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![]() Genji : Days of the Bladepublié le 24 mars 2007
Introduction
Yoshitsune et Benkei sont de retour pour combattre le clan Heishi dans Genji : Days of the Blade. La PlayStation 3 accueille le second opus d’une licence née sur PS2 et qui avait marqué les esprits par sa réalisation graphique mais qui péchait par un gameplay léger et une faible durée de vie. L’histoire se répétera-t-elle ? Test complet.
Octobre 2005, la PlayStation 2 accueille Genji, un jeu d’action / aventure mettant en scène Yoshitsune et Benkei, deux valeureux guerriers qui découvrent les mystérieux pouvoirs des Amahaganes et doivent contrer les obscurs desseins du clan Heishi. Signé Game Republic, Genji se démarque des autres jeux du genre grâce à sa réalisation étonnante mais aussi pour le Kamui, un système qui permet de basculer dans un autre plan d’existence pour tuer les ennemis présents à l’écran en un seul coup si le joueur respecte le timing imposé en appuyant sur le bouton d’action au bon moment. Novembre 2006, Sony Computer Entertainment et Game Republic offrent aux joueurs japonais et américains le second volet des aventures de Yoshitsune dans Genji : Days of the Blade sur PlayStation 3. Quelques mois plus tard, la console débarque sur le Vieux Continent et permet aux européens de suivre notre vaillant guerrier qui affronte à nouveau le clan Heishi.4 guerriers et une aventureLe jeu est une succession de niveaux où vous pourrez incarner pas deux mais quatre guerriers puisque Shizuka et Buson se joignent rapidement à la troupe. Un seul combattant est présent à l’écran mais vous pouvez basculer entre chaque personnage à tout moment en sélectionnant l’une des quatre directions de la croix directionnelle. Un système dynamique qui permet de varier les coups et de s’adapter à l’ennemi. ![]() Par chance les quatre combattants possèdent un style de combat et des compétences différentes. Si Yoshitsune reste rapide et agile, Benkei, véritable force de la nature, s’impose par sa taille et ses coups puissants. Ces différences se ressentent face aux types d’ennemis, certains adversaires seront plus faciles à battre avec un personnage plutôt qu’un autre. En dehors des combats, les compétences de notre quatuor sont aussi mise en application, à titre d’exemple Shizuka peut franchir des obstacles en s’agrippant sur un élément du décor alors que Benkei pourra lui détruire les obstacles qui bloquent votre progression. En plus du changement de combattant, le joueur peut également changer d’arme à tout moment sur simple pression de la touche L2. Des armes que vous pourrez d’ailleurs faire évoluer, tout comme vos combattants grâce à un système similaire au premier épisode à base d’Amahaganes invisibles dissimulés dans les environnements qu’il faudra récolter en observant attentivement votre guerrier puisque son équipement brille plus ou moins fort en leur présence. On retrouve bien entendu le Kamui, qui transporte notre combattant sur un plan d’existence parallèle et qui lui permet d’attaquer efficacement tous les ennemis de la zone de combat, avec une petite nouveauté quand même puisque dans ce second opus des touches apparaissent de manière plus dynamique alors que dans le premier épisode il suffisait d’appuyer sur une seule touche pour contrer l’attaque. Plus rythmé mais à la longue ultra répétitif. Contrer une attaque peut également être possible en mode normal en appuyant sur la touche d’attaque au dernier moment quand un adversaire tente de vous porter un coup. Pas toujours facile à mettre en œuvre, surtout si on ne voit pas les mouvements des adversaires. Car comme son prédécesseur, les plans de caméra de Genji : Days of the Blade sont fixes. D’un côté les angles proposés sont magnifiques et permettent d’admirer la beauté des environnements et la modélisation des personnages, d’un autre côté dès qu’il s’agit de combattre, il ne faut pas que vos ennemis traînent dans un coin de peur de ne pas voir arriver les coups. Un radar en haut à droite de l’écran vous signale la position de vos adversaires, à vous d’y jeter un œil régulièrement sous peine de vous prendre un coup bêtement ou de buter contre un mur. Hormis le système de caméra statique, la zone de combat pose également problème. La plupart du temps elle est bridée par des murs invisibles et, de ce fait, la sensation de liberté que l’on a lorsque l’on se balade dans les niveaux, s’évaporent rapidement. Réalisation et verdict
Next-GenjiLes commandes sont faciles à assimiler et le titre de Game Republic utilise à sa manière les fonctions gyroscopiques offertes par la manette Sixaxis. Vous pouvez d’un simple mouvement faire un salto en arrière ou en avant ou sur les côtés. Une commande intéressante en plein combat mais qu’on oublie finalement assez vite ou que l’on réalise sans faire exprès. Amusant mais pas indispensable, cette possibilité peut être désactivée dans les options.
