Van Helsing - Test
l'actualité PS2, PSP et PS3 de Sony

Van Helsing

Van Helsing

publié le 7 juin 2004
  • 14/05/2004
  • 2004

Comme c’est de plus en plus le cas, jeu vidéo et cinéma collaborent désormais étroitement afin d’offrir conjointement au film un jeu inspiré du long-métrage. Avant d’accueillir les adaptations d’Harry Potter 3, Spiderman 2 ou encore Shrek 2, la PS2 a reçu début mai la visite d’un tueur de démons : Van Helsing. Voyons ce que nous réserve la bête… Comme le film… Inspiré du long-métrage de Stephen Sommers sorti depuis un mois, Van Helsing le jeu suit pas à pas le scénario du film. Ainsi, le joueur incarne Van Helsing, un chasseur de démons surdoué qui inspire le respect autant qu’il fait peur. Comme au cinéma, le jeu débute à Paris, par un combat acharné entre notre homme et Mister Hyde. Ce dernier est d’ailleurs reproduit de manière très convaincante et les joueurs qui auront vu le film avant de goûter au jeu assisteront à une scène identique à son modèle sur pellicules. Prétexte à servir de tutorial, la première mission du jeu, qui prend la cathédrale de Notre Dame pour cadre, laisse par la suite sa place à un environnement radicalement différent. En effet, Van Helsing quitte la capitale Française pour une petite virée en Transylvanie, située en plein cœur des Carpates. Notre héros est envoyé par le Vatican en mission : affronter et détruire le redoutable Dracula et venir en aide à Anna Valerious, dernière représentante d’un clan décimé peu à peu par le maître vampire. Ce dernier, aidé de ses épouses et de toutes sortes de créatures démoniaques fait régner la terreur une fois passé le coucher du soleil. Cependant, avant de combattre Dracula, Van Helsing aura à se défaire de nombreux autres démons et à se frotter à deux créatures tout aussi mythiques : Frankenstein et le Loup-Garou que l’on découvrira au fur et à mesure de notre progression. Le menu s’annonce donc des plus complets et Van Helsing pourra compter sur un arsenal conséquent pour venir à bout de la vermine qui osera croiser son chemin.Un arsenal conséquent Concrètement, le gameplay de Van Helsing s’apparente à celui d’un des meilleurs représentants du genre sur PS2 : Devil May Cry. Ainsi, le titre de Vivendi est un jeu d’action fortement stylisé prenant parfois les apparences d’un beat’em all. Les ennemis vous assaillent de tous les côtés et il faudra alors faire parler la poudre pour vous en sortir. Dans des décors réussis et merveilleusement inspirés de ceux du film, le joueur découpera, tranchera, explosera des dizaines de démons dans des joutes survoltées mais aussi répétitives. D’une manière générale, la progression dans le jeu est assez linéaire et se résume du début à la fin à découper des ennemis, avancer à la pièce suivante, se défaire des monstres en présence et ainsi de suite… Si Van Helsing est charismatique, il l’est tout de même beaucoup moins qu’un Dante et ses mouvements, loin d’être aussi classes, n’apportent aucun intérêt aux combats. Heureusement, le jeu bénéficie d’atouts qui sans être révolutionnaires poussent le joueur à sans cesse continuer l’aventure. Ainsi, tout au long de votre progression, votre arsenal s’étoffera et vous bénéficierez à la fin d’armes puissantes et dévastatrices (fusil à pompe, arbalète, gatling etc). Toujours dans un souci d’en offrir plus, chacune des armes pourra voir ses effets décuplés par l’utilisation de mana que vous récupérez en annihilant un certain nombre de monstres. Dans le même ordre d’idée, Van Helsing pourra utiliser une option tuant instantanément n’importe quel monstre (sauf les boss bien entendu). Ce coup de grâce vous sera parfois très utile pour vous sortir d’une situation mal engagée. Finalement les possibilités lors des combats sont plus qu’appréciables, mais il subsiste un goût amer lorsque l’on s’essaye au jeu…Van Helsing May Cry… Le principal reproche que l’on pourrait formuler à l’égard de Van Helsing est son incroyable ressemblance avec le chef d’œuvre de Capcom. Malheureusement comme c’est bien souvent le cas, ce dernier est bien loin d’être égalé. Van Helsing repompe sans vergogne les éléments qui ont fait le succès des aventures de Dante. Ainsi, le titre de Vivendi Universal s’assimile à un beat’em all fortement scénarisé (de nombreuses cinématiques viennent dévoiler le scénario du jeu) et aux angles de vue pré calculés. Si Devil May Cry n’a pas le monopole du genre, la forme reste bien trop proche pour être une simple coïncidence. Les adeptes de la série de Capcom retrouvant par exemple une panoplie de mouvements assez proches : roulade, double saut, possibilité d’envoyer un ennemi dans les