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![]() Tarzan Freeridepublié le 12 avril 2003
Issu de l’esprit d’un romancier américain, Edgar Rice Burroughs, le personnage de Tarzan est né en 1912. Depuis, l’homme singe s’est illustré dans de nombreux domaines tels que la littérature, la bande dessinée ou encore le cinéma. Récemment, la firme Walt Disney lui a, également, consacré un long-métrage, dont le jeu que nous vous présentons n’est autre que la suite. Ce soft réussira-t-il à faire chavirer de bonheur tous les fans de ce héros pas comme les autres ? Réponse dans les lignes qui suivent. Votre mission : protéger la nature ! Tout commence par une fort jolie cinématique d’introduction présentant Tarzan, en compagnie de Jane, virevoltant de liane en liane, en plein cœur d’une épaisse jungle. Toutefois, un élément va venir perturber cette idyllique situation puisque, au cours de leur promenade, les deux compères vont être alertés par les cris d’un jeune gorille emprisonné dans une cage d’acier. Après avoir libéré la pauvre créature, l’homme singe décide de poursuivre les auteurs de ce méprisable forfait. C’est ainsi qu’il va, avec l’aide de Jane et du père de celle-ci, le Professeur Porter, mettre à jour un trafic d’ivoire et d’espèces animales organisé par un groupe de braconniers sans scrupules. Un jeu de plate-formes classique Après avoir choisi votre langue, le français en l’occurrence, un écran vous offre la possibilité de choisir entre deux modes de jeux différents. Dans un premier temps, vous pourrez diriger Tarzan le long des quinze niveaux composant le soft. Vous évoluerez donc dans divers environnements en vous limitant à un couloir défini par les développeurs, à la manière d’un Pandemonium sur Psone. De plus, vous devrez collecter des pellicules de films afin de pouvoir poursuivre vos pérégrinations. Celles-ci sont, la plupart du temps, assez faciles à débusquer même si, pour certaines, il vous faudra observer attentivement chaque recoin des décors. Par ailleurs, outre ces niveaux, vous aurez, également, à affronter des boss tels qu’un braconnier ou encore un crocodile. Pour les vaincre, il vous sera demandé d’appuyer, frénétiquement, sur une touche de votre manette afin de faire apparaître une séquence qu’il vous faudra reproduire. Dans un autre registre, des séquences de sport extrême sont, aussi, accessibles. En effet, vous pourrez sauter à l’élastique le long d’une paroi rocheuse, faire du ski nautique tracté par un oiseau ou même, dévaler des rapides en chevauchant un simple morceau de bois. Durant ces phases, vos réflexes seront, souvent, mis à contribution afin d’éviter les obstacles parsemant votre chemin. La réalisation de figures diverses vous permettra, quant à elle, de collecter des vies supplémentaires toujours bienvenues. L’autre mode disponible vous proposera la réalisation de plusieurs défis. Ces derniers, qui se déroulent dans les niveaux que vous aurez, préalablement, débloqués, vous proposent de terminer l’aventure en un temps limité, et en gagnant des points pour chaque figure que vous exécuterez. Rien de tel donc pour augmenter la durée de vie du titre. Une réalisation qui fait honneur au dessin animé Comme on pouvait s’en douter, et surtout l’espérer, l’équipe de développement a repris la patte graphique si caractéristique du long métrage de Disney. Ainsi, les différents protagonistes que compte le jeu sont reconnaissables au premier coup d’œil. En ce qui concerne les différentes cinématiques parsemant le soft, force est de constater que la déception est grande. En effet, leur qualité, loin d’être médiocre, n’arrive, toutefois, pas à égaler celle du dessin animé. Il est vraiment regrettable que les développeurs n’aient pas repris celles réalisées par les studios ayant produit l’œuvre cinématographique. En revanche, un soin tout particulier à été apporté aux graphismes in-game. Ceux-ci s’avèrent être assez colorés, avec des textures fines et détaillées donnant l’impression d’assister à un dessin animé intéractif. Lors des séquences aquatiques, vous vous surprendrez, également, à contempler les reflets et autres particules d’eau se soulevant après votre passage. Dans un autre registre, l’animation se révèle, elle aussi, admirable. Tarzan se meut avec grâce et agilité, tel un animal. De la même manière, il n’hésite pas, non plus, à se suspendre à une paroi ou à voyager de liane en liane. D’un point de vue sonore, ce Tarzan Freeride laisse, malheureusement, une impression mitigée. Certes, les voix des divers personnages, intégralement traduites dans la langue de Molière, se montrent convaincantes, de même que les musiques rythmées arrivent à retranscrire l’ambiance d’une jungle ; en revanche, les bruitages sont de bien moindre qualité, à l’exception du célèbre cri de l’homme singe. Un tableau terni par des défauts gênantsLe premier désagrément que vous rencontrerez, après quelques minutes de jeu, concerne assurément la jouabilité. En effet, votre héros à la fâcheuse habitude de ne pas répondre immédiatement à vos instructions, occasionnant, ainsi, un nombre considérable de vies perdues lors de certaines séquences périlleuses telles que les passages de liane en liane, au-dessus du vide. De plus, la difficulté globale du soft s’avère bien mal dosée. Alors que les joueurs les plus expérimentés ne mettront que quelques heures à terminer l’aventure, les plus jeunes, pourtant public cible du produit, seront rebutés par des phases de jeu trop difficiles, notamment durant les sports extrêmes où la moindre erreur sera fatale vous obligeant, par la même occasion, à recommencer le niveau depuis le début.
test écrit par Mehdi 6 Graphismes5 Jouabilité7 Son5 Durée de vieVerdict : 5.5<BR>L’arrivée d’un jeu, issu d’une licence aussi prestigieuse que celle de Tarzan, est souvent l’objet d’appréhensions et de doutes concernant sa qualité finale et malheureusement, dans le cas de Tarzan Freeride, ceux-ci se vérifient. En effet, malgré une réalisation plus qu’acceptable et diverses bonnes idées telles que la présence des séquences de sports extrêmes, ce soft est handicapé par une maniabilité hasardeuse et une difficulté risquant de décourager les plus jeunes. Il conviendra donc de lui préférer, dans le même genre, un Jak & Daxter ou un Klonoa 2. A moins, bien sûr, que vous soyez un fan absolu de l’homme singe le plus connu au monde. |
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