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![]() The Suffering : Ties that Bindspublié le 28 novembre 2005
Chaque homme renferme au plus profond de son âme un être monstrueux. En état de sommeil, cette bête vit en nous et attend un événement marquant pour se réveiller. La souffrance causée à des êtres chers ou sur sa propre personne déclenche la libération de ces instincts refoulés pour faire naître un monstre assoiffé de sang ressemblant à nos pires vices et d'une violence insatiable. The Suffering traître de ce sujet, de la dualité inconsciente de l'homme régi par les choix manichéens faisant pencher la balance vers une vie saine et une mort heureuse ou vers une existence pervertie et souvent courte.Flashbacks torturés"Je m'appelle Torque. On m'avait enfermé dans la prison de Haute Sécurité de l'île de Carnate où j'attendais le jugement dernier. La mort, la juge avait décidé de me condamner à mort pour le meurtre de ma famille. Etait-ce justifier ? Je ne m'en souvenais plus. Un soir alors que j'attendais l'injection létale, l'électrocution ou tout autre châtiment humain pour condamner les criminelles les plus sauvages, des événements se sont soudain produits dans le couloir de la mort me permettant de m'enfuir. Prenant mon courage à deux mains, mon objectif était de rentrer chez moi à Baltimore et quitter cette ville maudite. Mais ce ne fut pas du goût de tout le monde. Des créatures, difformes et violentes tout droit sorties des méandres de la folie et provenant des fleuves de l'enfer abreuvés par les plus grands pécheurs, m'attaquèrent sauvagement. Luttant pour ma survie, je récupérais des armes pour renvoyer ces monstres dans le néant. Mais, au fil de mes combats, je découvrais qu'une bataille sommeillait au plus profond de moi-même : avais-je vraiment tué ma famille aimante et aimée ? Et pourquoi cet événement avait libéré en moi cet alter ego violent et dévastateur. Aidé, si je puis dire, par une certain docteur Killjoy, psychiatre et friand des horreurs commises par la violence humaine, je réussis à faire resurgir mon passé pour découvrir qu'un certain Caleb Blackmore était l'instigateur de toutes mes souffrances. En fuite sur une vedette, je décidais de rentrer chez moi...à Balimore".La ville de la souffrance Reprenant la suite directement après les événements de Carnate, The Suffering : Les Liens qui nous unissent vous remet dans la peau de Torque toujours aussi tiraillé par son inconscient violent et voulant éclaircir les points obscurs de son passé. Aidé par le spectre de sa défunte épouse, Carmen, et toujours le cobaye des expériences immondes du psychiatre psychopathe Docteur Killjoy, vous vous aventurez dans les rues sombres de Baltimore pour pourchasser le créateur de vos souffrances, un certain Caleb Blackmore. Mais, votre ville natale n'est plus aussi sûre qu'avant. Elle a bien sûr enfanté les pires criminels mais elle est maintenant assujettie à la loi pernicieuse des démons que vous aviez rencontré à Carnate. De plus, vous n'êtes plus uniquement le pantin des expériences de Killjoy mais vous suscitez l'intérêt d'une organisation très au fait des apparitions monstrueuses qui veulent votre peau : la Fondation. Allez-vous enfin comprendre pourquoi votre famille a été massacrée et de quelle manière ? Pourquoi renfermez-vous ce monstre dans votre inconscient ? Pourquoi la Fondation veut-elle vous capturer ? Et qui est ce nouveau démon qui vous tourmente ?Midway ou la surenchère Alors que le premier épisode nous installait dans un jeu d'action teinté de survival-horror pour une ambiance sombre, malsaine et effrayante, le second devient un vulgaire jeu de tir où les effets de gore et les très nombreux assauts sont utilisés à outrance. Dommage, le jeu avait vraiment un potentiel avec une atmosphère digne des films de Carpenter recherchant les méandres de la psychologie humaine empruntant le chemin de la folie. On s'attend presque dans cette suite à avoir des gunfights soulignés par des musiques métal à la Marilyn Manson ou Ramstein ce qui n'aurait pas été surprenant vis-à-vis de cette volonté de surenchère. Les graphismes ont quand à eux guère évolué mais ce n'est pas forcément un mal au vu de la grande qualité que The Suffering, premier du nom, nous proposait. Le design des montres est effrayant à souhait reprenant les mêmes vus dans la prison de Carnate et nous faisant découvrir des nouveaux toujours inspirés par les dessins stylisés de Stan Winston, grand maître dans la création de créatures en tout genre. Ben ouais, c'est le papa d'Alien et de Predator tout de même. Le gameplay reste identique au précédent volet mis à part quelques petits changements qui donnent lieu à des petits défauts. Les boîtes de Xombium redonnant de la vie ne peuvent plus être conservées et donc vous en rechercherez souvent lorsque votre vie vous fera défaut et ce cas de figure reste trop souvent rencontré. Beaucoup d’endroits confinés posent de gros soucis de caméras ce qui vous forcera assez régulièrement à utiliser la vision à la première personne pas très pratique surtout en situation de combats. la transformation est intéressante car suivant vos actions, votre alter ego mutera vers des versions plus ou moins violentes. La bande son reste discrète mais les bruitages et autres doublages vous glaceront le sang vous permettant de vous impliquer dans cet atmosphère très éprouvante pour les nerfs.
test écrit par Kenshin 6 Graphismes6 Jouabilité7 Son7 Durée de vieVerdict : 6.5Toujours plus de sang, plus de tripes, plus de décapitations à défaut de recherche scénaristique ou de gameplay. Voilà comment un éditeur est capable de détériorer une licence qui aurait pu avoir un bel avenir. A mi chemin entre un Quake pour son côté gore et un Silent Hill pour son univers malsain, The Suffering nous promettait de bien belles heures d'effroi et de gunfights sanglants. Sa suite déçoit énormément par son avalanche d'actions inutiles nous faisant complètement oublier un scénario fade. Le jeu ravira les personnes aimant voir la tripaille sortir des chairs suintantes de monstres mutilés ou ceux qui voudraient connaître la suite des aventures de Torque, s’ils sont capables de ressortir les traits scénaristiques. |
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