Déjà sublime sur PlayStation 2, Genji profite de son passage sur PlayStation 3 pour se bonifier avec une réalisation très colorée, toujours aussi propre, des effets de lumière flatteurs et une animation de haute volée. Les niveaux sont de taille importante et on navigue entre intérieur et extérieur, avec très peu d’interaction si ce n’est quelques éléments destructibles. De nombreuses cut-scenes font avancer le scénario et vous émerveilleront de par leur qualité. Des temps de chargements viendront couper votre progression et le jeu dispose d’une option d’installation sur le disque dur de la PlayStation 3 pour optimiser ces chargements, en théorie, puisque la différence ne saute pas réellement aux yeux. Les musiques restent très proches du premier épisode, elles sont donc bien adaptées à l’ambiance médiévale du jeu. Notre version européenne comporte des voix et des sous-titres en japonais et en anglais qui sont globalement de bonne qualité. Côté effets sonores, on retrouve les sons caractéristiques d’un champ de bataille avec des épées qui s’entrechoquent et les cris qui s’ensuivent. L’aventure de Yoshitsune, Benkei, Shizuka et Buson n’est malheureusement pas très longue et manque cruellement de dynamisme pour parvenir à accrocher le joueur dans la durée. De plus les extras à débloquer, un mode hard et la possibilité de réécouter les musiques ou de revoir les cinématiques, ne motiveront pas forcément le joueur. L’aspect aventure / exploration est en retrait par rapport à l’action, on passe la majorité de son temps à cisailler des démons et beaucoup moins à résoudre quelques énigmes ou rechercher des éléments utiles à la progression. Chaque combattant possède sa propre barre de vie, pourtant si un seul d’entre eux vient à mourir c’est le Game Over. On éprouve un petit sentiment d’injustice quand on doit recommencer à la dernière sauvegarde alors que l’on avait encore de la ressource chez les trois autres personnages. test écrit par Sébastien Graphismes
8 Sublime pour un titre de première génération. Seul le design de certains monstres peut surprendre.Jouabilité
5 Prise en main simple et immédiate mais l’utilisation de caméras fixes énervera les moins persévérants.Son
7 Classique, sobre et adapté à l’ambiance japon médiéval. Préférez les voix japonaises aux voix anglaises. Durée de vie
5 Le point faible de la franchise apparemment, espérons que ce défaut soit corrigé dans les prochains opus.Fun
5 Passé le temps de la découverte du système de combat et de l’émerveillement visuel, les niveaux s’enchaînent sans trop de conviction.
• La réalisation graphique stupéfiante
• Le système de vue statique Verdict : 5.5Doté d’une réalisation à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un jeu de lancement PlayStation 3, Genji : Days of the Blade manque cruellement de pêche et reste trop classique pour se démarquer de la masse. Les fans du premier apprécieront puisque les deux titres restent très proches mais les amoureux d’aventure au sabre peuvent passer leur chemin sans craindre de rater un titre indispensable. |
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