarner un Khajit dont la vision nocturne et l’agilité le prédispose à devenir un voleur de talent, ou encore un Argonien naturellement immunisé contre les maladies et sachant respirer sous l’eau. Là où certains RPG nous offrent une traditionnelle opposition entre magie, force et rapidité, Oblivion entremêle de nombreux facteurs pour proposer un choix plus large et surtout plus intéressant. Vient ensuite le moment de définir l’apparence de votre avatar : vous pourrez ainsi spécifier son visage, ses cheveux, ses yeux, son âge et son teint, chacune de ces catégories principales renfermant un tas d’autres options permettant d’affiner le résultat final. Faites cependant attention à être entièrement satisfait de votre personnage avant de le valider car vous ne pourrez plus modifier ces paramètres une fois le jeu commencé ! Vos choix initiaux dicteront les valeurs de base, entre 0 et 100, des différentes caractéristiques de votre personnage. Ces dernières sont au nombre de huit et sont définies comme suite : La force influe sur le poids que vous pouvez porter ainsi que sur les dégâts causés ou la fatigue éprouvée lorsque vous combattez avec des armes. L’intelligence influe sur la magie et l’utilisation des sorts. La volonté influe sur votre résistance aux attaques magiques, ainsi que sur la régénération de votre fatigue et de votre magie. L’agilité influe sur votre équilibre, votre fatigue, et sur votre précision avec les armes de jet. La rapidité détermine votre vitesse de déplacement. L’endurance influe sur votre fatigue et votre niveau de santé. La personnalité influe sur la sympathie que vous vous attirez auprès des personnes rencontrées. La chance contribue à faciliter, ou non, votre vie au sein de Tamriel. La combinaison des huit facteurs ci-dessous permet de définir des caractéristiques dérivées telles que : La santé, qui décroît à chaque coup encaissé et se récupère grâce à des potions ou en dormant. La magie, utilisée pour jeter des sorts et se régénère en fonction de votre volonté ou en utilisant des potions. La fatigue, dont la jauge décroît à chaque coup porté et se remplit lorsque vous marchez ou êtes au repos. Le ralentissement, qui affecte votre vitesse de déplacement selon le poids porté. Après le court tutorial sur lequel nous reviendrons plus tard, il vous faut choisir une étoile de naissance parmi les 13 proposées. Faisant office de spécialisation, ce choix vous permettra de renforcer encore certaines caractéristiques de votre race ou au contraire d’obtenir des capacités nouvelles. Par exemple un Bréton déjà puissant en magie pourra choisir l’Apprenti ou le Mage pour améliorer encore son niveau. Il pourra aussi opter pour l’Ombre lui permettant de devenir invisible ou le Destrier augmentant sa vitesse de déplacement. Vient ensuite le moment de choisir la classe de son personnage qui définit ses talents majeurs et mineurs. Il existe 21 talents répartis en trois groupes de sept : talents au combat, talents de magie, talents de furtivité. Chaque classe compte 7 talents majeurs qui sont ceux que vous devrez faire évoluer pour monter de niveau, les 14 talents mineurs ne servant qu’à récupérer quelques bonus certes intéressants mais toutefois marginaux. Au cours du tutorial, la console évalue vos performances et vous propose la classe qui, selon elle, est la plus appropriée à votre style. Vous êtes toutefois libre de d’ignorer le conseil et de faire votre choix parmi les 21 classes proposées. Il est même possible de créer votre propre classe de toute pièce en sélectionnant directement les talents majeurs. Une fois ce dernier choix effectué, la création de votre personnage est terminée et vous êtes prêt à vraiment démarrer l’aventure ! Scénario, Quêtes annexes
Tamriel est menacéL’histoire débute alors que vous êtes emprisonné dans l’une des geôles de la Cité Impériale de Cyrodiil, l’une des régions de Tamriel. A peine avez-vous eu le temps d’examiner votre cellule que deux soldats escortant un homme inconnu y pénètrent. Le groupe vous demande de vous tenir près du mur alors que l’un des soldats actionne un mécanisme caché et découvre ainsi un passage secret. C’est alors que l’inconnu se présente à vous : il s’agit en réalité de l’Empereur Uriel Septim VII. Ce dernier vous confie que des assassins ont tué ses trois fils et qu’ils cherchent maintenant à l’éliminer lui aussi. Malheureusement, si l’amulette de l’Empereur n’est pas portée par lui-même ou l’un de ses descendants, un grand malheur s’abattra sur le continent. Uriel Septim doit donc s’échapper de la Cité Impériale et décide d’emprunter le passage dissimulé dans votre cellule. Tout en discutant avec vous, l’Empereur semble avoir une révélation : d’une manière ou d’une autre, il sait qui vous êtes et pressent pour vous une grande destinée.
