SNK VS Capcom - Test PS2
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SNK VS Capcom

SNK VS Capcom

publié le 6 mai 2005
  • 18/02/2005
  • 2003

Sur le papier, le titre semblait assez intéressant et se démarquait plutôt des deux précédents titres produits par Capcom qui, même si il n’est pas productif actuellement dans le secteur délaissé du combat 2D, a produit deux références. Du côté de Playmore, ça sent un peu trop la production ″oldies″…

Quoi de plus compréhensible quand on sait que ce titre a été développé sur une console respectée mais vieillissante. Aucune surprise à avoir, ça sent bon le jeu de combat à l’ancienne avec une intro 2D un peu trop classique. Jamais surpris de la réalisation, SNK s’était fait un nom quant à leurs titres fignolés à l’extrême grâce à une maniabilité précise et au gameplay riche.

Prenant à contre-pied Capcom et ses groove permettant d’apprécier son personnage sous de multiples facettes, Playmore garde une base commune à tous. Dans un premier temps, la surprise vient des combattants proposés, on retrouve des personnages aussi surprenants qu’Earthquake, Mr Karaté ou Mars People de Metal Slug. On retrouve même Zero de Megaman Zero et Demitri de Vampire ! Dans un deuxième temps, une déception pointe le bout de son nez lorsqu’on prend conscience que les teams sont finies et qu’il ne faudra compter que sur un seul et unique personnage pour gagner. Par conséquent, certains matchs up sont difficiles voire impossibles (pour information, quand on choisit un personnage, ce dernier peut avoir certaines difficultés contre certains en raison de différents facteurs : plus grande allonge, meilleure priorité sur certains coups, etc…). D’aucuns diront que c’est un peu le même problème que Guilty Gear XX #Reload mais lisez un peu la suite…Attention pour des raisons de budget, ce jeu va être intégralement bruité à la bouche. C’est ce qu’a du se dire Playmore en réalisant cet opus. Navrant, rien à dire d’autre sur la réalisation exécrable de SVChaos. Alors que les stages de Capcom étaient colorés et animés, ceux de SVChaos sont tous simplement d’une fadeur infinie ou nous mettent dans un tel état qu’on aimerait avoir sous la main un anti-dépresseur. On peut faire référence au stage Hell où les personnages ne semblent même pas toucher le sol.
Les musiques sont d’une atrocité monstroplantesque. Certains personnages sont passés dans les mains du designer des géants de la coupe du monde 98 tellement ils sont massacrés (spécial dédicace à Guile, mais qu’est ce qu’ils t’on fait ?! Et le pauvre Sagat, devenu le bossu de Notre Dame) ou d’autres ont été repris directement de Mugen (comme Hugo qui est tellement énorme que les mots me manquent) sans avoir été réadaptés. Si je ne fais pas d’erreur, je crois bien que c’est le titre playmore le plus laid sorti à ce jour (hum si on met de côté ce bijou qu’est KOF : MI). Et que dire des bruitages totalement plats voir quasi-inexistants qui rendent le jeu d’un dynamisme digne de la série Derrick. Si tu me lis Horst Tappert, tu as ta place dans ce titre à n’en pas douter. L’ambiance y est inexistante.Il ne peut plus nous arriver d’affreux maintenant : NO ESCAPE ! Déjà un petit mot gentil, on ne peut pas dire que la maniabilité est mauvaise, au contraire. D’ailleurs l’impression est globalement positive. En effet, les coups et les enchaînements sortent sans problème. Mais c’est plutôt le gameplay qui pose problème. Même si tout sort au quart de tour avec une relative aisance, les dash cancels tuent tout. Appuyez sur petit poing et petit pied après avoir reçu un coup, deux fois vers l’avant et vous vous retrouvez invincible, ce qui vous autorise pendant la petite course à taper l’adversaire sans vergogne. Certains pressings peuvent donc se montrer des plus dangereux car la punition est au bout du voyage. Malgré tout, ce n’est pas toujours évident à placer mais si j’ai réussi à en placer certaines au bout de quelques combats seulement, je n’ose pas imaginer le résultat une fois qu’on connaît le jeu sur le bout des doigts. En outre, il ne faut pas réfléchir plus deux secondes pour trouver tous les abus possibles et imaginables. De plus, l’équilibre entre les différents combattants est totalement à revoir. En effet, certains personnages sont complètement abusés parce que les esquives ont disparu et on ne peut même pas courir (il n’y a que des petits pas en avant ou en arrière). Il suffit de sélectionner Gouki et il est strictement impossible de s’approcher de lui, la faute à ses boules de feu aériennes… Pour Goenitz, c’est presque pire (et il n’est pas le seul). De toute façon, les personnages déblocables sont presque tous abusés rendant de facto les personnages de base bien faibles. Geese a même un combo infini… De plus, il n’est pas possible de faire des parry (tout au plus il reste le dash cancel, maigre consolation). Ah et que dire des petits sauts qui ont totalement disparu, transformant le joueur aérien en homme prévisible qui va vers une défaite certaine… Ah oui et si au moins les personnages avaient été l’égal de leur version d’origine mais non. Hugo a sa prise spéciale qui ne joue même plus le rôle d’aspirateur (manque d’allonge dans ses choppes). Sans surprise, le gameplay ne procure aucun plaisir, que ce soit en arcade ou en versus.

Que reste t’il ? D’abord, le système de furie est plutôt bien fait avec ses 3 barres qui se remplissent progressivement permettant, si on est patient, d’utiliser des furies à moindre coût quand on atteint le stade maximum pendant un court laps de temps. Ensuite, il y a une furie spéciale qui s’utilise une seule fois et qui peut faire basculer un match déjà mal débuté. Enfin… non, restons en là. Même un juge d’instruction aurait du mal à instruire à décharge si il s’occupait du cas SVChaos. La phase de béta-test était d’ailleurs si négative qu’on fut surpris qu’il sorte si tôt (Il vous reste un bout de patate sur le coin de la bouche).

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test écrit par Omega Red
3
Graphismes
5
Jouabilité
1
Son
3
Durée de vie
Verdict :
4

La fadeur, c’est ce qui distingue ce titre des poids lourds du genre. Rien ne pousse à donner des compliments. D’ailleurs, à peine une semaine après sa sortie au Japon, tout le monde l’avait oublié tant il était dépassé et souffrait de tares trop importantes pour en tirer un quelconque plaisir. A moins bien sûr qu’on se satisfasse de peu… Pourtant, Capcom avait montré la voie, que de gâchis à l’arrivée !


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