WWE Smackdown ! Shut Your Mouth - Test PS2
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WWE Smackdown ! Shut Your Mouth

WWE Smackdown ! Shut Your Mouth

publié le 10 juillet 2003
  • 22/11/2002
  • 14/11/2002

Discipline éminemment populaire aux Etats Unis, le catch n’est jamais réellement parvenu à s’imposer sous nos latitudes. Un constat, qui vaut également pour son équivalent virtuel, puisque, à quelques exceptions près, le plateau de l’époque n’était composé que de productions insipides. Qu’à cela ne tienne, les petits gars de THQ persistent et signent, en nous offrant, une fois n’est pas coutume, leur vision polygonée de la chose. Bienvenue dans un monde ou se côtoient finesse, élégance et raffinement. Welcome in “WWE Smackdown”!Un challenge relevéAutant vous le dire tout de suite, cette incursion, de quelques heures, dans un milieu aussi particulier que celui de la lutte américanisée, ne sera pas de tout repos. En effet, une fois quelques unes de vos connaissances aguerries au maniement d’un Dual Shock 2, les matchs « Versus » s’enchaînent à n’en plus finir, transformant, du même coup, votre salon en arène des temps modernes. A ce propos, le moins que l’on puisse dire est que le terme « convivialité » prend ici tout son sens. En effet, non content de proposer un seul genre de pugilat, notre objet d’étude se permet le luxe de proposer, à qui s’y essaie, toute sorte de mise en scène. Combats par équipe, « Royal Rumble », match de l’échelle ou bien encore « King of the Ring », tout y passe ; comme pour nous rappeler que des compétitions, aussi populaires que nombreuses, enflamment, toute l’année, le pays de l’oncle Sam.Une carrière s'offre à vousMais que les choses soient claires, les plus solitaires d’entre-vous devraient également y trouver leur compte. Comment ? Avec un mode « Carrière », qui, avouons le, s’avère étonnamment complet. Ce dernier propose, à qui s’y essaye, de vivre, de l’intérieur, le quotidien d’une vedette bodybuildée. Pour cela, deux solutions : incarner une célébrité ayant déjà fait ses preuves, ou, pour les moins frileux, lancer son propre poulain. Bien entendu, ce choix cornélien influera sur le déroulement de la partie ; dans la mesure où un jeune premier devra, au départ, se contenter de petites salles, alors que toute pointure opérera d’emblée dans de grands complexes. Question emploi du temps, en revanche, pas de soucis, puisque les rencontres s’enchaînent, ne laissant que très peu de répit à votre métabolisme. Et comme si cela ne suffisait pas, il sera également possible de venir en aide à certains de vos confrères. Souvent intéressées, ces alliances verront naître, dans leur sillage, un scénario très fidèle à ce dont raffolent les amateurs du genre. Ententes, bagarres et autres échauffourées, seront autant de frasques avec lesquelles il faudra composer. A croire que le succès a un prix… Toujours dans un certains soucis de réalisme, l’équipe en charge du développement a eu l’heureuse idée, de nous proposer des phases de déplacement à la troisième personne. Entendez par là qu’il est possible, entre vos confrontations, de déambuler en plein stadium. Original, mais surtout bien vu, puisqu’une telle initiative aide fortement notre immersion ; un sentiment, comme amplifié, par de courts dialogues rondement menés. Ajoutez à cela le fait qu’une pléthore de bonus reste à débloquer, et l’on comprendra aisément que, question durée de vie, il y aura de quoi faire…Une réalisation trés... « showtime » !Pour en trouver un autre, c’est assurément du coté des graphismes qu’il faudra regarder. Effectivement, sans être exceptionnels, ces derniers demeurent en tout point honorables. Ne serait-ce qu’avant que les choses sérieuses ne commencent, votre ego de « superstar », déjà surdimensionné, se verra entretenu par moult crépitements de flashs et autres réactions de fans ultra-démonstratifs. Après tout…pourquoi bouder son plaisir ? Passée l’heure du bain de foule vient logiquement celle de la castagne, c’est pourquoi, après être monté, en conquérant, sur un ring sommairement représenté, notre cador se retrouvera nez à nez avec un adversaire à la musculature quelque peu anguleuse. Peu importe, le colosse d’en face n’est autre que Hulk Hogan, qui, comme la plupart de ses confrères, a fait l’objet d’une modélisation de premier choix. Dès lors, le décor est planté, un dernier regard anxieux vers le public et le show peut enfin débuter…Un gameplay encore perfectibleEn parlant de spectacle, celui-ci ne serait pas total sans qu’un « gameplay » parfaitement léché ne nous soit proposé. Un état de fait qui, bien qu’assimilé, semble, ici, avoir été mis en pratique avec plus ou moins de réussite. Bien sûr, chaque combattant dispose de prises spécifiques mais le panel mis à notre disposition s’avère, hélas, bien trop limité. Si l’on prend, au départ, un malin plaisir à distribuer, sans vergogne, mandales et autres coups de genoux ; après quelques heures de jeu, le plaisir s’estompe pour laisser place à une certaine monotonie. Partant de là, ce ne sont pas le système d’utilisation d’armes ou les fameuses attaques « Smackdown » qui adouciront un bilan jusque là mitigé. Au contraire, ces dernières, ne pouvant être exécutées qu’une fois une jauge remplie, nous contraignent bien souvent à avoir recours aux mêmes manipulations. Autrement dit, en voulant rendre la prise en main, un tantinet plus subtile, ledit système laisse, au final, apparaître le phénomène inverse. Toutefois, pour sa défense, tempérons nos propos en disant qu’il ne vous faudra, en toute logique, que très peu de temps pour vous sentir à l’aise ; et donc pour effectuer des cabrioles dont la grâce n’a d’égal que le naturel. Evidemment, certains diront que cette remarque ne fait que mettre en avant la pauvreté du fond ; mais, après tout, n’appartient-il pas à chacun de choisir son camp ?Fans de « heavy metal », on a pensé à vous…Plutôt que de s’étendre sur la question et entrer, du même coup, dans un débat qui n’aurait guère d’issue ; penchons nous, sans plus tarder, sur le dernier aspect que nous ayons à traiter : l’ambiance sonore. Inutile de vous faire languir, le travail effectué à ce niveau là reste convenable, sans pour autant atteindre les sommets. Point de vue bruitages, rien de transcendant, tandis que le speaker parvient, comme il se doit, à chauffer la salle, tout en distillant de précieux commentaires. Seule faute de goût, la bande-son, fortement typée « métal », aurait peut-être gagné à être plus éclectique. Non, vraiment, excepté cela, il faudrait être tatillon pour émettre un quelconque reproche.

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test écrit par Sylvain
7
Graphismes
6
Jouabilité
7
Son
8
Durée de vie
Verdict :
6.5

En définitive, nous sommes en présence d’un soft qui, à défaut de faire date au sein du catalogue de la PS2, ralliera certainement les suffrages de spécialistes en la matière. Pour faire court, malgré une jouabilité recelant de carences évidentes, cette suite représente, à elle seule, une expérience fort sympathique. Pour mémoire, aucun concurrent n’avait, jusqu’à aujourd’hui, proposé un contenu aussi exhaustif. Encore réticent ? Dans ce cas, soyez sûr que l’option « multi-joueurs » finira par vous convaincre…


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