airs et de le cribler de balles.. ça ne vous rappelle rien ? Pire, le système d’évolution est carrément recopié sur celui de DMC. Tout au long de l’aventure, vous pourrez récolter des orbes, heu pardon des glyphes, en nettoyant chaque recoin des affreux en présence, en détruisant certains éléments du décor (caisses en bois, arbres etc) ou tout simplement en ramassant ceux traînant sur le sol. A la fin de chaque niveau, vous pourrez échanger les glyphes ramassés contre des items ou de nouveaux mouvements ou combos. En bref, ça a l’odeur d’un DMC mais on est bien loin d’être en présence d’un DMC. Il est tout simplement honteux de voir de nos jours ce genre de pratique.Des défauts agaçants En plus d’un manque flagrant d’originalité, le jeu souffre de défauts assez gênants. Le principal étant, comme c’est souvent le cas avec ce genre de jeux, la caméra loin de tenir ses promesses. Si le jeu offre des angles de vue bien définis qu’il est impossible de changer, ces derniers sont globalement mal choisis. Généralement, la caméra est beaucoup trop lointaine de l’action. C’est un Van Helsing miniature que l’on dirige alors et que l’on essaie de sortir d’une situation délicate. Parfois, la caméra est trop proche et se focalisant sur le personnage, cette dernière en oublie les ennemis. Du coup, le joueur peut, par un système de ciblage assez réussi, tuer ses adversaires mais en ignorant leur nombre et leur nature. Chaque arme faisant des dégâts plus ou moins important selon l’ennemi, on en vient à essayer tout notre arsenal jusqu’à trouver l’arme adéquate. Malheureusement, il sera parfois trop tard. Dans le même ordre d’idée, le jeu est ponctué de séquences de plate-forme tout aussi imprécises. Certains sauts ou déplacement délicats demanderont à être recommencés à plusieurs reprises, une fois encore à cause d’une caméra loin d’être optimale. Enfin il ne sera pas rare de rester parfois coincé dans un élément du décor invisible…Une réalisation globalement réussie Sans atteindre le niveau d’excellence du hit de Shiji Mikami, la réalisation de Van Helsing parvient à sauver les meubles. Graphiquement tout d’abord, le jeu a fait l’objet d’un soin tout particulier afin de retranscrire au mieux l’ambiance du film. Le pari est en partie réussi. Les environnements sont à l’image du film, gothiques, torturés et impressionnants. L’image est également d’une netteté appréciable, l’aliasing et les scintillements ne se faisant que peu ressentir. La modélisation des personnages est assez réussie mais n’espérez pas retrouver Kate Beckinsale ou encore Hugh Jackman dans le jeu… Les monstres ont eux aussi bénéficié d’une modélisation de bonne facture, mais inégale. L’animation du jeu souffre de ralentissements et les mouvements des personnages et autres monstres sont par moment hachés. L’ambiance sonore tient elle aussi la route, les voix (non officielles) sont bien choisies, même si le jeu d’acteur n’est pas toujours convaincant. Les musiques collent bien à l’action (on peut toutefois regretter de ne pas retrouver la partition d’Alan Silvestri), tout comme les bruitages. Enfin, la durée de vie du titre est loin de tenir ses promesses. Autant vous prévenir, n’espérez pas passer plus d’une après-midi sur le jeu. Les missions, au nombre de 13, sont beaucoup trop courtes et la difficulté est bien trop mal gérée. Certes, il sera nécessaire de boucler l’aventure à plusieurs reprises pour débloquer tous les mouvements, récupérer tous les bonus et autres glyphes de triche, mais il faut bien avouer qu’une fois terminé, l’envie de tout recommencer ne se fait pas vraiment ressentir.

Van Helsing - 1 Van Helsing - 5 Van Helsing - 3 Van Helsing - 2 Van Helsing - 8 Van Helsing - 7 Van Helsing - 9 Van Helsing - 4 Van Helsing - 10 Van Helsing - 11 Van Helsing - 12 Van Helsing - 19 Van Helsing - 16 Van Helsing - 14
test écrit par Olivier
7
Graphismes
6
Jouabilité
6
Son
4
Durée de vie
Verdict :
5.5

Hommage ou copie carbone de Devil May Cry, Van Helsing a bien du mal à convaincre. Malgré une esthétique appréciable et des musiques de qualité, le jeu souffre de nombreux défauts rendant l’expérience assez irritante : les angles de caméra sont mal choisis, la jouabilité parfois imprécise, l’animation loin de tenir ses promesses et la durée de vie ridicule. Certes Van Helsing n’est pas un mauvais jeu, mais il reste difficilement recommandable face aux deux DMC. Un jeu à conseiller avant tout aux fans pur et dur des aventures de Dante qui pourraient se laisser tenter par l’aventure, en occasion...



Retrouvez les tests de jeux vidéo des consoles SONY sur www.PlayFrance.com et sur les sections PS2, PSP et PS3