Après que votre interlocuteur et son escorte se soient engouffrés dans le souterrain, vous décidez de les suivre et débutez alors un tutorial d’une bonne demi-heure qui vous familiarisera avec les contrôles du jeu. Ces derniers sont relativement simples à assimiler : R1 pour utiliser ses poings ou son arme, L1 pour garder, R2 pour lancer un sort. Vous pouvez sauter avec Triangle, actionner les portes et mécanismes avec Croix, sortir ou ranger votre arme avec Carré et ouvrir le menu avec Rond. Lorsque plusieurs sorts sont en votre possession, vous pouvez les disposer dans une roue à accès rapide via la croix directionnelle. Vous suivez ainsi l’Empereur jusqu’à approcher la sortie du souterrain mais votre groupe est alors attaqué de plus belle par des assassins. Uriel Septim est mortellement blessé et vous confie une amulette que vous devrez apporter à l’un de ses amis qui connaît le lieu de résidence de l’un de ses fils illégitimes, désormais seul apte à régner sur Tamriel. Vous réussissez à vous échapper et retrouvez ainsi votre liberté, chargé d’une mission de la plus haute importance.Une liberté totaleA partir de cet instant, vous vous retrouvez dans la vaste région de Cyrodiil et êtes libre de vos actions : vous pouvez bien entendu partir immédiatement en quête du quatrième fils de l’Empereur mais avez aussi la possibilité de visiter le monde qui s’offre à vous. Outre la Cité Impériale, la région compte sept grandes villes et de nombreux lieux plus ou moins cachés dans la nature. Au début du jeu, seules les villes sont disponibles sur votre carte et vous pouvez à loisir voyager de l’une à l’autre instantanément. Si en revanche vous souhaitez vous rendre dans un lieu indiqué sur votre carte par un personnage mais que vous n’avez jamais visité auparavant, vous devrez y aller par vos propres moyens, à savoir la marche ou le cheval. Evidemment, Oblivion vous incite à découvrir les différentes ruines, grottes, cavernes et autres lieux importants par vous-même en parcourant les sentiers et les sous-bois : lorsque vous approchez d’un endroit important, le jeu vous le signale et une icône d’accès direct apparaît alors sur votre carte. Vous pouvez alors décider d’investir les lieux, quitte à faire de mauvaises rencontres, ou bien passer votre chemin pour y revenir plus tard. Outre ces randonnées aléatoires dans la nature, vous pourrez aussi vous adonner à de nombreuses quêtes déclenchées en discutant avec différents personnages croisés au cours de vos pérégrinations : il est en effet possible de discuter avec chaque villageois rencontré et certains d’entre eux vous mettront sur la piste d’un mystère à résoudre ou vous demanderont de l’aide. Votre journal de quêtes est alors mis à jour et il n’est pas rare après quelques heures de jeu d’avoir une dizaine de quêtes à son actif ! Il est possible à tout moment de choisir la quête en cours et un marqueur sur votre boussole vous indique alors la direction à prendre pour progresser vers l’objectif final. Alors que de nombreux jeux proposent eux aussi des quêtes annexes en marge du scénario principal, on a fréquemment l’impression que celles-ci ne sont là que pour apporter un peu de répit au joueur, voire pour allonger presque artificiellement la durée de vie du titre. Oblivion évite cet écueil, et de belle manière ! A vrai dire, on a presque l’impression que le scénario principal est une quête comme les autres, et il est extrêmement facile de l’oublier tant les autres activités sont nombreuses et prenantes. A titre d’exemple, signalons que nous avions découvert Oblivion sur Xbox 360 et que nous nous étions alors concentrés sur la quête principale durant laquelle des portes magiques s’ouvrent sur une autre dimension, portes qu’il faut absolument fermer pour sauver Tamriel. En recommençant l’aventure sur PlayStation 3, nous