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Connu également sous le nom de OZ (Over Zenith) dans sa version d’outre-atlantique, The Sword of Etheria arrive finalement dans nos vertes contrées. Développé par les équipes de Suikoden et de Castlevania, le concept du jeu peut laisser rêveur tout amateur de Beat’em all digne de ce nom. Le soft est-il donc le hit tant attendu par les fans ? Excelle-t-il dans le domaine très prisé du beat-em-all ?
L’histoire débute dans une vallée plutôt sombre où trois mystérieux personnages : Caïn, Léon et Almira, recherchent la source d’Etheria, élément à l’origine de toute vie dans le monde, qui régit cet endroit. Très vite nous apprenons que ces personnages sont envoyés par les dieux pour détruire cette source. Mais la mission tourne mal et nos trois héros se retrouvent encerclés par des monstres créés par l’Etheria. Endossant une mystérieuse armure argentée, l’affrontement tourne en faveur de Caïn et ses amis qui atteignent finalement la source. À proximité de cette dernière Léon et Almira perdent leurs armures, aspirées par l’Etheria, mais Caïn parvient à conserver la sienne grâce à son don de communication avec l’Etheria. Il est donc le seul à pouvoir détruire la source grâce à son arme divine : le Lex. Mais en la détruisant Caïn prend conscience de ses actes, comme une sorte de révélation, et disparaît dans l’explosion qu’il a provoquée. Quelques années plus tard, le jeune Phyl mène une vie heureuse avec sa petite sœur Dorothée et son chat-démon Toto dans un village paisible. Cette tranquillité sera vite rompue par une attaque surprise des envoyés divins. Le leader de cette attaque n’est autre qu’Almira, dont les ordres sont simples : détruire le village. Phyl décide donc de la défier, après avoir envoyé sa sœur, Toto, et les autres enfants dans les montagnes pour se cacher. Notre jeune ami a également la particularité de communiquer avec l’Etheria, ce qui attire la curiosité d’Almira. Le combat semble perdu d’avance pour Phyl, mais Toto se révélera être un allié de taille lui permettant de faire apparaître un Lex pour combattre Almira qui perdra cet affrontement. Cette dernière subit le même choc mental que Caïn, ce qui aura pour effet de la libérer de l’emprise que les dieux avaient sur elle. Almira apprend ensuite à Phyl que Léon l’accompagnait dans cette mission avec comme objectif de kidnapper tous les enfants du village. Tous deux vont à sa rencontre pour le libérer également de l’emprise maudite mais malheureusement les enfants, y compris Dorothée, ont été capturés. Phyl découvre alors que ses nouveaux compagnons n’étaient autre que les légendaires OZ, êtres mi-hommes mi-dieux (appelés aussi Katenas) élus par les dieux pour exécuter leur volonté. Phyl, Léon et Almira devront donc s’allier pour libérer Dorothée et les autres enfants du village, mais également combattre les dieux et les autres membres d’OZ. Au cours de ses combats, Phyl en apprendra plus sur sa véritable nature et le rôle que le destin lui a réservé.Tout partait sur de bonnes bases.En effet, avec un scénario aussi prometteur nous sommes en droit de nous attendre à un jeu prenant et qui restera dans nos mémoires, mais il n’en est rien : The Sword of Etheria déçoit. Côté technique, le jeu est en demi-teinte avec d’un côté des cut-scenes et cinématiques fort sympathiques donnant un réel cachet artistique au jeu et de l’autre un jeu aux graphismes et effets moyens côtoyant les premiers beat-em-all de la Playstation 2. Vous incarnez donc Phyl accompagné de Léon et d’Almira. La touche carré vous permettra d’attaquer et réaliser plusieurs combos aux effets variables, en appuyant sur R1 vous pourrez cibler votre adversaire pour effectuer plus aisément vos enchaînements. Phyl a également la capacité d’appeler ses camarades pour vous acharner à trois sur un même ennemi. Lorsqu’un monstre est assommé, vous pouvez l’envoyer dans les airs en maintenant R1 et le stick analogique gauche en avant ou en arrière. À ce moment précis, Phyl appellera soit Léon ou Almira qui réceptionnera la victime pour l’expédier à un autre allié et ainsi de suite. Le but de cette manœuvre est de gonfler votre tensiomètre qui, une fois le premier niveau atteint, vous permettra de déclencher une attaque mortelle, seul ou à plusieurs selon le niveau de votre jauge. Tout cela ne se fait pas aisément et vous devrez faire preuve de timing mais aussi