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![]() Spyro: A Hero's Tailpublié le 24 décembre 2004
Après avoir connu son heure de gloire sur PsOne où il a vu ses aventures se décliner en trois épisodes développés par Insomniac Games, Spyro le Dragon a vécu un passage difficile sur Playstation 2 avec Enter The Dragonfly, un titre certes toujours aussi mignon mais se reposant beaucoup trop sur les acquis de la série. Cette année, après des mois d’absence, le petit dragon violet est de retour pour de nouvelles aventures enfin dignes du monolithe noir de Sony !
Comme c’est souvent le cas avec ce genre de jeux (destinés avant tout à un public jeune), l’histoire de Spyro Hero’s Tail se caractérise par sa simplicité. Une fois encore, le royaume des dragons court à sa perte mais ce coup-ci ce ne sont plus ses habitants qui sont visés mais l’environnement, tout simplement. Le vilain de l’histoire se nomme Red, un dragon imposant qui comme le laisse présager son nom est de couleur rouge. Banni du conseil des anciens, Red projette de détruire le monde en lui enlevant toute sa beauté. Pour se faire, il parsème le royaume des dragons d’imposantes gemmes sombres. En plus de gâcher le paysage, ces derniers ont de néfastes conséquences sur l’environnement : la vie disparaît autour de chacun des cristaux ; la végétation fane, les infrastructures se détruisent, la morphologie du décor change. Bref rien ne va plus une fois de plus dans le royaume des dragons et c’est encore à Spyro qu’incombe la tâche de venir à bout de cette énième menace. Dans le fond, cette nouvelle aventure du dragon violet ne dépaysera pas les habitués de la saga. On traverse d’immenses contrées, très colorées à la recherche de bonus en tout genre où l’on collecte des milliers de gemmes. La quête principale de Spyro est de parcourir quatre royaumes et de détruire les dark gems qu’ils cachent. Néanmoins, dès le début de l’aventure, ce sont deux nouvelles tâches « annexes » qui viennent se greffer à la principale : la recherche de light gems et d’œufs de dragon. Ainsi, dans chaque environnement, c’est un nombre précis de ces bonus qu’il faudra trouver pour espérer boucler le jeu à 100%. Pour se faire, il faudra fouiller de fond en comble quatre royaumes différents, offrants des paysages bien distincts et des challenges de plus en plus corsés. Si le nombre de royaumes, assez réduit, peut surprendre, qu’on se rassure : chacun d’entre eux se décline en trois niveaux, à la superficie gigantesque. Comme c’est de plus en plus le cas avec les jeux d’action-aventure-plateforme, la progression se veut réaliste et on accède aux différents niveaux le plus naturellement possible : une plaine cède très vite la place à une caverne, laquelle conduit à de lugubres marécages. Tout est cohérent et rend le monde de Spyro vraiment crédible. Seul le changement de royaumes, par téléporteur, casse quelque peu ce sentiment. Au final, les douze niveaux offrent une grande diversité visuelle et c’est un véritable régal de s’y promener. De même, les niveaux ne sont pas figés dans leur architecture : la destruction des dark gems s’accompagne toujours de changement dans l’environnement : la faune renaît ; fleurs et brindilles poussent à vitesse grand V, des ponts cassés se réparent instantanément, des colonnes de pierre surgissent de l’eau ou du sol. Bref, le monde reprend vie devant nos yeux. Néanmoins, ces changements ne sont pas seulement d’ordre esthétiques puisque ils seront très utiles à votre progression. Pour ce qui est de la jouabilité, les habitués de la saga ne seront pas dépaysés : notre dragon peut sauter, voler, cracher des flammes, scruter le décor en vue subjective ou encore charger sur ses adversaires ou certaines surfaces friables. La palette de mouvements est assez pauvre au commencement, mais heureusement n’est pas définitive. Tout au long de l’aventure, Spyro gagnera de nouvelles compétences qui enrichiront de manière considérable son gameplay. La première modification majeure est l’apparition de nouveaux souffles : le feu d’origine pourra céder sa place à de l’électricité, du vent ou de l’eau (curieux pour un dragon), idéal pour multiplier les mécanismes et les situations de jeu. De même, chaque royaume cache un dragon appartenant au conseil des anciens. Ce dernier n’hésitera pas à enseigner de nouveaux mouvements au jeune Spyro : se servir de ses ailes pour éviter les projectiles, pouvoir s’accrocher à certaines structures sur les parois, tout est bon pour aider notre dragon à se sortir de situations parfois périlleuses. De