avons décidé de nous intéresser plutôt aux quêtes annexes et notre compteur de jeu dépasse déjà la trentaine d’heures sans que nous ayons avancé d’un pouce dans l’intrigue principale !Quelques exemplesEvidemment, pour réussir à plonger à ce point le joueur dans l’univers d’Oblivion, les développeurs de Bethesda ne se sont pas contentés de lui proposer cinquante quêtes annexes du même type. Au contraire, la diversité est de mise et on a rarement l’impression d’accomplir deux fois la même action. Pour mieux illustrer cette richesse des possibilités, mentionnons par exemple cette mission consistant à retrouver un peintre disparu de son village. Après avoir discuté avec sa femme, nous apprenons que l’homme s’est enfermé dans son atelier puis n’en est jamais ressorti. Un rapide examen des lieux nous confirme qu’aucune autre issue n’existe, et c’est alors que nous nous approchons de l’un des tableaux de l’artiste dont les couleurs sont criantes de vérité. A peine avons-nous effleuré le tableau que nous nous retrouvons à l’intérieur, prisonniers d’un décor totalement différent de celui de Cyrodiil. Nous retrouvons alors notre disparu qui nous explique son histoire et nous demande de le sortir de là. Nous vous laissons bien entendu découvrir la suite par vous-même ! Autre part, on vous apprendra que l’un des habitants a été croisé dans un village voisin et qu’il ne reconnaissait aucun de ses interlocuteurs. Vous comprendrez vite que vous avez affaire à des jumeaux séparés à la naissance et entreprendrez de les réunir puis de leur permettre de retrouver la maison familiale. Ailleurs encore, vous mènerez l’enquête sur un vol commis dans un château ou tenterez de faire tomber le chef des gardes d’un village qui persécute les habitants. Les exemples sont nombreux et, s’il est vrai qu’au bout du compte il vous faudra souvent trouver ou récupérer un objet pour progresser, les motifs et les objectifs sont tellement différents que c’est avec joie que vous continuerez l’aventure jusque tard dans la nuit. Guildes, Activités, Combats
Les guildesBien que vous ayez déjà fort à faire avec l’intrigue principale et les quêtes annexes évoquées ci-dessus, il existe encore d’autres activités au sein de Cyrodiil : les guildes. Il en existe quatre en tout même si seules les deux premières sont immédiatement accessibles, à savoir la guilde des mages et celle des guerriers.
Vous devrez tout d’abord vous enrôler dans ses guildes puis, en accomplissant diverses missions, vous monterez de rang et aurez ainsi accès à de nouvelles possibilités pour améliorer vos capacités. Devenir un élément important de la guilde des mages vous permettra par exemple d’accéder à l’Université des Arcanes puis de créer vos propres sorts et objets enchantés. En vous promenant dans la Cité Impériale vous remarquerez des affiches et entendrez des conversations à propos d’un certain Renard Gris, chef de la guilde des voleurs. En interrogeant les habitants de la cité, vous comprendrez que cette entité est si insaisissable que l’on se demande si elle existe vraiment : les gardes eux-mêmes n’en sont pas toujours persuadés ! Mais sait-on jamais… De la même manière, il semble impossible de trouver un représentant de la guilde des assassins mais certains racontent qu’ils viennent vous voir la nuit après que vous ayez commis votre premier crime…Une vie plus vraie que natureVous l’aurez compris, Oblivion a de quoi vous occuper pendant des jours, des semaines, des mois. Ceci étant, vous n’êtes même pas obligés de vous lancer dans l’une des quêtes précédemment citées pour profiter de la richesse du jeu ! Nous avons déjà parlé des lieux découverts en pleine nature que vous pouvez décider d’explorer, mais sachez qu’il est aussi possible de s’amuser dans les différentes villes de Cyrodiil. Pour commencer, précisons que les actions