faire attention à ne pas vous laisser distraire par les ennemis environnants. On regrettera toutefois l’impossibilité de changer de personnage durant la partie. Vous l’aurez compris : la clé de voûte du système de combat n’est autre que cet aspect de « passe-passe » de monstres entre alliés pour déclencher l’attaque finale à trois et causer un maximum de dégâts. Les ennemis vaincus laisseront derrière eux des orbes jaunes représentant de l’Etheria et mieux vous vous battrez, plus les orbes seront nombreux et le gain d’expérience grand. Avec cette Etheria récoltée, votre chat-démon, Toto, pourra vous créer divers objets pour augmenter votre vie, votre attaque, le nombre d’accessoires à porter, et il matérialisera pour vous des accessoires qui faciliteront votre avancée dans le jeu. Concernant la difficulté du jeu, celle-ci est assez mal dosée. Les missions et combats sont d’une facilité plutôt alarmante pour tout habitué du genre, quant aux néophytes, ils y trouveront leur compte et avanceront avec aisance. Les boss sont une autre histoire, certains seront rapides à battre et d’autres vous demanderont plusieurs essais avant d’en venir à bout. Et si vous n’êtes pas suffisamment puissant pour les vaincre il ne reste plus que la bonne vieille méthode du level-up pour gagner de l’Etheria et booster vos compétences. Le problème vient surtout du fait qu’il faut avoir le courage de refaire les niveaux, pauvres visuellement, car les combats sont très répétitifs et vous passerez la plupart de votre temps à jouer au tennis avec les monstres pour gagner un maximum d’argent et d’expérience. L’idée de ce système est bonne, mais son exploitation ne l’est pas d’où les combats rébarbatifs.Quelques bons points …Malgré tous ces gros défauts, le jeu possède des qualités comme le design très soigné des personnages, charismatiques et attachants. La bande son du jeu s’en sort bien avec un joli thème d’introduction et des musiques dynamiques qui savent rester discrètes pour ne pas agresser notre ouïe. La durée de vie du jeu reste dans la lignée de ses confrères et il faut compter une bonne quinzaine d’heures pour en venir à bout dès la première partie. Le jeu comporte 19 chapitres à la difficulté croissante, quoique celle-ci reste dans l’ensemble plutôt simple. En fin de chapitre, vous serez notés sur plusieurs critères comme le nombre d’orbes ramassés, votre aptitude au combat, etc… Une fois le chapitre conclut, vous pourrez par la suite le refaire pour obtenir de meilleurs résultats et booster vos personnages.Une localisation qui laisse perplexe.Comme tout beat-em-all qui se respecte The Sword of Etheria dispose d’un mode 60 Hz pour pouvoir en profiter pleinement. Le jeu est intégralement traduit dans la langue de Molière malgré une traduction qui n’est pas parfaite, les textes manquent de maturité vu la personnalité de certains personnages, mais c’est toujours mieux que rien. Par contre le choix des doublages est complètement incompréhensible. Les cut-scenes du jeu utilisent le doublage américain qui est de bonne facture, mais une fois dans le jeu, les personnages se mettent à parler français. Le pire dans tout cela est que le doublage français fait honte, et vient gâcher l’ambiance sonore du jeu et salir le charisme des protagonistes. Il aurait été plus judicieux de ne laisser qu’une seule langue, anglaise dans le cas présent, avec les sous-titres qui suffisent amplement à la compréhension de l’histoire du jeu. Malheureusement si vous choisissez de jouer en français, vous n’aurez pas la possibilité de changer les voix et devrez subir ce doublage raté. test écrit par Ben 6 Graphismes6 Jouabilité5 Son6 Durée de vieVerdict : 5.5Sur le papier The Sword of Etheria ne laissait présager que du bon, mais une fois le pad en main, seule la déception ressort de cette expérience. Ni bon, ni mauvais, le dernier soft de Konami ne fait en aucun cas le poids face aux grosses pointures du genre sur Playstation 2. Le jeu aurait pu gagner en intérêt si son système de combos était mieux travaillé et si sa réalisation n’était pas si moyenne. Malheureusement les combats sont trop répétitifs et trop faciles, et les doublages catastrophiques viennent enfoncer le clou. En un mot : dommage.<BR><BR>Pour une autre vision du jeu, n’hésitez pas à consulter notre test de la version japonaise, publié le 8 août 2005. |
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