même, récolter des light gems n’est pas vain puisque certains passages réclament l’utilisation d’une capacité bien spécifique, laquelle s’acquiert de manière temporaire lorsque l’on atteint un certain nombre de ces cristaux (invincibilité ou super charge par exemple). Enfin, il sera possible d’échanger les gemmes que l’on récolte auprès d’un marchand contre des objets très utiles, comme des clés pour ouvrir des coffres ou encore des bombes. Ce gameplay aux possibilités nombreuses repose sur une jouabilité de bonne facture. Il ne faut que quelques minutes pour assimiler la jouabilité du jeu et faire faire au dragon ce que l’on attend de lui. Néanmoins, comme c’est malheureusement le cas avec la plupart des jeux en 3D, le titre souffre d’angles de vue parfois confus ou encore de déplacements un peu lents et imprécis (la gestion des sauts est assez mal gérée et on avance le plus souvent à tâtons ; multiples chutes en perspective !). Néanmoins, ces quelques défauts ne sont pas insurmontables et d’une manière générale, le jeu reste parfaitement jouable. Si la progression peut sembler quelque peu lassante et répétitive, manette en main il n’en est rien. Tout au long de l’aventure, les développeurs ont multiplié les challenges et offrent des défis nombreux et variés. Si de nombreux cristaux ou œufs se récupèrent en atteignant un endroit bien précis ou en ouvrant des coffres (même ces deux formes de récupération ne sont pas de tout repos), Spyro sera confronté à de nombreux mini-jeux pour récupérer les précieux bonus comme aider une maman tortue dont la progéniture sert de repas à de nombreux crabes et vautours, ennemis qu’il faut combattre en vue subjective en les bombardant avec un canon. Ces challenges apportent un peu de variété à l’ensemble mais cela ne s’arrête pas là puisque Spyro n’est plus le seul personnage que l’on peut incarner dans cette nouvelle aventure. Dans les quatre royaumes, on rencontre quelques personnages récurrents qui se proposent de chercher pour le petit dragon œuf et light gems. C’est l’occasion pour nous de participer à des séquences de jeu proposant un gameplay radicalement différent de celui de Spyro. Selon que l’on incarne Hunter, un guépard qui maîtrise l’arc à la perfection, Sparx la libellule, Blinky la taupe ou Sergent Byrd, un pingouin kamikaze, le gameplay prend une nouvelle dimension. Au final, on se retrouve avec un jeu aux situations ultra variées promettant des heures de plaisir devant son écran. En plus, pour ne rien gâcher, la réalisation graphique est une vraie réussite. L’univers de Spyro brille de milliers de couleurs et même une caverne lugubre devient un régal visuel. Les douze environnements sont variés et regorgent de détails : fleurs, rochers, papillons, l’ensemble est plein de vie même si on peut regretter de trouver trop souvent d’immenses plaines assez vides. De même, l’affichage n’est pas optimal et le jeu souffre d’un clipping assez marqué. Les grandes structures restent dans l’ensemble visibles de très loin mais les éléments les plus petits ont tendance à s’afficher au dernier moment. Au final, rien de bien méchant, le jeu reste agréable à regarder et c’est un véritable plaisir de gambader dans ces contrées immenses, mais on peut regretter ce manque de finition flagrant. L’ambiance sonore est en revanche irréprochable. Les musiques collent bien au jeu et participent à instaurer une ambiance bon enfant convenant parfaitement à un jeune public. Les bruitages, bien que discrets, sont réussis, tout comme les doublages en français très corrects. Enfin, la durée de vie se situe dans la moyenne des autres jeux d’action-plateforme. Il faut une bonne dizaine d’heures pour en voir le bout. Néanmoins, boucler l’aventure à 100% requiert un peu plus de temps : trouver tous les œufs de dragon et les light gems tout en détruisant la totalité des dark gems rallonge de manière non négligeable la durée de vie. Cependant, la faible difficulté du titre fait de ce nouveau Spyro un jeu à réserver exclusivement au jeune public. test écrit par Olivier 7 Graphismes6 Jouabilité7 Son6 Durée de vieVerdict : 7Finalement, il aura fallu attendre près de 4 ans pour que le petit dragon violet créé par Insomniac Games hérite d’un jeu exploitant les capacités de la Playstation 2. Bien mieux réussi qu’Enter The Dragonfly, Spyro A Hero’s Tail est le titre parfait pour les débutants ou les enfants de par ses graphismes mignons et colorés et sa jouabilité et son challenge accessibles au plus grand nombre. |
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