effectuées à l’aide du bouton Croix sont symbolisées à l’écran par une petite icône : si vous pointez votre viseur sur une porte, une petite icône de porte apparaîtra indiquant que vous pouvez ouvrir. Si c’est un objet que vous visez, une icône indiquant que vous pouvez le prendre s’affichera. Mais il arrive aussi que l’action contextuelle soit interdite : si vous tentez de vous approprier un objet qui ne vous appartient pas, vous risquez des ennuis avec son propriétaire puis avec les gardes ! De la même manière, une porte ou un coffre verrouillés ne sont en théorie pas accessibles… sauf si vous crochetez la serrure ou utilisez un sort d’ouverture ! Là encore, vous entrez dans l’illégalité et devrez donc surveiller vos arrières. Ainsi, vous pourriez décider de mettre à feu, à sang et à sac l’une des villes en pénétrant par effraction chez les habitants, en volant leurs biens, voire en les décimant un à un. Nous vous conseillons toutefois de vous équiper en conséquence, les gardes étant bien souvent beaucoup plus forts que votre personnage ! S’ils parviennent à vous mettre la main dessus, vous avez le choix de payer une forte amende (vous perdez aussi tous les objets volés) ou de passer quelques jours en prison. Autre aspect amusant du jeu, les dialogues avec les personnages non jouables ne sont pas toujours cousus de fil blanc : selon la sympathie que vous inspirez à votre interlocuteur, il choisira de vous révéler ou non les informations que vous recherchez. S’il n’est pas coopératif, vous pouvez tenter de le corrompre ou de le persuader grâce à un mini-jeu amusant qui vous demandera d’activer un peu vos méninges. S’il était encore besoin de vous convaincre de la richesse d’Oblivion, citons aussi en vrac la possibilité de lire des centaines de livres sur des sujets éclectiques, de pratiquer l’alchimie, de chasser la biche, ou encore d’acheter des maisons dans les différentes villes de la région. Des combats énergiquesSi nous avons déjà évoqué les contrôles utilisés durant les combats, revenons un instant sur ces phases cruciales de votre progression. Précisons tout d’abord que vous affronterez aussi bien des humains que des animaux (loups, rats) ou des créatures magiques et diaboliques. Tout comme vous, vos adversaires utiliseront l’arme blanche (épée, dague), l’arme à distance (arc) et la magie. Il vous arrivera souvent d’être opposé à un unique adversaire mais vous devrez aussi savoir faire face à deux ou trois ennemis en même temps, un challenge qui peut se révéler difficile, en particulier lorsque vous évoluerez sur les plans parallèles d’Oblivion. Sans bénéficier d’une intelligence artificielle particulièrement impressionnante, vos adversaires savent utiliser les capacités de chacun : lorsque vous affrontez en même temps un archer et un adepte de l’épée, le premier reste en retrait pour vous viser en toute tranquillité alors que le second saute sur vous l’arme en main. Les loups quant à eux savent attaquer en (petite) meute et cherchent souvent à vous encercler pour mieux vous surprendre. Vous devrez donc apprendre à bouger en combattant, et surtout à utiliser au mieux la parade ! Pour perfectionner vos techniques de combat, vous pourrez d’ailleurs vous rendre dans l’Arène de la Cité Impériale. Là-bas, vous affronterez tour à tour de nombreux adversaires jusqu’à devenir le champion incontesté. Sachez toutefois que la tâche sera rude et que le niveau de difficulté monte rapidement ! Réalisation, Conclusion
Un jeu magnifiqueOn l’aura compris, le contenu d’Oblivion dépasse largement tout ce que d’autres jeux du même genre ont pu proposer jusqu’ici. Malgré cela, une réalisation technique en demi-teinte aurait pu réduire à néant tous les efforts consentis par ailleurs par Bethesda. Heureusement, le studio n’en est pas à son coup d’essai et connaît bien son affaire.
Si les premières minutes de jeu ne sont pas forcément très impressionnantes, la faute à un tutorial se déroulant dans un souterrain terne et exigu, le sentiment du joueur change du tout au tout dès qu’il met pour la première fois le nez dehors : l’environnement est gigantesque et la profondeur de champ atteint des sommets pour un jeu du genre. On se met alors à marcher dans n’importe quelle direction et on est ébahi par le nombre d’arbres, de rochers, de fleurs qui jonchent le sol. Certes les brins d’herbes n’apparaissent qu’à une faible distance du joueur et l’animation perd parfois en fluidité, mais on pardonne aisément ces quelques défauts tant les détails sont nombreux. Une fois en ville, on est encore surpris par le nombre d’objets présents chez les habitants avec lesquels on peut interagir : pratiquement tout ce qui est visible peut être ramassé puis utilisé. Là encore on pourra regretter que tous les objets de bois ne soient pas destructibles d’un violent coup de hache mais l’interaction déjà très poussée parvient sans mal à faire oublier quelques petites incohérences. Les joueurs ayant découvert Oblivion sur Xbox 360 lors de sa sortie se souviennent certainement des interminables chargements survenant entre le monde extérieur et chaque ville, puis entre la ville et les maisons : bien qu’encore présentes, ces coupures sont ici nettement plus courtes et rendent l’expérience beaucoup plus agréable. De même, les mini-chargements apparaissant en pleine nature ont été ici réduits au maximum.Une bande son réussieCôté sonore, on note une bonne utilisation de la musique pour souligner les passages dramatiques de l’aventure : lors de promenades dans la nature, on ne perçoit que les bruits environnants mais l’arrivée d’un ennemi s’accompagne d’une composition venant soutenir le rythme des combats. Les dialogues en Français sont particulièrement réussis et font eux aussi preuve d’une richesse étonnante : certains textes peuvent être communs à plusieurs personnages mais ont été enregistrés par différents acteurs si bien que leur répétition n’agace à aucun moment ! On apprécie aussi le fait de pouvoir écouter les conversations entre personnages non jouables : même si celles-ci ne sont pas forcément d’un grand intérêt pour l’aventure, elles contribuent à rendre le monde d’Oblivion plus vivant.Quelques bugs de ci de làComme la plupart des titres de cette envergure, Oblivion souffre malheureusement de quelques bugs parfois gênants, à commencer par ceux qui empêchent de progresser dans une quête particulière : il nous est par exemple arrivé durant nos tests d’être bloqués, un personnage nous ayant donné rendez-vous ne se décidant pas à nous confier pourquoi il nous avait convoqué. Les choses sont rentrées dans l’ordre après avoir rechargé notre sauvegarde, mais nous aurions vraisemblablement été bien embêtés si nous n’avions pas plusieurs sauvegardes pour une même partie ! Moins gênantes, mais toutefois regrettables, on remarque de fréquentes incohérences entre les phrases lancées par les personnages que l’on croise et les conversations que l’on a avec eux. Nous avons par exemple discuté pendant de longues minutes avec une femme bienveillante à notre égard puis, après avoir terminé la conversation, nous avons repris notre chemin : lorsque nous somme passés devant elle, elle nous a lancé un terrible « Hors de ma vue ! », tranchant singulièrement avec le ton amical de notre précédente discussion. Quoiqu’il en soit, et malgré ses quelques défauts, Oblivion s’impose comme un titre phare de la PlayStation 3, comme il l’avait été sur Xbox 360 ou PC : Bethesda tient là une recette admirable, et l’on attend avec impatience les prochains add-ons sur le PlayStation Network. test écrit par Eric Graphismes
9 Les environnements sont variés et magnifiques, les personnages et autres animaux croisés sont correctement modélisés, et le nombre d'objets affichés à l'écran est tout simplement incroyable. Dommage que le frame rate baisse parfois de régime.Jouabilité
9 Oblivion est d'une richesse peu commune dans le domaine des jeux vidéo : qu'il s'agisse de l'évolution des personnages, des combats ou des quêtes, les possibilités sont immenses et vous aurez fort à faire pour tout connaître de Tamriel.Son
9 Les somptueuses musiques accompagnent parfaitement les phases d'exploration comme les combats, et les effets sonores sont des plus crédibles. Les dialogues entièrement en français sont totalement convaincants.Durée de vie
10 Si vous avez pour objectif de compléter toutes les quêtes proposées par Oblivion, préparez-vous à passer des dizaines d'heures sur le jeu. Lorsque vous aurez réussi, recommencez avec un autre personnage et adoptez une stratégie différente !Fun
10 La liberté d'action offerte par Oblivion fait qu'il est impossible de s'ennuyer une seule minute à Cyrodiil : on s'amuse du début à la fin et la grande diversité des quêtes empêche l'impression de redites.
• Un monde immense et vivant
• Un frame rate pas toujours fluide Verdict : 9.5Fort d'un univers immense regorgeant de surprises et de secrets, The Elder Scrolls IV : Oblivion parvient sans mal à capter l'attention du joueur et à la conserver durant des dizaines d'heures sans que celui-ci ne s'ennuie jamais. Il faut dire que le nombre de quêtes est hallucinant, et que leur quantité n'a d'égale que leur variété. En outre, cette aventure passionnante est servie par une réalisation magnifique et l'on ne se lasse pas de déambuler sur les chemins de Cyrodiil à toute heure de la journée. Un jeu d'exception qui se doit de figurer dans la ludothèque de tout possesseur de PlayStation 3 ! |
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